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adepte

Nombre d'adeptes à Poucet en 1933

Publié le par antoiniste

    En août 1933, le nombre d'adeptes costumés était de 5 à Poucet (commune d'Hannut), près de Waremme.

Pierre Debouxhtay, Antoine le Guérisseur et l'Antoinisme, p.288

 

    D'après le document de Charles Grenier POUCET : Églises, Presbytères, en résumé et en chiffres (2020), la salle de lecture était rue de Villers (dernière maison du chemin de Villers). La maison a été vendue en 1931.

 

    Michel Meeus signale p.40-41 : Le doyen de Hannut se contenta d'écrire en 1932 que quelques antoinistes résidaient à Hannut, Moxhe et Poucet. Il croyait qu'ils étaient alors déjà passés de mode. [...]
    L'année précédente, son collègue de Landen avait dressé un rapport circonstancié. La propagande de l'antoinisme était assez fortement organisée à Landen même et dans les villages voisins. Il y avait ici un grand magasin, une chambre d'étude, une sorte de temple où des explications de la doctrine d'Antoine étaient fournies tous les jeudis et dimanches. À peu près 25 personnes assistaient à cette lecture, parmi lesquelles environ quatre ou cinq de Landen (soit 1,5 pour 1000 habitants), les autres venant des alentours : Walsbets, Wamont, Montenaken, etc... Le succès était fai- ble et hormis quelques-unes ce n'étaient que des personnes qui espéraient obtenir la guérison de maladies, etc. À la connaissance du doyen, à part un ménage à Landen, Walsbets et Wamont, ces personnes n'abandonnaient pas la foi, sauf la dame propagandiste, maîtresse du magasin, qui avait complètement rompu avec l'Église et dont la fille s'était mariée civilement quelques semaines auparavant avec un antoiniste de Bruxelles. Cette dame devait disposer d'assez bien d'argent, car elle distribuait pas mal aux familles dans le besoin. Par la parole aux clients du magasin, elle essayait aussi de répandre la doctrine. Au début, plusieurs propagandistes étrangers étaient venus quelques jours faire de la publicité par la parole et en distribuant un livret.
    Dans une note de 1933, le curé de Montenaken, à 5 km de Landen, exposa que l'antoinisme pénétrait et trouvait des adeptes. Plus de personnes qu'on ne croyait se rendaient chez les antoinistes et accordaient leur confiance à leurs usages et pratiques. Il y eut même un enterrement antoiniste en novembre 1933 d'un certain Dabompré, originaire de Houthalen, qui assistait depuis des années à leurs réunions à Poucet et ailleurs. Petit-Fresin comptait quelques antoinistes opiniâtres. En 1932, des disciples de ce mouvement étaient signalés à Velm, dans le doyenné de Saint-Trond.
    Ils résidaient dans cinq paroisses du doyenné de Glons en 1934, notamment à Oupeye où régnaient beaucoup de superstitions, et à Rocourt où 0,6 pour 1000 des habitants pratiquaient l'antoinisme. Notons que le châtelain de Waltwilder, entre Bilzen et Maastricht, était cité comme spirite en 1934 et 1935. Le curé estimait toutefois qu'il n'exerçait aucune influence sur la population.

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Nombre d'adeptes à Fize-Fontaine en 1933

Publié le par antoiniste

    En août 1933, le nombre d'adeptes costumés était de 5 à Fize-Fontaine (commune qui appartient maintenant à Villers-le-Bouillet).

Pierre Debouxhtay, Antoine le Guérisseur et l'Antoinisme, p.288

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Henri Bodin, qui de prêtre catholique est devenu antoiniste

Publié le par antoiniste

    Cette profession [de foi] avait d'abord été lue à la réunion générale du 15 août 1911.

Pierre Debouxhtay, p.226

PROFESSION DE FOI D'UN ADEPTE QUI
DE PRÊTRE CATHOLIQUE EST DEVENU ANTOINISTE

Profession de foi faite à la réunion du 15 Août.

         " Mes frères,
    Je dois vous dire aujourd'hui comment de prêtre catholique je suis devenu antoiniste car je veux rendre témoignage à la vérité en la rendant à la grande valeur morale de notre bien-aimé Père.
    Vous m'excuserez si dans la crcontance je suis obligé de vous parler de ma triste personne, mais j'ai été inspiré ce matin de m'exprimer comme je vais le faire, ce qui servira, je l'espère, au bien de tous.
    Je suis né et ai été dans la religion catholique. Dès ma plus tendre enfance mon âme se sentit attirée avec force par toutes les manifestations extérieures de la piété. Une religieuse qui seconda mes parents dans ma première éducation favorisa cette tendance et contribua beaucoup à orienter les vues vers le sacerdoce. Très épris d'idéal je plaçai mes aspirations dans ce que je pouvais sentir ou comprendre de la religion que j'avais reçue en héritage de mes parents." [...]

