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Marvin Gaye - Let your conscience be your guide

Publié le par antoiniste

Let your conscience be your guide
Let your conscience be your guide, oh baby

If you want to leave me, go on girl
Go on and leave, oh leave me
But oh darlin', oh darlin', oh yeah
Let your conscience be your guide

You know I've never done you wrong
I've always stuck right by your side, oh baby
You only had to call my name and oh baby
If you could feel, oh, feel the same
Oh darlin', my darlin', oh yeah
Let your conscience be your guide

If only you could remember just hard I tried
Please, oh please, don't forget
I've given you the best years of my life
You know I've never, never, no, no, no, never done you wrong
I've always stuck right by your side, oh baby
You only had to call my name
Oh, oooh girl, if could feel the same
Oh darlin', my darlin', oh yeah
Let your conscience be your guide

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Fragments de l'Enseignement Révélé par le Père

Publié le par antoiniste

    C'est le travail qui nous donne les connaissances et l'épreuve en fait notre savoir.

    En 1911 déjà paraissait les Fragments de l'Enseignement Révélé par le Antoine le Généreux, Jemeppe, F.Deregnaucourt, s. d. 18 cms (haut) x 13,5 ; 40 p. Cette brochure est composé d'extraits remaniés de la Révélation.

    Les Fragments que j'ai pu me procurer sur internet comportent également 40 pages. Mais ce fascicule, à couverture verte, est édité par l'Union des Associations Cultuelles Antoinistes Françaises. Cependant il contient également 40 pages et son format est le même. Il semble donc que cela soit une réédition des Fragments de 1911.

    Les évoquant dans notre billet sur Jacques Michel, Antoine, l'Antoinisme, les Antoinistes (1949), nous disions qu'ils étaient plus un résumé interprétant l'Enseignement que des extraits.
    En effet, prenons trois exemples :
- Dans la chapitre Cause de la variété des partis et des groupes, on lit dans les Fragments : "Ceux d'entre eux qui recherchent la cause de toute chose s'élèvent plus rapidement et sont heureux de former une société nouvelle." Dans la Révélation, même chapitre, p.28, on lit : "Ceux d'entre eux qui évoluent plus aisément recherchent la cause et sont tout heureux de former une société nouvelle plus progressive".
- Dans le chapitre suivant des Fragments, La loi humaine comparée à la loi de la conscience, on lit : "Nous n'avons aucune responsabilité si nous laissons faire chacun à sa manière, nous sommes dans la loi. Nous ne pourrions nous dispenser de respecter la loi humaine". Dans la Révélation, même chapitre, p.152 : "Nous n'avons jamais que la responsabilité de nous-mêmes. Si vous laissez agir chacun à sa guise, vous êtes dans la loi. Vous ne pourriez vous dispenser de vous conformer aux lois humaines".
- Même chapitre, paragraphe suivant dans les Fragments : "La conscience doit nous diriger ; nous y conformons nos actes suivants notre développement sans nous rendre compte de son efficacité. Toute loi doit avoir la conscience pour base, c'est par elle qu'elle doit être établie". Dans la Révélation, 3e paragraphe : "Les lois nous servent à nous diriger ; le plus souvent nous y conformons nos actes sans nous rendre bien compte de leur efficacité. Toute loi doit avoir la morale pour base ; elle doit nous être révélée".
    Ajoutons que les réponses du Père sont introduites, non pas par 'Le Père', mais par 'Notre Père'.

    Voici les faits : les changements sont de plusieurs ordres : redécoupage des paragraphes, ajouts de virgules ou de points, déplacements de phrases, changements d'un mot pour un autre.
    Quelles conclusions en tirons-nous : Ces fragments ne respectent pas le travail moral de Mère qui disait : "Dites qu'on ne peut pas même changer une virgule à l'ENSEIGNEMENT. Celui qui voudrait le faire en aura des épreuves pour reconnaître ses erreurs. Ni le mot "croire"; ni aucun mot: qu'ils se contentent de se rassasier de l'amour qui en découle, sans se servire de l'intelligence pour le contrôler".
    Qu'on autorise une traduction est une chose (une traduction néerlandaise existe de longue date, une partie de la Révélation a été entreprise en allemand, en portugais, en italien, et Albert van der Naillen avait l'autorisation pour entreprendre une traduction anglaise, qui ne vit pas le jour pour cause de désincarnation), même si une traduction est une interprétation de l'original, mais dans le but de le diffuser plus largement, ce que le culte énonce dans ses statuts ("propagation et étude de l'enseignement antoiniste"). Mais il est étonnant qu'une interprétation en français ai pu être édité par le culte même. C'est d'autant plus regrettable que certains auteurs s'en servent pour construire un jugement sur la Révélation et l'oeuvre du Père à partir de ces fragments.
    Il semble cependant que ces Fragments ne soient plus en vente dans les temples, ce qui est heureux. Quand à l'Unitif de format journal, il se contente de citer de extraits de l'Enseignement, sans rien y changer.

