Le végétarisme et l'antoinisme
Les motivations à l'époque était les mêmes que l'ont peut avoir maintenant. La différence est que peut-être on peut avoir d'autant plus de raison maintenant qu'à l'époque de Louis Antoine. En effet, le quête de profit dans ce secteur n'a fait qu'empirer les conditions d'élevage pour survenir aux besoins de plus en plus grandissant de la population et surtout des occidentaux, ne désirant que le bancs de poulet, le flanc du boeuf, et la graisse du cochon. Sans parler des tests médicamenteux, les corridas et autres.
Voir le documentaire Earthlings [Terriens] (2005) de Shaun Monson.
Dans L'Avenir du Luxembourg (un quotidien catholique) du jeudi 30 avril 1914, on lit qu'un ouvrier de Couillet se plaint du départ de sa femme pour Roux, où les antoinistes lui propose un vie pure, faite de végétarisme et d'adoration du seigneur. Cependant, cela nous fait penser que cette femme était plutôt sous l'influence du Père Dor que du Père Antoine. Ce premier, en effet, préconisait une régime à ses adeptes. Le Père Antoine ne le fait pas.
Il répond à une question sur ce sujet dans le Développement : "Il y a six à sept ans que j'ai commencé moi-même à suivre [le régime végétarien] et je l'ai fait non par inspiration mais parce que je l'avais entendu recommander par des personnes sérieuses qui en avaient été satisfaites. Je suis maintenant raisonner par expérience cette question de l'alimentation". (p.223) "Quant aux personnes qui ont plus ou moins le dégoût de la nourriture animale, elles peuvent tout aussi bien entretenir leur santé par le végétal si la préparation en est naturelle." (p.224-25)
Dans le même chapitre, et à la fin du Développement, on apprend qu'il repris de la viande pour reprendre des forces : "Toute viande préparée avec du beurre pur et du sel, l'oeuf, le lait sont une nourriture saine et fortifiante à moins qu'on ne les falsifie par des épices ou des mélanges comme on le fait généralement pour les rendre plus excitants." (p.224). Cependant cela ne fit pas plus d'effet, le Père ayant "accompli tout [son] progrès ici-bas".
On pense au sel dont les quantités industrielles ont dépassés de loin les recommandations médicales. Mais on peut aussi penser au ketchup, au fromage qui n'en ai plus... Et à côté de cela au alicaments, ces compléments vitamineux inutiles mais qui sont incontestablement un bon coup marketing.
Cependant qu'est-ce qui a pu pousser le Père à suivre un régime végétarien ? Tout ces nouveautés de l'industrie alimentaire n'existaient pas à cette époque, même si on pouvait certainement en sentir les prémisses.
Deux extraits de l'enseignements peuvent nous mettre sur la voie :
"Les règnes minéral, végétal et animal ne sont que son reflet, qu'ils émanent de son imperfection." (Le Couronnement de l'OEuvre Révélée, Cause, développement & perfectionnement de l'être, p.LXVIII)
"Ces fluides que nous saisissons à travers la matière sont des lois qui nous dirigent à notre insu dans le milieu même où nous les avons puisés, soit dans les ténèbres ou ailleurs" (Le Développement de l'OEuvre Révélée, Les lois se réduisent toutes à l'unité, p.249)
Ainsi se nourrir de son imperfection n'est rien d'autre que rester dans l'imperfection. Reconnaissant à l'animal une évolution plus avancée (puisqu'Adam se laissera duper par le serpent), et ne pouvant se nourrir du règne minéral, Louis Antoine préféra subvenir à ses besoins, sur les conseils de personnes avisés, au règne végétal uniquement.