    Suivent son parcours religieux : d'abord enchanté par la "magie" du culte catholique, il se sent incompris, sauf par sa mère qui l'encouragea à la prêtrise. Sa formation fut difficile. Son père meurt et sa mère a 6 enfants à élever. A quatorze ans, étant l'aîné, il dut prendre à charge sa famille. Ses patrons ne comprirent pas ses penchants ésotériques.
    Il reprit alors ses études religieuses dans une congrégation de frères voués à l'enseignement, mais du changer de congrégation, car "là n'était pas ce qu'il avait cru y trouver". Dans cette nouvelle congrégation, la vie fut difficile : il devait y mener de front l'instruction donnée aux élèves, ses propres études et encore d'autres travaux.
    Sa mère meurt, et il doit s'occuper de son frère cadet de huit ans.
    Il n'est pas compris et ne comprend pas ses frères de congrégation. "Maintenant je me rends compte que j'avais attribué une importance trop grande aux cérémonies du culte, à la manifestation extérieure du sentiment religieux, que tout ce qui est du domaine physique est éphémère et doit finir tôt ou tard par désappointer." Il pense que beaucoup comme lui doivent vivre dans l'hypocrisie, car ils se sont simplement laisser porter par les influences de leur entourage. Il vécut son ordination comme dans un rêve, puis la réalité lui fit voir la vérité : désirant être humble, charitable, soumis, obéissant, il n'y arriva pas dans sa nouvelle fonction. Puis il chercha un échappatoire, ne pouvant le trouver dans la catholicisme, celui-ci ne lui convenant pas, il le trouva dans l'Antoinisme. Il résolu de voir le Père, et de déposer la soutane. Il ressenti l'impression de rencontrer le vrai Christ, ses apôtres et ses fidèles en arrivant à Jemeppe. Il y resta huit mois, et fut reçu par le Père chaque semaine, acquérant ainsi son travail moral.
    "Beaucoup sont surtout frappés par les guérisons obtenues à Jemeppe ou ailleurs. Cette manifestation plus tangible de la puissance de notre Père impressionne davantage les foules et cependant, laissez-moi vous le dire, ce n'est là que le côté accessoire de sa mission. Ce qui est autrement important c'est le rôle de pacificateur qu'Il a été appelé à remplir, son rôle d'unificateur des religions. Il est venu faire cesser, après des siècles d'antagonisme malheureux, les luttes entre les diverses religions en nous démontrant ce qu'est la Religion. Il est venu accomplir le désir du Christ : l'unité religieuse."
                   H.B.

Unitif, N°2, p.7-16

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Groupe à Aix (évoqué par Juliette Vittart)

Publié le par antoiniste

    Ma soeur de son côté continuait à propager l'Enseignement, aidée par d'autres personnes qui comme nous avaient été guéries. L'une d'elles se mit à opérer à Vichy au nom de notre Père et ce fut comme une traînée de poudre. On accourut de partout, lettres et dépêches affluèrent. De grandes et sensationnelles guérisons se produisirent également à Aix-les-Bains. Des adeptes y fondèrent un groupe comme à Monaco, à Vichy, et ils attirèrent à l'Enseignement bien des personnes qui y étaient préparées par leur progrès.

extrait la profession de foi de Juliette Vittart "Montrons-nous extérieurement ce que nous sommes naturellement"
in L'Unitif n°5, p.14-15

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lumière et vie, n°6 (1952)

Publié le par antoiniste

lumière et vie, n°6 (1952)

lumière et vie, revue de formation et de réflexion
théologique et culturelle, revue trimestrielle, éditée à Lyon par les dominicains :

n° 6 (1952) épuisé- L'Eglise et la Bible ; les sectes (pp.1-128)
En pages 67-108, Les sectes bibliques par H.-Ch. Chéry, O.P.
source : http://assoc.pagespro-orange.fr/lumvie/

On peut lire en ligne et télécharger le numéro sur le site : lumiere-et-vie.fr

 Sommaire :
Le phénomène de dissidence (p.68)
Présentation des dissidences modernes  (p.75)
1. Sectes sans importance en France  (p.76)
2. La lignée adventiste  (p.78)
3. Trois autres sectes américaines (p.79)
4. Quelques autres sectes ou groupements religieux [dont l'Antoinisme](p.81)
Le visage des sectes en France (p.84)
   Les Adventistes du Septième Jour (p.86)
   Les Témoins de Jéhovah (p.91)
   Les Amis de l'Homme (p.94)
   Les Pentecôtistes (p.98)
   Les Mormons (p.101)
   Les Antoinistes (p.103)
   La Christian Science (p.103)
Conclusions (p.105)
Bibliographie (p.108)

    Le chapitre sur les Antoinistes est court, citons-le in extenso :

Les Antoinistes
    Partis de Belgique, ils sont surtout nombreux dans le nord de la France.

