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jemeppe

Comment le spiritisme vint à Seraing

Publié le par antoiniste

Dans la Revue spirite de novembre 1882, on peut lire :

Coup d'oeil sur le spiritisme en Belgique
A propos de l'Assemblée du 24 septembre.

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Pour la première fois, nous avons eu une assemblée générale des Spirites belges. C'est avec une satisfaction unanimement partagée que nous avons constaté le nombre imposant d'adeptes des deux sexes qui s'étaient donné rendez-vous en cette occasion. Les organisateurs n'avaient pas compté sur 300 adhésions... et nous nous sommes rencontrés au nombre de 1000 !
    Quand, nous reportant seulement trois ans en arrière, nous nous rappelons, que nous ne pûmes, à cette époque, réunir seulement 50 Spirites à Bruxelles, nous avons bien sujet d'être fiers du progrès de nos idées et du courage de ceux qui sont venus affirmer leur croyance, quasi publiquement, au sein de notre capitale railleuse !
    C'est la région de Charleroi qui a fourni le plus fort contingent dans cette grande réunion de famille.
    Dans ce pays industriel par excellence, où nos frères et nos soeurs n'ont, pour la plupart, d'autre moyen d'existence que les périlleux et ingrats travaux des mines, notre doctrine se propage à pas de géant. On dirait que la nature même de leurs occupations porte ces braves travailleurs à méditer sur les vérités supérieures que dédaignent le bourgeois insouciant ou ignorant, le rentier égoïste et le commerçant affairé. [...]
    Le pays de Liège était aussi largement représenté à l'Assemblée, grâce à l'influence et à l'activité croissante de l'importante Société l'Union spiritualiste, et du groupe la Paix, qui on pour organes le Phare et le Messager ; des groupes, pour la plupart, affiliés à la Fédération verviétoise, se sont organisés à Poulseur, Verviers, Hersthal, Seraing, etc, etc. Ces groupes sont des centre en rapports constants avec de plus petites réunions de familles, ou avec des Spirites isolés qui, pour différents motifs, ne peuvent s'affilier.
    Les Spirites du Brabant wallon étaient représentés par les groupes de Mont-St-Guibert, Baisy-Thy, Houtain-le-Val, Céroux, et Court-St-Etienne. [...]
    Sauf les deux groupes principaux d'Ostende, - dont le De Rots est l'organe, - le pays flamand n'a pas de groupes connus. Cependant, à Anvers, à Gand et à Bruges, nous possédons des frères en croyances éclairés et pleins de dévouement. Mais le cléricalisme est encore si puissant dans toute ces région qu'ils n'ont pu arriver, jusqu'ici, à réunir les Spirites isolés qu'on rencontre un peu partout. [...]
    En résumé, le Spiritisme s'est considérablement développé dans nos campagnes wallonnes depuis quelques années. Cet heureux résultat est dû surtout aux efforts intelligents de nos chers et regrettés amis MM. Mouls et Dupuis. D'autres non moins zélés, sinon aussi capables, ont repris courageusement l'oeuvre de la propagande. Puisse leur persévérance être bientôt couronnée de succès !
          Alfred Crigniez.
     Mont-St-Guibert, le 15 octobre 1882

source : spiritisme.net
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    Dans la même année, Pierre-Gaëtan Leymarie, fera une conférence à Seraing.
    Après la après la mort du fondateur du spiritisme, il fut nommé administrateur de la Société Spirite et devint le rédacteur en chef et le directeur de la « Revue Spirite ». En 1878, il organisa la « Société scientifique d'études psychologiques ». C'est lui qui diffuse les traductions des œuvres d'Allan Kardec à travers le monde.

    En 1893-95, se créa l'Union Spirite des Vignerons du Seigneur, autour de Louis Antoine, M. Gony et M. Debroux. après une première tentative infructueuse en 1884-86.