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Révélation par le Père et comment on nomma Père

Publié le par antoiniste

 On remarque ici que le nom "Antoine" a été supprimé. Cela peut nous donner l'occasion de retracé l'évolution de la façon dont on nomma Louis Antoine.

    La Revue Mensuelle de l'Enseignement du Nouveau Spiritualisme est fondé par Antoine le Guérisseur en avril 1908. En juin 1908, le titre fut modifié en Revue Mensuelle de l'Auréole de la Conscience. En juillet 1908, le titre devient Revue Mensuelle de la Révélation : L'Auréole de la Conscience. Il restera tel jusqu'à la fin de la revue.
    La plupart des articles parus dans l'Auréole se retrouvent, revus et corrigés, dans la Révélation et le Couronnement de l’œuvre révélée.

    Généralement la Révélation et le Couronnement se trouvent réunis en un seul volume, relié en toile noire ; sur le plat sont écrites en lettres blanches les indications suivantes : Culte Antoiniste. Révélation par le Père Antoine, ces derniers mots ayant remplacé Antoine le Guérisseur, ou Antoine le Généreux, figurant sur les premières éditions. Un carton collé sur la couverture de certains exemplaires porte Généreux, substitué à Guérisseur (cela vers 1911).
Pierre Debouxhtay, Antoine le Guérisseur et l'Antoinisme, p.141.

    On apprend par un article du Journal de Charleroi du 9 juin 1913 qu'on parle déjà alors de La Révélation et non plus de l'Enseignement d'Antoine le Guérisseur.

    Dans l'Unitif, Numéro spécial, de juillet 1941, on apprend qu'à la dernière séance du Conseil à laquelle le Père assista en 1911, Il dit ceci : Puisque vous m'honorez de m'appeler Père, je me vois obligé aujourd'hui de dire : " Mes enfants " et le Père continua ainsi par la suite à nous appeler ses enfants.
   En conséquence, il fut décidé que dans les livres d'Enseignement on remplacerait le nom Antoine ou Maître comme certains adeptes l'avaient déjà surnommé, par le mot " Père ". Et les mots " Mes Frères " comme le Père s'exprimait alors furent remplacés par les mots " Mes Enfants ".

   
    En 1929-1930, dans les publications du Culte Antoiniste, on remplaça les mots PÈRE ANTOINE par PÈRE. On fit même distribuer dans tous les temples des bandes de correction pour placer à cet effet dans les Enseignement et Développement (dans les chambres du temple de Jemeppe, on peut tomber sur un exemplaire biffé au crayon).
    Dans l'avenir, il est a souhaiter que la Révélation soit plus largement répandue et dépasse le cadre du Culte Antoiniste.
    C'est pourquoi lorsqu'on réimprimera l'Enseignement, il serait bon de faire deux livres :
le 1er : l'Enseignement, questions et réponses par le Père.
le 2e : le Couronnement.
Frère Jean-Marc Boffy, Historique du Culte Antoiniste, p.72 et 89.

    Cette réimpression est en vente dans le temple de Jemeppe, reliée par une spirale, avec une couverture vert clair.
    Régis Dericquebourg l'explique comme évolution vers un culte charismatique, qui d'Antoine le guérisseur, devient Antoine le généreux, puis maître vénéré appelé le Père. Ce culte charismatique évoluera vers un cult ensuite, un culte centralisé à Paris et Jemeppe où chaque guérisseur a son propre charisme mais témoigne sa fidélité au Père (p.143).

    Il est a noté que la version néerlandaise, qui date de l'époque de Mère très certainement, porte l'inscription : Antoinistische leer - Openbaring door Antoine den Weldoener, en français Culte Antoiniste - Révélation par Antoine le Bienfaiteur. Mais aussi dans le corps du texte, de Hervormer der Menschheid (le Réformateur de l'Humanité), Antoine den Genezer (Antoine le Guérisseur), Vader Antoine (Père Antoine), et Antoine (au lieu de Le Père) précédant ses réponses.
    Dans la biographie du Père, on le surnomme "le Régénateur de l'Humanité", et dans l'Historique du Culte Antoiniste, on signale qu'on l'appela aussi un temps "Maître". En italien, il y a Rivelazione dei Dieci Principi di Dio dal Padre, et en allemand, on trouve : Offenbarung der zehn Prinzipien Gottes durch den Vater.

