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Une dissidence de l'antoinisme : le dorisme

Publié le par antoiniste

illustration : Taganrog, le Nouveau Marché

    Alors que son oncle, Louis Antoine, pratiquait toujours le spiritisme, un de ses meilleurs médiums, Pierre Dor, son neveu qu’il aimait particulièrement, et qui se sentait la vocation de guérisseur lui aussi, quitta le groupe spirite « Les Vignerons du Seigneur », que dirigeait celui qui, quelques années plus tard, allait créer une nouvelle religion, le Culte antoiniste. Ce ne fut pas une rupture, en ce sens que les relations restèrent bonnes entre l’oncle et le neveu. Plus tard le Père Antoine dira « Il suit son chemin ». Quant au Père Dor il assistera, en 1912, aux funérailles du prophète de Jemeppe-sur-Meuse.
Son chemin va le mener à accompagner un de ses « patients » en Russie. Tout comme le « Maître Philippe de Lyon », dont nous parlerons dans un autre article, il met en pratique ses « dons de guérisseur » et sa réputation croît. A telle enseigne qu’il doit quitter la région, celle d’Ekaterinoslav, pour une bourgade des rives de la mer d’Azov. Attaqué à nouveau il préfère rentrer au pays, et s’établit à Roux-Wilbeauroux, dans le région du Centre, où il fait construire une salle, « L’Ecole Morale » Ayant laissé pousser barbe et cheveux, et s’étant revêtu d’une robe noire, il va dispenser son enseignement spirituel et recevoir les malades.
Contrairement au Père Antoine, il ne se contente pas de prier pour ceux-ci, mais conseille un régime alimentaire strict, à base de légumes cuits à l’eau. Lui-même est d’ailleurs végétalien. Il lui arrive aussi de prescrire des cures d’eau sucrée et des lavements à l’eau salée. Il « opère », ce sont ses propres termes, chaque jour sauf le week end.
Le dimanche il apporte la bonne parole, la sienne, et il donne d' « instructions spéciales » une fois par an, le jour de la Toussaint, et jour de « pèlerinage » pour ses adeptes. Il publie un ouvrage, aujourd’hui introuvable « Le Christ parle à nouveau » dans lequel il ne se présente pas comme un juge, mais comme un consolateur, un sauveur.
Plus tard il émigrera, on ne sait pourquoi, à Uccle, Fort Jaco. C’est là qu’il s’éteindra peu après la dernière ( il est permis d’espérer !) guerre.
Cependant c’est sa doctrine qui nous intéresse.

    Comme son oncle il affirme la nécessité de l’épreuve – mais aussi que ce sont nos imperfections qui nous ont placé sur terre, et non Dieu
    – que c’est en soi-même qu’il faut chercher les enseignements utiles à la vie spirituelle
    – que le spiritisme et toute forme d’occultisme sont choses mauvaises
    – que les maladies sont produites par les excès en tous genres
    – que la médecine ne traite que les effets de la maladie, mais ne guérit pas
    – que c’est en soignant l’âme que lui, le Père, soigne le corps (ce qui peut être considéré comme un pieux mensonge, puisqu’il « prescrit » un régime alimentaire végétalien)
    – que Jésus est le fruit de l’adultère, et que Marie était la plus passionnée d’entre les femmes
    – que l’épouse doit être soumise à son mari (voir St Paul, épître aux Ephésiens)
    – que les êtres les plus passionnés, les plus attachés à la terre, sont les plus vite réincarnés
    – que la foi fait partie d’une sorte de fanatisme, que c’est la superstition même, qu’il s’agit d’un fluide matériel qui se marie avec l’âme maladive, peureuse, craintive, paresseuse. Elle est stérile pour ce qui concerne le bien-être réel et durable (ici il est en opposition avec son oncle qui affirmait « Un seul remède peut guérir l’humanité : la Foi »)
    – que la notion de Dieu est chose mauvaise, qu’elle empoisonne l’existence de ceux qui y ont la vraie foi (en lui)
    – que la vue du mal est la pire des choses (ce que le Père Antoine affirmait également)
    – qu’en travaillant sur soi-même on fait du bien à ses proches
    – que la bonté active est un défaut par lequel on rend de mauvais services aux gens qui fatalement abuseront de cette charité.
Lors de sa dernière « Instruction de la Toussaint », en 1936, il dira aux fidèles rassemblés « Tout mon travail consiste uniquement à rendre les âmes lucides et fortes. Lucides afin qu’elles voient clair en elles-mêmes, et soient fortes pour vaincre. Sans cela, je ferais fausse route comme tant d’autres qui se sont révélés « Prophète » ou « Sauveur du monde ».

Chose curieuse, le Père Dor bénissait des « mariages moraux », et il y en eut des dizaines, au cours desquels les fiancés promettaient de ne point avoir de relations sexuelles ! Dans plusieurs passages de ses instructions on se rend compte qu’il avait envers l’amour physique une grande méfiance, voire des préjugés obsessionnels.
N’ayant pas créé de structures, de clergé, n’ayant désigné aucun successeur, sa religion, qu’il refusait d’appeler ainsi, le dorisme, disparu avec lui… On n’en trouve plus trace, et le souvenir du Père Dor disparaît avec les plus âgés qui l’ont connu.
Sincère, plus que certainement, le Père Dor mettait néanmoins en danger les malades qui le consultaient, et dénigrant la médecine. D’autres feront de même : Lucien Engrand, fondateur, dans le Pas-de-Calais de la « Religion sans nom », aujourd’hui disparue, la sœur Gaillard, et tant d’autres sur lesquels, un jour peut-être, j’écrirai quelque chose.

Conclusion : la crédulité humaine est incommensurable et n’a pas fini de faire des ravages.

Jacques Cecius, Spa, le 12 avril 2003 complété le 2 juillet 2007
source : http://prolib.net/pierre_bailleux/libresens/208.014.antoinisme.htm

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Pierre Dor, le neveu prophète

Publié le par antoiniste

    La soeur de Louis Antoine, Marie-Josèphe, née le 10 janvier 1841, de 5 ans son aîné se marie avec un membre de la famille Dor en 1865. "Marie Josèphe alla porter [les tartes pour la communion de Louis] la veille au boulanger pour qu'il les mît cuire dans son four. En revenant elle s'attarda un peu. On l'avait vue, à la croisée des cinq chemins, qui causait avec le fils Dor." (Robert Vivier, p.26)
"Elle eut tout de suite un garçon, Pierre, et elle allaitait une petite fille" (Robert Vivier, p.39)

    Pour Robert Vivier, il était intelligent et apprenait si bien à l'école, comme Louis en son temps (p.104).
    Dans l'Enseignement (paru en 1905), Louis raconte : "Je continuai donc à me rendre à ces séances auxquelles prenait part trois demoiselles de la famille, bons médiums, qui vinrent par la suite à une réunion chez moi. Ma femme était très heureuse de m'accompagner à ces séances, de même qu'un neveu (cf. Robert Vivier, p.158) qui vit rapidement se développer sa faculté médianimique. Je parvins également à développer la mienne.
Pierre Debouxhtay, p.54-55

