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Un précruseur de l'antoinisme, Christophe Ozanne (1633-1713)

Publié le par antoiniste

    Simple paysan, du hameau de Chaudray près de Mantes, acquit, à la fin du dix-septième siècle, une réputation extraordinaire par les cures qu'il opérait à l'aide de quelques médicaments et de simples. Coulanges écrivant à Mme de Sévigné le 27 janvier 1696, lui disait : "Le duc de Nevers partit avant-hier pour aller dans le voisinage de la Roche-Guyon, consulter Christophe aux Anes, qui est un laboureur, mais un homme admirable pour la guérison de tous les maux par la connaissance qu'il a des simples, qu'il tient de son père ; ce qu'il laissera, faute d'enfants, à un de ses neveux... On ne parle que des cures étonnantes qu'il fait et de son désintéressement. Il donne aux pauvres ses remèdes pour rien ; il les fait payer aux riches précisément ce qu'ils valent, n'exige pour toute récompense que trente sols ou un écu qu'il fait mettre dans un tronc pour les pauvres... Le Duc de Gramont et Turmenies sont guéris par lui ; le dernier lui a envoyé cent pistoles qu'il lui a renvoyées aussitôt." On peut voir dans le tome VIII des Diversités curieuses de l'abbé Bordelonn d'autres détails singuliers sur cet honnête charlatan, qui, très-différent de ceux de notre siècle, ne dut à ce qu'il paraît toute sa renommée qu'à la recommandation qu'il faisait à ses malades d'observer une diète austère et de boire beaucoup d'eau. La poésie lui paya son tribut de reconnaissance : plusieurs pièces de vers furent composées à son sujet ; nous ne citerons que celle-ci qui paraît être l'ouvrage d'un homme qui se croyait en droit de se plaindre de la faculté :
    Ozanne n'eut jamais dessein
    De s'ériger en médecin ;
    L'honneur qu'un lui fait le chagrine :
    Lui médecin ! Comment ? Par où ?
 Il guérit ceux qu'il traite, et n'en veut pas un sou ;
 Deux points essentiels contre la médecine
    Le portrait de Christophe Ozanne a été gravé par Bonnart et par Lochon : il destinait, comme le dit Coulanges, son neveu Jean Ozanne à lui succéder ; mais aucun mémoire ne nous étant parvenu sur ce dernier, nous présumons qu'il aura renoncé à l'art de guérir pour reprendre sa charrue.
      M-É.

source : Biographie universelle, ancienne et moderne ou histoire, par ordre alphabétique, de la vie publique et privée de tous les hommes, 1822, p.320 (Google Books)

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Carl Havelange - Les figures de la guérison, XVIIIe-XIXe siècles (1990)

Publié le par antoiniste

Carl Havelange - Les figures de la guérison, XVIIIe-XIXe siècles (1990)Titre        Les figures de la guérison, XVIIIe-XIXe siècles: une histoire sociale et culturelle des professions médicales au pays de Liège
Volume 255 de Bibliothèque de la Faculté de philosophie et lettres de l'Université de Liège, Université Liège Faculté de Philosophie et Lettres
Auteur        Carl Havelange
Éditeur        Librairie Droz, 1990
ISBN        2251662553, 9782251662558
Longueur    510 pages

    Evoque Louis Antoine à la page 367. L'auteur a été une référence pour Régis Dericquebourg pour mener à bien sa réflexion sur le phénomène des religions de guérisons. Il est aussi l'auteur d'un article intitulé "Quelques aspects du discours médical à Liège" (BTNG-RBHC, 16, 1985, 1-2, pp 175-211).

 

    Deux mois auparavant venait de mourir, à Jemeppe, Antoine le guérisseur, ancien mineur de fond, magnétiseur et mystique à la porte duquel se pressait, depuis plus de dix ans, une foule ininterrompue de malades et de fervents. Il avait été condamné, en 1901, à 26 francs d’amende pour exercice illégal de l’art de guérir ; en 1907, il comparaît une nouvelle fois devant le tribunal correctionnel de Liège, soutenu par “une foule grouillante, énorme, passionnée”, mais il est cette fois acquitté, les faits qui lui sont imputés n’ayant pu être établis à suffisance.
    Acquitté ou condamné, Antoine poursuit sa carrière sans trop se préoccuper des lois. Il a pour lui les forces inébranlables de ses convictions et de sa popularité. Pour les praticiens non patentés de grande envergure — aussi différents puissent-ils être les uns des autres — le passage au tribunal est plus souvent un piédestal, à la fois consécration et mesure de leur succès, qu’une épreuve dissuasive. A ces occasions, s’élève des salles d’audience toujours bondées un murmure admiratif et bienveillant : dans une société dominée par les inégalités et les conflits sociaux, celui-ci formule l’espoir toujours recommencé et l’enchantement de guérir, de comprendre le monde selon les lois de son propre désir.