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Abbé Brabant - L'Antoinisme (1931)

Publié le par antoiniste

Abbé Brabant - L'Antoinisme (1931)

Auteur :    Abbé Brabant
Titre :     L'Antoinisme ou la religion bizarre d'un faux prophète
Editions :     Editions Rex, Louvain, 1931 ; in-12, 64 p.
Sommaire :
Première partie : Antoine, guérison du corps
        1ère phase : Liqueur Coune
        2e phase : L'eau magnétisée
        3e phase : Le papier magnétisé
        4e phase : Les passes individuelles
        5e phase : Les passes collectives
    I. Les guérisons antoinistes
    II. Le secret d'Antoine
    III. Les foules à Jemeppe et ailleurs
Deuxième partie : Antoine, prophète et fondateur de religion - Ses révélation !
    I. Doctrine antoiniste
        1. La Création
        2. Dieu
            A. Catéchisme
            B. Théories erronées de Hegel
            C. Blasphème, avec sources démoniques
        3. Le Démon
        4. L'Homme
            A. Le Corps de l'homme
            B. L'Âme
            C. L'Inteligence et la Conscience
    II. Morale antoiniste
    III. Culte antoiniste
Appendice : Le Dorisme

Cfr. les recensions de Pierre Debouxhtay dans Leodium, septembre 1931, p.95 ; La Vie Wallonne, 15-4-1932, p.288.

    Dans une brochure et dans des conférences, M. l'abbé Brabant, professeur à l'Ecole Moyenne d'Aywaille (curé à Huccorgne en 1934), attaqua l'antoinisme "qui cause tant de ravages dans nos populations rurales et déchristianisées par les théories subversives ou spirites" (in Pierre Debouxhtay). L'auteur se base en grande partie sur le livre de Hubert Bourguet, curé de Saint-Antoine à Liège, Antoine de Jemeppe et l'Antoinisme (1918).

    Un petit mot sur les éditions REX. Elles furent créées en 1931 par Léon Degrelle (collaborateur nazi et négationniste belge).
cf. : http://antoinisme-documentation.skynetblogs.be/ :
    "Un mot d'explication pour les plus jeunes : il s'agit d'une maison d'édition d'avant-guerre qui a donné naissance, en Belgique, au mouvement rexiste.
    "Mouvement sinistrement connu pour avoir, pendant la seconde guerre mondiale, collaboré activement avec les nazis et avoir envoyé une légion combattre à Stalingrad."

    Par les titres du sommaire, on remarque tout de suite le caractère inquisiteur du ton de l'auteur. Pierre Debouxhtay dit que Kervyn, suivi par Bourguet, Leroux et Brabant, distingue cinq phases dans la thérapeutique d'Antoine. Mais il ajoute qu'il ne croit pas qu'il faille admettre cette division. Pour Debouxhtay, il faut distinguer trois phases.
    L'Antoinisme, d'après l'auteur, ne peut qu'être l'oeuvre du Démon qui s'est emparé de Louis Antoine. L'auteur n'a lu l'Enseignement avec des oeillères comme les auteurs auteurs catholiques chrétiens qui ont étudié l'antoinisme (hormis Pierre Debouxhtay). Le problème est qu'il le critique pas seulement d'un point de vue chrétien, mais dans son ensemble. Comme il ne reflète pas la vérité du christianisme, il ne peut qu'être dangereux pour l'humain.
    L'auteur pense comme Bourguet que les Antoinistes prient le Démon en citant la phrase : "le Dieu auquel vous vous adressez pour être exempt de tous vos maux, « c'est le Démon » (Développement, p.410)".
    La phrase exacte est : "Ne croyons pas en Dieu mais croyons en nous, sachons que nous sommes Dieu nous-mêmes, nous aurons compris également le Dieu auquel nous ne devons pas croire. Rappelez-vous que je vous ai parlé jadis de l'existence du démon. Eh bien : le voilà, c'est le Dieu auquel vous vous adressez pour être exempts de tous vos maux ; c'est par lui que nous sommes accessibles à toutes les maladies, tous les accidents, toutes les catastrophes qui nous affligent ; nous le prions pour qu'il nous en préserve, croyant qu'il est le vrai Dieu, tandis que nous prenons le Dieu véritable pour le démon."
    Le Père nous enjoint donc ici bien au contraire : de prier le Dieu qui est en nous, et non le Dieu extérieur dont on voudrait qu'il nous sauve de nos malheurs. Ce Dieu-là est le démon. Le vrai Dieu est notre Dieu intérieur, c'est lui que nous devons prier.
    Les auteurs n'auront donc pas lu cette phrase : "Quand nous ne verrons plus le mal, nous serons avec Dieu ; mais si peu que nous le voyions, nous devenons incompatibles avec Lui : d'un Dieu de bonté et d'amour, nous faisons un démon car s'il existait une injustice, elle aurait nécessairement sa source en Lui" (Le Couronnement de l'OEuvre Révélée, C'est Adam & Eve qui forment la base des termes de comparaison, p.XVII).

