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H.P. Blavatsky - La vie est un rêve

Publié le par antoiniste

    Dans l'allégorie du chariot tiré par les chevaux ailés, donnée dans le Phaedre, il représente la nature psychique sous une apparence composée ou double ; le thumos, ou partie épithumétique, est formé de la substance du monde des phénomènes et le θυμοειδές, thumoeides, dont l'essence est en relation avec le monde éternel. La vie terrestre actuelle est une chute et une punition. L'âme réside dans « le tombeau que nous nommons le corps », et, dans son état incorporé, avant d'avoir été soumis à la discipline de l'éducation, l'élément noëtique, ou spirituel, est « dormant ». Par conséquent, la vie est un rêve, plutôt qu'une réalité. Comme les captifs dans une grotte souterraine, ainsi qu'il le décrit dans La République, le dos étant tourné à la lumière, nous ne percevons que l'ombre des objets et nous nous imaginons que ce sont les objets eux-mêmes. N'est-ce pas là la notion de Maya, l'illusion des sens de la vie physique, qui est un des traits caractéristiques de la philosophie bouddhiste ? Mais si nous ne nous sommes pas complètement abandonnés à notre nature sensuelle, ces ombres éveillent en nous le souvenir d'un monde plus élevé que nous avons habité autrefois ? « L'esprit intime garde un souvenir vague et indéfini de son état de félicité anté-natale, ainsi qu'une aspiration instinctive et proleptique de son retour. » Il appartient à la discipline de la philosophie de l'arracher à la servitude des sens, de l'élever jusqu'à l'empyrée de la pensée pure, à la vision de la bonté, de la beauté et de la vérité éternelles.
H.P. Blavasty, Isis dévoilée, p.21-22
source : gallica

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Maxence van der Meersch - Le médicament est parfois précieux

Publié le par antoiniste

    - Le médicament est parfois précieux, dit Michel.
    - Bien sûr ! Il apaise des réactions excessives, désordonnées. Une drogue, un sérum, un vaccin, peuvent être indispensables en pleine crise aiguë. Mais ne l'utilisez qu'après avoir essayez tous les autres moyens - et souvenez-vous, en l'employant, que vous ne faites que refouler les manifestations de la maladie sans la guérir. Refoulé, le mal, inévitablement, portera sur un autre organe son effort de nettoyage, et cela dans des conditions aggravées, puisque le purifications des humeurs aura été empêchée, et puisque le médicament ou le vaccin aura rapporté chez votre patient une intoxication chimique ou microbienne supplémentaire. Pensez toujours en employant un médicament dans un cas urgent que vous parez au plus pressé, voilà tout. Et qu'il faudra ensuite faire subir à celui que vous soignez une longue cure de désintoxication et une révision générale de tout son mode d'alimentation et de vie.
Maxence van der Meersch, Corps et âmes, p.293
Livre de Poche, Paris, 1943

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H.P. Blavatsky - L'amour de la sagesse

Publié le par antoiniste

    Dans un certain sens, cette faculté de contempler la réalité d'une manière directe et immédiate, appartient à Dieu seul ; l'aspiration de cette connaissance constitue ce qu'on entend par la philosophie : l'amour de la sagesse. L'amour de la vérité fait partie de l'amour du bien ; de sorte que, prédominant tout désir de l'âme, la purifiant et l'assimilant au divin, il gouverne chaque acte de l'individu ; il fait participer l'homme à la Divinité, le met en communion avec elle, et le crée à nouveau à l'image de Dieu.
H.P.Blavasty, Isis dévoilée, p.21
source : gallica

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Les Antoinistes et la médecine

Publié le par antoiniste

Vous êtes antoinistes, quelle est donc votre réaction vis-à-vis de la médecine :

 

Désolé pour les personnes qui avez déjà participé, mais la question du précédent sondage étant mal formulée, je changeais de format pour simplifier.