    A la seconde séance où il assista, Pierre Dor sentit une main légère le toucher alors que l'obscurité était complète. La main voltigea autour de lui, le frôla au front, à l'épaule, donna des petites tapes sur le dos de sa propre main. Pierre était hardi, il voulut attraper cette main au vol. Mais ce fut comme si la main s'était évaporée. Monsieur Ghaye reprocha au jeune Dor d'avoir lâché la table : ainsi la chaîne s'était rompue, et le fluide avait manqué à l'esprit.
    Antoine était frappé. Voilà que la faculté mystérieuse touchait un être de son sang. Et le pouvoir de Pierre Dor augmentait de semaine en semaine. Ce qu'il lui arriva de plus extraordinaire fut de voir une figure blanche, habillée comme une statue, traverser lentement la prière. Une des demoiselles aussi l'avait aperçue.
Jamais plus, malheureusement, les conditions ne furent aussi bonnes que ce jour-là.
    La médiumnité de Pierre Dor encouragea Antoine à essayer une séance aux Quatre-Ruelles. il invita les trois demoiselles, ainsi que Gony et Pierre Dor, et le menuisier Debroux, de Crotteux. Le jeune Louis (le fils des Antoine) assistait pour la première fois à une séance de ce genre. Tout se passa fort bien. Aussi Antoine décida-t-il d'organiser un groupe spirite.
Robert Vivier, Délivrez-nous du mal, p.164-65.

Pierre Dor, le neveu prophète
Jemeppe - Rue de la Station (maison Delhaize à droite)

    Pierre Dor sera l'intermédiaire pour Louis Antoine de la Maison Delhaize, rue Grand-Vinâve à Jemeppe, à la fin de l'année 1900. Par cet intermédiaire, le Père achetait des flacons d'extrait de viande La Plata qu'il remettait ensuite aux malades qui le consultaient (Pierre Debouxhtay, p.76).
    La même année, Louis Antoine paya chez Dor Nicolas, cordonnier, rue du Pont, une paire de souliers pour 7 francs 50, afin de les remettre à Hollange. Il était alors infirme, et demeurant à Seraing, rue de la Vecquée, chez Noël Claes. Louis Antoine le soigna et le guéri : "il est devenu un croyant sincère et il vient me voir toutes les semaines" (Pierre Debouxhtay, p.76).

    Mme Kuntz, habitante du coin de la rue Bois-de-Mont et des Tomballes, vend sa maison au neveu de Louis Antoine, Pierre Dor, qui ouvre avec sa femme un café-restaurant. A droite, dans la rue Bois-de-Mont se situe la maison des Antoine.
    A l'automne 1900, les Antoine achète la maison à gauche du café, dans la rue des Tomballes, pour recevoir les malades. Et le 25 décembre, on inaugure la salle du guérisseur. Une gardienne fait entrée les souffrants un à un selon le jeton en zinc qui leur a été remis en entrant.
    En mars 1904, on ouvrit une porte dans la rue des Tomballes.
    En 1905, les Antoine font construire un temple à l'emplacement de la salle de réunions des Vignerons du Seigneur. Il reçoit jusqu'à 400 malades par jour.
    En 1906, on construit un bureau et une salle d'attente, et la grande salle, transformée, devient le temple.
d'après Robert Vivier, p.246

    Soeur Guillaume et Cécile Litienne firent la connaissance du Père par l'intermédiaire de Pierre Dor, en 1903. Le mari de Mme Guillaume, en faisant la traversé du Havre à New-York parla avec le neveu.
    "Nous avons pris une chambre chez Jean (certainement une erreur de prénom) Dor qui tenait commerce au coin. Au bout de quelques semaines, Maman allait très bien ; elle marchait partout où elle voulait, aller même monter la grande côte avenue Smeets.
    extrait de lettres dans Textes recopiés d'un document écrit prêté par le Frère Céleste LOBET

    Au risque d'être accusé de népotisme, Antoine avait loué la maison du coin de la rue des Tomballes à son neveu Pierre Dor (le futur Père Dor) : la femme de ce dernier y ouvrit un "café" où les visiteurs d'Antoine pouvaient se restaurer. Le commerce marcha si bien qu'après six années Mme Dor put acheter huit maisons d'une valeur de 18.500 francs; il lui restait encore 5.000 francs. (Renseignements donnés par le Père Dor, en tête de son livre Christ parle à nouveau [1913], p.10) (Pierre Debouxhtay, p.91).

    Dans la salle au premier rang du public, s'étaient placés les adeptes : Debroux, Foccroule, Deregnaucourt, Hollange, Nihoul, et M. Delcroix, le professeur, avec son col blanc et sa jaquette noire, - tous les fidèles Vignerons (Pierre Dor manquait, - il avait abandonné Antoine pour suivre son propre chemin). Parmi eux étaient les femmes ; Mme Antoine, toute menue, toute grise, Mme Guillaume, Mmes Nihoul, Desart, Deregnaucourt, la femme Jeanfils. On se montrait une dame qui était venue d'Amérique, - une dame fort riche et bien habillée -, et qu'Antoine avait guérie. Derrière, jusqu'au fond, se serrait la foule, foncée de vêtements, avec les taches claires des chemises (on étouffait de chaud malgré les fenêtres ouvertes), et sur le fond sombre, de haut en bas, en longues lignes, en longs chapelets pâles, des visages et des visages.
        Robert Vivier, Délivrez-nous du mal, p.266

    Il n'était pas jusqu'à son neveu Pierre Dor, contre qui il ne parlait jamais : pourtant celui-ci avait fondé un culte, là-bas, dans le Hainaut, et laissait dire par ses disciples qu'Antoine de Jemeppe n'était que Jean-Baptiste et que lui il était le Christ.   
        Robert Vivier, Délivrez-nous du mal, p.332

    Regis Dericqueboug cite un extrait de Le Christ parle à nouveau (Watermael, imrpimerie Paternotte, 1912)
1. Ne croyez plus en Dieu comme vous le comprenez car ce n'est guère ainsi que je vous l'ai révélé.
2. Il n'est ni un esprit, ni un être à prier comme vous le faites sans cesse croyant être exaucés.
3. Non ce c'est pas ainsi qu'il faut l'interpréter et non plus de cette façon que vous devez l'aimer.
4. Dieu est au coeur de l'homme, et vous le sentirez quand vous pratiquerez ce que j'ai enseigné.
5. D'aimer vos ennemis et de bien pardonner à ceux qui vous causent des peines et des contrariétés.
6. Si je parle à nouveau, c'est pour vous exhorter à changer d'un chemin qui peut vous égarer.
7. Car Dieu, vous ne priez que pour lui demander tous les biens de la terre, la fortune, la santé.
8. Tout cela non pour faire la charité et encore moins pour vous améliorer.
9. Mais seulement pour vous amuser dans vos vices, vos passions dites de bestialités.
10. Or de cette façon, vous vous écartez du chemin du bonheur que vous cherchez.
Régis Dericquebourg, Les Antoinistes, p.84-85

    Cet auteur y voit un "témoignage  d'un messianisme christique dans l'antoinisme naissant" (p.128)

