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Après la ''désincarnation'' - Antoine le Guérisseur (La Tribune de Genève, 3 juillet 1913)(e-newspaperarchives.ch)

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Après la ''désincarnation'' - Antoine le Guérisseur (La Tribune de Genève, 3 juillet 1913)(e-newspaperarchives.ch)Après la ''désincarnation''
Antoine le Guérisseur

    Des fêtes antoinistes ont été célébrées l'autre jour à Jemeppe-sur-Meuse, en Belgique, à l'occasion de l'anniversaire de la mort d'Antoine.
    Il y a eu en effet un an mercredi dernier qu'est mort le visionnaire fameux, dont le renom est considérable tant en Belgique qu'à l'étranger : Antoine le Guérisseur.
    Cet homme, à qui son regard fulgurant et sa barbe de fleuve donnaient l'aspect d'un des anciens prophètes d'Israël, exerçait sur la plupart des gens qui l'approchaient un ascendant extraordinaire. Il disait posséder la révélation de la vérité. Il passait pour opérer, par le seul pouvoir de sa volonté, des guérisons miraculeuses.
    Mais l'antoinisme ne mourut pas avec Antoine, et le temple édifié à Jemeppe continue à être le centre d'un mouvement intense, centre où parviennent chaque jour, sous forme d'un courrier formidable, les plaintes et les vœux de l'humanité malheureuse.
    C'est qu'Antoine avait pris une sage précaution pour assurer la pérennité de son œuvre.
    Quand il fut sur le point de mourir, il fit savoir à ses disciples que sa femme lui succéderait, qu'elle pourrait s'assimiler à son fluide éthéré et il la chargea de recueillir et de lui transmettre les désirs des antoinistes.
    C'est en vertu de cette désignation que la veuve du guérisseur guérit à son tour, ou, du moins, s'y applique.
    Pour célébrer l'anniversaire de la désincarnation d'Antoine, celle qui fut sa femme conviait les antoinistes du monde entier à se rendre, mercredi dernier, à Jemeppe-sur-Meuse ; elle annonçait que les malades obtiendraient de grandes guérisons.
    Les antoinistes vinrent au nombre de plusieurs milliers. La Belgique, les Pays-Bas, certaines provinces du nord de la France fournirent le gros de cette armée singulière. Paris, qui compte quatre ou cinq groupes antoinistes, avait, pour sa part, envoyé environ cent-cinquante pèlerins.
    Les plus zélés suivent les recommandations du père Antoine à la lettre. C'est ainsi qu'ils s'imposent le port d'un costume disgracieux, dont le guérisseur fixa la couleur et la coupe : c'est, en serge noire, un vêtement sans nom, qui réalise une manière de compromis entre la soutane des prêtres maronites et la redingote de certains pasteurs américains ; comme coiffure, un « gibus » qui rappelle, avec moins d'ampleur, l'antique « bolivar », que nous pouvons voir, sur de vieilles gravures, couvrir le chef vénérable de nos arrière-grands-pères.
    Dans le temple antoiniste, c'est la Mère qui procède. La Mère, c'est la veuve d'Antoine, lequel n'est désigné par les antoinistes que sous le vocable le Père.
    Dans le silence qui précède les grands événements, les fidèles attendirent, regardant devant eux une tribune étroite et longue, sur le bord de laquelle était peint – blanc sur fond noir – l'arbre de la vie, symbole de s'antoinisme. Devant la tribune principale, quelques mètres plus bas, une autre tribune, plus petite.
    Au bout d'une demi-heure d'attente, un grand diable barbu et chevelu, avec les yeux perdus qu'on prête aux nihilistes russes, apparut sur la tribune la moins élevée et resta là, sans mot dire, le regard dans le vide.
    C'est, notre frère Deregnaucourt. Ainsi que la Mère a remplacé le Père, il remplacera la Mère le jour où celle-ci se désincarnera à son tour...
    Le frère Deregnancourt attendit... L'assistance était haletante et recueillie. Seule, la béquille d'un infirme, en tombant sur le plancher, troubla un instant le silence.
    Mais soudain, on entendit le tintement aigrelet d'une sonnette. Tous les pèlerins se dressent, d'un seul élan. C'est la Mère qui apparaît. Elle est sur la tribune. Toute blanche dans ses vêtements noirs, elle regarde vers le plafond, en se tordant les poignets... Avec un peu de bonne volonté, on peut retrouver dans l'expression de son visage l'air fatal et inspiré des anciennes sibylles... Cinq minutes, elle reste là, le regard fixe, les poings crispés... Puis elle s'en va... C'est fini. Les fidèles se retirent.
    C'est là « l'opération » annoncée. La mère dut la recommencer cinq fois, chaque fois devant cinq à six cents personnes.
    On avait aussi promis des guérisons. Mais c'est une autre affaire. Ce sera sans doute pour plus tard !
    Après les opérations, les antoinistes ont fait un pieux pèlerinage à travers le jardinet où tout en repiquant ses salades et en échenillant ses choux, le père Antoine sentit naître sa vocation de Christ nouveau...