    On nous les signale à Oignies et Libercourt, au diocèse d'Arras, – à Lille et sa région, Dunkerque et ses faubourgs (une vingtaine de missionnaires, des centaines de personnes touchées, peu de converties), mais aussi à Angers, où ils ont un centre de réunion et 20 et 25 adhérents, – à Annecy, où un missionnaire vient d'Aix-les-Bains (centre) pour une quinzaine ou un mois de propagande, – à Evreux, un temple et 2 missionnaires qui vont à Vernon, un temple à Bernay, un à Brionne (et 2 missionnaires), – à Laval (un ou deux missionnaires), – au diocèse de Moulins où on les trouve à Vichy (temple), Cusset, Saint-Pourçain, Billy, Varennes-sur-Allier (temple), – à Nantes-Chantenay, – à Reims, où ils ont un petit temple, – à Toulouse, – à Oran.

    Nous ne connaissons pas de périodique antoiniste. L'ouvrage de base, contenant en très gros caractères la sténographie des enseignements du Père Antoine, est intitulé « Révélation de l'auréole de la conscience » ; un fascicule grand format ronéotypé « Aperçu sur l'Antoinisme », par Albert Jeannin ; un imprimé de propagande de huit pages grand format : « l'Unitif ».
    Une émission à Radio-Luxembourg : « Paroles de vie ».

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Ernest et Marie Blanc-Talon, adeptes de Chambéry et Aix-les-Bains

Publié le par antoiniste

    Grâce à diverses sources internet, on peut suivre l'arrivé de l'antoinisme en Savoie.

    Le 12 novembre 1881, Ernest Lucien Blanc-Talon né à Aillon-le-Vieux dans les Bauges, massif montagneux des préalpes françaises du nord, se situent à cheval sur les départements de la Savoie et de la Haute-Savoie et culminent à plus de 2 200 mètres.
    En 1910, une adepte antoiniste parle à Ernest Blanc-Talon des guérisons du Père. Sa mère étant atteinte de démangeaisons, que les médecin disait être un cancer incurable, il envoya une lettre au Père. La lettre ne fut pas arrivée au Père, que sa mère était mieux. Ils allèrent ensuite à Jemeppe : "Moi-même, je souffrais de maux d'oreilles provoqués par une grande peur que m'avait fait un gros rat : je n'avais pas franchi le seuil du temple de Jemeppes que je me sentais guéri !", dit-il au journaliste qui 'linterroge.
    "De retour à Biollay, j'étais tout transformé, j'avais la foi, je ne songeai qu'à la faire partager à tous ceux qu'il me serait possible de convertir.
    "Seulement, comme la grange de Marlioz était trop peu pratique, je fis parqueter un local qui était libre chez moi ; j'y fis disposer des bans et des chaises. C'est là que tous les dimanches à 3 heures, une trentaine de prosélytes ayant sous les yeux "l'arbre de la Science de la Vue du Mal" viennent écouter la lecture que je leur fais.""
    En 1912, Ernest Blanc-Talon habite donc à Biollay, sur la Plaine de Marlioz à Aix-les-Bains. "Autour d'une grange, qui leur sert de temple, les fidèles de la religion belge viennent écouter la parole de leur prêtre improvisé".
    En 1913, à Aix-les-Bains, la rue Victor Hugo s'appelle Rue des Granges, le sentier des Granges menait au village de Marlioz. La rue Isaline s'appelle chemin dit Derrière-la-Tour en 1873, puis chemin du Biollay en 1885. En 1891, elle prend son nom actel.
    Sa femme, Marie, d'abord réticente, devient guérisseuse. Lui cultive son lopin de terre et est cireur de parquet. Son fils deviendra cheminot.
    En 1914, il y a déjà une salle de lecture à Chambéry, dans la rue Basse du Château. Elle existera plus de 6 ans. D'autres salles de lectures s'ouvrent entre 1914 et 1920.
    Le 15 juin 1915, Ernest décède sur le champ de bataille d'Ablain-Saint-Nazaire dans le Pas-de-Calais. Il avait le grade de caporal, et appartenait au 97RI.
    A l'emplacement du quartier du temple, Paul Bonna possède, depuis 1877, une ferme avec vaste terrain planté de vignes en hautins. En 1924, ses héritiers divisent la parcelle en deux lots vendus séparément.
    A partir de là, les disciples du culte antoiniste construisent le temple d'Aix-les-Bains. En 1923, les travaux commence. Le 24 août 1924 la Mère s'y rend pour le consacrer. Sa façade antérieure, orientée à l'ouest, donne sur une cour que prolonge, au sud, un jardin potager, sur une lettre, on apprend que c'est un frère qui l'entretien pour la desservante.
    Le 28 avril 1927, Mme Veuve Blanc-Talon Ernest, avec madame Dufourd, fait construire une maison au 10, rue François Ponsard. Puis madame Dufourd se désiste, et il est décidé de construire que le premier niveau. Cependant, en 1932, l'ensemble est surélevé et la travée de fausse-fenêtres, prévue à l'origine en façade, a été remplacée par de vraies fenêtres. La maison est appelée alors Villa, comme beaucoup de maisons du quartier.
    En 1959, Ernest Marius Blanc-Talon en est propriétaire. Il est le mari de Alice Eugénie Brunet (mariage en 1932), et est électricien SNCF. On sait que l'antoinisme fut introduit notamment par des cheminots. Cette maison restera dans la famille encore un temps.
    En 1976, un appentis a été accolé à l'élévation droite du temple et, sur cette façade, des balcons ont été ajoutés devant les baies de l'étage de comble.

