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soeurs vittart

Journal de Monaco n°2536 du 12 février 1907

Publié le par antoiniste

Journal de Moncao n°2536 du 12 février 1907

Juliette Vittart, en 1907, avant son départ pour Jemeppe, loueuse en garni à Monte Carlo.

 

AVIS

    Par acte sous seing privé en date, à Monaco, du 15 octobre 1906, enregistré, la demoiselle Juliette Vittart, loueuse en garni, demeurant à Monaco, a cédé à monsieur Auguste-Joseph Bernard, maître d’hôtel, demeurant ci-devant à Beausoleil, le fonds de commerce de « Maison meublée » qu’elle exploitait à Monte Carlo, maison Torelli, boulevard des Moulins.
    Les créanciers, s’il en existe, sont invités à former opposition entre les mains de l’acquéreur dans la huitaine de ce jour, à peine de forclusion.
   
Monaco, le 12 février 1907.

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Temple Antoiniste de Monaco (Excelsior, 16 décembre 1913)

Publié le par antoiniste

 16 décembre 1913 - L'inauguration du temple 02

  Le Frère Deregnaucourt accompagna Mère pour le voyage lors de la Consécration, il mourra quelques temps après.

Excelsior, 1913

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Initiales des noms du public du temple.

Publié le par antoiniste

J. A. (Unitif 1911-1912, p.181-183)

B. (p.152, p.156, p.XXIX)

H. B. (Unitif n°2, p.7-16, Unitif 1911-1912, p.34-50) = Henri Bodin

M. B. (Unitif n°11, p.10-12, Unitif 1911-1912, p.153-155)

C. (p.165)

D. (p.1-3, p.57, p.68) = Ferdinand Delcroix (Unitif n°1, p.13-16, Unitif 1911-1912, p.13-18) ou Florian Deregnaucourt (Unitif n°1, p.6-8, Unitif 1911-1912, p.149) ou Pierre Dor ou Paul Delaunay ?

Desart (Unitif n°1, p.6-8 & p.11-13)

E. (p.73, p.135)

U. E. (Unitif n°11, p.2-4, Unitif 1911-1912, p.140-143)

F. (p.26, Développement, p.133-134, Unitif n°8, p.5-6) = Léon Foccroule ?

J. F. (Unitif 1911-1912, p.171-173) = Juliette Fréson d'après Debouxhtay (p.293)

J. G. (Démonstrations n°3, p.7) = Joséphine Guillaume, l'américaine ?

H. (p.4, Démonstrations n°3, p.44) = Henri Hollange ou un des Hoven

J. H. (Unitif n°3, p.14-16, Unitif 1911-1912, p.73-75, Unitif 1911-1912, p.174-177) = Groupe de Momalle = Joseph Hoven ?

M. H. (Unitif 1911-1912, p.178-180) = Mathieu Hoven ?

E. J. (Unitif n°9, p.11-15, Unitif 1911-1912, p.122-127)

L. (p.49, p.72, Développement p.64-66, Développement, p.177-181, Unitif n°6, p.2, (Unitif n°9, p.7-9) = Joseph Lejaxhe ?

R. L. (Unitif n°3, p.6-7, Unitif 1911-1912, p.58-60)

Léona (Unitif n°4, p.12-16, Unitif n°7, p.10-11, Unitif n°10, p.8-11, Unitif 1911-1912, p.80-85, Unitif 1911-1912, p.112-113, Unitif 1911-1912, p.128-132)

Louis (Unitif n°10, p.14-16, Unitif 1911-1912, p.137-139)

M. (p.28, p.77, p.119, Développement, p.95-97, Unitif n°6, p.15) = Léopold Monet ?, Julien Musin ?

A. M. (Démonstrations n°1, p.26-27)

M. M. (Unitif 1911-1912, p.113)

S. M. (Unitif n°11, p.6-8, Unitif 1911-1912, p.147-149)

Eliet Marchand (Unitif 1911-1912, p.55-57) = à Dinant

N. (Unitif n°8, p.14-16, Unitif 1911-1912, p.118-121) = Joseph ou Narcisse Nihoul

J. N. (Unitif n°11, p.8-10, Unitif 1911-1912, p.150-152, Unitif 1911-1912, p.168-170) = Joseph Nihoul

Noël (Unitif 1911-1912, p.51-54)

P. (p.90, p.133, p.149, Développement, p.147-148, Unitif n°8, p.10)

Ch. P. (Démonstrations n°1, p.9, Démonstrations n°2, p.38-39)