Carl Havelange, Les Figures de la guérison (XVIIIe-XIXe siècles)
Quatrième partie. Enthousiasmes et résistances : le corps médical sur les chemins du pouvoir (1830-1914)
Chapitre III. A l’ombre du discours médical : récurrences et doléances
p. 345-398 
1. Au cœur du débat : la concurrence des empiriques
source : http://books.openedition.org/pulg/377?format=toc

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Paris, 13e (Histoire des arrondissements de Paris), 1978

Publié le par antoiniste

Paris, 13e (Histoire des arrondissements de Paris), 1978

Titre    Paris 13e
Histoire des arrondissements de Paris
Auteurs        Michel Dansel, Alexandra d' Arnoux, Evelyne Wilhelm
Rédacteur    Evelyne Wilhelm
Éditeur        J.-C. Simoën, 1978
Nombre de pages 238 pages

    Evoque à la page 184, le temple antoiniste de la rue Vergniaud.

source : Google Books

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Temple antoiniste de Paris, rue Vergniaud

Publié le par antoiniste

Temple antoiniste (début XXe), rue Vergniaud - M6 Glacière.

Fondé par Louis ANTOINE dit le PERE, le culte antoiniste est une religion basée sur la Foi et la guérison des souffrants. Parti de Belgique le 15/08/1910, le culte fut reconnu à égalité avec les autres cultes par le gouvernement belge en 1922. Le fondateur du mouvement, Louis Antoine, ouvrier né à Mons-Crotteux (Belgique) en 1846, a assisté pendant vingt-deux ans des malades, auxquels il a consacré sa fortune. Influencé par les écrits d'Allan Kardec, il fonde d'abord une association nommée "Les Vignerons du Seigneur"et dans laquelle il exploite ses talents médiumniques. Il examine en moyenne près de 60 malades par jour qu'il se propose de guérir gratuitement. Néanmoins, le 19 février 1901, il est condamné à 60 F avec sursis devant le tribunal correctionnel de Liège pour pratique illégale de la médecine (il guérissait par contact avec du papier magnétisé et du thé). Puis il évolue vers une guérison suite à un enseignement. Son expérience, relatée dans ses écrits, est lue aux fidèles dans les temples et les salles de lecture. Les adeptes du mouvement l'appellent aujourd'hui le Père, et son épouse, la Mère (elle a pris la succession du mouvement de 1912 à 1940). Deux dissidences du mouvement, dont l'une dirigée par un proche d'Antoine, ont pris très rapidement fin.

En 2007 il y a 64 temples antoinistes dont 31 en France et 1 à Monaco. Mais leur nombre tend à stagner, voire à diminuer, d'autant plus que l'écrasante majorité des fondations ont eu lieu dans les années 1910 à 1939 : 1913 à Paris (13e), 1929 à Nantes etc...

Type d'Edifice: temple antoiniste
Nom de l'Edifice : temple antoiniste de Paris
Siécle de l'édifice: XXe
Forme du clocher : flèche
Position du clocher : au-dessus de la façade
Clocher en péril : non

source : http://lafrancedesclochers.xooit.com/t586-75-013-13eme-arrondissement.htm

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P. Debouxhtay : Une religion de la Wallonie. L'Antoinisme, La Vie Wallonne, t. XI (1930-1931)

Publié le par antoiniste

P. Debouxhtay : Une religion de la Wallonie. L'Antoinisme, La Vie Wallonne, t. XI (1930-1931), p.70-79. Guérisseur et "révélateur du Nouveau Spiritualisme", Louis Antoine, ouvrier de l'agglomération liégeoise, a fondé une religion dont l'imprécision de doctrine n'a pas entravé le succès. Le "Père" est mort en 1912, mais l'Antoinisme compte 24 temples en Belgique et 12 en France. Depuis la publication de l'article analysé, un treisième temple a été ouvert au culte, à Reims.