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Histoire du temple de Jemeppe-sur-Meuse, Quatre-Ruelles

Publié le par antoiniste

    Louis Antoine, en août 1876, à son retour d'Allemagne, loue une maison en haut de la rue Bois-du-Mont (actuelle rue Rousseau, car cette portion de la rue Bois-du-Mont, qui est un quartier sur les hauteurs Jemeppe, fut nommé Rue Smeets, mais du être renommé à la fusion des communes en 1976). Cette maison a un jardin qui permet aux Antoine d'y faire pousser des légumes et de les vendre en porte à porte.
    En février 1879, les Antoine partent en Pologne russe, à Praga, la banlieue de Varsovie.
    A leur retour, en 1884, ils achèteront cette fois-ci une maison dans le bas de la rue Bois-du-Mont (rue Rousseau), en haut de la rue des Tomballes. Ils feront construire dans la rue Bois-du-Mont plusieurs maisons dont les loyers leur permettront de vivre plus aisément. C'est le quartier, dépendance de Jemeppe des Quatre-Ruelles. L'ancienne école en face du temple, se nomme Ecole des 4 ruelles, située Rue Rousseau, 5.
    Là auront lieux des séances spirites et sera créée, en 1895, la Société Spirite des Vignerons du Seigneur. Sont alors accroché au mur "Le Christ guérissant les malades", les portrait du curé d'Ars (qui fut béatifié en 1905 puis canonisé en 1925), du Docteur Demeure (un esprit qui rendait visite à Allan Kardec), et d'Allan Kardec lui-même. Il reçoit les malades chez lui, un dimanche sur deux, puis tous les dimanches avant les séances spirites. Puis, à partir de 1900, il reçoit tous les jours, sauf le samedi et dimanche, ce dernier jour étant réservé au séance spirite. Mme Kuntz, habitante du coin de la rue Bois-de-Mont et des Tomballes, vend sa maison au neveu de Louis Antoine, Pierre Dor, qui ouvre avec sa femme un café-restaurant. A droite, dans la rue Bois-de-Mont se situe la maison des Antoine.
    A l'automne 1900, les Antoine achète la maison à gauche du café, dans la rue des Tomballes, pour recevoir les malades. Et le 25 décembre, on inaugure la salle du guérisseur. Une gardienne fait entrée les souffrants un à un selon le jeton en zinc qui leur a été remis en entrant. Une description de la salle est faite par les médecins qui inspectent les méthodes Louis Antoine en préparation du premier procès intenté contre lui.

    "Au coin d'une traverse, une maison d'aspect presque officiel rappelant une clinique ou une petite mairie. La porte est ouverte. Foccroule cause en wallon avec quelques hommes attablés à un estaminet adjacent. La gueuze-lambic permet aux nombreux pèlerins d'attendre paisiblement l'heure où chacun à son tour, ils seront reçus. Dans la salle d'attente une multitude de femme.
    "[...] J'ai passé par les coulisses de l'officine magnétique. C'est un corridor étroit où il y a, pour tout ornement, un tonneau à épluchures.
   "Ce corridor conduit à la hutte où habite Louis Antoine, une chambre seulement, bien pauvre et bien nue où sa femme prépare le repas du soir.
   "[...] La vieille [qui consulta Antoine] a jeté quelques sous dans la tirelire sur la cheminée. C'est tout ce qu'accepte ce philanthrope mystique.
    "- Avant de partir, prenez mon journal.
    "Louis Antoine est allé dans la chambre basse et obscure où sa femme prépare le repas du soir. De nouveau, je suis dans le corridor étroit, encombré par le tonneau d'épluchures. Le thaumaturge revient avec un imprimé qui a comme titre : "Connais-toi."
    "[...] Me voici dans les rues fumeuses de Jemeppes, sur les chaussées noires."
Le Matin - 3 août 1901, L'au-delà et les forces inconnues - Le guérisseur Louis Antoine (Jules Bois)(Gallica)