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Jeanne et Louise, les filles adoptives

Publié le par antoiniste

Jeanne Schouben, adoptée en 1896 à l'âge de 5 ans
Louise Buchet, adoptée en 1904 à l'âge de 2 ans

Jeanne et Louise, les filles adoptives

 

    Adoption de Sœur Louise par le Père.

Déclaration faite par elle-même.
Ci-dessous le récit que vous me demandez.
C'est exactement ce que Mère m'a dit et répété bien des fois, sauf quelques petits détails. C'est ainsi que cela s'est passé, car c'est le Père qui voulait encore une orpheline ; Mère en avait assez et je la comprends. Elle était âgée de 52 ans et c'est aussi la raison pour laquelle Elle voulait une plus grande fille et puis elle avait Jeanne qui à cette époque avait 13 ans et il y avait déjà 8 ans qu'elle était chez Mère.
Père et Mère sont venus me chercher à Tournai dans le courant de l'année 1904. Dans la maison où Père et Mère sont venus, il y avait 7 orphelins : 6 filles et un garçon. Le petit suppliait Mère : "Prenez-moi, Madame, preniez-moi".
"Mon petit garçon, je ne saurais te prendre, car j'ai perdu un fils, c'est une petite fille que nous venons chercher (Mère a gardé longtemps de cette scène une pénible impression car ce petit pleurait à chaudes larmes).
Alors Mère dit au Père en lui montrant une fillette âgée de 7 ans : "C'est celle-ci que je voudrais". Et le Père dit : "Non, il ne faut pas choisir, je vais ouvrir les bras et nous prendrons celle qui viendra vers moi". Et c'est la jeune qui n'était pas encore très sûre sur ses jambes qui alla vers le Père en disant : "Papa, papa."
C'est donc avec une enfant âgée d'un peu plus de deux ans que Père et Mère sont revenus à Jemeppe.

Notons que le Père a attendu plus de 18 mois pour obtenir cette enfant.

    Un jour le Père dit à sa fille adoptive Louise : "Il ne faudrait plus m'appeler Papa".
- Et comment alors ?
- Père
- Tout le monde va vous appeler Père ?
- Non, celui qui en aura la pensée.
    extrait de Textes recopiés d'un document écrit prêté par le Frère Céleste LOBET

    On y apprend également que Louise pouvait encore voir Louis Antoine après mai 1909, alors que les sœurs Deregnaucourt et Desart ne le pouvaient plus, car "cela amène des fluides qui portent obstacles au grand travail de notre Père". Il était plongé dans la rédaction du Couronnement.

Ayant fini la rédaction du Couronnement :
    La plus petite des filles adoptives sortit de la maison et courut dans le jardin. Elle avait un châle bleu pâle, noué derrière le dos, et ses jambes nues jetèrent des éclairs blancs. Tout de suite elle fut caché par le feuillage. Antoine eut du plaisir à voir ces couleurs claires du châle et des jambes nues, et il se sentit heureux que cette enfant si rapide existât, qu'elle fût près de lui, en cette heure éternelle de la pensée de Dieu. Il se mit à tendre l'oreille aux menus bruits de la maison.
        Robert Vivier, Délivrez-nous du mal
        Ed. Labor - Espace Nord, p.323
Jeanne et Louise, les filles adoptives
    Le frère Schouben était le mari de Jeanne. Il raconte l'histoire de la fuite de gaz qui fut utiliser par le Père pour chauffer un cabinet de consultation et ça jusqu'à la désincarnation du Père.
    extrait de Textes recopiés d'un document écrit prêté par le Frère Céleste LOBET

Un article de La Dernière Heure (29 mai 1934) rapporte ce fait



    Régis Dericquebourg cite divers soutiens des antoinistes français à plusieurs desservants belges qui ont continué à appliquer le "travail de Mère". Citons parmi ceux-ci la titulaire du temple de Retinne et la sœur Schuben [sic], fille adoptive des époux Antoine qui reçut la responsabilité du temple de Hors-Château à Liège en 1917. (p.27)

    Il y a un Adolphe-François Schouben, parti pour La Louvière, dans le Conseil d'administration de 1934, remplacé par Legrand Mathieu.