La Tribune de Genève, 3 juillet 1913 (source : e-newspaperarchives.ch)

Reprend en partie l'article paru dans Le Matin du 30 juin 1913.

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Arrivée à Paris d'un pèlerinage antoiniste (Le Télégramme, journal quotidien de la démocratie du Midi, 29 octobre 1913)

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Arrivée à Paris d'un pèlerinage antoiniste (Le Télégramme, journal quotidien de la démocratie du Midi, 29 octobre 1913)

La Mère Antoine (1) et son grand prêtre M. Deregnaucourt (2) au milieu des adeptes

La même photo est reproduite dans le journal Excelsior du 26 octobre 1913.

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Belgium's Christian Scientists have woman chief (San Antonio Express, Vol. 47, No. 287, Ed. 1 Sunday, October 13, 1912)(texashistory.unt.edu)

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Belgium's Christian Scientists have woman chief (San Antonio Express, Vol. 47, No. 287, Ed. 1 Sunday, October 13, 1912)(texashistory.unt.edu)

        BELGIUM’S CHRISTIAN SCIENTISTS
                                       HAVE WOMAN CHIEF

Widow of "Anthony the Healer" Now Rules a Sect That Has Attracted Hundreds of Thousands – Magnetic Healing the Vital Principle of Their Faith – Founder Died Recently, But His Wife, Simple Countrywoman, Is Continuing to "Suggest" the Cure of the Worshippers.

Amazing Successes With Nervous Sufferers – A World-wide Correspondence Leads to Magnetized Water and Printed Prayers – Curious Service That Attracts Crowds – Conflict With Authority in France.