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Vichy (Louis Barron, Le nouveau voyage de France (1899))

Publié le par antoiniste

    Vichy ! Une ville nette, agréable, brillante, riche infiniment des largesses intéressées de  la sensualité aux abois, de l'intempérance repentie, de l'avarice enfin châtiée. Dès la gare, un calme rayonnement de boulevards spacieux, d'ombreuses avenues. Partout des hôtels, des villas meublées, réservées aux élégants malades que travaille la vengeresse peur de la mort, laissent par leurs portes ouvertes entrevoir le luxe de leurs jardins fleuris. De porte en porte luisent les cuivres où des médecins publient leurs noms providentiels avec l'heure de leurs consultations. De place en place, de vaniteuses pharmacies exposent une multitude de panacées, sirops, pastilles, pâtes et emplâtres, illustrés de réclames tentatrices. D'un bout à l'autre, le sanatorium à la mode promet la santé, rassure, en demande le prix. La plupart des rues ont des noms de médecins distingués. Que de princes de la science, bon Dieu ! Et comme les pauvres malades, maigres, jaunes, plombés, voûtés, cassés, qui ne viennent pas à Vichy pour rire, - c'est vraiment le petit nombre, - s'en doivent réjouir... ou effrayer !
    Si les guérisons sont problématiques, certaines sont les distractions. Le casino, l'Eden-Théâtre, les concerts du Parc, le jeu, les excursions champêtres, amusent la douleur, s'ils ne la font pas oublier; surtout ils comblent les goûts de la foule opulente et oisive, qui n'est à Vichy que pour mener la vie frivole des villes thermales.
    [Après Montluçon], grande laborieuse, comme pour la soulager, Néris-lez-Bains lui réserve le repos et les soins d'une modeste et charmante station thermale ; c'est le Vichy des gens de moyennes fortunes éprouvés par les rhumatisme, la goutte, les névralgies sciatiques.

Louis Barron, Le nouveau voyage de France (1899)
souce : gallica

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Groupe à Vichy (Juliette Vittart)

Publié le par antoiniste

    Ma soeur de son côté continuait à propager l'Enseignement, aidée par d'autres personnes qui comme nous avaient été guéries. L'une d'elles se mit à opérer à Vichy au nom de notre Père et ce fut comme une traînée de poudre. On accourut de partout, lettres et dépêches affluèrent. De grandes et sensationnelles guérisons se produisirent également à Aix-les-Bains. Des adeptes y fondèrent un groupe comme à Monaco, à Vichy, et ils attirèrent à l'Enseignement bien des personnes qui y étaient préparées par leur progrès. Pendant assez longtemps je restai en correspondance avec toutes ces personnes, cherchant à les aider et à les éclairer ; c'est de notre Père que je recevais tout pour le leur transmettre, y ajoutant parfois ce qui me semblait à même de les encourager en me basant toujours sur mon expérience.

extrait la profession de foi de Juliette Vittart "Montrons-nous extérieurement ce que nous sommes naturellement"
in L'Unitif n°5, p.14-15

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Vichy - Le Temple Antoiniste (1920)

Publié le par antoiniste

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Vichy - 7, Rue Bargoin - vue satellite

Publié le par antoiniste

source : GoogleMaps

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Vichy - 7, rue Bargoin

Publié le par antoiniste

source : www.cadastre.gouv.fr

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Rudolf Steiner - L'idée de la liberté

Publié le par antoiniste

    Le principe de moralité que nous venons d'exposer est directement opposé à celui de Kant : "Agis, dit Kant, de telle sorte que les principes de ton action puissent être valables pour tous les hommes". Cette phrase est la mort de toute impulsion individuelle. Ce n'est pas "comme tous les hommes" que je détermine mon action morale, mais comme je dois l'accomplir, moi, dans le cas individuel qui se présente.