Bertrand Belin - Le colosse
J'ai perdu contre le colosse
Pas assez de masse, pas assez d'os
Tout contre lui, j'ai plié
Je t'ai perdu en sus
Acculé que j'étais sous la marmulle
Sous son poids, sous sa masse
Sous le sirocco de son râle
Résigné devant le mal
Sous le sirocco de son râle
Patient bien que las
Je dévale une pente au bord de l'eau
De rire l'écho, de cerise le goût
J'ai perdu contre le colosse
Pas d'arme, pas d'armée
Pas de quoi étouffé sa démence
Pas de goutte, ni de danse
Suppliant que j'étais sur les rotules
Sur la fin, dans l'impasse
Sous le sirocco de son râle
Résigné devant le mal
Sous le sirocco de son râle
Patient bien que las
Je dévale une pente au bord de l'eau
De rire l'écho, de cerise le goût
Du sang pointe à mes lèvres
On appelle mon nom, mais non
Je reste jouer dehors
Tes cheveux, c'est de l'or
Ou alors j'avais cru
Le Développement de l'Œuvre Révélée, La vue du mal sensibilité de l'intelligence (p.368)

Cependant, je viens de révéler que si quelqu'un peut nous atteindre, c'est que nous sommes hors de la vérité, que sans cette intervention, nous resterions éternellement dans les ténèbres, sans pitié et sans amour. L'acte que nous interprétons matériellement et où nous ne voyons qu'un mal est un bien ; il fait apprécier l'efficacité de la réalité qui est le bien véritable, il nous épure, anéantit une parcelle de notre méchanceté, nous donnant en échange plus d'amour, de bonté, en un mot, il nous fait faire un progrès.
Le Développement de l'Œuvre Révélée, La vue du mal sensibilité de l'intelligence, p.368
Romain Gary - Au-delà de cette limite votre ticket n'est plus valable (p.246)
L'univers était né d'une goutte d'ironie dont l'humanité n'est qu'un des sourires.
Romain Gary, Au-delà de cette limite votre ticket n'est plus valable, p.246
Folio n°1048, Paris, 2008 (1975 pour l'édition originale)
Romain Gary - Au-delà de cette limite votre ticket n'est plus valable (p.246)
L'univers était né d'une goutte d'ironie dont l'humanité n'est qu'un des sourires.
Romain Gary, Au-delà de cette limite votre ticket n'est plus valable, p.246
Folio n°1048, Paris, 2008 (1975 pour l'édition originale)
Etymologie du mot ''autonomie''
année 1596 : « fait de se gouverner d'après ses propres lois ».
Emprunt au grec αὐτονομία : « droit de se régir par ses propres lois, indépendance, autonomie (en parlant d'un État) » (Thucydide 3, 46 ds Bailly).
Émile Boutroux - Le philosophe allemand Jacob Boehme (1575-1624) (1888)
L'Enseignement, une éducation personnelle
Éduquer, étymologiquement, c'est "conduire hors de", c'est donc rendre l'enfant autonome, le préparer à la liberté et, en premier lieu, à la libre disposition de lui-même. C'est éveiller son intelligence, développer son sens critique, assurer sa créativité, "tout en lui donnant ses propres limites pour qu'il se sente libre de penser, de sentir et de juger autrement que nous-mêmes, tout en nous aimant" (Françoise Dolto, Les Étapes majeures de l'enfance, Paris, Gallimard, Folio/essais, 1998, n°315, p.10). Il n'y pas antinomie entre la liberté et la règle mais celle-ci n'a de sens que dans le service qu'elle rend à celle-là, à savoir la sécurité de l'enfant. L'éducation, en résumé, n'a qu'une finalité : la liberté de "l'éduqué" ; l'éducateur n'a qu'un seul devoir : réveiller la richesse endormie de l'enfant, faire éclore ses capacités, lui permettre d'exprimer sa pensée propre.
Michel Fize, A mort la famille !, Playdoyer pour l'enfant, p.143
Editions érès, 2000
Gustave Courbet - L'Origine du monde (1866)
Au pied du figuier, un enfant : Entre dans mon corps !
Dans le ventre de l'enfant, un ruisseau, les arbre des troupeaux, des femmes qui portaient de l'eau, un ville. La terre entière, l'humanité, l'océan...
Le Mahâbhârata, Le voyage de Markandeya.
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