sources :
http://www.memorial-genweb.org/~memorial2/html/fr/complement.php?table=bp01&id=179851
http://www.patrimoine-aixlesbains.fr/?page=fiches&p=IA73001648
http://www.patrimoine-aixlesbains.fr/?page=fiches&p=IA73001629

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AIX-lez-BAINS - Temple Antoiniste consacré par Mère Antoine le 24 août 1924

Publié le par antoiniste

avec la croix où la desservante indique sa chambre.

Je vous envoie cette carte pour vous donner une idée où je suis. La croix indique la fenêtre de ma chambre. J'espère et souhaite que la Thomson est été plus généreuse avec vous que l'a été le matériel téléphonique avec moi, et bien comme ça je n'aie pas d'obligation à personne. Je vis sur mon petit revenu, ma vie est simple et modeste mais n'en souffre pas. J'ai un jardin où je récolte mes légumes, c'est un frère qui me l'entretien fraternellement. Je ne souffre pas non plus du froid, le temple est chauffé au central, j'ai un radiateur dans ma chambre et dans ma cuisine, une petite cuisine qui chauffe bien. J'ai l'eau, le gaz et l'électricité, en somme j'aie toutes les commodités. Cette année j'espère aller à Paris. Je fais mes congés pour cela. Recevez avec mes bonnes pensées de baisers affectueux. Baisers. [signature].

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Le Progrès de l'Antoinisme (L'Abeille de la Nouvelle-Orléans, 17 septembre 1912)(Aix-les-Bains-Chambéry)

Publié le par antoiniste

L'Abeille de la Nouvelle-Orléans - 17 septembre 1912 - Le Progrès de l'Antoinisme (Aix-les-Bains-Chambéry)

    "Excelsior" vient de découvrir à Biollay, entre Aix-les-Bains et Chambéry, un nid d'"antoinistes". Autour d'une grange, qui leur sert de temple, les fidèles de la religion belge viennent écouter la parole de leur prêtre improvisé :
    "Par qui Ernest Blanc-Talon fut-il investi de ses fonctions spirituelles ? Personne ne le sait, pas même lui ! Ce brave homme originaire des Bauges, s'est un jour senti illuminé par la foi : il a cru, il croit et il s'efforce de faire croire.
    "Ce n'est pas que sa position sociale le poussait à de hautes destinées, car Ernest Blanc-Talon profite des loisirs que lui laisse la culture de son lopin de terre pour trotter et curer les parquets.
    - Comment je suis devenu un adepte du Père ? me confia le grand prêtre. Mais c'est parce qu'il a guéri ma vieille mère, que tous les médecins avaient abandonnée, déclarant que le cancer qui lui rongeait la face était incurable.
    "Désespéré, j'avais employé vainement toutes les drogues et tous les dépuratifs, lorsque, il y a deux ans, sur les conseils d'une voisine qui était en relation avec une adepte antoiniste, j'écrivis au Père, à Jemeppes, pour implorer sa protection. Et miracle, lorsque je revins chez moi, après avoir été mettre ma lettre à la poste, l'intervention du Père s'était déjà manifestée, car ma mère ne souffrait plus de ses démangeaisons intolérables. Depuis, nous sommes allés à Jemeppes, où nous avons été reçus par la Mère : la guérison n'est pas complète, mais le mal ne ronge plus le visage de ma mère, qui, dès lors qu'elle souffre un peu n'a qu'à penser au Père pour être soulagée ! Moi-même, je souffrais de maux d'oreilles provoqués par une grande peur que m'avait fait un gros rat : je n'avais pas franchi le seuil du temple de Jemeppes que je me sentais guéri !
    "De retour à Biollay, j'étais tout transformé, j'avais la foi, je ne songeai qu'à la faire partager à tous ceux qu'il me serait possible de convertir.
    "Seulement, comme la grange de Marlioz était trop peu pratique, je fis parqueter un local qui étai libre chez moi ; j'y fis disposer des bans et des chaises. C'est là que tous les dimanches à 3 heures, une trentaine de prosélytes ayant sous les yeux "l'arbre de la Science de la Vue du Mal" viennent écouter la lecture que je leur fais."
    Et le grand prêtre lève ses yeux inspirés vers un tableau noir où se lisent ces mots : "l'auréole de la conscience". Tandis que deux enfants s'accrochent en criant aux plis de sa longue lévite noire.
    Pour avoir été longtemps réfractaire à la foi, la femme du grand-prêtre n'en est que plus croyante. Et à peine eut-elle été soulagée "d'un mal de gosier" que, usant de la transmission de la pensée, Mme Marie Blanc-Talon se mit à opérer des guérisons miraculeuses.
    Bien qu'en imposant ses mains et en invoquant le Père Antoine, elle arraché à la mort, prétend-elle, la fillette d'un fermier de Marlioz qu'un méningite allait emporter. N'est-ce pas ainsi que précédèrent, à Paris, les époux Leclercq, qui laissèrent mourir leur enfants de soins !
    Notre confrère fait l'exposé de la propagande acharnée qui donne à ce culte nouveau des adeptes dans toutes les parties du monde.
    "La Savoie et l'Isère seules comptent trois groupes d'adeptes, l'un à Grenoble, le second à Touvet (Isère) et le troisième, - celui que j'ai visité, - à Biollay.
    Il conclut :
    "Et dire que ces mêmes paysans qui écoutent bénévolement la lecture de "principes en prose" auxquels ils ne comprennent rien, regimbent dès qu'on leur parle d'hygiène.