Baptiste Pastorelli (Unitif 1911-1912, p.18, Unitif 1911-1912, p.149)

R. (p.127)

L. R. (Unitif 1911-1912, p.7-9)

S. (p.36 & p.89) / J. S. (Unitif n°3, p.16) / J. Soyeur (Unitif 1911-1912, p.12) = J. Soyeur de Seraing

T. (p.21) = François Tinlot, l'architecte ?

J. T. (Unitif n°11, p.12-14, Unitif 1911-1912, p.156-159)

J. V. (Unitif n°11, p.4-6, Unitif 1911-1912, p.144-146)

Juliette Vittart (Unitif n°5, p.6-16, Unitif 1911-1912, p.86-100)

Vital (Unitif n°7, p.11-14, Unitif 1911-1912, p.114-117) = Vital Coutin

A. W. (Démonstrations n°2, p.5-9, p.14-17, p.24-26, p.29-35)


Et encore :
un adepte, l'adepte, un adepte du Père Antoine, un adepte encore novice,
un(e) antoiniste,
une soeur, un frère
un chrétien (Développement, p.190-192)
un visiteur,
un matérialiste (Unitif n°7, p.6-10, Unitif 1911-1912, p.106-111)...

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Groupe à Vichy (Juliette Vittart)

Publié le par antoiniste

    Ma soeur de son côté continuait à propager l'Enseignement, aidée par d'autres personnes qui comme nous avaient été guéries. L'une d'elles se mit à opérer à Vichy au nom de notre Père et ce fut comme une traînée de poudre. On accourut de partout, lettres et dépêches affluèrent. De grandes et sensationnelles guérisons se produisirent également à Aix-les-Bains. Des adeptes y fondèrent un groupe comme à Monaco, à Vichy, et ils attirèrent à l'Enseignement bien des personnes qui y étaient préparées par leur progrès. Pendant assez longtemps je restai en correspondance avec toutes ces personnes, cherchant à les aider et à les éclairer ; c'est de notre Père que je recevais tout pour le leur transmettre, y ajoutant parfois ce qui me semblait à même de les encourager en me basant toujours sur mon expérience.

extrait la profession de foi de Juliette Vittart "Montrons-nous extérieurement ce que nous sommes naturellement"
in L'Unitif n°5, p.14-15

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Procession pour les fêtes - Nantes-Chantenay - Fête du Père en 1931

Publié le par antoiniste

    Le Dimanche 28 juin 1914, deuxième anniversaire de l'enterrement du Père Antoine. A 10 h on fit la Lecture de l'Enseignement, puis de travaux d'adeptes. Ensuite on visita à nouveau les appartements du Père. A 14 h on fit un cortège du Temple au cimetière.
source : Frère Jean-Marc Boffy, Historique du culte antoiniste

    Voici comment fut célébrée cette solennité en 1930 [organisation semblable les années suivantes]. A 9 1/2 h., Mère fit l'opération générale, suivie de la lecture des Dix Principes. Les membres du Conseil général se tenaient près de la tribune. La foule entrait par la rue A. Smeets et sortait du temple par le jardin du Père. A 10 h., à cause de l'affluence très grande, Mère fut une seconde opération générale sur le seuil du temple. Après ces opérations, un cortège se forma ; en tête, venait l'emblème [jadis l'emblème de Jemeppe était accompagné des emblèmes d'autres temples], porté par un vieil adeptes, entouré de deux frères et suivi par trois autres antoinistes, tous en robe ; ensuite, une pancarte avec les mots : "Fête du Père Antoine, 25 juin", porté par deux soeurs ; après cette pancarte, le portrait du Père et "l'Esprit consolateur" portés l'un et l'autre par deux adeptes. Mère suivait ; derrière elle, marchaient le frère Nihoul, la soeur Deregnaucourt, le conseil général, les desservants de temple, les adeptes en robe, tête nue (c'est seulement depuis 1914 que les hommes marchent tête nue), puis, la foule. Le trajet est très court (voici le parcours : rue Hullos, Avenue G. Lambert, devant le cimetière, retour par le rue A. Smeets) ; on passe devant le cimetière où repose Antoine, mais le cortège n'y pénètre pas. Rentrés au temple, les assistants défilent un à un dans la maison et le jardin d'Antoine ; et cela pendant environ deux heures.
Pierre Debouxhtay, Antoine le Guérisseur et l'Antoinisme, p.219