Special Cable Service to the Express
BRUSSELS, Oct 12. – It is curious to note how Christian Science movements tend to bring women into the responsible position of leadership. Mrs. Mary Baker Eddy is, of course, the most notable example, but outside the regular fold of Christian Science as understood in Boston there is at least one other sect in which healing is the central principle and a woman is today the unquestioned chief.
    This is the sect founded by "Antoine le Guerisseur," as he was known, an uncultured but very businesslike mystic who drew to his banner hundreds of thousands of believers both in Belgium and France. Antoine has just died, but now his widow rules the sect, and seems destined, simple countrywoman though she is, to maintain its strength intact.
    The name of "Anthony the Healer," is revered by the Antoinists today with singular fervor. Only a few months ago a petition bearing 130,000 signatures was presented to the Belgian Parliament asking that they should be officially recognized as members of a religious sect. How this extraordinary man rose to religious power and prominence belongs in part to that world of mysticism which Maeterlinck, a still greater Belgian, has explored in his inimitable writings.
    The first incident of any importance in Anthony's life happened just after the Franco-German War, when he was sent with his regiment to the French frontier. In the course of some military maneuvers he accidentally shot dead one of his comrades, and though he was acquitted of all blame the incident made him changed man. He became grave and silent, and when he returned to his vocation as a miner, he won the deep respect of his fellow workers, who came to the conclusion that there was something uncanny about the companion.
    In due course he married, and having worked as a mechanic in Germany for awhile, returned to his native village, Jemeppe, near Liege in Belgium, where he ran small green grocer's store. This did not last very long for he secured sob a mechanic in a large Belgian factory near Warsaw, in Russian Poland. His wife, who accompanied him, and who is now running the strange sect he inaugurated, there demonstrated her enterprise by establishing an apartment house which prospered until he had amassed modest fortune.
    Meanwhile Anthony covered himself while in the congenial Society of circle of local spiritualists, among whom he became marked man by reason of his possession of singular gifts as a medium. Political events in Poland, and particularly the violence of Russian repression, awakened his sympathies for the suffering of mankind, while at the same time he came under the influence of Tolstoy's teaching
                              RETURNED AFTER EXILE.
    After twelve years' exile Anthony and his wife returned to Belgium, full of the ideas that subsequently developed into the Antoinist movement of the present day. His first achievement with the erection of sort of garden village near Jemeppe, where he soon became established unofficial father confessor and advisor upon the troubles of the troubles of life. But the most potent development came when Anthony discovered he had remarkable powers as a healer, especially in cases of nervous disorders. His fame in this direction spread all over Belgium, and soon he was besieged by all sorts and conditions of patients who had lost their faith in doctors
    Another and still more remarkable development occurred when his only son died. Henceforth be devoted all his time and money to his mission, which was rapidly assuming nation-wide importance. The sick and needy in places far away from his native country began to hear whispers of the wonderful Belgian healer and letters from all parts of the world began to pour in upon him.
    Two devoted disciples, a college professor and a woman of Nice, whom he had cured, became his secretaries, and controlled as strange a mailbag as any in the world. Correspondents hailed Anthony as a redeemer of mankind, and kept up such a battery of extravagant adulation that this almost illiterate peasant came to believe himself to be an inspired prophet, in sign of which he let his hair grow till it curled over his shoulders and cultivated a head of the traditional prophetic cut. Subscriptions poured in from his admirers, and this money, combined with his own private fortune, supplied the wherewithal for the erection of a temple called "The Tree of the Science of the Perception of Evil." At the same time a branch was established in Liege to promulgate the tenets of the new faith.
                              SOME REMARKABLE SCENES
    The little village of Jemeppe began to present some of the most remarkable scenes to be witnessed anywhere on the continent of Europe, not excepting the famous shrine of Lourdes. Every day crowds of people consulted Anthony the Healer, and the number of applicants grew till special tickets of admission to his presence had to be issued.
    How far it went can be gathered from the fact that his correspondence attained even more swollen dimensions because it became noised abroad that he could heal at a distance "by the inspired word dictated to his shorthand writers." Mystic missives began to speed to America, England, Scandinavia, Italy, Egypt and Austria. Another temple was erected in Brussels, in charge of retired army officer who still looks after the growth of "The Tree of the Science of the Perception of Evil," while other places caught the infection.
    After a time Anthony got tired of such prodigious work and shut down his consultations und audiences. First he circulated bottles of magnetised chemical preparation, varying in size according to the individual case, the contents of which were declared capable of healing those of sufficient faith. But the vigilant medical association prosecuted the healer and he was fined 26 francs. Thereafter he circulated bottles of water, "magnetised" by gestures and murmured prayers, so it was said, and still warranted to cure all maladies. At last he abandoned even this expedient, having grown desperately weary of the credulous crowds. So he had printed prayers to himself distributed among the health seekers, and issued instructions that their perusal by the recipients would impart healing properties to the water and in fact, complete the cure. For Anthony had discovered that there are thousands of people whose maladies are largely existent in imagination and merely need suggestion to effect recovery.
    There's no doubt at all that at this time of his life Anthony the Healer had a fine time. The temple service, which began at 10 o'clock on Sunday morning, was simplicity itself. At the outset an assistant got up and announced, "Our good father in about to appear. He is about to appear. He is engaged in prayer. Respect this solemn moment. Revive your faith, for those who have faith shall alone be cured." Immediately after this announcement a door opened and Anthony appeared and ascended the pulpit. He majestically raised his arms and made gestures as if he were scattering influence upon the congregation, and then retired.
    "The operation is at an end," the assistant then said. "Those who have had faith are cured or relieved."
                              APPOINTED WIFE HIS SUCCESSOR
    Before his recent death Anthony the Healer appointed his simple wife as his inspired successor. She is now carrying on the business of the temple, and all the healing activities of the sect with magnificent assurance which seems to hypnotise the faithful. The assistant minister announces her coming into the pulpit with the same awe-inspiring tones with which he ushered in her deceased husband, and her gestures in the pulpit are just the same. She tells all inquirers "that the multitude of believers is growing, and the correspondence increased."
    The Antoinists are also to be found in Paris where a girl of the Joan of Arc type has created a good deal of stir by her alleged cures wrought by the invocation of "Our Father Anthony." The sect has many followers among the poor, two of whom got into trouble recently with the Commissary of Police in the Sorbonne quarter for returns permission for the burial of their dead child. Medical investigation showed that the child had died from lack of proper attention, and the parents when questioned candidly admitted that they had not called in a doctor. When further questioned, these humble followers of the Belgian Christian Scientist declared: "We are the faithful followers of Anthony the Healer, and we hold that God alone has the power, if he will, to save and to cure. The most high preferred to call our beloved child to himself. His will be done." As it was proved that another child of whom they had the guard had also died of inattention, the two French believers were sent to jail.
    Opinion in Belgium as to the staying power of the sect is divided, but it is conceded that nothing can be said against the woman of simple habits who now control its destinies. Her motives appear to be strictly honorable, but the question remains – is she not herself one of the most notable examples of the power of auto-suggestion?

San Antonio Express, Vol. 47, No. 287, Ed. 1 Sunday, October 13, 1912 (source : texashistory.unt.edu)

    Article repris par le San Diego Union and Daily Bee, du 9 novembre 1912 (cdnc.ucr.edu) :

New Belgian Sect (San Diego Union and Daily Bee, 9 November 1912)(cdnc.ucr.edu)

Traduction :

      LES SCIENTISTES CHRÉTIENS DE BELGIQUE
     ONT UNE FEMME COMME CHEF

La veuve d'"Antoine le guérisseur" dirige aujourd'hui une secte qui a attiré des centaines de milliers de personnes – La guérison magnétique est le principe vital de leur foi – Le fondateur est décédé récemment, mais sa femme, simple paysanne, continue de "suggérer" la guérison des adorateurs.

