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adepte

Le père et la révolution industrielle

Publié le par antoiniste

    La révolution industrielle modifie, il est vrai, l'ordre familial ancien. Puisque le père (ouvrier) n'a plus désormais ni savoir ni patrimoine à transmettre, son autorité se trouve sans force. La relation verticale qui unissait les générations est affaiblie. Si, d'aventure, le père chôme, si le salaire provient du seul travail des enfants, le risque d'effondrement s'accroît. Car, dans pareille situation, le maître de maison ne peut pus se regarder comme maître tout-puissant. Il devient un élément du groupe parmi tous les autres, contraint à subir, plus ou moins passivement, les circonstances (cette situation n'est pas sans rappeler celle, plus actuelle, des pères des cités, immigrés en particulier, qui, réduits à de longues périodes de chômage, abdiquent toute autorité à l'égard de leurs enfants). Il en résulte de profondes modifications dans les relations entre groupes d'âges, entre sexes aussi. Il arrive ainsi, la mère étant la seule personne active du foyer, que le père s'occupe des tâches domestiques et de l'éducation des enfants.

Michel Fize, A mort la famille ! Plaidoyer pour l'enfant, p.65
Editions érès, 2000

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Costume antoiniste dans les années 30

Publié le par antoiniste

    On voit ici les voiles des femmes, et les chapeaux, dont certains sont des chapeaux-melons.

Lors de l'inauguration du temple d'Hellemmes (Nord), fait par la Mère (le Père s'étant désincarné en 1912, il était présent en pensée pour cette consécration).

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morceau d'une brochure de journal (Oakland Tribune, California, page 3 (March 26, 1927))

Publié le par antoiniste

    Prof. Albert Van Der Naillen, called the world's oldest authour, has discovered the Fountain of Youth. Verging on 98, today he is busy reading proof for his latest book. The hand that holds the proofs is firm. The eye that scans them seldom needs a glass lens.
    "How to live to be 98, you ask. The whole secret is in my book," he declares.
    Besides being one of the most interesting men in Oakland, with records of a vigorous and useful life, Prof. Van Der Naillen has delved deep into occult. From the retort of a near-century of living, he has produced crystals of eternal wisdom.
    "What is your advice to a man or woman on the threshhold of life?" he was asked.
    "Whatever you do, ask yourself : 'Will God approve?''
    The professor's coming book is "Sacred Revelations of Antoine, the Wonderful Divine Healer."
    The next question was:
    "Can a man restore his shattered faith in God?"
    His answer was:
    "Yes. Faith comes through experience."
    Q.- Should a young man join a church?
    A.- He sould have a religion, remain true to it, and practice it with all sincerity.
    Q.- What is the rule for long life and happiness?
    A.- In all that you do, keep in touch with the higher Power. Ask yourself if God will approve and have faith in his approval. That embodies the theory of life and os a certain guide to morality.
    Q.- Should we help others?
    A.- Never thrust anything on a man. It is not right to take a fellow being out of the gutter unless he reaches out a hand or expresses a desire for help. What we do, we must do free, all of us.
    Q.- Does a faith prayer bring material blessings?
    A.- Yes, if the motive for possession is right.

sur la couverture du livre Albert van der Naillen, In the sanctuary. Sequel to On the heights of Himalay (1896 [c1895])(archive.org)

    On le retrouve sur le site newspaperarchive.com qui ne possède malheureusement pas d'accès gratuit :

morceau d'une brochure de journal (Oakland Tribune, California, page 3 (March 26, 1927))

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Robert Vivier - Délivrez-nous du mal - Un grand changement