source : L'Abeille de la Nouvelle-Orléans - 17 septembre 1912 - Le Progrès de l'Antoinisme

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Magnette et Goblet d'Alviella, l'Antoinisme et la politique

Publié le par antoiniste

 Charles Magnette (1863-1937)  (à gauche, illustration : photo pour un banquet franc-maçon et son ruban moiré - Musée Grand Curtius, Liège)
    Avocat et homme politique (président du Sénat de 1928 à 1932 et Ministre d'État). Trois fois Grand Maître du Grand Orient de Belgique. Fondateur de l'Association maçonnique internationale en 1921. L'Encyclopédie du Mouvement wallon lui consacre une importante notice en son Tome III.
    En 1914 et en 1916, il a adressé des appels aux Grandes Loges allemandes, s'élevant notamment contre les atrocités commises et les déportations de travailleurs. Cela lui valut une peine de prison.
source : wikipedia
    L'Avenir du Luxembourg (Samedi 16 Mai 1914) affirme "que le F. :. Magnette s'est fait le champion des Antoinistes." On en parle comme "le culte du F.:. Magnette.

 le comte Eugène Goblet d'Alviella (1846-1925) (à droite, illustration : portrait ; source : digitheque.ulb.ac.be)
    Homme politique belge et professeur d'histoire des religions à l'ULB, membre du parti libéral.
    15 janvier 1895, D'Alviella est élu Premier Vénérable Maître de la nouvelle loge "Les Amis Philanthropes n°2" qui réunit les libéraux conservateurs tandis que les libéraux progressistes garde le nom de loge des "Amis Philanthropes". 1900: il devient "Grand Commandeur du REAA.
    Le 5 mars 1909: il devient membre de la loge Quatuor Coronati à Londres. En 1919, il devient professeur honoraire et il est nommé membre permanent du conseil d'administration de l'ULB.
    Eugène Goblet d’Alviella fut professeur puis recteur de l’Université Libre de Bruxelles. Il fut aussi président de la Société royale belge de Géographie et publia un grand nombre d’ouvrages ayant pour thème : le pacifisme, l’économie ou encore le symbolisme maçonnique (il est notamment à l'origine de nouveaux hauts-grades). On lui doit surtout la création des cours d’histoire des religions à l’Université libre de Bruxelles. Son ouvrage "La migration des symboles" le rendit célèbre dans ce domaine.
    Il fut député, sénateur et recteur de l'Université de Bruxelles.
    1872 : élection au Conseil provincial du Brabant. 1878 : élection à la Chambre des représentants.
    Sa tombe est un monument à visiter pour ses décors mystiques.
source : wikipedia
    A lire sur lui : Eugène Goblet d'Alviella : historien et franc-maçon / édité par Alain Dierkens 
    A lire de lui : La migration des symboles (1891) où la symbolique de l'arbre est longuement évoquée
                     Croyances, rites, institutions (1911)

    En 1919, dans Le Père Antoine et son oeuvre, on lit : les sénateurs priés de soutenir le projet de reconnaissance demandaient l'épreuve du temps. Le projet de loi devait être présenté en 1914 à la rentrée des Chambres. Mais la guerre éclata.
    Ce fut le 29 mars 1910 que le secrétaire du Comité antoiniste écrivit pour la première fois au Ministre de l'Intérieur. Le frère Deregnaucourt proposait ainsi que le Ministre veuille bien "accorder audience à notre délégué M.Delcroix au jour et heure qui [lui] conviennent."
    Le 19 avril, il fallut recommencer en adressant la lettre au Ministre de la Justice et des Cultes. Le Ministre de la Justice n'ayant pas accordé immédiatement l'audience sollicitée, M.Deregnaucourt lui envoya dès le 23 avril une espèce d'ultimatum. (p.273-74).
    Devant l'inertie du Gouvernement catholique, il ne restait aux Antoinistes que le recourt au pétitionnement et à l'intervention des représentants anticléricaux. Ceux-ci montrèrent assez peu d'empressement à prendre l'initiative d'un projet de loi. Quand à la pétition, son succès continuait. (p.274)