    "A la porte d'Antoine, comme au seuil des lieux de pèlerinage fréquentés, il y a des mendiants qui psalmodient leur quémandeuse mélopée... On entre sans frapper. Nous sommes dans une vaste salle sans fenêtre et qui prend jour par des lanterneaux. C'est une salle de conférence, de patronage ou de réunion publique. Sur une estrade peu élevée, au milieu de la pièce, il y a une table avec des chaises autour comme pour un conseil des ministres [il s'agit très probablement de la table autour de laquelle se plaçait les médiums au cours des séances d'évocation]; le reste de la salle est occupé par des bancs. Sur les murs blanchis à la chaux, diverses pancartes et inscriptions.
    "...Dans la salle se trouvent sur les bancs quelques personnes, une dame de vêtement cossus, une gentille ouvrière qui a des yeux couleur noisette, les lèvres pâles et un châle rouge dans lequel elle se drape, une vieille femme qui tient un enfant, des ouvriers d'aspect plus que maladif. Ces gens attendent sans parler. Ils attendent leur tour de comparaître devant Antoine. Près de la porte du cabinet de consultation une femme tricote et fait fonctions d'huissier. Elle appelle : "141". Et le 141, c'est la petite ouvrière, se lève et disparaît derrière la porte vitrée.
    "Nous autres, arrivés les derniers, à midi moins cinq minutes, nous avons les numéros 146 et 147. On nous a donné des jetons de zinc où ces chiffres sont gravés. Il est donc venu ce matin-là 147 visiteurs chez Antoine; il n'est pas rare qu'il en vienne 300. [...]
    " "146, 147 !" annonça l'huissier tricoteur, nous nous levâmes un peu émus - dame ! - et nous nous trouvâmes dans le bureau d'Antoine le guérisseur. Rien d'extraordinaire dans ce bureau, une table, quelques livres, un panier à pied, un tronc près de la porte, un tronc tel qu'on ne voit pas ce qu'y met le donateur." (Pierre Debouxhtay, p.102-04, récit d'un journaliste accompagné d'Isi Collin dans le Journal de Liége du 5 décembre 1904).

    En mars 1904, on ouvrit une porte dans la rue des Tomballes.
    En 1905, les Antoine font construire un temple à l'emplacement de la salle de réunions des Vignerons du Seigneur. Il reçoit jusqu'à 400 malades par jour.
    En 1906, on construit un bureau et une salle d'attente, et la grande salle, transformée, devient le temple.
    Commence alors le Nouveau Spiritualisme, et sur le mur du fond du temple est inscrit "Ecole professionnelle de philosophie et de morale", puis l'Auréole de la Conscience. Les questions-réponses ont lieues le dimanche de 10h à 12h, sténographie par Mme Desart, jusqu'en mai 1909, quand il recevait la semaine jusqu'à 1200 souffrants par jour.
    Dans le temple, on construit une grande tribune et une petite.
    Le 1 janvier 1910, Louis Antoine constitue un Conseil d'administration du Temple, réglant les questions d'argent, l'entretien du temple, et la distribution de l'Enseignement.
     Le 28 mars 1910, un lundi de Pâques, Louis Antoine procède à la première Opération Générale avec une lévite de couleur noire, les lecture des livres d'Allan Kardec sont supprimées, puis les séances de spiritismes. On fait l'annonce suivant : Mes frères, le Guérisseur entre au Temple à 10h. Il monte à la tribune mais ne dit rien. Il se recueille puis il tend la main : là commence son opération qui ne dure qu'un instant. Le Guérisseur ne prescrit ni drogues ni médicaments. Soit pour contrariété ou maladie, celui qui aura foi en lui trouvera satisfaction". Mère Antoine se tient sur la petite tribune.
    En 1910, le Conseil d'administration demande la reconnaissance du culte au Ministère pour exonérer les droits de succession pour le temple, ce qui sera reconnu en 1922.
    Le 15 août 1910, Louis Antoine consacre le temple de Jemeppe, et sanctifie le culte antoiniste. Il est alors appelé Antoine le Généreux (nom que l'on retrouve sur les livres de l'Enseignement de l'époque), et d'aucun l'appellent Maître.
    A la fin de cette année, le Père charge Mère et Frère Deregnaucourt de recevoir les souffrants qui le désirent individuellement.
    En 1911, l'Opération générale a déjà lieu les 4 premiers jours de la semaine, à 10h, et un adepte fait la lecture de l'Enseignement d'Antoine le Généreux, le dimanche à 10h et le jeudi à 19h30.
    Le 15 août 1911, c'est le premier anniversaire de la consécration du temple, ce jour sera une des fêtes principales du culte. Louis, fait l'Opération générale, et les adeptes se réunissent dans la salle du grand Trianon à Seraing. Le 10 septembre, Louis consacre le Temple de Stembert. Puis il rédigea le Développement, un peu avant de mourir, le 25 juin 1912, qui deviendra également un jour spécial du vivant de Mère.
    Le 15 août 1912, c'est le deuxième anniversaire du temple de Jemeppe, durant lequel des réunions commémoratives eurent lieu à 11h et 14h, puis les adeptes lurent des exposés.
    Puis les consécrations des temples furent à la charge de Mère.
    En novembre 1912, on inscrit sur le mur du fond : "L'enseignement du Père, c'est l'enseignement du Christ révélé à cette époque par la foi", inscription que l'on retrouve encore dans les temples avec photos.
    "C'est une maison neuve dont les fumées n'ont pas encore noirci la façade blanche. Aucun signe, aucun emblème
extérieur ne désignent l'église. Ces mots seulement, en majuscules d'or : CULTE ANTOlNISTE.
    "[...] Nous sommes dans un vestibule carré. Au fond, une porte à deux battants rembourrés. Contre le mur de droite, un grand tableau sur lequel sont inscrits les noms des villes où l'Antoinisme a des églises. Il y en a plusieurs à Paris ; il y en a aussi à Vienne, à Pétersbourg, au Caire, en Amérique, même en Nouvelle-Zélande.
    "[La guérisseuse] se dirige vers la porte aux battants rembourrés ; elle l'ouvre et nous entrons dans le sanctuaire, dont les portes se renferment derrière nous. Les cinq voyageurs gardent le silence; mais la « guérisseuse », les bras croisés et les mains dans ses manches, parlant un peu du nez, fait le cicérone...
    "Nous nous tenons debout dans l'arrière partie de la salle. Devant nous, les chaises en rangs bien alignés. A la place d'autel, au fond, une tribune à laquelle on accède par un double escalier. C'est du haut de cette estrade que le Père enseignait et c'est là que, depuis la mort d'Antoine, la Mère, quittant chaque matin sa retraite, se montre aux fidèles pendant quelques instants.
    "A droite de la porte d'entrée, un évier long au-dessus duquel trois robinets allongent leurs becs ; à trois clous correspondants, sont accrochés trois gobelets retenus au mur par des cordons."
Une visite à Jemeppe, in L'Écho du merveilleux, 15-05-1913 (Gallica)