    Né le 15 mai 1862 à Mons-Crotteux, il souffrit aussi d'une maladie mal définie, et à 38 ans un accident le força a abandonné son métier. Il tint ensuite le café-restaurant au coin du futur temple. Au bout de six ans, il acheta huit maisons qu'il loua. Puis il annonça qu'il était le vrai messie, et que Louis Antoine n'était que son Saint Jean-Baptiste. Après un essai à Grivegnée (banlieue de Liège), il revint à Jemeppe et colporta des publications de son oncle (Pierre Debouxhtay cite la déposition d'un garde-champêtre qui le rencontra pendant sa besogne, sur sa casquette avec une plaque portant "Antoine le Guérisseur", Louis Antoine le désapprouva et lui déclara qu'il n'était plus dans le fluide voulu). Pierre Debouxhtay voulait explorer la doctrine du neveu dans le second tome Antoine le Guérisseur et l'Antoinisme qui ne vit jamais le jour.
    Puis un adepte russe guéri lui propose de venir en Russie (Lioubimovsky-Любимовский et Taganrog-Таганрог). Là il eut une certaine notoriété comme guérisseur, puis fut inquiété par les autorités.
   Revenu en Wallonie, il s'installa à Jemeppe, puis à Roux-Wilbeauroux en août 1909. Après une première salle, il fonda un temple, l'Ecole morale qu'il dédicace en 1912. Puis il s'installa à Uccle. Régis Dericquebourg précise : "l'instruction de Pierre Dor ressemble à celle de son oncle mais il y ajoute une touche plus moralisatrice". (p.32)

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Frère Florian Deregnaucourt et Sœur Emma Deregnaucourt

Publié le par antoiniste

le Frère Florian Deregnaucourt et la Soeur Emma Deregnaucourt (née Crèvecoeur)

   Sur la proposition du frère Nihoul, la société entreprit la publication d'une revue, où parurent au fur et à mesure les textes révélés. Cette revue qui s'appelait "L'Auréole de la Conscience", fut colportée par les adeptes, comme l'avait été naguère le livre de l'Enseignement*. Au bout de deux ans, les textes publiés dans la revue devinrent la matière d'un nouveau volume, qui eut pour titre : "La Révélation d'Antoine le Généreux". Tel était le nom que désormais les disciples donnaient à leur maître. C'étaient les Deregnaucourt qui s'étaient occupés de l'impression de la revue du livre. Plus tard, ils achetèrent à Liège, rue Hors-Château, un immeuble où ils transportèrent leur imprimerie. Ils imprimèrent dans la suite les deux autres livres sacrés, le "Couronnement de l'Oeuvre révélée" et le "Développement de l'Enseignement".
    Robert Vivier - Délivrez-nous du mal
    Ed. Labor - Espace Nord, p.309-310

* L'imprimeur Massillon publia, sous le titre d'Enseignement, le recueil des entretiens de Jemeppe. Robert Vivier - Délivrez-nous du mal, Ed. Labor - Espace Nord, p.286

 

Photo issue du reportage de l'Excelsior du 2 juillet 1912 sur les funérailles du Père



    Les Deregnaucourt étaient des Français, qui habitaient, disait-on, dans un château près de la frontière. Des millionnaires, assuraient les gens. Ils étaient, en tout cas, d'une famille catholique ; et avaient même des parents dans les ordres. Attirés par la réputation du guérisseur, ils étaient venus à Jemeppe pour quelque maladie, et M.Deregnaucourt s'était senti bien soulagé. Ils en avaient été si reconnaissants, et il avaient si bien compris l'oeuvre de M.Antoine, qu'ils avaient tout abandonné là-bas pour s'installer à Jemeppe où ils consacraient leur temps et leur argent au travail moral et à la propagande des Vignerons. C'étaient eux aussi qui avaient fait construire cette imprimerie à côté du temple. Comme on les savait riches, on venait pleurer misère auprès d'eux, et ils donnaient toujours, - c'étaient des gens si charitables... Mme Deregnaucourt, une petit femme au visage ovale et aux grands yeux noirs très doux, se tenait silencieuse, et c'était inouï comme, rien qu'à la voir, on se sentait en paix.
    Robert Vivier - Délivrez-nous du mal
    Ed. Labor - Espace Nord, p.281-82

Un article du Matin précise que le Temple de Jemeppe fut construit par un don de 100.00 frcs fait par le frère Deregnaucourt, quand une autre source parle d'un don d'une personne non citée de 45.000 frcs.

Frère Florian Deregnaucourt et Soeur Emma Deregnaucourt

Régis Dericquebourg renseigne que c'est de Blandain dont ils étaient originaires, près de Tournai. Le Nord de la France est encore une des régions en France où le nom est le plus courant.

Le Courrier de l'Escaut, 9 octovre 1898 (source : Belgicapress)

 

  Me Marie-Emma-Louise-Joséphine Crèvecœur, sans profession, née à Orp-le-Grand le 4 juillet 1864, veuve de M. Jean-Florian Deregnaucourt, demeurant à Jemeppe-sur-Meuse, lit-on dans le Procès verbal de la Fondation d'Etablissement d'Utilité Publique, le 3 octobre 1922. Orp-le-Grand est en Belgique (dans le Brabant wallon).

    Sœur Deregnaucourt, grâce aux libéralités de laquelle trente temples antoinistes ont déjà pu être élevés en Belgique, lit-on dans Le Petit Parisien du 26/06/1924.


    Le Père disait à Sœur Deregnaucourt (au sujet de ses bijoux qu'elle avait vendu) : "vos vertus seront vos parures" et aussi "le plus grand obstacle à notre progrès, c'est la richesse". En voyant passer un riche attelage, "voilà les vrais pauvres" (pauvre de morale).

    Pour atteindre à des fluides plus éthérés, le Père fut inspiré en 1908 de ne plus répondre lui-même aux malades. Sa fille adoptive Jeanne, devint sa secrétaire ; puis vers 1910, ce fut le travail de sœur Deregnaucourt.
    Vers la fin de sa vie, le Père pleurait et disait à frère et sœur Deregnaucourt : "Vous ne m'abandonnez jamais", car de la part de certains adeptes, Il ne sentait plus guère que de la haine.
    extrait de Textes recopiés d'un document écrit prêté par le Frère Céleste LOBET

    Louis Antoine aurait eu la révélation de l'Arbre de la Science de la vue du mal pendant une nuit. Il l'aurait dessiné et il aurait demandé à l'adepte Deregnaucourt de le fabriquer au plus vite "avec ce qu'il avait de mieux".
Régis Dericquebourg, Les Antoinistes, p.87

 

Deregnaucourt (Excelsior 26 octobre 1913)F. Deregnaucourt, éditeur

 

 

 

 

 

    En 1910, Florian Deregnaucourt était le premier Président du Conseil d'Administration du Temple Antoiniste de Jemeppe-sur-Meuse. Il l'était encore en 1913. Il écrira avec la Sœur Desart, la biographie du Père que l'on retrouve au début de la Révélation (elle fut écrite dans l'Unitif n°1, qui sorti en septembre 1911).
    Il fut éditeur de l'Enseignement.
    A la fin de l'année 1910, le Père charge Mère et Frère Deregnaucourt de recevoir les souffrants qui le désirés individuellement. Florian Deregnaucourt se tenait également à la petite tribune pour l'Opération.