    Le document fut envoyé le 2 décembre 1910 à la Chambre des députés. Le 27 janvier 1911, la pétition fut transmise au Ministre de la justice "ce qui équivaut à dire aux calendes grecques" (La Meuse, 2-2-1911).
    Le document dormait depuis plus de deux ans dans les cartons de l'Administration, lorsque M. le sénateur Ch. Magnette demanda (en 1914) au Ministère quels étaient les résultats de l'examen. Le Ministre répondit que "le culte antoiniste ne se rattache, dans son ensemble, à aucun service public du culte organisé par la loi du 4 mars 1870. La loi seule pourrait lui attribuer la reconnaissance officielle. C'est alors que M. Ch. Magnette et le Comte Goblet d'Alviella décidèrent de déposer un projet de loi. (p.275-76 & Dericquebourg, p.149)
    Survint la guerre. [...] Ainsi au moment où, après l'armistice, les Antoinistes publiaient la brochure « Le Père Antoine et son oeuvre », en vue d'obtenir la reconnaissance légale du Culte, celui-ci comptait quinze temples en Belgique et deux à l'étranger.
    A peine rentré victorieux à BRUXELLES, le Roi des Belges recevait une lettre de Mère ANTOINE pour solliciter sa bienveillante intervention.

"Jemeppe-sur-Meuse, le 16 décembre 1918.
         Sire,
    Sachant votre profond amour de la justice, je prends la respectueuse liberté d'attirer l'attention de Votre Majesté sur les démarches du Culte antoiniste tendant à obtenir la reconnaissance légale. Le 2 décembre 1910, il a été adressé aux Chambres une requête appuyée de plus de 160000 signatures. En 1914, Messieurs les Sénateurs Comte Goblet d'Alviella et Magnette devaient prendre l'initiative d'un projet de loi qui donnât satisfaction à notre Culte grandissant. Nous possédions alors en Belgique sept temples. Pendant la guerre nous en avons édifié sept nouveaux et d'autres sont en construction. Si nous demandons d'être reconnus par l'Etat c'est uniquement pour que nos temples soient exonérés des charges fiscales au même titre qu'en France. Notre Culte a pour base le plus grand désintéressement et ne vise qu'à l'amélioration morale des hommes. Sire, nous faisons appel à votre bienveillante intervention au moment où vous rentrez avec vos armées victorieuses pour lesquelles ainsi que pour Vos Majestés tous les adeptes unis dans la même pensée de foi et d'amour n'ont jamais cessé de faire les voeux les plus ardents. Que Votre Majesté daigne recevoir les meilleures pensées de tous nos coeurs dévoués.
(s.) Mère ANTOINE. Directrice du Culte »
    Cela étant, le Culte Antoiniste n'était pas encore au bout de ses peines... et bien des lettres durent encore être écrites :
- Le 22 septembre 1919, à Emile VANDERVELDE, Ministre de la Justice;
- Le 1° décembre 1919, à nouveau à Emile VANDERVELDE;
- Le 5 mars 1920, à la Reine des Belges;
- Le 22 mars 1920, à nouveau à Emile VANDERVELDE;
- Le 20 mars 1921, à nouveau à la Reine des Belges.
    Finalement, les Antoinistes obtinrent satisfaction. Ils purent bénéficier d'une nouvelle loi accordant la personnalité civile aux associations sans but lucratif et aux établissements d'utilité publique. La loi votée, le Culte antoiniste put enfin se faire reconnaître comme établissement d'utilité publique.
source : http://antoinisme-documentation.skynetblogs.be/post/6695556/lantoinisme-pendant-et-apres-1418


               Bruxelles, le 5 mars 1920.
       Madame,
    Sachant votre constante sollicitude pour toutes les oeuvres de bonté et d'élévation sociales nous soussignées, résidant à Paris et à Bruxelles, ferventes adeptes du Culte Antoiniste, sollicitons humblement, au nom de Mère Antoine, de Votre Majesté la faveur d'une audience particulière, dans le ferme espoir qu'Elle daignera également s'intéresser à notre cause.
    Le Père Antoine, dont la grandeur morale inspirait à tous ceux qui l'approchaient la plus profonde vénération a révélé un Enseignement très pur que professe un nombre toujours plus considérable d'adhérents.
    En 1910, prévoyant l'extension rapide de son oeuvre, Il adressa aux Chambres une pétition appuyée de plus de 160.000 signatures de citoyens belges à seule fin d'obtenir, pour les temples antoinistes, l'exonération des droits de transmission.
    Mère Antoine, qui depuis 1912, dirige le Culte avec la foi et l'amour sublimes du Révélateur a vu s'accroître de jour en jour le nombre des adeptes.
    Elle a fait construire en Belgique quatorze nouveaux temples antoinistes.
    Âgée de près de septante ans et désireuse d'éviter à son successeur de sérieuses difficultés financières, Elle réclame avec insistance la reconnaissance légale du culte pour obtenir, non des subsides, ce qui serait contraire à la pensée du fondateur, mais la personnification civile qui assurerait l'avenir des temples. [...]
    Pleines de confiance et d'espoir dans le coeur généreux de Votre Majesté, nous La prions d'agréer l'expression de notre respect infini et de notre inaltérable dévouement.
          (s.) Mme Jacq. Uhlmann, avenue de Belle-Vue, 6, Montmorency-Paris.
          (s.) Yvonne Wachter, 10, rue des Princes, Bruxelles.
    A Sa Majesté la Reine des Belges.
Pierre Debouxhtay, p.276-80