    A Paris, le 26 juin 1924, le Petit Parisien raconte la Fête du Père, dans le temple de la rue Vergniaud :
Les antoinistes célèbrent pour la première fois à Paris l'anniversaire de la mort du ''Père''
    Le 25 juin 1912, le Père Antoine "se désincarnait" ; entendez qu'il exhalait son âme simple et généreuse. Mais une religion nouvelle était née. A vrai dire, le culte antoiniste, spiritualisme nouveau, basé sur la foi pure, avait déjà six ans. Son fondateur, alors âgé de soixante ans, l'avait institué en 1906 à Jemeppe-sur-Meuse, qui est restée la Rome de cette Eglise. Depuis le 25 juin 1913, les anniversaires de la "désincarnation" ont toujours été célébrés, à Jemeppe, par des foules comparables à celle - 30 ou 40.000 personnes - qui avait suivi le cercueil du Père. Hier, pour la première fois, cette commémoration solennelle avait lieu à Paris.
    La chapelle antoiniste se trouve au fond du treizième arrondissement, à l'angle de la rue Vergniaud et de la rue Wurtz. Elle a les dimensions d'une église de village, et les voisins dominent nettement, du balcon de leur cinquième, le coq embroché en paratonnerre du clocher [à ma connaissance et d'après les vieilles photos, il n'y a jamais de coq en haut du clocher]. Un petit jardin précède le porche, où est peinte cette légende : "Le Père Antoine, le grand guérisseur de l'humanité pour celui qui a la foi".
    Tous les jours, matin et soir, la desservante, Mme Vitard, à qui, certes, on refuserait les soixante-dix ans qu'elle avoue, récite les dix principes révélés par le Père. Avant, pendant et après cette lecture, l'assistance médite profondément, les yeux fermés et les mains jointes, les quatre doigts de la main droite fortement étreints entre le pouce et l'index de la main gauche, et les poings à la hauteur des yeux.
    Hier matin, la foule des croyants débordait sur la rue et encombrait le carrefour.
    Le Frère Musin était venu de Jemeppe, avec la soeur Deregnaucourt, grâce aux libéralités de laquelle trente temple antoinistes ont déjà pu être élevés en Belgique.
    Aucun costume n'est imposé aux adeptes ; mais les "frères" et les "soeurs" portent la robe "révélée". Pour les hommes, c'est une soutane étroitement boutonnée et tombant aux genoux ; la coiffure est un "tromblon" assez bas, comme on en portait il y a trois quarts de siècle. Pour les femmes, la jupe noire se complète d'un corsage à manches pagode ; un ruban noir, noué sous le menton, retient une capote bordée de tulle plissé et agrémentée d'un long voile retombant dans le dos.
    C'est le frère Musin qui présidait : pendant qu'il dardait sur la foule muette son regard magnétique, des mains jointes se mirent à trembler et beaucoup de regards se mouillèrent.
    - C'est que, voyez-vous, me dit un "frère", nous sommes tous des gens renoncés par la science (sic).
    Il voulait dire que, presque tous malades, abandonnés par les médecins, les fidèles du culte antoiniste ne mettaient plus que dans la foi leur dernière espérance : la leur soulèverait des montagnes.
    Il y eut, après la méditation, une procession derrière l'emblème de la religion antoiniste : un arbre d'argent avec cette inscription : "L'arbre de la science de la vue du mal".
    L'année prochaine, on inaugurera un nouveau temple, à la porte Pouchet ; cette année, en septembre, un autre doit s'ouvrir à Aix-les-Bains, puis un encore à Orange...
    Sommes-nous à une ère de scepticisme ? - R.N.
Le Petit Parisien du 26-06-1924 (Numéro 17285)
source : Gallica

Procession pour les fêtes - Nantes-Chantenay - Fête du Père en 1931

Procession à Seraing


    Au début du XXe siècle, au carrefour des Quatre Bras, se tenait un rassemblement important des Antoinistes.
source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Villers-le-Temple

    Dans les archives de la ville d'Aix-les-Bains, on apprend que le culte demanda une autorisation de processions de 1926 à 1955.
Inventaires des archives modernes 1793-1983 - Série P - CULTES
souce : www.mairie-aixlesbains.com

    L’organisation de la fête du Père, le 25 juin, date de son décès, elle est l’occasion de rappeler sa présence au sein de chaque Temple, présence symbolisée par la manifestation de « fluides ». (l'Arbre de la science de la vue du mal est le porte fluide).
Les Mutations de la représentation du divin au sein d’un groupe à vocation thérapeutique - Le cas de l’antoinisme
Anne-Cécile Bégot
source : http://assr.revues.org/index20222.html