Succès étonnants auprès des malades nerveux – Une correspondance mondiale conduit à l'eau magnles – Conflit avec l'autorité en France.

Service de câble spécial pour l'Express  
BRUXELLES, 12 octobre. – Il est curieux de constater que les mouvements de la Science Chrétienne tendent à amener les femmes à occuper des postes de responsabilité. Mme Mary Baker Eddy en est, bien sûr, l'exemple le plus remarquable, mais en dehors du giron régulier de la Science Chrétienne telle qu'elle est comprise à Boston, il existe au moins une autre secte dans laquelle la guérison est le principe central et où une femme est aujourd'hui le chef incontesté.
    C'est la secte fondée par "Antoine le Guérisseur", comme on l'appelait, un mystique inculte mais très entreprenant qui a attiré sous sa bannière des centaines de milliers de croyants tant en Belgique qu'en France. Antoine vient de mourir, mais c'est sa veuve qui dirige la secte, et semble destinée, toute simple paysanne qu'elle est, à en maintenir la force intacte.
    Le nom d'"Antoine le guérisseur" est aujourd'hui vénéré par les Antoinistes avec une singulière ferveur. Il y a quelques mois seulement, une pétition portant 130 000 signatures a été présentée au Parlement belge pour demander qu'ils soient officiellement reconnus comme membres d'une secte religieuse. La manière dont cet homme extraordinaire a accédé au pouvoir et à la notoriété religieuse appartient en partie à ce monde mystique que Maeterlinck, un Belge encore plus grand, a exploré dans ses écrits inimitables.
    Le premier incident d'importance dans la vie d'Antoine se produit juste après la guerre franco-allemande, lorsqu'il est envoyé avec son régiment à la frontière française. Au cours de manœuvres militaires, il tue accidentellement l'un de ses camarades et, bien qu'il soit acquitté de toute responsabilité, l'incident le transforme. Il devint grave et silencieux, et lorsqu'il retourna à sa vocation de mineur, il gagna le profond respect de ses compagnons de travail, qui arrivèrent à la conclusion qu'il y avait quelque chose d'étrange chez ce compagnon.
    En temps voulu, il se marie et, après avoir travaillé quelque temps comme mécanicien en Allemagne, il retourne dans son village natal, Jemeppe, près de Liège en Belgique, où il tient une petite épicerie de légumes. Cela n'a pas duré très longtemps car il a obtenu un poste de mécanicien dans une grande usine belge près de Varsovie, en Pologne russe. Sa femme, qui l'accompagnait et qui dirige maintenant l'étrange secte qu'il a inaugurée, a démontré son esprit d'entreprise en créant une pension qui a prospéré jusqu'à ce qu'il ait amassé une modeste fortune.
    Pendant ce temps, Antoine se couvrait de la sympathique société du cercle des spirites locaux, parmi lesquels il s'est fait remarquer en raison de la possession de dons singuliers de médium. Les événements politiques en Pologne, et en particulier la violence de la répression russe, éveillèrent ses sympathies pour la souffrance de l'humanité, tandis qu'en même temps il subissait l'influence de l'enseignement de Tolstoï.
                              RETOUR APRÈS L'EXIL.
    Après douze ans d'exil, Antoine et sa femme reviennent en Belgique, pleins des idées qui se sont développées par la suite pour devenir le mouvement antoiniste d'aujourd'hui. Sa première réalisation fut l'érection d'une sorte de cité ouvrière près de Jemeppe, où il devint rapidement un père confesseur officieux et un conseiller sur les problèmes de la vie. Mais le développement le plus puissant s'est produit lorsqu'Antoine a découvert qu'il avait de remarquables pouvoirs de guérisseur, en particulier dans les cas de troubles nerveux. Sa renommée dans ce domaine se répandit dans toute la Belgique et il fut bientôt assailli par toutes sortes de patients qui avaient perdu leur foi dans les médecins.
    Une autre évolution, encore plus remarquable, se produit à la mort de son fils unique. Désormais, il consacre tout son temps et son argent à sa mission, qui prend rapidement une importance nationale. Les malades et les nécessiteux dans des endroits très éloignés de son pays natal ont commencé à entendre parler du merveilleux guérisseur belge et des lettres de toutes les parties du monde ont commencé à affluer vers lui.
    Deux disciples dévoués, un professeur d'université et une femme de Nice, qu'il avait guéris, devinrent ses secrétaires, et contrôlaient un sac de courrier aussi étrange que n'importe quel autre au monde. Les correspondants saluaient Antoine comme un rédempteur de l'humanité et entretenaient une telle batterie d'adulations extravagantes que ce paysan presque illettré en vint à se prendre pour un prophète inspiré, en signe de quoi il laissa pousser ses cheveux jusqu'à ce qu'ils frisent sur ses épaules et cultiva une tête à la coupe prophétique traditionnelle. Les souscriptions affluent de la part de ses admirateurs, et cet argent, combiné à sa fortune personnelle, fournit les moyens d'ériger un temple appelé "L'Arbre de la Science de la Vue du Mal". En même temps, une branche fut établie à Liège pour promulguer les principes de la nouvelle foi.