Léon-E. Halkin, in Revue des périodiques
Revue d'histoire de l'Église de France
, 1931, Volume 17, pp. 281-291

source : persee.fr

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P. Debouxhtay : Une religion de la Wallonie. L'Antoinisme, La Vie Wallonne, t. XI (1930-1931)

Publié le par antoiniste

P. Debouxhtay : Une religion de la Wallonie. L'Antoinisme, La Vie Wallonne, t. XI (1930-1931), p.70-79. Guérisseur et "révélateur du Nouveau Spiritualisme", Louis Antoine, ouvrier de l'agglomération liégeoise, a fondé une religion dont l'imprécision de doctrine n'a pas entravé le succès. Le "Père" est mort en 1912, mais l'Antoinisme compte 24 temples en Belgique et 12 en France. Depuis la publication de l'article analysé, un treisième temple a été ouvert au culte, à Reims.

Léon-E. Halkin, in Revue des périodiques
Revue d'histoire de l'Église de France
, 1931, Volume 17, pp. 281-291

source : persee.fr

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Temple antoiniste de Nantes

Publié le par antoiniste

Temple antoiniste de Nantes

Culte antoiniste

Temple antoiniste (XXe), 11 rue de la Constution, Chantenay. Ce temple antoiniste a été fondé en 1929.

Fondé par Louis ANTOINE dit le PERE, le culte antoiniste est une religion basée sur la Foi et la guérison des souffrants. Parti de Belgique le 15/08/1910, le culte fut reconnu à égalité avec les autres cultes par le gouvernement belge en 1922. Le fondateur du mouvement, Louis Antoine, ouvrier né à Mons-Crotteux (Belgique) en 1846, a assisté pendant vingt-deux ans des malades, auxquels il a consacré sa fortune. Influencé par les écrits d'Allan Kardec, il fonde d'abord une association nommée "Les Vignerons du Seigneur"et dans laquelle il exploite ses talents médiumniques. Il examine en moyenne près de 60 malades par jour qu'il se propose de guérir gratuitement. Néanmoins, le 19 février 1901, il est condamné à 60 F avec sursis devant le tribunal correctionnel de Liège pour pratique illégale de la médecine (il guérissait par contact avec du papier magnétisé et du thé). Puis il évolue vers une guérison suite à un enseignement. Son expérience, relatée dans ses écrits, est lue aux fidèles dans les temples et les salles de lecture. Les adeptes du mouvement l'appellent aujourd'hui le Père, et son épouse, la Mère (elle a pris la succession du mouvement de 1912 à 1940). Deux dissidences du mouvement, dont l'une dirigée par un proche d'Antoine, ont pris très rapidement fin.

Il y a aujourd'hui 31 temples en France pour 2500 fidèles environ. L'antoinisme bannissant tout prosélytisme et n'étant plus un mouvement strictement guérisseur depuis les années 20, il est difficile de le ranger parmi les sectes. Tout au plus peut-on dire que c'est un culte chrétien particulier, dont les structures se calquent sur le christianisme (10 principes comme 10 commandement, vénération d'un enseignement aux accents christiques, expériences du Père ressemblant étrangement aux paraboles du Christ etc...)

Type d'Edifice: temple antoiniste
Nom de l'Edifice : Culte antoiniste de Nantes
Siécle de l'édifice: XXe
Forme du clocher : sans
Clocher en péril : non

source : http://lafrancedesclochers.xooit.com/t32-Nantes-44000-a-443000.htm

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Salle de lecture à Bourges

Publié le par antoiniste

Salle de lecture à Bourges

Bourges, salle de lecture 49, rue Proudhon (Google StreetView)

    A Bourges, chaque dimanche pendant treize ans, une Antoiniste a transformé sa salle à manger en salle de lecture. Le nombre de fidèles augmentant, les adeptes s'attachèrent à réunir les fonds nécessaires à l'acquisition d'un terrain et à la construction d'une salle de lecture indépendante sans logement annexe.
    Régis Dericquebourg, Les Antoinistes, p.135