Publié le par antoiniste

    Le frère Delcroix était dans le secret. Oui, Antoine méditait un grand changement.
    Il voulait  délaisser tout ce qui est effet, matière, pour ne plus s'attacher qu'à l'esprit, à la Cause. Mais, en père bienveillant, il sentait que plus d'un adepte était encore trop attaché aux phénomènes et que l'évocation des esprits désincarnés était pour ceux-là un appui, un réconfort. Il ne voulait pas leur enlever trop brusquement des mains ce jouet d'enfance, car nulle âme, il le savait, n'est plus démunie que celle d'un enfant à qui l'on reprend le jouet qui remplissait sa journée. C'est pourquoi, sans alarmer leur âme simple et fidèle, il avançait avec précaution dans la voie où l'évidence l'appelait.
    De plus en plus il leur apprenait à juger les communications selon la loi d'amour et d'épreuve. Il les détournait de cette trop facile idolâtrie de l'au-delà. Il ramenait leur attention à l'unique devoir, qui est de mériter. Il dépouillait les séances du groupe de tout ce qui était forme, mots, apparence. Il supprima les lectures d'Allan Kardec, il  raccourcit les prières, et enfin les remplaça par un recueillement silencieux. [...]
    Et un dimanche matin il les accueillit avec son sourire tranquille.
    - J'ai reçu une inspiration, mes enfants. Nous devons abandonner les évocations et la médiumnité. Le vrai spiritisme n'est pas là.
    Il expliqua :
    - Les phénomènes, c'est de la matière. C'est l'affaire des savants d'observer et d'étudier la matière. Laissons donc le spiritisme expérimental aux hommes à diplômes. Mais nous, qui avons fait tant d'efforts et acquis la sensibilité par l'expérience, nous avons un chemin plus direct, qui n'est pas le chemin détourné des effets, mais qui nous conduit tout droit à la cause.
    Certains n'étaient pas encore tout à fait préparés et le Maître savait bien qu'un combat se livrait dans leur coeur. Il n'en voulut pas à ceux qui le quittèrent pour rejoindre d'autres groupes où l'on continuait à faire du spiritisme expérimental.


        Robert Vivier - Délivrez-nous du mal
        Ed. Labor - Espace Nord, p.300

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Antoine " le Guérisseur " et ses Disciples

Publié le par antoiniste

carte postale rééditée d'une photo de l'article dans Excelsior en 1910

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EXERCICE DU CULTE PAR LES SIMPLES ADEPTES. Petit aperçu historique.

Publié le par antoiniste

ACCES DES ADEPTES A L'EXERCICE DU CULTE.


Au départ, il y avait, une certaine méfiance à confier l'exercice du Culte aux adeptes ordinaires. Manifestement, l'exercice des consultations et des opérations devait être réservé au Père ANTOINE. A l'origine, c'était bien ainsi: seul le Temple de JEMEPPE – SUR – MEUSE existait et seul le Père ANTOINE opérait.

Pourtant, dès la première Opération Générale, le 28 mars 1910, il se fait assister par Mère: le Père ANTOINE occupait la tribune et, durant le temps de l'Opération, Mère ANTOINE se tint au-dessous de la tribune, gardant les mains jointes tout au long de l'Opération.

Le Père expliqua pour quelle raison il avait associé Mère pour faire l'Opération Générale:

« Mère me permet d'assimiler mes fluides à des malades qui, sans elle, ne pourraient être soulagés ou guéris. Les adeptes peuvent rendre le même service, et, par leur contact, m'aider à réconforter bien des personnes qui, sans leur intermédiaire, ne seraient pas touchés et partiraient découragés. Je vous prie donc de les informer de cette révélation; ils seront heureux d'être utiles et ils profiteront du bon fluide que, grâce à eux, j'aurai pu distribuer. Vous voyez une fois de plus que rien n'est bien s'il n'est solidaire. Seulement ayez bien soin de leur dire qu'ils ne doivent rien négliger de leurs devoirs de famille pour prendre part à l'Opération, que c'est une question d'opportunité. »

Deux remarques donc:

1° l'assistance de Mère ANTOINE pour l'Opération Générale, n'est pas une faveur particulière qui lui serait réservée; elle préfigure, au contraire, la même possibilité pour tout adepte;

2° le Père ne se comporte pas en gourou, il met bien en garde les adeptes qui seraient trop fervents: il ne faut pas que l'exercice du Culte leur fasse perdre de vue le respect de leurs obligations familiales.