                              DES SCÈNES REMARQUABLES
    Le petit village de Jemeppe commença à présenter certaines des scènes les plus remarquables que l'on puisse observer sur tout le continent européen, à l'exception du célèbre sanctuaire de Lourdes. Chaque jour, des foules de personnes consultaient Antoine le guérisseur, et le nombre de candidats augmentait jusqu'à ce que des tickets spéciaux d'admission à sa présence doivent être émis.
    On peut se faire une idée de l'ampleur de la situation en constatant que sa correspondance prend des proportions encore plus importantes, car on entend dire à l'étranger qu'il peut guérir à distance "par la parole inspirée dictée à ses sténographes". Les missives mystiques commencent à affluer en Amérique, en Angleterre, en Scandinavie, en Italie, en Égypte et en Autriche. Un autre temple est érigé à Bruxelles, sous la responsabilité d'un officier de l'armée à la retraite qui veille toujours à la croissance de "l'arbre de la science de la vue du mal", tandis que d'autres endroits sont gagnés par la secte.
    Au bout d'un certain temps, Antoine se lasse de ce travail prodigieux et arrête ses consultations et ses audiences. Il fait d'abord circuler des flacons de préparation chimique magnétisée, de taille variable selon les cas, dont le contenu est déclaré capable de guérir ceux qui ont suffisamment de foi. Mais l'association médicale vigilante poursuit le guérisseur et il est condamné à une amende de 26 francs. Par la suite, il fit circuler des bouteilles d'eau, "magnétisées" par des gestes et des prières murmurées, disait-on, et toujours garanties pour guérir toutes les maladies. Finalement, il abandonna même cet expédient, s'étant désespérément lassé des foules crédules. Il fit donc distribuer des prières imprimées à son intention parmi les personnes en quête de santé, et donna des instructions pour que leur lecture par les destinataires confère des propriétés curatives à l'eau et, en fait, complète la guérison. Car Antoine avait découvert qu'il y a des milliers de personnes dont les maladies existent en grande partie dans l'imagination et qui ont simplement besoin d'une suggestion pour se rétablir.
    Il ne fait aucun doute qu'à cette époque de sa vie, Antoine le guérisseur n'a pas chômé. Le service au temple, qui commençait à 10 heures le dimanche matin, était la simplicité même. Dès le début, un assistant se lève et annonce : "Notre bon père est sur le point d'apparaître. Il est sur le point d'apparaître. Il est en train de prier. Respectez ce moment solennel. Ravivez votre foi, car seuls ceux qui ont la foi seront guéris." Immédiatement après cette annonce, une porte s'ouvre et Antoine apparaît et monte en chaire. Il leva majestueusement les bras et fit des gestes comme s'il répandait de l'influence sur la congrégation, puis se retira.
    "L'opération est terminée", dit alors l'assistant. "Ceux qui ont eu la foi sont guéris ou soulagés".
                              A DÉSIGNÉ SA FEMME COMME SON SUCCESSEUR
    Avant sa mort récente, Antoine le Guérisseur a désigné sa simple épouse comme son successeur inspiré. Elle s'occupe maintenant des affaires du temple et de toutes les activités de guérison de la secte avec une magnifique assurance qui semble hypnotiser les fidèles. Le ministre adjoint annonce sa venue en chaire sur le même ton impressionnant que celui avec lequel il a accueilli son défunt mari, et ses gestes en chaire sont exactement les mêmes. Elle dit à tous les demandeurs "que la multitude des croyants augmente, et que la correspondance s'est accrue."
    Les Antoinistes se trouvent aussi à Paris où une jeune fille du type de Jeanne d'Arc a fait beaucoup de bruit par ses prétendues guérisons opérées par l'invocation de "Notre Père Antoine". La secte compte de nombreux adeptes parmi les pauvres, dont deux ont eu récemment des ennuis avec le commissaire de police du quartier de la Sorbonne pour avoir retourné la permission d'enterrer leur enfant mort. L'enquête médicale a montré que l'enfant était mort par manque de soins appropriés, et les parents, interrogés, ont candidement admis qu'ils n'avaient pas fait appel à un médecin. Interrogés plus avant, ces humbles disciples de la Scientiste Chrétienne Belge ont déclaré : "Nous sommes les fidèles disciples d'Antoine le guérisseur, et nous soutenons que Dieu seul a le pouvoir, s'il le veut, de sauver et de guérir. Le Très-Haut a préféré appeler à lui notre enfant bien-aimé. Que sa volonté soit faite". Comme il a été prouvé qu'un autre enfant dont ils avaient la garde était également mort d'inattention, les deux croyants français ont été envoyés en prison.
    En Belgique, les avis sont partagés quant à la pérennité de la secte, mais on admet que rien ne peut être dit contre la femme aux habitudes simples qui en contrôle désormais les destinées. Ses motivations semblent être strictement honorables, mais la question demeure : n'est-elle pas elle-même l'un des exemples les plus remarquables du pouvoir de l'auto-suggestion ?