   "Antoine is now 65, and confines his healing to ceremonies in the church he has built. They are the simpliest services ever invented. They take place at 10A.M. on Monday, Tuesday, Wednesday, and Thursday - ther are none on Sunday.
    At 9 A.M. the congregation assembles and an adept, Mr. Deregnaucourt, who is the publisher of the sect's literature, takes his place at a desk under the raised platform. There is silence
till 9:30. Then he announces that "operations" will take place at certain hours on certain days.
    He continues sitting perfectly still, not a muscle moving and his watery blue eyes fixed straight before him in an unblinking stare, until the stroke of 10, when every one rises and the Parent One enters through a side door ans slowly walks up the steps to the rostrum, wearing a black cassock.
    Antoine faces the people for a full minute without moving, and then lifts his right hand toward the people and holds it extended for another minute, and that is all. He walks slowly out again. Those two minutes are the service. The "adept" remarks: "Every one whose faith is strong enough must be cured." The church empties silently."
The New York Times - Another new religion (December 25, 1910)

    Les Frères Deregnaucourt et Nihoul furent les personnes qui accompagnèrent le Père et la Mère lors de leur sortie vers l'actuelle source et le temple de Nandrin - Quatre-Bras.
    Mère avait désigné Sœur Deregnaucourt comme successeure et avait demandé au frère Nihoul de l'aider dans cette lourde tâche vu sa santé précaire. Le 17 juin 1930, Mère délégua ses pouvoirs à un coadjuteur (le Frère NIHOUL). Celui-ci la remplaça à Jemeppe, à la grande tribune, pour l'Opération Générale.

    A la mort du prophète "un peuple venu de partout remplissait le Temple. Une double rangée d'adeptes se tenaient debout aux deux côtés du catafalque.
    A dix heures, Mère vint faire l'Opération au nom du Père.
    Le frère Deregnaucourt occupait le petite tribune. Trois adeptes virent, au moment du plus profond recueillement, "le Père se fondre avec Mère et ne faire plus qu'un". A la fin de l'Opération, les dernières paroles du Père furent lues aux fidèles assemblés.
Robert Vivier, Délivrez-nous du mal, p.351-52

    Puis le cortège se mit en marche.
    Précédé de l'emblème, qu'un adepte tenait haut levé au bout de son manche d'acier, et du groupe des enfants en costume antoiniste [...], le cercueil que cachait le drap funèbre s'avançait, porté sur les épaules de dix compagnons. Ensuite, venait, seul, le frère Deregnaucourt, le deuxième Guérisseur, représentant la Mère. Puis la famille.
Robert Vivier, Délivrez-nous du mal, p.353

Collaborateurs directs du Père - Soeur Deregnaucourt (désincarnée le 29 octobre 1939)(Archives Temple de Retinne)Collaborateurs directs du Père - Frère Deregnaucourt (désincarné le 4 juin 1918)(Archives Temple de Retinne)

 

Collaborateurs directs du Père - Sœur Deregnaucourt (désincarnée le 29 octobre 1939)(Archives Temple de Retinne)

 

Collaborateurs directs du Père - Frère Deregnaucourt (désincarné le 4 juin 1918)(Archives Temple de Retinne)

 

 source : FaceBook


 

« Pour la remplacer dans le Temple, mère a désigné le frère DEREGNAUCOURT dont de dévouement ne s’est pas un instant démenti depuis le jour où il a commencé à pratiquer les Enseignements du Père » (Unitif d'août 1912).
    "Les « opérations » sont cependant moins effrayantes au temple antoiniste que dans les salles de nos hôtels-Dieu.
    "C'est la Mère qui procède. La Mère, c'est la veuve d'Antoine, lequel n'est désigné par les antoinistes que sous le vocable de Père.
    "Les fidèles se tassèrent dans le temple. Dans le silence qui précède les grands événements, ils attendirent, regardant devant eux une tribune étroite et longue, sur le bord de laquelle était peint — blanc sur fond noir — l'arbre de la vie, symbole de l'antoinisme. Devant la tribune principale, quelques mètres plus bas, une autre tribune, plus petite.
    "Au bout d'une demi-heure d'attente, un grand diable barbu et chevelu, avec les yeux perdus qu'on prête aux nihilistes russes, apparut sur la tribune la moins élevée et reste là, sans mot dire, le regard dans le vide.
    "— C'est notre frère Deregnaucourt, me dit-on."
Chez les Antoinistes, in L'Écho du merveilleux, 15-07-1913 (Gallica)

    Le Frère Florian accompagna Mère en 1913 pour les consécrations des Temples de la rue Vergniaud, à Paris et de Monaco. Le Frère Florian mourra peu de temps après (dans les Statuts du Culte de 1922, sa femme est déclarée Veuve Deregnaucourt). Dans Antoine de Jemeppe et l'Antoinisme, Hubert Bourguet indique cependant que "M. De Regnaucourt (sic) est  mort en juin 1918 (p.42).
"La "Mère", veuve du "Père" Antoine, a hérité des vertus curatives de son mari et continue son commerce, secondée par un homme chevelu et barbu qui s'est fait une tête de prophète. C'est le père. Il est chargé d'évangéliser les masses, car la "Mère" se contente de faire des gestes."
Après l'Opération, la Mère sort, "suivie du père qui, pendant cette consultation mystique, s'était immobilisé auprès de la chaire dans une attitude inspirée."
La Liberté, 27 octobre 1913 - Le Culte Antoiniste

    Le Temple de Liège, rue Hors-Château (consacré le 14 octobre 1917), a été construit par Florian Deregnaucourt, pour servir d'imprimerie, et ce fut Sœur Deregnaucourt, puis Sœur Louise (une des filles adoptives des Antoine) qui en furent les premières desservantes. (Historique du Culte Antoiniste).
    Il ne servit cependant jamais d'imprimerie, le Père ayant eut l'intuition d'installer l'imprimerie à Jemeppe (où elle se trouve toujours), la machine à imprimer de l'époque est partie dans un musée, après la modernisation des procédés d'impression.

    Lors de la reconnaissance du culte en 1920, la Sœur Deregnaucourt fait partie du conseil d'administration en tant que trésorière. En 1933, elle n'en fait plus partie.

    En 1924, elle accompagne le frère Musin pour la fête du Père à Paris, rue Vergniaud.

    Le 9 juin 1935, Sœur Deregnaucourt consacre le Temple d'Angleur. Pour la cérémonie, Sœur Deregnaucourt était coiffée du bonnet blanc de Mère. A cette époque, Mère décida de revêtir un bonnet blanc pour les événements marquants, "pour symboliser qu'elle avait atteint le fluide du Couronnement (Historique du Culte antoiniste). D'après les archives du Temple de Rétinne, cela lui causa une telle épreuve, qu'elle a dit : "Plus jamais !". Après 8 jours on a reconsacré le Temple avec Mère. Avec Mère, il y avait foule.

 

    En 1925, elle consacre le Temple de Schaerbeek, et en 1932, elle consacre le Temple de Valenciennes.