Nous trouvons aussi cet extrait du Développement dans le chapitre « NOUS DEVONS TOUJOURS RESPECTER NOTRE NATUREL ». Le Père ANTOINE y répond à une adepte qui se lamente parce qu'un groupe d'antoinistes a ouvert un local autonome à LIEGE. Voici ce qu'elle dit, entre autres choses: 

« ...je me trompais, car ce n'était pas tout et il me semble aujourd'hui qu'au lieu de ramener les brebis au bercail en disant qu'elles ont fait le bien, on les a égarées davantage puisque, depuis dimanche dernier, elles ont établi un groupe à LIEGE... »

Le Père temporise et ne songe qu'à calmer les esprits. J'ai puisé quelques passages de sa longue réponse: 

« ...Mon Enseignement n'étant pas plus basé sur le bien que sur le mal, puisque l'un n'est pas plus réel que l'autre, je crois qu'on aurait tort de se plaindre à moi et de dire que certains adeptes agissent contrairement à ce qu'il proclame. Ne visons-nous pas ces personnes avec la vue du mal ? »

« Si nous interprétons les choses erronément par notre fausse vue, ce mal que nous voyons dans certains adeptes n'est-il pas le bien véritable ? »

Et, encore plus clairement plus loin: 

« Vous me parlez de l'unité de l'ensemble, disant que ces adeptes en sortent plutôt que de s'y maintenir, puisqu'ils se divisent et tenteraient les autres à le faire également. Mais comment interprétez-vous cette unité ? Car c'est là, je crois, que vous vous trompez. Vous entendez par elle que tous les adeptes devraient s'unir et ne faire qu'un groupe, que tous devraient revêtir la robe et qu'ainsi, toute distinction disparaissant, tous seraient dans cette unité. C'est là que vous faites erreur, car si votre vue ne se porte que sur l'effet, vous serez d'autant plus divisés à la cause. La manière d'agir de ces adeptes doit vous prouver qu'ils sont dans l'unité, car c'est bien au sein de ce que vous envisagez comme telle que gît l'imperfection, puisque tous ceux qui y participeraient en vue de montrer qu'ils font le bien, ne seraient basés que sur l'apparence, ce serait la véritable imperfection tandis que, je le répète, si même vous êtes divisés à l'effet en agissant naturellement, vous ne le serez pas à la cause. »

On découvre ainsi que, au début du Culte, certains adeptes estimaient que tout devrait se grouper au Temple de JEMEPPE. Tout groupe extérieur était considéré par ceux-ci comme des dissidences ou, en tout cas, des menaces de dissidences. Le Père remet les choses au point.

Comme le nombre d'adeptes augmentait et que le rayonnement du Culte s'étendait bien au delà de JEMEPPE et même de la région liégeoise, la nécessité de créer de tels groupes apparut rapidement. Une question se posa rapidement aussi: comment diriger ces groupes ? Le Père ANTOINE y répond dans le chapitre « COMMENT DOOT-ON AGIR DANS LES REUNIONS SI L'ON VEUT RESPECTER L'ENSEIGNEMENT. »: 

« J'ai déjà reçu de plusieurs groupes des lettres me demandant comment on doit faire pour être d'accord avec l'ENSEIGNEMENT. Nous le savons, nous n'en sommes encore qu'à l'aurore de sa proclamation. Pour le répandre nous en faisons la lecture dans des maisons ou dans des salles suivant l'importance des groupes; Plus grand est le nombre d'adeptes, plus il est besoin de salles indépendantes et plus aussi le silence est nécessaire; Les groupes qui se dirigeront avec amour attireront de nouveaux adhérents en proportion et des personnes dévouées et désintéressées seront heureuses de faire construire des temples; c'est en travaillant à notre amélioration que nous trouverons tout ce dont nous avons besoin, tout se résoudra à notre satisfaction, nous finirons par avoir dans chaque groupe un temple et vous savez qu'on y parle pas; nous devrions commencer dès maintenant à ne plus le faire, avant ni après la lecture. »

Le Père reconnaît ainsi, officiellement, la nécessité d'instaurer des groupes autonomes et de construire des Temples, le Temple de JEMEPPE étant, en quelque sorte, le Temple par excellence.

Revenons maintenant à l'exercice du Culte proprement dit et à l'intervention des adeptes. Avant la fin de l'année 1910, le Père faisait l'Opération Générale les quatre premiers jours de la semaine, à 10 Heures tandis que Mère ANTOINE faisait seule l'Opération au nom du Père , le vendredi.