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The Chicago tribune and the Daily news, New York (26 juin 1925)

Publié le par antoiniste

The Chicago tribune and the Daily news, New York (26 juin 1925)

Stove-Pipe Hatted Host Prays At
       Paris Shrine Of “Belgian Messiah”

    Several thousand disciples of one of the world’s strangest and most recent religions yesterday made a pilgrimage to the “Temple Antoiniste” in La Glaciere district of Paris, thereby observing the thirteenth anniversary of the “disincarnation” of their twentieth century Messiah, Pere Antoine, the Belgian healer.
    They came from all parts of France, attired in the bizarre costumes which were “revealed” to Pere Antoine. Consequently, the men all wore stove-pipe hats and long, black frock coats, buttoned tightly up to the chin. The women were attired in unrelieved black robes, small crepe bonnets and long black veils, giving them the appearance of nuns or mourners.
    The greatest pilgrimage was to Jemeppe-sur-Meuse, Belgium, the Mecca of this new religion, where “Mere Antoine” still lives, but the Paris shrine was crowded from morning to night with devout followers, who listened attentively as the revelation, which Pere Antoine had dictated to a stenographer, was read from the pulpit.
    Pere Antoine was a psychic healer, and his disciples claim that he has some fifty thousand cures to his credit. At least, most of those at the Paris Temple yesterday had been “healed,” or their relatives had been “cured,” of diverse ailments, and they wished to show their appreciation by this pilgrimage. When Antoine lived, Jemeppe was sometimes invaded by crowds aggregating twenty and thirty thousand, and one day, it is recorded, more than one thousand called at his home to be healed. He later elaborated his “spiritualistic gospel,” which somewhat resembles Christian Science, since he denies the existence of matter, disease, evil and death.
    From his church service, Pere Antoine banished the sermon (since there are no priests or pastors), all hymns, Scripture readings, and the collection. But, his disciples are so generous with free will offerings, given anonymously, that twenty-nine temples have been erected in France and Belgium, the Paris church being the second in importance.
    Yesterday’s pilgrimage continued well beyond midnight, and ended with the recitation of Pere Antoine’s new Ten Commandments

The Chicago tribune and the Daily news, New York, June the 26th, 1925

 

Traduction :

Invité coiffé d'un tuyau de poêle prie au
       sanctuaire parisien du "Messie belge"

    Plusieurs milliers de disciples d'une des religions les plus étranges et les plus récentes du monde se sont rendus hier en pèlerinage au "Temple Antoiniste" dans le quartier de la Glacière à Paris, célébrant ainsi le treizième anniversaire de la "désincarnation" de leur Messie du vingtième siècle, le Père Antoine, le guérisseur belge.
    Ils sont venus de toutes les régions de France, vêtus des costumes bizarres qui ont été "révélés" au Père Antoine. Ainsi, les hommes portaient tous des chapeaux en tuyau de poêle et de longues redingotes noires, boutonnées jusqu'au menton. Les femmes sont vêtues de robes noires jusqu'aux chevilles, de petits bonnets de crêpe et de longs voiles noirs, ce qui leur donne l'apparence de nonnes ou de pleureuses.The Chicago tribune and the Daily news, New York (26 juin 1925)
    Le plus grand pèlerinage se fait à Jemeppe-sur-Meuse, en Belgique, la Mecque de cette nouvelle religion, où vit encore "Mère Antoine", mais le sanctuaire parisien est rempli du matin au soir de fidèles dévots, qui écoutent attentivement la lecture en chaire de la révélation que Père Antoine a dictée à une sténographe.
    Le Père Antoine était un guérisseur psychique, et ses disciples prétendent qu'il a quelque cinquante mille guérisons à son actif. En tout cas, la plupart de ceux qui se trouvaient hier au Temple de Paris avaient été "guéris", ou leurs proches avaient été "guéris", de divers maux, et ils ont voulu manifester leur reconnaissance par ce pèlerinage. Du vivant d'Antoine, Jemeppe était parfois envahi par des foules de vingt à trente mille personnes, et un jour, est-il rapporté, plus de mille personnes se présentèrent chez lui pour être guéries. Il élabora plus tard son "évangile spiritualiste", qui ressemble quelque peu à la Science chrétienne, puisqu'il nie l'existence de la matière, de la maladie, du mal et de la mort.
    De son service religieux, Père Antoine a banni le sermon (puisqu'il n'y a pas de prêtres ou de pasteurs), tous les hymnes, les lectures de l'Écriture et la collecte. Mais ses disciples sont si généreux en offrandes volontaires, données anonymement, que vingt-neuf temples ont été érigés en France et en Belgique, l'église de Paris étant la deuxième en importance.
    Le pèlerinage d'hier s'est poursuivi bien au-delà de minuit et s'est terminé par la récitation des nouveaux Dix Commandements du Père Antoine.