    Bourges est à 130km au sud d'Orléans. Le Père Chéry précisait en 1954 seulement la présence d'"un petit groupe à Bourges, qui réclame un temple". (L'Offensive des sectes, 1954, p.265)

 

Salle de lecture à Bourges

Journal Officiel, 16 novembre 1956 (journal-officiel.gouv.fr)

     Cet extrait du Journal officiel nous indique la date de constitution de cette salle de lecture en 1956. Une nouvelle salle est encore signalée en 1978 par Jean-Marie Leduc et Didier de Plaige dans Les Nouveaux Prophètes au n°49, rue Proudhon (qui est certainement l'adresse de cette salle de lecture indépendante dont parle Régis Dericquebourg). Le quartier des Rayottes comme la rue Proudhon se trouve au sud-est de la ville de Bourges.

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Orléans (Le dialogue des religions)

Publié le par antoiniste

    Du côté d'Orléans, au centre Recouvrance, fondé en 1975 par un curé "peu orthodoxe", Pierre de Givenchy, on cultive des chrétiens, musulmans, bouddhistes, hindousites et juifs, s'y retrouvent des adeptes issus de mouvement religieux répondant aux noms étranges de groupes de guérison, groupes de silence, groupe "prier pour la terre", ou encore "chri-chinmoy". Ces marginaux sont accueillis à bras ouverts, n'en déplaise aux mauvaises langues. "Nous avons été accusés par la presse de nous 'faire posséder par des sectes', samuse Pierre de Givenchy, c'est vous dire combien il est encore difficile de faire comprendre au public que le dialogue interreligieux doit dépasser le strict cadre des confessions chrétiennes. Nous sommes aujourd'hui environ trois cents personnes de toute la région à nous retrouver régulièrement. Cependant, il ne faut pas se méprendre sur ce nombre. La majorité des chrétiens français demeurent hermétiques à toute forme de dialogue. Il reste un sacré chemin à parcourir..."

Le dialogue des religions, Portrait de la France tolérante, par Marie Jocher
Le XXIe siècle sera-t-il religieux ?, p.77
Télérama hors-série & L'actualité religieuse

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Orléans (Louis Barron, Le nouveau voyage de France (1899))

Publié le par antoiniste

    Ville de rentiers, à en juger par ses dehors, Orléans a pourtant réputation de ville active, fabricante et commreçante; ses vinaigreries. ses bonneteries. ses poteries expédient partout leurs produits; sept lignes de chemin de fer, qui s'y croisent, et le canal d'Orléans, joignant la Loire au bassin de la Seine, assurent sa prospé'rité économique. Et pourtant, a la regarder des bords du fleuve, elle semble moins qu'autrefois riche par le négoce, moins animée de la vie que les échanges renouvellent incessamment. La Fontaine écrivait en 1663 : « De chaque cote du port on voit continuellement des barques qui vont a voiles fort amples, cela leur donne une majesté de navires, et je n'imaginais voir le port de Constantinople en petit, » n'est pas suspect d'exagération poétiqne, puisque, trois quarts de siècle après lui, un voyageur trace à son tour ce tableau : « La promenade du quai est la plus agréable de la ville; on y voit a toute heure arriver ou partir des cabanes ou bateaux qui viennent de toutes les villes par où la Loire passe, sur laquelle plusieurs bâtiments vont à la voile comme sur mer. Il en remonte aussi de Nantes et d'ailleurs, chargés de marchandises des lieux les plus éleignés. Ils prennent en echange des vins du païs, parmi lesquels le Gennetin, l'Auvennat, et celui du petit val de Loire sont ceux qu'on estime davantage. La partie du quay qui est au-dessus du pont sert aux bateaux qui viennent du côté de Moulins, de Nevers et de Roanne, où lon charge les marchandises de Lyon, pour les transporter à toutes celles qui sont sur la Loire, et par le moyen du canal de Briare, à celles qui sont sur la rivière de Seine. »
    La circulation des denrées utiles, des objets manifacturés, n'attendait donc pas notre âge ivre de progrès pour répandre en des villes aujourd'hui d'apparence morte l'aisance, le mouvement et je ne sais quoi de gaieté que l'on y chercherait en vain.

Louis Barron, Le nouveau voyage de France (1899)
souce : gallica

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