Voilà pour l'Opération Générale. Ne recevant plus personne en particulier, le Père ANTOINE avait chargé la Mère et le frère Florian DEREGNAUCOURT pour recevoir les consultants les personnes affligées qui souhaitaient être reçues en particulier.

En plus des Opérations Générales, un adepte faisait la lecture de ( dans ) l'ENSEIGNEMENT dans le temple, le dimanche à 10 heures et un soir par semaine, le jeudi, à 19 heures 30, en 1911.

Toutefois, après la désincarnation du Père ANTOINE, le problème de la prééminence du Temple de JEMEPPE continua à se poser. Le Temple de JEMEPPE resta longtemps le seul Temple où pouvait se faire l'Opération Générale. C'est ce qui fut rappelé à plusieurs reprise par le bulletin « L'Unitif » ( avril 1913, novembre 1913, décembre 1913 ) . Il était rappelé que l'action cultuelle par excellence était l'apanage exclusif du Premier Représentant du Père qui, lui, était unique.

La situation se modifia seulement en 1930 ( 17 juin 1930 ) . A cette date, Mère délégua ses pouvoirs à un coadjuteur ( le Frère Narcisse NIHOUL ) . Celui-ci la remplaça à JEMEPPE, à la grande tribune, pour l'Opération Générale.

Dès lors, logiquement, du fait que, du vivant de Mère ( Premier Représentant du Père ) un adepte pouvait, au Temple de JEMEPPE,procéder à l'Opération Générale, on ne voyait plus ce qui, pouvait empêcher les desservants de recevoir les mêmes pouvoirs. Mère invita les desservants à faire l'Opération Générale dans leurs temples comme à JEMEPPE. Mère prescrivit que l'Opération Générale soit précédée de l'annonce suivante: 

« Le Père fait l'Opération, suivie de la lecture des Dix Principes. Celui qui a foi au Père trouvera satisfaction. » Simultanément, elle fit placer sur l'image du Père, au-dessus, l'inscription « LE PERE FAIT L'OPERATION »

 source : http://antoinisme-documentation.skynetblogs.be/

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Robert Vivier - Délivrez-nous du mal - Encaisseur chez De Lexhy

Publié le par antoiniste

    Soudain il dut s'arrêter et se plia en deux, les traits crispés. De nouveau, cette douleur à l'estomac... Depuis des années il le connaissait, ce mal. Peu à peu la souffrance avait terni son teint, fait grisonner ses cheveux avant l'âge. A quarante-deux ans un homme devrait être dans son plus fort, surtout si, comme Antoine, il a eu la chance de pouvoir se soustraire aux durs travaux. Mais on a bien raison de le dire : la fortune n'est rien sans la santé. [...]
    Oh ! Ce n'était pas la première fois qu'il était pris de la sorte. L'autre jour encore, en traversant la cour des Tôleries Liégeoises, sa sacoche d'encaisseur au côté, il avait entendu en lui, comme si quelqu'un lui avait parlé à voix haute : "Ainsi, c'est fini, Antoine ?" Et sa vie à venir lui avait paru monotone et usée comme les pavés de la cour.
    Il allait à la poste toucher des mandats pour monsieur De Lexhy, et tandis qu'il marchait dans la rue, la sacoche au flanc, il lui semblait tout le temps qu'il y aurait eu autre chose à faire, qu'il perdait son temps. La sacoche, qui pendait tout d'un seul côté, lui paraissait si lourde, si encombrante. [...]
    Depuis sont retour de Russie, il ne pouvait plus rien supporter. Même un jour il avait battu quelqu'un, il avait dû s'expliquer devant le juge. Tout cela provenait sans doute de son état de santé. C'est ce que les gens ne comprennent pas. Un homme, sans être méchant, peut se conduire méchamment, par pure impatience, parce qu'il souffre. Pour être justes, c'est la cause que nous devrions voir, et non pas l'effet.
[...]
    Le samedi soir, Gony lui raconta des choses qu'il avait lues à propos d'Allan Kardec, cet homme savant qu'il avait écrit le Livre sous la dictée des esprits eux-mêmes. [...]
    Soudain un doute le traversa. Ces spirites, chez qui il se disposait à aller l'après-midi même, étaient-ce des gens vraiment sérieux ? Il n'aurait pas voulu perdre son temps pour des farceurs.
    Il rentra, exprès pour en parler à Catherine.
    - Qu'allez-vous penser là ? répondit-elle. Votre ami Gony n'est pas un farceur, n'est-ce pas ?
    Elle ajouta :
    - Vous n'êtes pas bien depuis quelque temps, Antoine. Il faut tout essayer, il faut aller partout.