The Chicago tribune and the Daily news, New York, 26 juin 1925

    Repris en partie par le Belfast Telegraph le lendemain :

 

 

Belfast Telegraph, Saturday 27 June 1925
(source : britishnewspaperarchive.co.uk)

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Dr Paul Duplessis de Pouzilhac - L'Aile blanche (in Le Midi socialiste, 15 novembre 1919)

Publié le par antoiniste

Dr Paul Duplessis de Pouzilhac - L'Aile blanche (in Le Midi socialiste, 15 novembre 1919

Auteur : Dr Paul Duplessis de Pouzilhac
Titre : L'Aile blanche : roman de guerre et d'amour
Éditeur : A. Maloine et fils, Paris, 1917, 151 pages

    Extrait issu du journal Le Midi socialiste (15 novembre 1919).

     Il publia dix romans : "Les heures tristes" (1910), "Les enjôlées" (1911) sont deux romans de pure imagination, "Les Mouettes aux croix rouges" (1916) et "L'aile blanche" (1917) sont deux romans de guerre, l'auteur y exprime son vibrant patriotisme, "Sigma" (1921) est un roman à thèse médicale, le héros du livre le docteur Deveze, belle âme d'apôtre a déclaré la guerre à la maladie si stupidement cachée et que de nos jours encore certains qualifient de honteuse, ce médecin s'efforce d'informer ses patients pour qu'ils puissent se prémunit contre la maladie.
source : https://www.ac-sciences-lettres-montpellier.fr/

    Il évoque dans L'Aile blanche la consécration du temple Monaco par Mère Antoine, mais à sa façon. Et soit le typographe du Midi socialiste était antoiniste, soit le "souffle" accorda mal la presse, en tout cas, cette partie de la page a vue les lignes se mélanger. J'ai essayé de reproduire le sens en remettant tout dans l'ordre...

    Je quittai la Perse pour aller tout à côté visiter l'église Antoiniste. L'Antoinisme est un culte nouveau, poussé comme un champignon dans un champ de courges. Cette religion est basée sur la suppression des médecins. Elle guérit tout par « le souffle ». La nonne qui me reçut tient de l'armée du Salut, de l'ouvreuse, de la concierge. Elle m'exposa son programme.
    Tandis que je contemplais le badigeonnage ultraviolet qui court le long des murs pour arrêter les rayons maléfiques.
    Deux principes dominent notre religion : Les fidèles qui ne trouvent pas la guérison de tous leurs maux, sont ceux dont la foi dans le souffle n'est pas encore grande... Les personnes qui ne sont pas sauvées sont celles qui cherchent à comprendre les principes du Père Antoine.
    J'avais déjà lu dans les journaux d'avant-guerre, l'arrivée de la Mère Antoine à Montecarlo, nantie d'une valise d'osier, et dressant triomphalement vers le ciel l'unique plume de son rocambolesque chapeau. Un milliers de badauds lui firent cortège jusqu'au nouveau sanctuaire. On se poussait, on se pinçais, on s'esclaffait, les gogos ouvrirent leur bourse.
    Arrivée au sommet de la colline, la mère Antoine les arrête d'un geste impératif. Elle pénétra dans le parvis et monta sur l'estrade avec une de ses prêtresses. Rapprochant alors en trompette ses grosses mains de sa bouche, elle souffla.
    Elle souffla pendant une heure sur la foule, qui pénétrait, le souffle qui guérit tous les maux de l'âme et du corps, la neurasthénie et le coryza, le cancer et le cor au pied. Ce jour-là ajoutera la légende, les vagues de la mer se firent plus forte, les palmiers courbèrent le front...
    Mère Antoine je vous en veux : Depuis que j'ai stationné dans votre guérissoir, et parlé à votre gardienne mes maux de reins sont devenus plus cruel. Le rire qui secoua mes pauvres côtes fut si violent que mes douleurs reparurent. Vous avez oublié de me citer des guérisons et j'ai oui dire une histoire bien tragique ! La pauvre jeune fille qui servit d'expérience au souffle, était atteinte de fièvre typhoïde.
    – Au moins pas de remèdes, pas de médecins, aviez vous ordonné au pauvre pèге.
    – Elle mourut très vite. Son brave homme de père voulut faire du bruit. Il fut gentiment éconduit.
    – Malheureux, votre foi n'était pas assez grande !
    Je partis convaincue. La nonne me serra la main droite et il me sembla apercevoir la main gauche en forme d’aumônière derrière son dos... mais je n'avais pas de monnaie.

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Jeanne ou Catherine Collon ?