    Sœur Louise est enterrée au cimetière de Jemeppe, proche de la tombe de Père et de Mère.

Jeanne et Louise, les filles adoptivesJeanne et Louise, les filles adoptives

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Jeanne et Louise, les filles adoptives

 

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    Pendant que le Père faisait la révélation, sa fille aînée adoptive, Jeanne, vendait son image devant le temple de Jemeppe. Lui qui enseignait la modestie et le désintéressement en souffrait mais Il disait à Frère Deregnaucourt : "Je voudrais la voir en Amérique et plus loin encore".
    Pour atteindre à des fluides plus éthérés, le Père fut inspiré en 1908 de ne plus répondre lui-même aux malades. Sa fille adoptive Jeanne, devint sa secrétaire ; puis vers 1910, ce fut le travail de sœur Deregnaucourt.
    extrait de Textes recopiés d'un document écrit prêté par le Frère Céleste LOBET


    Dans la cuisine, Mme Antoine se mit à disposer le couvert, aidée de sa jeune nièce Marie Dor. La petite Jeanne Buchet, l'enfant adoptive, dont les yeux arrivaient à peine à hauteur de la table, voulait, elle aussi, apporter quelque chose, se rendre utile : elle tenait à deux mains la louche émaillée.
        Robert Vivier, Délivrez-nous du mal
        Ed. Labor - Espace Nord, p.212

Photo de Sœur Louise Buchet              
(Archives du Temple de Retinne)        


    Dans la maison des Quatre-Ruelles, aussi, résonnait un rire d'enfant. La petite Jeanne riait de tout. Parfois on devait la gronder et parfois elle était bien sage. Il arrivait que Mme Antoine dut ramasser avec le manche du balai une petite poupée qui avait glissé derrière le buffet. Au-dessus de la cour et du jardin, des bulles de savon montaient en se balançant vers le ciel.
        Robert Vivier, Délivrez-nous du mal
        Ed. Labor - Espace Nord, p.214

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    Un opuscule imprimé à l'occasion de la consécration du temple parisien de la rue Vergniaud qui eu lieu le 23 octobre 1913 relate comment la compagne de Louis Antoine avait procédé. Arrivée à Paris, la veille, la Mère avait dormi dans le futur cabinet de consultation avec une de ses filles adoptives, elle s'y était recueillie avant l'opération générale de dix heures.
        Régis Dericquebourg, Les Antoinistes
        Editions Brepols, p.102.

     Il doit s'agir de Louise, puisqu'on sait que Jeanne suivra un autre chemin de vie.

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Mme Guillaume, l'Américaine

Publié le par antoiniste

Mme Guillaume, l'Américaine

The New York Times, 1911-01-01 (Vol 60 Iss 19335)

    Joséphine Dhiry (né en 1860) épouse Fridolin Guillaume (né en 1858) qui aura certainement fuit l'Alsace-Lorraine après 1871. De leur union, naît en France Cecile Melanie Guillaume en 1884.
    Ensemble ils traversent en 1903 l'Océan Atlantique par le Havre. Il arrive à New York.
    Cecile Melanie Guillaume épouse le 03 septembre 1904 à Manhattan (Etat de New York, New York) Charles J. Letienne, né en 1879 à Paris (département de la Seine, France) né de Joseph Antoine Letienne et Anais Kidey.
source : www.familysearch.org

    Ils habitent Hudson dans l'Etat du New Jersey en 1910, puis Bergen dans le même état en 1920.
source : http://search.ancestry.com

 

    Foreign correspondence THE NEW YORK TIMES
    LONDON, Dec. 14 - [...] Mrs. Guillaume, a middle-aged American lady who came specially from New York to be treated by Antoine, says she bas been practically cured of the chalky rheumatism which formerly compelled her to walk on crutches. She is herself an "adept" now with power to heal by faith, she says.
[...]
    Antoine's iron-gray hair falls to his shoulders, and he wears a long beard. His second sight extends to America, said Mrs. Guillaume, for he told her that her husband had hurt his back in New York, and a week later came a letter from her daughter confirming it and adding that he had quickly got better. Mrs. Guillaume was told by Antoine that she need not worry about her husband's accident, as Antoine was in "fluidic communion" with him.
 The New York Times - Another new religion (December 25, 1910)