On connaît la date de décès du frère Florian (4 juin 1918) et de la sœur Deregnaucourt (désincarnée le 29 octobre 1939, alors qu'en 1938, puisqu'une carte postale indique qu'elle aurait consacré le temple reconstruit d'Écaussinnes).

Frère Florian Deregnaucourt et Soeur Emma Deregnaucourt

Signature Florian Deregnaucourt et Emma Crevecoeur (acte de mariage à Orp-le-Grand)

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Les Unitifs - n°1 à 11

Publié le par antoiniste

    Frère Nihoul eut l'idée de ce bulletin d'information mensuel pour les antoinistes, éloignés de Jemeppe mais aussi les personnes désirant restés en contact avec l'Enseignement du Père sans pour autant se rendre au temple.
    Il fut lancer en septembre 1911 et compte 11 numéros du temps du Père, et on y lit des choses similaires à ce qu'on trouve dans le Développement (Il contient la plupart des articles que le Père ANTOINE avait publiés lui-même dans l’UNITIF, ensuite sept révélations inédites sur les lois, l’amour, le bien et le mal et la reprise d’un long passage extrait de la REVELATION même (L’ARBRE DE LA SCIENCE DE LA VUE DU MAL) - source : http://antoinisme-documentation.skynetblogs.be/post/3987684/lenseignement-antoiniste-quel-statut-).
    Ensuite, il décrivit les activités des groupes qui se constitués ainsi que les conseils de Mère, jusqu'en 1914, date d'arrêt de publication.
    Le mot unitif a pour sens : unité de l'ensemble des antoinistes.

Pour les  principales traditions religieuses, la vie terrestre est un voyage spirituel, une quête spirituelle de la DIVINITE. Le but ultime est de retrouver DIEU.Dans les textes fondateurs des religions, y compris donc dans l’ENSEIGNEMENT Antoiniste, expriment en définitive  une conscience permanente de l'unité avec Dieu. C’est au fond l’enseignement de tous les prophètes exprimés de façon différentes.C’est ce qui explique le titre du bulletin d’information et d’éducation publié par le Culte Antoiniste à ses débuts : « L’UNITIf »La définition du mot « UNITIF » est «  qui unit en DIEU ». La vie unitive est la vie «  en union avec DIEU ».

source : http://antoinisme-documentation.skynetblogs.be/post/5174882/lunitif-la-vie-unitive

    Il porte en couverture diverses phrases.

Cf. l'article du glossaire pour le sens commun du mot "Unitif".

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Nombre d'adeptes en 1934

Publié le par antoiniste

    Nous venons d'apprendre que le temple de Liège, un des plus fréquentés, grouperait seulement 200 fervents et 1000 adeptes sensu lato; d'autres temples, par exemple ceux de Spa(1) et de Stembert(2) ne comptent qu'une poignée d'adeptes.

(1) Le 13 août 1933, Mère s'est rendue à Spa pour y porter ses encourageents au culte qui ne prospère guère. (Déclaration que m'a fait une adepte de Verviers).
(2) Un dimanche après-midi, je suis allé à l'office au temple de Stembert : il y avait une demi-douzaine d'assistants.

in Pierre Debouxhtay, Antoine le Guérisseur et l'Antoinisme, p.290

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Maison de lecture à Verviers

Publié le par antoiniste

    "Nous colportons tous avec le plus grand zèle, écrit un adepte verviétois (L'UNITIF, II, 3, p.5-6), la revue contenant les Enseignements que le Père révélait et pendant les trois années que se fit ce travail le nombre des malades qui se rendirent à Jemeppe de Verviers et des environs ne cessa de grandir. Ceux qui par leur foi y trouvaient la guérison de l'âme plutôt que du corps venaient grossir nos rangs et quand le Père se retirant du Temple en 1909 eut désigné un adepte pour y faire le lecture de la nouvelle Révélation et nous eut appelés à établir partout des lectures à l'exemple de ce qui se faisait à Jemeppe, il se forma tout de suite en notre ville un groupe très important bientôt suivi de deux autres qui prospérèrent également."

in Pierre Debouxhtay, Antoine le Guérisseur et l'Antoinisme, pp.258-59

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Inauguration du temple (in Pierre Debouxhtay)

Publié le par antoiniste

    La région de Verviers est une de celles où l'Antoinisme s'est implanté assez profondément. C'est dans un village limitrophe de Verviers que fut inauguré, en 1911, le premier temple après celui de Jemeppe. L'adepte qui vient de nous faire connaître les débuts de l'Antoinisme à Verviers nous rapporte les conditions dans lesquelles fut construit et inauguré ce temple de Stembert :

    "En 1911, un adepte eut la pensée de construire à côté de sa demeure à Stembert, village situé sur une des hauteurs de notre ville, un modeste temple sur le modèle de celui de Jemeppe, et en quelques mois, malgré la modicité des ressources il fut achevé. Nous priâmes le Père de venir le consacrer et c'est le 10 septembre de la même année qu'eut lieu cette cérémonie. Jamais nous n'oublierons cette date solennelle où nous fûmes témoins d'un grand événement. La campagne de Bronde où s'élève le Temple est vaste et solitaire. Ce jour-là elle fut animée d'un mouvement extraordinaire, non seulement une partie de la population verviétoise qui connaît et respecte le Père avait fait cortège à la voiture qui L'amenait avec Mère, mais des antoinistes du monde entier, pour la plupart revêtus de la robe, avaient tenu à prendre part à cette cérémonie. Une foule innombrable entourait le sanctuaire et le recueillement était général. Tous ressentaient plus ou moins inconsciemment l'influence du fluide éthéré. Le Père avait fait annoncer que pour la cérémonie Il recevrait tous les malades réunis dans le Temple à dix heures comme Il le faisait à Jemeppe. Leur nombre fut si grand qu'Il dut renouveler cinq fois de suite l'opération. Après, le Père nous fit remercier alors que nous Lui devions tout. Quel bonheur inexprimable nous est donc réservé lorsque par le travail moral nous aurons mérité de jouir de ce fluide céleste dont nous avons tous ressenti un avant-goût à cette cérémonie. Depuis ce jour le feu sacré nous a animés davantage encore. Toutes les instructions qui nous viennent de Jemeppe, nous les mettons aussitôt en pratique, s'il faut voyager avec des brochures ou avec L'UNITIF, c'est le même élan chez tous. nous comptons quatre guérisseurs qui ont consacré toute leur vie à soigner les malades et à répandre l'Enseignement."