    Pendant toutes ces démarches, un projet de loi, accordant la personnalité civile aux associations sans but lucratif et aux établissements d'utilité publique, avait été déposé sur la bureau de la chambre (20 juin 1920). Les Antoinistes s'empressèrent d'écrire au Ministre, lui rappelant que "Mère Antoine, propriétaire des temples est d'un âge avancé" et le priant "instamment d'user de [son] puissant crédit pour faire passer la loi au cours de cette session" (25 avril 1921). La loi votée, le culte antoiniste put enfin se faire reconnaître comme établissement d'utilité publique.
Pierre Debouxhtay, p.280
    Le Ministre de la Justice était alors Fulgence Masson, avocat et homme politique à tendance libérale, Ministre de la Justice du 16 décembre 1921 au 13 mai 1925.
source : wikipedia

    Il semble également que des congrégations religieuses, sans statut juridique clair et qui, à l’époque, inspiraient une grande méfiance, aient joué un rôle important dans la mise en place des « établissements d’utilité publique ». Le culte antoiniste a trouvé naissance aux environs de Liège au début du XXe siècle. Il a été institué officiellement comme “fondation” en 1922. C’est une des rares fondations religieuses existant en Belgique. La responsable du Culte Antoiniste soulève cette hypothèse : « J’ai même entendu dire que la loi de 1921 avait été faite pour nous parce que nous avions demandé la reconnaissance légale du culte. Je pense que c’est, à partir de ce moment-là, qu’il y a eu officiellement les fondations mais je n’en sais pas plus. ». Nous n’avons malheureusement trouvé aucune trace écrite pouvant confirmer ces propos. Dès 1921, le Ministère en charge de l’administration des fondations fut celui de la Justice, ce qui n’est pas anodin au vu de la suspicion, encore présente actuellement, exprimée à l’égard des fondations. (c'est ici une erreur, car le Ministre de la Justice était également le Ministre des Cultes, cf. http://www.just.fgov.be/fr_htm/information/htm_justice_a_z/htm_histo/I980006F.htm; l'Eglise protestante libérale dut faire la même démarche)
    Certaines FUP déclarent s’être constituées exclusivement, ou presque, pour les avantages fiscaux présentés par le statut juridique : « A l’époque, on a demandé le statut d’Etablissement d’Utilité Publique pour faciliter les héritages. C’est vraiment la raison. Je suppose que c’est la seule raison qui a joué, je n’y vois pas d’autres avantages. » (Culte Antoiniste)
    Il n’est pas exclu que certaines fondations gèrent plusieurs types de patrimoines en même temps. De même, certaines FUP ont pour mission explicite de conserver à la fois un bien immobilier et un patrimoine. Ainsi, le Culte Antoiniste est reconnu comme un Etablissement d’Utilité Public depuis 1922. C’est d’ailleurs l’une des plus anciennes fondations belges. Sa mission est de répandre l’enseignement moral du Père Antoine (patrimoine spirituel) tout en entretenant les vingt sept temples du Culte en Belgique (gestion de l’immobilier). C’est le cas également de la Fondation Masui dont le travail consiste à sauvegarder le patrimoine immobilier et l’oeuvre du peintre Paul Auguste Masui.
source : Gautier PIROTTE, Les fondations belges d’utilité publique : entre permanence et changements

    En 1931, le Parti Libéral de Spa, décide de baptiser une de ses artères "rue du Père Antoine" (Jacques Cécius, Une religion de guérison : l'Antoinisme, p.42)

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Influence de la théosophie sur l'Antoinisme

