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Lyon-Villeurbanne - Journal officiel de la République française. Lois et décrets 4 sept 1923
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Antoinistes de la rue Jean-de-Beauvais (Le Radical, 15 avril 1913)
Philosophes et Thaumaturges
LE GUÉRISSEUR
DE
« SCIENCE & VIE »
Chaque jour, presque, l'actualité nous révèle l'effort original du chercheur qui, à côté des sciences reconnues ou des religions régnantes, s'efforce d'édifier un système, parfois curieux, ingénieux toujours.
L'empire eut le fameux zouave Jacob, récemment encore le Radical avait à raconter les exploits de la guérisseuse d'Asnières, les théories des « Christian Scientists » américains ou des « antoinistes » de la rue Jean-de-Beauvais.
Mais tous ces systèmes sont imprégnés de tendances théologico-mystiques qui n'aident point à élucider les étrangetés de la méthode.
Plus curieux est le système de M. de Laborde, parce qu'il ne se réclame, en ses spéculations, que de la volonté humaine et des connaissances positives.
Comme tout bon Messie, M. de Laborde a fait paraitre son évangile. C'est un gros livre jaune, décoré d'un masque entouré de rayons noirs et qui prétend, tout bonnement, expliquer dans ses plus secrets arcanes la science de la vie humaine.
Chez le thaumaturge
Nous sommes allés voir M. de Laborde en sa clinique à miracles, 9, rue Chalgrin.
– Je suis désolé que vous ayez appris mon nom, nous dit-il. L'œuvre à laquelle j'ai voué ma vie et consacré ma fortune est une œuvre anonyme, impersonnelle. Qu'importe mon nom, pourvu que l'humanité soit sauvée ! Or, je vous le dis, je vous le prouverai : ma méthode guérit toutes les maladies de l'âme et du corps, toutes, vous entendez bien.
Certes, c'est beaucoup. Ce moderne docteur Faust est vêtu à la moderne, parle d'une voix douce, semble timide, mais, incontestablement, il a la foi. Aussi, comme tous les vrais grands hommes, peut-il se passer de modestie.
– Ma découverte, poursuit-il, est la plus grande découverte du siècle. Ma science est expérimentale. Une fois admis le principe « tout est parfait », vous pensez bien que guérir mes malades est un jeu !
– En effet.
– Je ne vise même pas à l'originalité, puisque je cherche la vérité. J'ai butine chez Platon, Aristote, Sénèque, Jacob Bœhme, Hegel, Kant, Nietzsche ou Bergson, tout ce qui pouvait enrichir mon système.
– Fayet, le cordonnier-philosophe, nous fit les mêmes encyclopédiques révélations.
– C'est possible. Mais cet homme-là ne guérit personne. Je considère la philosophie, non comme une science, mais comme un remède qui, en agissant sur le système mental, permet de réparer le système physique. Ma méthode agit sur le malade par une sorte d'autosuggestion volontaire, enthousiaste, consentie.
– Comme à Lourdes, alors ?
– Comme à Lourdes, si vous voulez. Mais, vu que je ne m'attache à aucun système religieux, ma méthode, purement rationnelle, peut convenir à tous les esprits. Aussi, je vais fonder une clinique, une université, un journal, et vous pourrez m'envoyer les maladies les plus terribles, les malades les plus condamnés, je vous redresserai tout cela en un clin d'œil.
Certes, voilà une belle confiance. Quel dommage que le congrès de psychologie expérimentale, après avoir fait évoluer les sourciers, n'ait pas organisé un concours de thaumaturges ! La pauvre et crédule humanité en aurait certes vu de toutes les couleurs.
Le Radical, 15 avril 1913
Albert van der Naillen - The Actual Religious Battle (1875)(Pacific Liberal, periodical 1876)
Pacific Liberal, periodical 1876, archive.org
allocution qui n'est malheureusement pas disponible en ligne
The Actual Religious Battle or Free Religion vs. The Old Creeds (1875)
lecture delivered at the Mercantile Library Hall, San Francisco, Cal., January 10, 1875
San Francisco : Printed at the Office of the "Pacific Liberal", 532 Clay Street., 1875. 25 pages ; 20 cm.
(source : worldcat.org)
The A. vander Naillen School of Practical Engineering
The A. vander Naillen School of Practical Engineering, 51st Street and Telegraph Ave, Oakland, 1864-1917
issue de la brochure Van Der Naillen School of Engineering qui donne un aperçu des formations.
Dans Architect and engineer (1905), on lit qu'il établit un engineering school à Pittsburgh qu'il déménagea ensuite à Chicago (bâtiment détruit par l'incendit de la ville en 1871). En 1874, il séjourne à San Francisco et reforme son école à Oakland. Différents encarts publicitaires informent les changement d'adresses : on trouve un principal Institute Civil Engineering, 461 Ninth, res cor 3d av and Sumner, Temescal (un des plus anciens quartiers d'Oakland) en 1876-77. à partir de 1898, l'adresse d'une School of Practical Mining, Civil, Mechanical and Electrisa Engineering est 933 Market St. à San Francisco. Celle-ci déménage, et se trouve, en 1904, 113 Fulton St. à San Francisco.
Un des élèves de l'école, William Townley MacDonald. est référencé par le Twentieth century successful Americans.
source : Architect and engineer (1905) ; site localwiki.org/oakland
En 1903, l'annuaire de San Francisco indique l'adresse d'Albert van der Naillen, Sr. au r. 1545 Post Street. Jr. est au r. 310 Fulton St. Un autre fils, Leo, est au r. 3120 21st. C'est Albert Junior qui y enseignera par la suite. En 1913, le campus d'Oakland est dirigé par un autre fils Edmund L. et sa femme Gertrude (secrétaire). L'école ferme en 1917.
Albert van der Naillen, Jr. (Californians ''as we see 'em'', a volume of cartoons and caricatures, ca.1906)
The British Columbia mining exchange and engineering news 1913
avec un nouveau lieu 425 Mcallister St. à San Francisco.
L'école produira et éditera une carte d'Oakland et environs en 1918.
Albert et Victoria van der Naillen (1899)
photos issues de l'annuaire California de 1899.
Kenneth Morris leur consacre un poème en l’honneur de leur anniversaire de mariage de diamant, le 10 octobre 1917 publié dans The Theosophical Path vol. XIV N°1, January 1918 (p.78)
Ses livres sont repris dans les catalogues de la littérature théosophique (par exemple Teapot philosophy, Catalogue Of The Adyar Library, The Theosophical quarterly, Studies In Vedanta). Il écrit l’introduction au livre de Clara Iza Price (Mrs. Clara Iza Price Tibbetts von Ravn), The Scribe of a Soul (1901). Il était donc très certainement théosophe, pour sûr il croyait en la continuation de la vie après la mort ("I am absolutely certain of the continuation of life after terrestrial death“ (Theosophist, July 1906, Vol.27, p.750).
On sait qu'il assista à des séances spirites.













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