L'UNITIF, novembre 1912, p.6-7. Nous avons aussi sur cette cérémonie quelques lignes d'un journal verviétois, LE JOUR, 25 juin 1912.

in Pierre Debouxhtay, Antoine le Guérisseur et l'Antoinisme, pp.259-60

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Antoinistes et Juifs parisiens pendant la guerre

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  Antoinistes et Juifs parisiens pendant la guerreIllustration : Suzanne Davy, née Marseille, une fille de Paulette                          Suzanne Davy, née Marseille
et Paulette Bartel, née Tzesselsky, en France en 1979
(documents de Yossi Bartel, qu'il soit ici remercié)

Antoinistes et Juste parmi les Nations    

Angèle Marseille
Dossier Yad Vashem : 525
Remise de la médaille de Juste : 29/04/1969
Sauvetage : Paris 75000 - Paris
Qualité: Membre de l'église antoiniste
Religion : Catholique
Nom d'épouse: Marseille
Date de décès: 26/01/1999

Suzanne Marseille Davy
Dossier Yad Vashem : 525
Remise de la médaille de Juste : 29/04/1969
Sauvetage : Paris 75000 - Paris
Qualité: Membre de l'église antoiniste
Religion : Catholique
Nom de naissance: Marseille
Nom d'épouse: Davy
Date de naissance: 1911
Date de décès: 26/01/1999

Notice
    Angèle Marseille et sa fille Suzanne, habitent à Paris dans un appartement. Dans le même immeuble habite la famille juive Tzesselsky.
    Lors de la grande rafle du Vel d'Hiv, le 17 juillet 1942, les quatre membres de la famille Tzesselsky, le père, la mère, Paulette, 14 ans, et son frère, 9 ans, sont arrêtés et internés au camp de Pithiviers.
    Ils seront remis en liberté grâce à l'intervention de l'ORT, école juive où travaille M. Tzesselsky.
    De retour chez eux, il ne se trouva que deux personnes, sur les 30 familles habitant l'immeuble pour leur donner un peu de réconfort et de nourriture : Angèle Marseille et sa fille Suzanne.
    Le 19 mars 1943, avertit par un employé de l'ORT d'une arrestation imminente. Ils s'en ouvrent à Suzanne qui demande à sa mère de les accueillir pour la nuit.
    Après quelques hésitations, la famille arrive dans le petit logement des Marseille à minuit. Ils éviteront ainsi la police qui se présentera à leur domicile deux heures plus tard.
    La concierge qui ignoraient où ils étaient cachés, déclara qu'ils étaient partis sans laisser d'adresse.
    Il devint clair que les Tzesselsky ne pouvaient retourner chez eux.
    Le lendemain, Suzanne partit pour Vincennes où elle loua à son nom un appartement pour les Tzesselsky sous une fausse identité. Mais il s'avéra dangereux de faire déménager les Tzesselsky et ils est décidé qu'ils resteraient alors chez Suzanne et Angèle. Les parents Tzesselsky resteront 18 mois, sans que personne dans l'immeuble ne s'en rende compte.
    Suzanne contacta une organisation juive clandestine pour placer les deux enfants. Présentés comme des orphelins et munis de faux papiers, ils sont envoyés dans un village isolé près de Dormans dans la Marne.
Suzanne leur rend visite régulièrement même si le voyage en train prend 3 heures et que le village est situé à 7 ou 8 kilomètres de la gare.
    Suzanne Marseille, présentée comme une parente, leur amène des cadeaux.
    Toute la famille de Paulette Tzesselsky sera sauve.
    Après la guerre, les Tzesselsky voulurent remercier leurs sauveteuses, qui malgré leur situation financière précaire, refusèrent toute compensation.
    La famille Tzesselsky partit s'installer en Israël, mais resta en contact avec ses amies Angèle et Suzanne.

Lien vers le Comité français pour Yad Vashem
Réseau de sauvetage
Suzanne Marseille Davy
         
Familles hébergées, cachées, aidées ou sauvées par Angèle Marseille
Paulette Tzesselsky

sources :
https://www.ajpn.org/juste-Angele-Marseille-1834.html
https://www.ajpn.org/juste-Suzanne-Marseille-Davy-785.html
https://www.ajpn.org/personne-Paulette-Tzesselsky-1867.html

 

    Similarly for Angèle Marseille and her daughter Suzanne lived in a Paris apartement building where they met the four members of the Tzesselsky family who where Jewish. On March 19, 1943, Suzanne learned that the Tzesselskys were about to be arrested. She insisted that they all spend the night in her morther's apartment. thus they eluded the police who came to fetch them late that evening. It was clear that the Tzesselskys could not remain in their apartement; they remained hidden whith Suzanne and her mother for eighteen months unbeknownst to all the other tenants. The two children were sheltered with anither family: they were later moved to another place under assumed identities. Suzanne visited the children regularly; these visits involved long trips by train and a seven- or eight-hour walk to a lone village where she introduced herself as a relative of the "orphaned" children. The Tzesselsky family was reunited at the end of the war. The Marseilles, members of the Antoiniste Church, a theosophical religion which emphasizes the divine-spiritual attributes of the individual, refused any monetary compensation for their charitable deed. "Without them, we should not have been citizens of Israel but perhaps a bit of ash on Mount Zion [where ashes of the victims who were burnt in the crematoria are preserved]," Paulette Tzesselsky states in her deposition.

The Path of the Righteous: Gentile Rescuers of Jews During the Holocaust
Mordecai Paldiel
KTAV Publishing House, Inc., 1993
GoogleBooks

    Dans ce livre, on apprend l'appartenance d'Angèle Marseille aux Antoinsites : "Les Marseille, membres de l'Église Antoiniste, une religion théosophique qui met l'accent sur les attributs divins-spirituels de l'individu, ont refusé toute compensation monétaire pour leur acte de charité. "Sans eux, nous n'aurions pas été citoyens d'Israël mais seulement peut-être un peu de cendre sur le Mont Sion [où sont conservées les cendres des victimes brûlées dans les fours crématoires]", déclare Paulette Tzesselsky dans sa déposition."

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Fernand Delcroix, Contribution du frère au premier numéro de la revue Unitif

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Ferdinand Delcroix, Contribution du frère au premier numéro de la revue Unitif

 

Illustration issue de l'article de l'Excelsior sur les Funérailles d'Antoine

 

CONTRIBUTION DU FRERE DELCROIX (1) AU PREMIER NUMERO DE LA REVUE « L’UNITIF »
 
«  COMMENT JE SUIS ARRIVE A CONNAÎTRE LE PERE »

 
    «  Elevé par des parents trop indulgents, j’ai grandi librement et abusé de leur amour. J’ai fait des études de professeur sans avoir le sérieux qui convient à cette mission. Quand j’ai obtenu mon diplôme j’avais bien quelques connaissances mais je manquais de sagesse pour guider les jeunes gens. J’ai fondé une famille avant d’avoir compris mon devoir envers celle que je quittais et comme il fallait s’y attendre, je ne la rendis pas heureuse ; par mon insouciance je semais le chagrin chez les êtres qui m’étaient le plus chers. Je ne songeais qu’au plaisir et à l’étude ; je sacrifiais tout à mes caprices et préoccupé de mon seul bonheur, je n’étais que peu sensible à leurs souffrances. On aurait pu croire qu’en possédant une situation honorable et de l’aisance, je devais être heureux. C’était le contraire. Déréglé dans mes désirs, j’avais contracté une maladie d’estomac qui me fit languir pendant des années et comme je n’avais pas beaucoup de cœur, je supportais mal l’épreuve et torturais inconsciemment ma compagne dévouée qui me soignait avec la plus grande sollicitude. Je n’écoutais pas les bons conseils qu’elle me donnait et je retombais toujours dans les mêmes fautes, dans les mêmes maux.