    Dans la cuisine, Mme Antoine se mit à disposer le couvert, aidée de sa jeune nièce Marie Dor. La petite Jeanne Buchet, l'enfant adoptive, dont les yeux arrivaient à peine à hauteur de la table, voulait, elle aussi, apporter quelque chose, se rendre utile : elle tenait à deux mains la louche émaillée. Dans un fauteuil, Mme Guillaume était assise. Depuis quelque temps elle habitait avec eux : c'était une fidèle. Elle avait eu une jambe paralysée, et les passes d'Antoine l'avaient guérie. Elle n'était pas encore capable d'aller et venir comme tout le monde, mais elle était sûre de le faire un jour : elle avait la patience et la foi.
        Robert Vivier - Délivrez-nous du mal
        Ed. Labor - Espace Nord, p.212

   Dans la salle au premier rang du public, s'étaient placés les adeptes : Debroux, Foccroule, Deregnaucourt, Hollange, Nihoul, et M. Delcroix, le professeur, avec son col blanc et sa jaquette noire, - tous les fidèles Vignerons (Pierre Dor manquait, - il avait abandonné Antoine pour suivre son propre chemin). Parmi eux étaient les femmes ; Mme Antoine, toute menue, toute grise, Mme Guillaume, Mmes Nihoul, Desart, Deregnaucourt, la femme Jeanfils. On se montrait une dame qui était venue d'Amérique, - une dame fort riche et bien habillée -, et qu'Antoine avait guérie. Derrière, jusqu'au fond, se serrait la foule, foncée de vêtements, avec les taches claires des chemises (on étouffait de chaud malgré les fenêtres ouvertes), et sur le fond sombre, de haut en bas, en longues lignes, en longs chapelets pâles, des visages et des visages.
        Robert Vivier - Délivrez-nous du mal
        Ed. Labor - Espace Nord, p.266

Mme Guillaume, l'Américaine


    Plusieurs lettres sont reproduites dans les Textes recopiés d'un document écrit prêté par le Frère Céleste LOBET. On voit à quelle point le Père souhaitée aider tout le monde.
    On suit l'histoire de Mme Guillaume racontée en partie par sa fille Cécile Litienne, mariée à un Mr Charles :
    Soeur Guillaume habitant à New York avec son mari et leur fille Cécile, traversa 17 fois l'océan pour venir voir le Père. En 1902 eut lieu son premier voyage. Elle était paralysée de deux jambes et le Père la guérit radicalement. Mais elle douta, reprit des médicaments et retomba malade. Le Père ne put plus la guérir complétement, ce qu'elle avait initialement obtenu. Elle ne prit la robe révélée qu'en 1935.
    Soeur Guillaume et Cécile Litienne firent la connaissance du Père par l'intermédiaire de Pierre Dor, en 1903. Le mari de Mme Guillaume, en faisant la traversé du Havre à New-York parla avec le neveu.
    "Nous avons pris une chambre chez Jean Dor qui tenait commerce au coin. Au bout de quelques semaines, Maman allait très bien ; elle marchait partout où elle voulait, aller même monter la grande côte avenue Smeets."
    Dans une lettre du 20 octobre 1908, le Père fini par "mon coeur, mon amour est plus souvent à New-York qu'on pourrait le croire."

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Julien Musin, second Représentant du Père en 1925

Publié le par antoiniste

    Un Unitif de 1914 nous indique qu'une Lecture de l'Enseignement a lieu à Awans le dimanche à 10h chez un M. Musin.

Julien Musin, second Représentant du Père en 1925

    Julien Musin, fait partie du Conseil d'administration en 1920, lors de la reconnaissance du culte. De nationalité belge, il résidait alors à Jemeppe.