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Jeanne ou Catherine Collon ?Jeanne ou Catherine Collon ?avant de devenir la Mère en 1902

Jeanne ou Catherine Collon ?

    Avant de devenir la Mère, ou la Bonne Mère, comment nommait-on Jeanne-Catherine Collon dans la vie de tous les jours ?
    Elle signe Jeanne (c'est sous ce prénom uniquement qu'elle est nommée dans le Dictionnaire rationaliste de 1964 et par Richard Seiwerath) dans l'acte de mariage où elle déclare être journalière. C'est le prénom donnée sur l'acte de naissance (retranscrit Johanna) et sur l'acte de décès de leur fils Martin.

    Cependant elle est nommé Catherine par les biographes Robert VivierRoland AE Collignon ou Philippe Delorme, ainsi que dans le Procès verbal de la Fondation d'Etablissement d'Utilité Publique, le 3 octobre 1922 et par Régis Dericquebourg et Jacques Cécius.

    Un chant antoiniste a été écrit à son honneur.

    Une autre image de la Mère date de 1910. Un portrait de famille date également de la période passée à Praga (début années 1880).

    Jeanne est également le prénom d'une des filles adoptives du couple Antoine.

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MÈRE avec un bonnet blanc, un 25 juin 1935 (intérieur du temple de Paris 13e)

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MÈRE avec un bonnet blanc, un 25 juin 1935 (intérieur du temple de Paris 13e)

MERE avec un bonnet blanc, symbôle de la pureté, ELLE écoute la lecture un 25 juin. Au centre en-dessous d'ELLE, l'image du PERE surélevé, à Sa Gauche MERE, formant l'unité et partageant en tout Sa Mission. Du côté opposé, "L'Arbre de la Science de la vue du mal", symbôle de notre infériorité.

Dans l'Historique de Frère Boffy, on lit :
1934-1935 : Désormais, pour les cérémonies exceptionnelles (consécrations, fêtes), Mère revêtira un bonnet blanc, pour symboliser qu'elle avait atteint le fluide du Couronnement.
Dans la revue A-Z Hebdomadaire illustré (n°11-3 Juin 1934), on dit que MÈRE a paru en public le 25 juin 1933 et à la Noël de la même année, "avec le bonnet  b l a n c  et  non noir. Cette coiffure indique que son esprit a déjà en partie quitter la terre."

On la voit le porter comme ici lors de la Fête du Père en 1935 à Paris ainsi que pour une opération sur le seuil du Temple de Jemeppe, pour la consécration du Temple de Saint-Étienne le 12 mai 1935 ou encore un défilé dans les rues de Jemeppe. Étonnamment un article de 1913 dit que Mère était apparu pour la consécration du temple de Paris "vêtue de noir, pâle sous ses bandeaux blancs" (Le Voltaire, 27 octobre 1913). On possède des photographies prises à l'époque et d'autres description parlent du "voile des veuves". Un article pour la consécration du Temple d'Écaussinnes dit comment "la mère Antoine, en costume noir, la tête coiffée d'un bonnet noir auquel tient un voile noir rejeté en arrière, entre les mains jointes" (Journal de Charleroi, 21 avril 1914).

MÈRE a été imitée par Sœur Deregnaucourt qui porte un bonnet blanc pour la consécration du Temple d'Angleur le 9 juin 1935 (on n'en possède pas de photo). D'après les archives du Temple de Rétinne, cela lui causa une telle épreuve, qu'elle a dit : "Plus jamais !". Après 8 jours on a reconsacré le Temple avec Mère. Avec Mère, il y avait foule.

Pour l'histoire de la robe, cf. le billet suivant ainsi que celui consacré à Mlle Marie Camus.

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Belgian Miner Founds a New Religion (Daily Mirror, Wednesday 14 December 1910)-Mme. Antoine

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Belgian Miner Founds a New Religion (Daily Mirror, Wednesday 14 December 1910)-Mme. Antoine

Mme. Antoine, "the good mother."
Mme Antoine, "la bonne mère."

Photo issue de l'article Belgian Miner Founds a New Religion dans le Daily Mirror, Wednesday 14 December 1910.

Il semble s'agir de la même photo publiée dans  The Illustrated London News.

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La Mère vers 1910 (Antoine le Guérisseur et ses disciples, in Excelsior, 16 décembre 1910)

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La Mère vers 1910 (Antoine le Guérisseur et ses disciples (Excelsior, 16 décembre 1910))

issu de l'article Antoine le Guérisseur et ses disciples, in Excelsior, 16 décembre 1910

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La Mère vers 1910 (Antoine le Guérisseur et ses disciples, in Excelsior, 16 décembre 1910)

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La Mère vers 1910 (Antoine le Guérisseur et ses disciples (Excelsior, 16 décembre 1910))

issu de l'article Antoine le Guérisseur et ses disciples, in Excelsior, 16 décembre 1910

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