L’amour vrai ne me touchait pas encore. D’erreurs en erreurs je suis arrivé à une crise terrible qui m’ouvrit complètement les yeux. Je vis clair en moi-même, je compris toute ma faiblesse, combien j’étais vaniteux et cruel et le remords me pénétra profondément. C’est alors que je résolus de changer de vie, de devenir autant sérieux que j’étais léger et aussi bon que j’étais méchant, ma première pensée fut de chercher une croyance à même de m’alimenter l’âme. Mes parents pratiquant le spiritisme, je me mis à chercher dans cet enseignement, je dévorai Alla KARDEC, je suivis les conférences, j’assistai aux séances expérimentales de tous les médiums qu’on me signalait pour tâcher de me convaincre de l’au-delà ; j’allai aussi chez le Père, nous L’appelions encore Monsieur ANTOINE. Je fus frappé du recueillement et de la ferveur qui régnait dans son milieu (1). Je ne m’intéressais pas beaucoup aux communications, mais bien à la morale substantielle que le chef de groupe faisait aux assistants et non aux esprits, comme j’ai pu le comprendre dans la suite. Je fus accueilli comme un frère dans ce milieu, mais n’étant pas digne d’y rester, je me décidai à fonder un groupe visant ce que je croyais être moral. Je m’associai avec un ami mais comme ses préférences allaient aux communications, le groupe manquant d’unité de direction ne tarda pas à décliner et tomba au bout d’un an. Entre temps j’étais revenu auprès du Père et j’assistais de plus en plus fréquemment aux instructions qu’il donnait pendant la semaine. L’amour des adeptes m’y attirait et plus encore ma vanité : je me sentais écouté avec respect par un nombreux auditoire. Petit à petit j’empiétais sur la mission du Guide, c’est ainsi  que je me permettais de moraliser les assistants, et pourtant j’en étais bien indigne ! Certains, comme je l’appris plus tard, préférant à tous mes beaux discours ses phrases parfois incorrectes mais dictées par un fluide réconfortant, le priaient de me faire cesser mais il leur conseillait de prendre patience et il se contentait de me rappeler à la réalité en disant que les mots ni les phrases ne sont rien que le fluide seul est tout, mais j’étais trop peu sensible pour être touché de son doux langage et je comprends aujourd’hui pourquoi ma vanité si ombrageuse ne se froissait pas de ses conseils : c’était la bonté qui les dictait. Un jour cependant il apparut clairement que j’étais venu auprès de lui plutôt pour le combattre et l’assemblée fut appelée à se prononcer entre le Guide et moi. Tous restèrent avec lui : jamais je n’oublierai cette séance qui montra combien j’étais méchant et ingrat. Mes frères me priaient d’assister encore aux réunions et moi de répondre dans mon dépit de ne plus pouvoir enseigner : «  Qu’y viendrais-je faire ? » Cependant comme j’allais à la fin de la réunion serrer la main de « Monsieur ANTOINE » suivant l’habitude de tous, il me dit avec tant de douceur « Vous reviendrez, n’est-ce pas ? » que je répondis spontanément oui. Ce fut mon bonheur. Forcé de me taire, ,j’écoutais et observais mieux ce qui se disait ou se passait autour de moi ; je réfléchis et compris alors beaucoup plus que pendant les séances où je discourais. « Monsieur ANTOINE » me retint un soir pour me dire entre autres ces paroles qui ne s’effaceront jamais de ma mémoire : « Plus tard vous verserez des larmes de joie d’être resté parmi nous. » Quelques jours après, le consultant au sujet de ma petite qui souffrait, il me fit une  révélation qui me convainquit de son savoir et je m’attachai à lui avec plus de sincérité. Je remarquai non sans surprise que venu pour instruire et protéger, j’étais plutôt instruit et protégé moi-même. Je le reconnus mieux encore dans le travail de la revue (2).
 
     Prétendument formé à l’école des classiques, je ne les compris vraiment qu’au contact du Père, car c’est par lui que j’ai appris à goûter leur simplicité et leur profondeur. Chaque fois que je voulais embellir le style, le Père me rappelait à la vérité et je puis dire que c’est sous sa direction que j’ai achevé mon éducation littéraire en passant de la théorie à la pratique. Mais ici encore je ne compris pas tout de suite, parce que l’intelligence est trop sensible aux apparences. Comme le Père n’est pas instruit, je croyais avoir un grand mérité et contribuer pour une bonne part dans l’œuvre dont je n’étais que le traducteur, le plus souvent infidèle(3). Combien de lois morales j’ai transcrites ou écrites sous le contrôle du Père que je me figurais posséder et que l’épreuve me rappelait à la modestie, à la réalité. Je raisonnais l’Enseignement plutôt par la mémoire que par le cœur et quand on m’interrogeait, je recourais à la lettre au lieu de puiser dans l’esprit. Quelle charité il a fallu au Père pour supporter le malheureux que j’étais ! Pour me faire comprendre que je n’étais pas indispensable, il dut me priver de tout travail. L’épreuve fut poignante mais salutaire. Je m’étais attaché à la revue qui contenait son Enseignement avec un acharnement incroyable, c’était ma vie et on me l’enlevait ! Alors me demandant ce que j’allais devenir, tout le reste de la journée et la nuit suivante, je passais en revue les milieux où j’avais vécu et d’autres que je connaissais plus ou moins, aucun ne m’attirait, je sentais que je ne pourrais trouver nulle part plus d’amour, car l’angoisse me serrait le cœur. Aussi quand le matin l’inspiration me vint d’aller à la visite, j’y courus et le Père me reçut avec )plus de bonté qu’auparavant. Montrant son front et son cœur, il me dit : « Mon fils, vous êtes là. » La revue parut sans que j’y misse le main : il n’y avait rien de changé, je retrouvais partout le style de la Révélation.
 
     Est-ce à dire que j’ai été corrigé de ma vanité ? Oh ! non puisque à cette heure encore je dois lutter constamment contre elle. Je le fais volontiers parce que je reconnais combien elle m’a souvent égaré, me faisant prendre le mal pour le bien et m’éloignant du vrai bonheur qui réside dans la sincérité. J’ai été lire dans les groupes l’Enseignement du Père et là j’ai ressenti ce que je n’avais encore perçu que bien faiblement : le bon fluide qui ranime et réjouit. Les mots profonds, les phrases maximes que le Père a trouvés de lui-même et qu’il a dû maintenir contre moi me sont apparus en pleine lumière et tout confus de mon ignorance, j’ai senti mon respect grandir pour celui qui m’avait formé, une reconnaissance infinie me pénétrer pour sa patience et son amour. Ainsi mon cœur s’ouvre à des sentiments qui me rendent aussi  heureux que j’étais malheureux, je recommence à comprendre ce qui m’était resté caché dans la Révélation et loin de maudire encore mes épreuves, je les bénis, puisqu’elles m’ont rapproché du Père et de tous mes frères. »
( Ferdinand DELCROIX )

(1) Le Frère DELCROIX était professeur de français à l’Athénée  Royal de LIEGE ( actuellement LIEGE 1 ). Dans le roman de Robert VIVIER, de nombreuses pages sont consacrées au frère DELCROIX.
(2) Le groupe concerné s’intitulait « LES VIGNERONS DU SEIGNEUR » et avait son siège à l’emplacement actuel du Temple de JEMEPPE. On a ici un aperçu de la richesse du mouvement spirite à l’époque.
(3) A rapprocher de ce que dit la sténographe de l’ENSEIGNEMENT, la sœur DESART.

source : http://antoinisme-documentation.skynetblogs.be/archive-week/2007-07

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Marie Desart, sténographe de l'Enseignement et François Desart

Publié le par antoiniste

 

---------->  Photos fournies par Thierry Renard, arrière-petit-fils de la sténographe : en haut, avec son mari François ; en bas, dans le temple de Jemeppe, en train de sténographier.  Merci à Thierry Renard.