    Au moment de l'action, la maxime morale, dans la mesure où elle pouvait prendre en soi une existence intuitive, me poussait ; elle était associé à un sentiment d'amour pour l'objet que je cherchais à réaliser. Je ne commandais l'avis de personne et ne me confiais à nulle règle. J'agissais parce que j'avais conçu l'idée de cette action. Et c'est pas là qu'elle était mon action. Au contraire, lorsqu'on agit parce qu'on reconnaît certaines normes morales, l'action n'est qu'un résultat du principe inscrit dans le code moral. L'homme n'est que l'exécuteur. Il est un automate d'ordre élevé. Qu'on lui donne l'occasion d'agir, et aussitôt se mettent à tourner les rouages de ses principes moraux, pour amener, d'une façon automatique, une action chrétienne, humanitaire, égoïste, civilisatrice, etc. C'est seulement lorsqu'on agit par amour pour l'objet de l'action, que l'on peut dire : j'agis moi-même. Ce n'est plus parce qu'on reconnaît tel ou tel maître, telle autorité extérieure, ou telle voix soi-disant intérieure. L'action n'a plus aucun principe au dehors, parce qu'on a troué en soi-même sa véritable base, qui est l'amour de cette action. On examine plus logiquement si elle doit être nommée bonne ou mauvaise, on l'accomplit parce qu'on l'aime. Elle est "bonne" à la condition que l'intuition, saturée d'amour, soit réellement accordée aux grandes lois universelles dont la connaissance ne peut être, justement qu'intuitive. Au cas contraire, elle est "mauvaise". On ne se demande pas non plus comment les autres hommes agiraient en pareil cas. On agit selon le vouloir dont on trouve l'indication en soi. On n'est conduit ni par l'usage commun, ni par les coutumes, ni par une maxime humaine générale, ni par une norme morale, mais bien par l'amour de l'action elle-même. On ne se soumet à aucun joug, ni celui de la nature (instinct), ni celui des lois morales ; on veut simplement accomplir ce que l'on se sent appelé à accomplir.

    L'action née de la liberté n'exclut pas les lois morales, elle les inclut au contraire ; elle se montre seulement supérieure aux actions qui sont simplement dictées par ces lois. Pourquoi mon action servirait-elle moins bien le bonheur de tous, lorsque je l'accomplis par amour, que lorsque je l'accomplis seulement parce que j'ai reconnu le devoir de servir ce bonheur de tous ? La conception du devoir pur élimine la liberté humaine, parce qu'elle se refuse à tenir compte de l'individuel et qu'elle soumet tous les hommes à une loi uniforme. La liberté de l'action n'est concevable que du point de vue de l'individualisme éthique.

    Si la base de l'entente entre les hommes ne se trouvait pas donnée dans la nature même de l'être humain, il n'y aurait pas de loi extérieure qui la lui puisse fournir. Si les individus humains arrivent à vivre en commun, c'est qu'ils participent à un seul et même esprit. L'homme libre base sa vie sur la confiance qu'il a en d'autres hommes libres, sachant qu'ils appartiennent au même monde spirituel que lui, et que leurs intentions rencontreront les siennes. L'homme libre n'exige pas l'approbation des autres, mais il l'attend parce qu'elle est conforme à la nature humaine. Ceci concerne pas telles ou telles institutions extérieures sur lesquelles les avis peuvent différer, mais le caractère général des intentions et de l'état d'âme grâce auxquels l'homme arrive à vivre sa propre individualité, dans un respect parfais de la dignité humaine, au milieu d'autres hommes libres qu'il sait estimer.

    L'objet de perceptions "homme" a la faculté de se métamorphoser, comme la graine de la plante a la faculté de se développer en plante complète. La plante se développera selon les lois objectives contenues en elle ; l'homme, par contre, demeurera dans son état imparfait s'il ne s'empare pas en lui-même de la matière à transformer, et ne la métamorphose par sa propre force. La Nature fait seulement de l'homme une créature naturelle ; la société ne fait de lui qu'un exécuteur de ses lois ; lui seul peut se transformer en être libre. A un certain degré d'évolution, la Nature le laisse échapper de ses chaînes ; la société mène cette évolution plus loin ; l'homme seul peut la parachever.

Rudolf Steiner, La Philosophie de la liberté, extraits des pp.174-187
Appendice à la nouvelle édition 1918
L'idée de la liberté

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