    Le 25 juin 1913, à l'anniversaire de la désincarnation du Père, on fit une opération puis les adeptes défilèrent dans les appartements du Père. Le 29 juin, à 14h, un cortège fit le parcours du temple au cimetière. Cela n'est plus fait depuis longtemps maintenant.

 

Histoire du temple de Jemeppe-sur-Meuse, Quatre-Ruelles


    Pendant la guerre, Mère instaure les lectures dans les temples, les 4 premiers jours de la semaine à 19h30. Puis en 1920, un recueillement à 10h, puis on y adjoignît la lecture des Dix Principes, est fait. En 1922, les desservants monteront à la grande tribune pour ce recueillement.
    En 1925, Mère décide d'asseoir l'Enseignement du Père en faisant placer dans les Temples, une image de Louis faisant l'Opération sur la tribune, l'Arbre de la science est déplacé sur la gauche. A partir de cette époque, on se recueille debout devant l'image du Père avant de s'asseoir. Actuellement, certaines antoinistes se recueillent toujours avant de s'asseoir.
    En 1929, Mère fit placer sa photographie à la tribune à droite de celle du Père, quelques centimètres plus bas.
    En 1935, on plaça dans les temples, sur la tribune une pancarte : "Le Père est le Christ des Antoinistes, il est le deuxième messie". Puis il fut retiré.
    Lors de la visite de Pierre Debouxhtay, vers 1934, à Jemeppe (pas ailleurs) le portrait de Mère a été enlevé et remplacé par une photographie représentant la foule "opérée" par Antoine.