 

 

Commentaire sur mon site le 23-05-2009
Marie Desart  De  Thierry Renard  Sujet:  Marie Desart
Bonjour, Je suis l'arrière petit-fils de Marie Desart, sténographe de l'Enseignement du Père Antoine. Je serais désireux d'obtenir de plus amples informations à son sujet...

---------->

Elle est née en 1864 et meurt le  10 novembre 1934. Elle est élève institutrice dès 1880. Elle habite Vinâve d'Île à Liège (face à l'entrée du Passage Lemonnier, proche de la Cathédrale Saint-Paul).

Marie Desart, sténographe de l'Enseignement et François Desart

Marie Schouleur, élève-institutrice
(La Meuse, 26 juillet 1880)(belgicapress.be)


Je fais suivre ci-dessous les extraits de livre concernant Marie Desart, en souhaitant que cela puisse vous être utiles (retrouvez les livres dans la section bibliographie de mon site) :

Robert Vivier, p.282 :
   "L'un après l'autre, les Vignerons [du Seigneur] entraient. Mme Elskens d'abord, puis Gony, accompagné de son ami Célestin Macot. Ensuite Martin Jeanfils, Nihoul, Hérion, Stalmans, Hollange, d'autres encore. Mme Desart arriva la dernière. Elle n'était pas grande, mais elle avait un port de tête impérieux, et ses gestes étaient empreints d'une sorte d'emphase. Mme Desart était un très bon médium. Avec elle, on ne risquait jamais de rester sans communications. Le problème de l'au-delà l'avait de tout temps intéressée, et les séances de M. Antoine lui donnaient de grandes satisfactions, bien que ce fût une rude tâche, à ce qu'elle disait, que celle du "Connais-toi"."

Robert Vivier, p.295
[le début du chapitre XII évoque une séance durant laquelle Marie Desart, pris par un esprit mis en garde Louis Antoine]


Elle participa déjà certainement à l'écriture de l'Enseignement de 1905 (dont les exemplaires ont été brûlés par Louis Antoine), car le frère Delcroix y participa également et précisa que cette première mouture était l’œuvre des Louis Antoine et plusieurs adeptes.

Historique du Culte antoiniste, p.23
    "De 1906 à 1909, chaque dimanche de 10 h à 12 h, le Maître expose sa Révélation et répond aux questions des assistants. Ses paroles sont retranscrites simultanément par Madame Desart, sténographe de l'Enseignement".

Robert Vivier, p.304
    "Le Maître commença par dire que grâce au dévouement des adeptes il avait pu atteindre un fluide plus pur, et que, si le groupe acceptait cette nouvelle inspiration, il en résulterait un grand bien pour toute l'humanité.
    "A une table en dessous de la tribune, Mme Desart était assise et prenait des notes en se servant de la sténographie."

Pierre Debouxhtay, p.253
    "Lorsqu'en 1906 Antoine se mit à révéler le nouveau spiritualisme, des adeptes jugèrent indispensables de recueillir ses paroles afin de les annoncer "aux malheureux qui ont faim et soif de lumière divine" [l'Unitif, I, I, p.12]. Une adepte, Madame Desart, institutrice, fut chargée de sténographier cet enseignement qui, publiée dans l'Auréole de la Conscience, fut accueilli avec enthousiasme."

[une photo, reproduite dans Robert Vivier, Editions Labor, représente cette scène]
[Peut-être est-elle aussi sur la photo précédente, parmi les membres de la société spirites des "Vignerons du Seigneur"]
Marie Desart, sténographe de l'Enseignement
cf. l'article Écriture de l'Enseignement de mon site.

Régis Dericquebourg, p.145 :
    Elle fit partie du Conseil général du culte de 1911 formé par Louis Antoine, chargé de gérer les affaires matérielles du mouvement.

Pierre Debouxhtay, p.196 :
    Lors de la désincarnation du Père, une adepte raconte ses derniers moments et précise : "Tous nous comprîmes que le moment suprême de la séparation matérielle était arrivé, nous retenions notre souffle, nous écoutions avec une piété profonde les dernières paroles du Père qu'une sœur recueillait, si émue que ses mains tremblaient. Comment a-t-elle pu écrire ? Sur un chiffon de papier avec un crayon prêté, pliée, sa tête près de celle du sublime vieillard, elle écrivait sur le genou..."
Est-ce que c'est là Marie Desart, je n'en sais rien.

Marie Desart, sténographe de l'Enseignement et François Desart

Marie Schouleur, décès
(La Meuse, 12 novembre 1934)(belgicapress.be)



Pierre Debouxhtay, pp.310-315 :
    En 1922, dans le Moniteur belge, dans les statuts du culte antoiniste comme établissement d'utilité publique, on apprend que Mme Marie Schouleur, sans profession, épouse de M. Dessart [sic, il faut lire Desart], demeurant à Jemeppe-sur-Meuse, de nationalité belge, fait toujours partie du Conseil.
En 1934, ce qui doit être son mari (erreur de la graphie dans les noms de famille, bien que la domiciliation soit différente : était-elle près de Mère pendant que son mari était adepte du temple de Seraing, c'est là des suppositions) est secrétaire du Conseil d'administration :
Desart, François, 69 ans, sans profession, rue des Sables, 120, à Seraing-sur-Meuse

    François Desart est né en 1865 et meurt en début octobre 1939.

Marie Desart, sténographe de l'Enseignement et François Desart

François Desart, décès
(La Meuse, 3 octobre 1939)(belgicapress.be)



Et bien sûr, pour avoir un aperçu de sa personnalité, vous pouvez vous reporter à la biographie du Père Antoine au début de la Révélation (qu'elle a écrit avec le frère Deregnaucourt, que vous trouvez également dans le fascicule gratuit dans les Temples Que savez-vous du culte antoiniste ?, et sur le site www.antoinisme.com) et surtout son récit de sa contribution en tant que sténographe de l'Enseignement à la fin de la Révélation.

Peut-être d'autres lignes de sa main sont présentes dans les Unitifs, mais je n'en suis pas sûr.

Marie Desart, sténographe de l'Enseignement

Collaboratrice directe du Père - Soeur Desart, sténographe de l'Enseignement, désincarnée le 9 novembre 1934 (archives Temple de Retinne)

Collaboratrice directe du Père - Soeur Desart, sténographe de l'Enseignement, désincarnée le 9 novembre 1934 (Archives Temple de Retinne)

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