Robert Vivier - Délivrez-nous du mal
Ed. Labor - Espace Nord, p.129-130 & p.148-149

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Leden van de christelijke stroming, de Antoinisten

Publié le par antoiniste

Leden van de christelijke stroming, de Antoinisten

 Leden van de christelijke stroming, de Antoinisten, op zondag voor de ingang van hun tempel. De linkse vrouw en man dragen traditionele Antoinistenkleding.

 Membre du mouvement d'inspiration chrétienne, les Antoinistes, le dimanche avant l'entrée au temple. La femme à gauche et l'homme portent l'habit traditionnel antoiniste.

(photo de Kurt et Margot Lubinski)

source : www.spaarnestadphoto.nl

 La qualité est meilleure dans l'article de la revue The Sphere :

Leden van de christelijke stroming, de Antoinisten

    THE SOBER BLACK GARB OF THE ANTOINISTS: Members of this faith healers seen outside their temple after the service which is held every Sunday, when the creed of Father Antoin is first theoretically expounded and then put into practice among the sick and the unfortunate

Traduction :
    LE SOBRE HABIT NOIR DES ANTOINISTES : Membres de ce groupe de guérisseurs vus à l'extérieur de leur temple après l'office qui a lieu tous les dimanches, au cours duquel le credo du Père Antoine est d'abord exposé théoriquement, puis mis en pratique auprès des malades et des malheureux

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Robert Vivier - Délivrez-nous du mal - Spirite

Publié le par antoiniste

    Une lampe à la main, il les fit passer dans sa salle à manger. La table à quatre pieds leur parut trop lourde, et Gony alla chercher un guéridon qui se trouvait en haut, dans la chambre à coucher. Ils s'assirent et posèrent leurs mains sur le bois. C'était un geste qu'ils connaissaient bien, mais il y avait déjà deux grands mois qu'ils ne l'avaient plus refait, et ils se sentaient émus. Gony avait baissé la mèche de la lampe, qu'il avait placée sur le haut du buffet, si bien qu'une ombre oblique traversait la pièce et qu'ils se trouvaient dans une demi-obscurité, tandis que le mur opposé et le plafond étaient comme embués d'une lumière rougeâtre. On entendait la mèche de la lampe crépiter irrégulièrement. Dans la lumière trouble, à chaque instant tel ou tel objet avait l'air de bouger, et tout était comme saupoudré d'un peu de fièvre.
    Ils n'attendirent pas longtemps. Le léger meuble se soulevait déjà.
    Le coeur d'Antoine battit : était-ce lui le médium ? Sa voix trembla légèrement, tandis qu'il interrogeait  l'esprit selon le rite.

Robert Vivier - Délivrez-nous du mal
Ed. Labor - Espace Nord, p.173

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Robert Vivier - Délivrez-nous du mal - Les adeptes

Publié le par antoiniste

    Dans la salle au premier rang du public, s'étaient placés les adeptes : Debroux, Foccroule, Deregnaucourt, Hollange, Nihoul, et M. Delcroix, le professeur, avec son col blanc et sa jaquette noire, - tous les fidèles Vignerons (Pierre Dor manquait, - il avait abandonné Antoine pour suivre son propore chemin). Parmi eux étaient les femmes ; Mme Antoine, toute menue, toute grise, Mme Guillaume, Mmes Nihoul, Desart, Deregnaucourt, la femme Jeanfils. On se montrait une dame qui était venue d'Amérique, - une dame fort riche et bien habillée -, et qu'Antoine avait guérie. Derrière, jusqu'au fond, se serrait la foule, foncée de vêtements, avec les taches claires des chemises (on étouffait de chaud malgré les fenêtres ouvertes), et sur le fond sombre, de haut en bas, en longues lignes, en longs chapelets pâles, des visages et des visages.

        Robert Vivier - Délivrez-nous du mal
        Ed. Labor - Espace Nord, p.266

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