    En son souvenir, tous les temples de Belgique étaient fermés ce jour-là. Les adeptes belges se rendaient à Jemeppe. Cette pratique semble abandonnée, Benoît Narinx a constaté qu'en Belgique les temples se sont mis à recevoir le public le 25 juin et qu'actuellement, seules un millier de personnes font le pèlerinage aux sources. Les Tomes disent qu'à partir de 1929, les adeptes distribuaient deux par deux, de porte en porte, "sans se parler" un feuillet annonçant la commémoration. De nos jours, l'annonce est faite de manière permanente sur des petits rectangles de papier laissés dans le porche à la disposition des visiteurs. La procession a été supprimée en 1937. Dans les temples français, on célèbre la mémoire du Père comme à Jemeppe. Jusqu'en 1935, un cortège parcourait quelques rues avoisinnant le temple.
Régis Dericquebourg, Les Antoinistes, p.100

    Un cortège est aussi organisé lors des funérailles d'un adepte ayant demandé le rite antoiniste.

    L'origine des processions vient à la fois des processions spirites ou socialistes et des processions de fanfares. Rappelons que Louis Antoine appris un temps de la trompette. La tradition des fanfares est encore vivace dans le Nord de la France et en Belgique.

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Groupe à Aix (évoqué par Juliette Vittart)

Publié le par antoiniste

    Ma soeur de son côté continuait à propager l'Enseignement, aidée par d'autres personnes qui comme nous avaient été guéries. L'une d'elles se mit à opérer à Vichy au nom de notre Père et ce fut comme une traînée de poudre. On accourut de partout, lettres et dépêches affluèrent. De grandes et sensationnelles guérisons se produisirent également à Aix-les-Bains. Des adeptes y fondèrent un groupe comme à Monaco, à Vichy, et ils attirèrent à l'Enseignement bien des personnes qui y étaient préparées par leur progrès.

extrait la profession de foi de Juliette Vittart "Montrons-nous extérieurement ce que nous sommes naturellement"
in L'Unitif n°5, p.14-15

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Frère Noël, premier adepte parisien

Publié le par antoiniste

    Vue du premier desservant du temple de Paris, frère Noël. Il forma le culte dans la région parisienne avec l'aide de Mlle Camus. Soeur Vittart suivra frère Noël, elle était desservante en 1924. On apprend par le Journal qu'il assiste à la consécration du Temple de Bierset en décembre 1912.

Père Noël - Excelsior 26 octobre 1913 - suite en page 2 (détail)


   « Cependant, aucun temple antoiniste n'existait à Paris, où le « Père » — c'est ainsi qu'on appelait le fondateur de la secte — avait réuni six ou sept cents adeptes. Antoine mort, ou plutôt s'étant « désincarné », cela n'avait pas arrêté les conversions.
   Sous l'inspiration du frère Noël, qui est en quelque sorte le légat antoiniste en France, et de Mlle Camus, cette petite modiste qui avait acquis la foi en allant à Jemeppe, des dons anonymes affluèrent, et au mois de mai dernier on commença la construction d'un temple où, comme à Jemeppe, les adeptes pourront venir écouter la lecture de la « Révélation ». [...]
       « Comme je me trouvais à côté du frère Noël, qui va administrer le temple, je lui demandai :
   « — La mère Antoine ne parle-t-elle jamais davantage ?.
   « — Mère, me répondit-il, ne parle jamais en public...
   « Et il ajouta :
   « — Mère se recueille pour atteindre au fluide éthéré de l'amour divin et en réconforter les fidèles suivant le degré de leur foi.
   « Ce n'est peut-être pas très clair, poursuivit le frère, mais vous comprenez, n'est-ce pas ?
   « — Naturellement, eus-je l'audace de répondre, et vite je m'enquis si la mère Antoine allait séjourner à Paris.
   « — Non, me déclara M. Noël ; mère repart ce soir pour la Belgique. Elle est venue à Paris seulement pour consacrer le temple.
   « Et après un instant de réflexion, le frère continua :
   « — Mère, voyez-vous, n'est que l'interprète du père Antoine.
   « C'est à sa mort que le père Antoine l'a chargée de poursuivre son oeuvre ?
   « — Le père Antoine n'est pas mort, me fit remarquer sévèrement mon interlocuteur ; il s'est seulement « désincarné ».
   « — Ah! pardon, fis-je.
   « — Oui, et mère, qui est dépositaire de son pouvoir spirituel, n'est que son exécutrice.
   « — Est-ce que le père Antoine a guéri beaucoup de malades ?
   « — Des milliers.
   « — Et comment procédait-il ?
   « — Il se contentait de regarder ceux qui venaient à lui et guérissait ainsi les malades ayant la foi. Ceux qui ne l'avaient pas suffisamment devaient revenir le voir.