    "Façade cimentée, percée de fenêtres, rendue grisâtre par la fumée des charbonnages; deux entrées, l'une rue Alfred Smeets (jadis rue Bois de Mont), l'autre rue des Tomballes, y donnent accès. Rue Smeets, sur la porte, à deux battants, peinte en vert, encadrée de deux petites fenêtres ogivales, on lit cette inscription : "Lecture de l'Enseignement du Père [jadis le mot Père était suivi de Antoine] le dimanche à 10 heures et tous les jours à 7 heures du soir, excepté le samedi. opération générale au nom du Père les quatre premiers jours de la semaine, à 10 heures. Le Temple est ouvert jour et nuit aux personnes souffrantes. tout le monde est reçu gratuitement." Sur le mur, au dessus- de la porte, en très grands caractères : "Culte Antoiniste 1910" [en 1912, au dessus du portail de la rue des Tomballes se trouvait encore l'inscription : "Les Vignerons du Seigneur" (Gazette de Liége, 1 er juillet 1912). Aujourd'hui, les deux branches de vigne subsistent, encadrant les mots : "Culte antoiniste" et la date : 1905]. A côté de la porte, sur la boîte aux lettres on pouvait lire naguère [nous n'y l'avons plus vue en 1933] cette invitation : "Ne jetez plus de l'argent dans la boîte aux lettres." L'édifice est coiffé d'un clocheton (sans cloche), recouvert de zinc et qui se termine en une sorte de vrille.
    "La porte de la rue A. Smeets franchie, on se trouve dans un porche : à gauche, au mur on voit des photos de temples et l'adresse de ces sanctuaires; à droite des avis annonçant les fêtes du culte, les places de desservant vacantes, etc.; à droite encore, le bureau des services administratifs; à gauche, à l'entrée du vestibule un bureau de consultations. Le vestibule est séparé du temple par une porte capitonnée, où sont apposés des écriteaux rappelant que "sans la foi on ne peut être sauvé", invitant les personnes qui entrent à se confesser au Père : "Mes Enfants, quand vous venez au Temple, faites bien votre confession au Père Antoine [depuis 1931 le mot "Antoine" est supprimé]. Si vous avez la foi au Père, vous obtiendrait selon votre foi." [cette inscription se trouve aussi dans les autres temples]
    "Au moment de pénétrer dans le temple [Une affiche, récente, fait savoir que "le Temple et la maison du Père ne sont accessibles que pendant les offices"], on remarque à droite un robinet, un évier et des gobelets retenus par des chaînettes [...].
    "On se trouve dans une pièce assez spacieuse garnie de chaises et de bancs, ayant "l'aspect d'une salle ordinaire de forme carrée et dont les murs devant et derrière sont percés de trois fenêtres ogivales. La lumière du jour y pénètre surtout par la toiture vitrée. Avec les galeries dont elle est dotée, elle peut contenir jusqu'à quinze cents personnes" [Fré. Houbert [R. Louette] dans La Meuse, 26 juin 1912].
    "[...] A gauche à l'emplacement destiné au public, se trouvent les portes de la salle du Conseil d'Administration, de l'habitation de Mère Antoine et des cabinets de consultations où reçoivent certains ministres du culte, notamment le second interprète du Père. [Des écriteaux rappellent qu' "on ne doit pas parler dans le temple"]. A droite, au fond, la porte de sortie de la rue des Tomballes.
Pierre Debouxhtay, Antoine le Guérisseur et l'Antoinisme, p.208-212

    En 1936, Mère décide de retirer les photos, et de remettre l'emblème à sa place originale.
    En mars 1938, à la demande des adeptes, Mère fit remettre les images.
    En 1940, le Premier Représentant du Père, le frère Nihoul, avec les anciens adeptes du Père, ramène le culte à la simplicité comme c'était du temps de Père. Ainsi, les portraits et écriteaux sont retirés, seul l'emblème reste. Et l'inscription murale "L'Enseignement du Père c'est l'Enseignement du Christ révélé à cette époque par la foi" est remplacé par "Les quatre premiers jours de la semaine, à 10 heures, OPERATION GENERALE".
    En France, on consacre de nouveau temple en gardant les dernières modifications de Mère.
    En 1970, on remet les images.
    En 1985, on les retire. Mais les dirigeants du culte acceptent que chaque desservant travaille dans son temple suivant sa FOI et sa compréhension. Ainsi certains temples belges ont aussi gardés les photos du Père et de Mère à la tribune.
    En septembre 2000, se crée l'Ecole du Nouveau Spiritualisme, pour l'étude de l'Enseignement dans divers temples. En France, des salles de lecture s'ouvrent périodiquement.