       Un article du Petit Parisien du 26 juin 1924, renseigne que le frère Musin, accompagné de soeur Deregnaucourt, se rendit à Paris, pour célébrer pour la première fois l'anniversaire de la désincarnation du Père. Jusqu'à cette date cet célébration avait lieu à Jemeppe : "C'est le frère Musin qui présidait : pendant qu'il dardait sur la foule muette son regard magnétique, des mains jointes se mirent à trembler et beaucoup de regards se mouillèrent."
Le Petit Parisien du 26-06-1924 (Numéro 17285)


    En 1925, il est second Représentant du Père. A sa charge, il eût à consacrer le temple de Schaerbeek (Bruxelles), le 2 août. Et le 15 août, il répondit aux adeptes à propos du rite qui doit avoir lieu lors d'un enterrement.
Frère Jean-Marc Boffy, Historique du Culte Antoiniste.

Julien Musin, second Représentant du Père en 1925

Frère Julien Musin lors de l'Opération sur le seuil du temple de Schaerbeek pour son inauguration, le 2 août 1925,
(à moins qu'il s'agisse du frère Jeannin, mais on ne connaît pas de moustache).
La femme qu'on entraperçoit dans le coin en bas à droite est sœur Emma Deregnaucourt.
Le porte-arbre est peut-être le frère Delcroix (désincarnait l'année suivante)

 

Collaborateur direct du Père - Frère Musin (archives Temple de Retinne)

Collaborateur direct du Père - Frère Musin (Archives Temple de Retinne)

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Consécration d'un temple

Publié le par antoiniste

Consécration d'un temple
Bernay (source : page FaceBook ''Y avait ça chez mémé'').

    La Mère se retirait 15 jours avant une consécration, afin de s'effacer derrière le Père et être au moins atteinte par les fluides.
    extrait de Textes recopiés d'un document écrit prêté par le Frère Céleste LOBET

   À cette occasion, des billets qui indiquent les commodités est distribué dans les autres temples. Quelques articles donnaient même également les prix des tickets de train spéciaux pour s'y rendre.


    La consécration d'un nouveau temple est pour les antoinistes une grande fête, dont le cérémonial a été fixé par l'autorité de Jemeppe.
    "Des cérémonies lors de l'édification d'un Temple. Un adepte demande qu'il peut y avoir pour cette occasion d'autre cérémonie que la bénédiction du temple par le premier Interprète ou le représentant désigné par Lui. Il est nécessaire que cette cérémonie de la consécration soit le plus solennelle possible et il nous semble que pour lui garder d'autant mieux ce caractère, il serait préférable de ne la faire précéder d'aucune autre cérémonie." (L'Unitif, 1er juillet 1913, p.16)
    La consécration consiste donc tout simplement en une "opération", Mère recevant dans le nouveau temple les malades et les adeptes comme elle le fait à Jemeppe. La lecture des dix principes clôture cette "cérémonie d'une banalité lamentable, mais d'une délicieuse candeur" (Paul Erio, dans Le Journal, 27 octrobre 1913, à propos de la consécration du temple de la rue Vergniaud, à Paris). Il n'y a dans cette brève cérémonie, rien qui ressemble aux pompes de la consécration d'une église catholique.
Pierre Debouxhtay, Antoine le Guérisseur et l'Antoinisme, p.233

   Ajoutons que la lecture des dix principes se déroule parfois sur le seuil du temple, avec un adepte portant l'Arbre de la Science de la Vue du Mal. Plusieurs "opérations" sont parfois nécessaires pour satisfaire tous les adeptes dans le temple.

   Concernant les consécrations après Mère, frère Robert précise que dans l'Organisation Générale du Culte Antoiniste en France, après MERE, il est précisé que c'est toujours "un délégué du Collège des Desservants qui va consacrer le nouveau Temple au Nom du Père". Ainsi à Roanne, c'est Soeur ELSKENS (Une des premières adeptes du Père qui a construit avec son mari le Temple de Montegnée et en fut la Desservante jusqu'à son renvoi parce qu'elle voulait respecter le Travail Moral de Mère) qui assura à la Grande Tribune les 7 Opérations à l'intérieur et la huitième sur le seuil du Temple, assistée par Frère JEANNIN (Secrétaire Moral du Collège des Desservants de France, le titre de Représentant du Père ne sera porté en France qu'à partir de 1988) à la Petite Tribune. Il en sera de même pour Bordeaux (où toutes les Opérations eurent lieu à l'intérieur, l'autorisation de l'Opération sur le seuil n'ayant pas été donnée par le maire) et Mantes-la-Jolie.

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Imprimerie de l'Auréole de la Conscience

Publié le par antoiniste

    Le bâtiment qui fut remplacé par le temple, rue Hors-Château, fut l'imprimerie de la revue mensuelle l'Auréole de la Conscience, publié d'avril 1907 à avril 1909.