Publié le par antoiniste

    Déboires avec ses médiums, désaccord au sujet des statuts avec la nouvelle fédération spirite ne sont pas les seuls motifs de la nouvelle orientation de l'antoinisme. Antoine avait subi l'influence de la théosophie. "C'est en voilant les faits que depuis quatre ans notre frère Antoine, cédant à des scrupules mal fondés, ainsi qu'aux suggestions théosophiques de son entourage lettré, a terni sa propre lumière et glissé hors du spiritisme". L'auteur de ces lignes, le professeur J. Dumoulin, écrira encore plus tard, que l'étude d'Allan Kardec empêche "de verser dans les systèmes absurdes de demi-savants aveuglés par la matière ou les élucubrations mystiques de médiums orgueilleux et dégénérés, dévoyés dans la théosophie ou autres système parasitaires."
    Qu'il y ait dans ces lignes une allusion à Antoine, la chose ne paraît pas douteuse.
    Ce ne furent point seulement les Vignerons du Seigneur qui subirent l'influence de la théosophie ; celle-ci s'infiltra dans les groupes et menaça "le spiritisme dans son activité essentielle" en cherchant à éliminer, comme à Jemeppe, les séances d'expérimentation. Sur ce sujet, nous trouvons dans la Revue Spirite de 1911 une polémique entre le directeur de cette publication, M. J. Van Geebergen et un spirite-théosophe. Devant le péril théosophique, le Comité national de la Fédération spirite belge chargea les comités des groupements affiliés de prendre les mesures opportunes contre les personnes dont les idées étaient hostiles à la pratique de la médiumnité. La polémique avec les théosophes se continua et en 1913, au Congrès de Namur, M. Fraikin dénonça la théosophie et l'antoinisme comme causes de la désorganisation du spiritisme belge. Antoine et les théosophes avaient déjà été jugés avec une égale sévérité par le Chevalier de Saint-Marcq, alors que celui-ci était encore président de la Fédération spirite. Pour Le Clément de Saint-Marcq, "la théosophie et l'antoinisme sont deux tiges parasitaires venues sur l'arbre sain et fort du spiritisme".
    Un jour un adepte demanda au Père Antoine pourquoi il s'était séparé des spirites. Antoine répondit d'abord par un éloge du spiritisme, dont son disciple avait signalé les divisions :
    "Le spiritisme dont vous venez de constater la division, je l'ai toujours placé et le place encore au dessus des partis puisqu'il s'adresse indistinctement à toutes les consciences et qu'il intéresse le matérialiste comme le croyant. Le spiritisme constitue une trinité qui relie, par la science, le matérialisme à la philosophie et la croyance, par la philosophie à la doctrine... Vous me demandez pourquoi je me suis détaché du spiritisme. Tout d'abord, je me plais à déclarer que je lui dois beaucoup et que je joins à  la plus vive reconnaissance pour la cause les sentiments de la plus complète fraternité envers les travailleurs. Mais les adeptes qui m'entouraient ont fait preuve d'un tel dévoûment et constitué une famille si unie qu'ils m'ont permis de fonder avec eux une école d'amour pur et désintéressé, montrant par des actes aux autres hommes le secret du vrai bonheur et donnant l'exemple de la formation des caractères par le contact de la vie et l'incessante préoccupation de l'avenir moral."
    Ce témoignage de reconnaissance et de sympathie à l'égard du spiritisme figure dans l'Auréole de la Conscience (numéro de juin 1907, reproduit partiellement dans la Révélation, p.26-28) ; il n'a pas été repris avec le reste de l'article dans la Révélation.

    En résumé, abstraction faite des motifs psychologiques (vanité, ressentiments, etc.), ou surnaturels (révélation divine) que peuvent invoquer les antoinistes ou leurs adversaires, Antoine s'est séparé des spirites à cause de son aversion pour la partie expérimentale, dite scientifique, du spiritisme, aversion qui avait une double source : tout d'abord, les déboires causés à Antoine par certains médiums ; ensuite, l'influence de la théosophie. Quand au désaccord sur les statuts de la Fédération spirite, il ne semble pas qu'on puisse le considérer comme un motif de rupture, puisque le chef des Vignerons avait lui-même trouvé une solution à cette difficulté.
Pierre Debouxhtay, Antoine le Guérisseur et l'Antoinisme, p. 124-27


    La fondatrice de la théosophie, Helena Blavatsky, sait produire des phénomènes spirites ou paranormaux (poltergeist, clairvoyance) ou spirituels (visions), raconter et inventer merveilleusement, etc. En 21 ans de voyages, elle va rencontrer sorciers, rebouteux, chamans de Mongolie et d'Inde, lamas du Caucase et du Tibet, yogins d'Inde et de Ceylan, spirites russes et égyptiens, médiums, sages et autres personnes spirituellement remarquables, qui allaient profondément l'influencer.
    En Égypte, au Caire, elle fonde, avec Emma Cutting (future Emma Coulomb), une éphémère Société Spirite, selon les principes d'Allan Kardec. Ses premiers amis et adeptes furent spirites.
source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Helena_Petrovna_Blavatsky

    L'influence de la théosophie, s'il y en eu une, est passé par le spiritisme même, et non directement par la théosophie. C'était en effet un mouvement dans l'air du temps. A moins que le professeur Ferdinand Delcroix, adepte proche du Père, était membre d'une organisation théosophique. Cela est possible, mais Pierre Debouxhtay rejette la possibilité d'une influence forte du professeur sur Louis Antoine. Nous l'évoquons dans un autre billet.

    Ajoutons cependant que l'étymologie du mot théosophie est encore en contradiction avec l'antoinisme : (du grec théos, Dieu, et sophia, science). Ce nom désigne la sagesse ou science qui vient de Dieu, celle qui a Dieu pour auteur, non celle qui se rapporte à Dieu et dont Dieu est l'objet (et est la théologie).

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