    Actuellement, la façade bien blanche du temple porte la même inscription "Culte Antoiniste 1910". Sur la porte toujours peinte en vert, on lit un panneau disant : "Culte Antoiniste, LECTURE DE L'ENSEIGNEMENT DU PERE tous les dimanches à 10 h. et les quatre premiers jours de la semaine à 19 h. OPERATION GENERALE les quatre premiers jours de la semaine à 10 h." Sur certains panneaux de temple, on lit encore "Tout le monde est reçu gratuitement". La boîte aux lettres porte le nom Louis Antoine et l'annonce de ne plus y jetez de l'argent est retirée. C'est toujours par là qu'on y met les dons.
    Le clocheton n'a plus sa vrille.
    Passé la porte de la rue Rousseau (anciennement rue Smeets), on arrive dans le vestibule, avec une table sur la gauche portant les ouvrages et à droite la porte de l'habitation d'un habitant. Puis plusieurs portes de cabinet. Un tableau portant les annonces des fêtes notamment. Au fond du vestibule, un corridor menant sur des portes capitonnées menant au temple. La porte de la rue des Tomballes ouvre sur l'escalier menant à la tribune et à une porte menant dans l'intérieur du temple.
    Dans le temple même, que des bancs, et plus de panneau. L'inscription à l'intérieur du temple est : "Culte Antoiniste. Tous les dimanches à 10 heures, Lecture de l'Enseignement du Père. Les quatre premiers jours de la semaine à 10 heures, Opération générale". Puis L'Auréole de la Conscience.
    La tribune n'a pas changée, elle porte l'Arbre de la Science de la Vue du Mal. A gauche, la porte menant à l'appartement du desservant du temple, le Représentant du Père, et au Conseil d'Administration, et à l'imprimerie (dont on peut accéder par la porte de garage de la rue Rousseau). A gauche également, le cabinet de consultations d'un guérisseur.
    La porte de garage menant à l'imprimerie ainsi qu'au jardin du Père, est séparée du Temple, dans la rue Rousseau, par plusieurs maisons appartenant au culte. La maison d'un adepte, puis une maison de logement, puis l'école et la bibliothèque ainsi que des lits. Cette maison mène aux combles abritant des chambres.

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Antoine " le Guérisseur " et ses Disciples

Publié le par antoiniste

carte postale rééditée d'une photo de l'article dans Excelsior en 1910

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L'église Saint-Lambert de Mons-Lez-Liège

Publié le par antoiniste

    A l'origine, cet édifice était une simple chapelle à nef unique. Plus tard, il fut élargi par la construction d'une seconde nef et on y adjoint une tour.Détruite et reconstruite à de nombreuses reprises au cours des siècles, elle ne résista finalement pas, au XXéme siècle, au tassement de terrain causé par l'exploitation minière. Désaffectée depuis 1929, une partie fut démolie en 1945 pour faire place à l'église actuelle en néo-roman qui s'harmonise avec la tour, monument classé.
La dernière construction a été consacrée en 1952.

 source : TrekEarth

Jadis simple chapelle dépendant de Hollogne-aux-Pierres, elle fut en paroisse en 1842. Son lointain passé est connu grâce aux fouilles faites en 1942  et qui révèlent l'existence d'un oratoire pré-roman doté plus tard, au XIIème siècle, probablement d'une tour carrée. Cette tour est le seul vestige de l'ancienne construction. Agrandissement du choeur, de la nef et prolongement d'un nouveau choeur en 1887. Un nouveau vaisseau à trois nefs et choeur avec abside semi-circulaire fut édifié.

 source : kikirpa

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Robert Vivier - Délivrez-nous du mal - le Nouveau Spiritualisme

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    A partir de ce jour-là, et pendant près de trois années, le Maître monta à la tribune du temple chaque dimanche, pour révéler le nouveau spiritualisme.
    Il enseignait que la maladie, la souffrance physique vient d'une cause qui est dans l'esprit. Mais cette cause n'est jamais un mal. Le mal n'existe pas. C'est notre intelligence qui, ne voyant que le monde de la matière, juge telle ou telle chose comme un mal. Or, le monde de la matière n'est que l'effet du vrai monde, le monde de l'esprit, le monde de Dieu. Dans ce monde-là, nous avons un guide qui nous conduit : c'est la conscience. Celle-ci ne voit le mal en rien, elle nous apprend à aimer, à triompher du côté matériel qui est en nous, et à nous rapprocher ainsi de Dieu, par la route de l'épreuve, au long de nos existences successives.
    Ainsi, le petit houilleur de Mons, après être devenu, suivant son rêve d'enfance, une guérisseur des corps, avait fini par se transformer en un guérisseur des âmes. Non pas seulement un consolateur, qui soulage cette âme-ci et celle-là : il avait trouvé un moyen de guérir à jamais l'humanité tout entière de sa vraie et unique maladie. Il avait découvert cette maladie : c'est la matière, c'est la vue du mal.