   A la nouvelle doctrine il convenait de donner un organe qui pût la répandre au loin. Dès septembre 1906, Antoine annonçait la publication prochaine d'une revue. En avril 1907, paraissait, portant comme date "mai 1907", le premier numéro de la Revue Mensuelle de l'Enseignement du Nouveau Spiritualisme fondé par Antoine le Guérisseur. Séparés de ce titre par un double trait suivaient les mots : L'Auréole de la Conscience en caractères gras ; puis le texte que nous retrouvons inscrit dans tous les temples antoinistes : "Un seul remède peut guérir l'humanité : La Foi ; c'est de la foi que naît l'amour : l'amour qui nous montre dans nos ennemis Dieu lui-même ; ne pas aimer ses ennemis, c'est ne pas aimer Dieu ; car c'est l'amour que nous avons pour nos ennemis qui nous rend dignes de la servir ; c'est le seul amour qui nous fait vraiment aimer, parce qu'il est pur et de vérité". Ce texte est suivi de l'indication : "Base de l'Enseignement d'Antoine le Guérisseur", qui est reproduite jusqu'au numéro de mai 1908, inclusivement.
    En juin 1908, le titre fut modifié en Revue Mensuelle de l'Auréole de la Conscience. En juillet 1908, le titre devient Revue Mensuelle de la Révélation : L'Auréole de la Conscience. Il restera tel jusqu'à la fin de la revue.
    Le prix de l'abonnement annuel était de 2 francs pour la Belgique ; de 3 francs pour l'étranger, à envoyer par mandat postal à l'Administration, 17, rue Hors-Château, à Liège, où était imprimé ce périodique.
    La plupart des articles parus dans l'Auréole se retrouvent, revus et corrigés, dans la Révélation et le Couronnement de l'oeuvre révélée, livres sacrés des antoinistes.

Pierre Debouxhtay, Antoine le Guérisseur et l'Antoinisme, p.137-141


    Interpellés, [Pierre Dor, Mathieu Hoven et Marie Henrotay, sa femme] m'ont déclaré : "Nous sommes les disciples de M. Antoine le Guérisseur  ; il nous fournit ces brochures que nous vendons à dix centimes pièces ; avec cet argent nous pourvoyons à notre entretien et à nos frais ; nous remettons le reste, s'il y en a un à M. Deregnaucourt, imprimeur de la revue d'Antoine le Guérisseur, rue Hors-Château, 17, à Liège ; d'autres personnes, plus riches que nous, vendent aussi des brochures et ne retiennent aucun bénéfice pour leurs dépenses, ils versent la recette entière à M. Deregnaucourt.

Rapport du garde champêtre d'Esneux, canton de Louveigné, arrondissement de Liège Clément Requier, l'an 1907, du mois de juin, le 27e jour.
in Pierre Debouxhtay, Antoine le Guérisseur et l'Antoinisme, p.255

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Lettre du Père à soeur Vittard

Publié le par antoiniste

Mademoiselle Vittard,
   Je crois que vous feriez bien d'écrire un mot à votre soeur.
   Vous savez que tout mon enseignement démontre que l'épreuve est un grand mérite car ce n'est pas celui qui nous semblerait qu'il fait le mal qui en a, mais celui qui travaille à son amélioration.
   Donc que partout où nous voyons le mal, c'est un bien quand nous avons compris l'épreuve.
   C'est nous qui la faisons et elle fait notre bonheur si nous la prenons pour un bien et notre malheur de la prendre pour un mal.
    Mais je sais que Madame Kunz a un grand dévouement, elle sera rarement sans épreuve, qu'elle vienne de Pierre ou Paul.
   On nous la donne par le fluide que nous avons préparé par nos bonnes oeuvres, autant aimerions-nous ceux qui en sont l'instrument, autant d'autres fluides élaborons-nous pour en subir d'autres qui nous élèverons. nous disons : "Mon Dieu, que l'épreuve m'a été efficace. Combien elle m'a élevée. Suis-je encore digne d'en recevoir d'autres qui peuvent me faire autant de bien que celle que je viens de terminer." Nous en aurons mais espérons que par notre travail, nous en serons dignes. Que tantôt nous la recevrons avec autant de plaisir qu'autrefois nous en étions martyrs.
   Voilà, Mademoiselle Vittard, ce qui m'est inspiré pour votre lettre de ce matin et je vous l'informe avec autant de plaisir que j'en suis heureux moi-même qui doit le comprendre encore mieux que je ne le fais.
   Bien à vous.
                            Louis Antoine.

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