        Robert Vivier - Délivrez-nous du mal
        Ed. Labor - Espace Nord, p.304

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Victor Hugo - Le Rhin (1880-1926)

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LES BORDS DE LA MEUSE.–HUY.–LIEGE - Le Rhin
Oeuvres complètes de Victor Hugo. Le Rhin 1 (1880-1926)
p.99-100

Cependant le soir vient, le vent tombe, les prés, les buissons et les arbres se taisent, on n’entend plus que le bruit de l’eau. L’intérieur des maisons s’éclaire vaguement ; les objets s’effacent comme dans une fumée ; les voyageurs bâillent à qui mieux mieux dans la voiture en disant : Nous serons à Liège dans une heure. C’est dans ce moment-là que le paysage prend tout à coup un aspect extraordinaire. Là-bas, dans les futaies, au pied des collines brunes et velues de l’occident, deux rondes prunelles de feu éclatent et resplendissent comme des yeux de tigre. Ici, au bord de la route, voici un effrayant chandelier de quatre-vingts pieds de haut qui flambe dans le paysage et qui jette sur les rochers, les forêts et les ravins, des réverbérations sinistres. Plus loin, à l’entrée de cette vallée enfouie dans l’ombre, il y a une gueule pleine de braise qui s’ouvre et se ferme brusquement et d’où sort par instants avec d’affreux hoquets une langue de flamme.

Ce sont les usines qui s’allument.

Quand on a passé le lieu appelé la Petite-Flemalle, la chose devient inexprimable et vraiment magnifique. Toute la vallée semble trouée de cratères en éruption. Quelques-uns dégorgent 'derrière les taillis des tourbillons de vapeur écarlate étoilée d'étincelles; d'autres dessinent lugubrement sur un fond rouge la noire silhouette des villages ailleurs les flammes apparaissent à travers les crevasses d'un groupe d'édifices. On croirait qu'une armée ennemie vient de traverser le pays, et que vingt bourgs mis à sac vous offrent à la fois dans cette nuit ténébreuse tous les aspects et toutes les phases de l'incendie, ceux-là embrasés, ceux-ci fumants, les autres flamboyants.

Ce spectacle de guerre est donné par la paix; cette copie effroyable de la dévastation est faite par l'industrie. Vous avez tout simplement là sous les yeux les hauts fourneaux de M. Cockerill.

Un bruit farouche et violent sort de ce chaos de travailleurs. J'ai eu la curiosité de mettre pied à terre et de m'approcher d'un de ces antres. Là, j'ai admiré véritablement l'industrie. C'est un beau. et prodigieux spectacle, qui, la nuit, semble emprunter à la tristesse solennelle de l'heure quelque chose de surnaturel. Les roues, les scies, les chaudières, les laminoirs, les cylindres, les balanciers, tous ces monstres de cuivre, de tôle et d'airain que nous nommons des machines et que la vapeur fait vivre d'une vie effrayante et terrible, mugissent, sifflent, grincent, râlent, reniflent, aboient, glapissent, déchirent le bronze, tordent le fer, mâchent le granit, et, par moments, au milieu des ouvriers noirs et enfumés qui les harcèlent, hurlent avec douleur dans l'atmosphère ardente de l'usine, comme des hydres et des dragons tourmentés par des démons dans un enfer.

source : gallica2

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Le Père Antoine à la tribune du Temple

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Jemeppe-sur-Meuse, Intérieur du Temple d'Antoine le Guerisseur

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    L'Auréole de la Conscience n'est pas encore écrite sur le mur, mais elle a déjà été révélée.

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Jemeppe-sur-Meuse - Le Temple d'Antoine le Guérisseur (coin des rues des Tomballes/Hulos/Rousseau)

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Jemeppe-sur-Meuse - Le Temple d'Antoine le Guérisseur (coin des rues des Tomballes/Hulos/Rousseau)

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