L'Écho du merveilleux, revue bimensuelle (directeur Gaston Mery). 1 novembre 1913

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Journal du Dimanche - Le Kaléidoscope photographique - 09 Novembre 1913

Publié le par antoiniste

vue de l'intérieur du temple et du premier desservant du temple, frère Noël. Il forma le culte dans la région parisienne avec l'aide de Mlle Camus. Soeur Vittart suivra frère Noël, elle était desservante en 1924.

source : gallica

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Propagation de l'Enseignement dans le Sud de la France

Publié le par antoiniste

    J'adressai ma démission de membre à la société des Sciences psychiques de Nice et envoyai à son président une révélation en disant que j'avais trouvé mon chemin de Damas, que je m'installais définitivement en Belgique. Je demandai à notre Père de me trouver un emploi au temple, car je ne voulais pas rester inactive. Le travail se présenta de lui-même. Beaucoup de monde venait du midi de la France consulter notre Père, la plupart me rendaient visite et je les initiais de mon mieux à ce que j'avais compris de la question. Le nombre augmentait chaque jour car de grandes guérisons s'étaient produites de toutes parts. Ma soeur de son côté continuait à propager l'Enseignement, aidée par d'autres personnes qui comme nous avaient été guéries. L'une d'elles se mit à opérer à Vichy au nom de notre Père et ce fut comme une traînée de poudre. On accourut de partout, lettres et dépêches affluèrent. De grandes et sensationnelles guérisons se produisirent également à Aix-les-Bains. Des adeptes y fondèrent un groupe comme à Monaco, à Vichy, et ils attirèrent à l'Enseignement bien des personnes qui y étaient préparées par leur progrès. Pendant assez longtemps je restai en correspondance avec toutes ces personnes, cherchant à les aider et à les éclairer ; c'est de notre Père que je recevais tout pour le leur transmettre, y ajoutant parfois ce qui me semblait à même de les encourager en me basant toujours sur mon expérience. Dès le début de ce travail j'avais pris pour exemple deux coeurs généreux qui se trouvaient dans l'entourage de notre Père et que j'appelais les bienfaiteurs de l'oeuvre. C'est sur leur zèle, leur dévouement et surtout leur grand désintéressement qui ne s'est jamais démenti que je me suis basée pour effectuer mon travail.
    Pour propager l'Enseignement, je fis bien des voyages en France où je reçus des quantités de malades et de personnes s'intéressant à la question morale. Je puis dire que c'est grâce à ma vie de luttes, de souffrances et d'épreuves de toute nature que je pus les aider et les réconforter. Ma grande foi en notre Père puisait en Lui pour eux.

extrait la profession de foi de Juliette Vittart "Montrons-nous extérieurement ce que nous sommes naturellement"
in L'Unitif n°5, p.14-15

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Lettre du Père à soeur Vittard

Publié le par antoiniste

Mademoiselle Vittard,
   Je crois que vous feriez bien d'écrire un mot à votre soeur.
   Vous savez que tout mon enseignement démontre que l'épreuve est un grand mérite car ce n'est pas celui qui nous semblerait qu'il fait le mal qui en a, mais celui qui travaille à son amélioration.
   Donc que partout où nous voyons le mal, c'est un bien quand nous avons compris l'épreuve.
   C'est nous qui la faisons et elle fait notre bonheur si nous la prenons pour un bien et notre malheur de la prendre pour un mal.
    Mais je sais que Madame Kunz a un grand dévouement, elle sera rarement sans épreuve, qu'elle vienne de Pierre ou Paul.
   On nous la donne par le fluide que nous avons préparé par nos bonnes oeuvres, autant aimerions-nous ceux qui en sont l'instrument, autant d'autres fluides élaborons-nous pour en subir d'autres qui nous élèverons. nous disons : "Mon Dieu, que l'épreuve m'a été efficace. Combien elle m'a élevée. Suis-je encore digne d'en recevoir d'autres qui peuvent me faire autant de bien que celle que je viens de terminer." Nous en aurons mais espérons que par notre travail, nous en serons dignes. Que tantôt nous la recevrons avec autant de plaisir qu'autrefois nous en étions martyrs.
   Voilà, Mademoiselle Vittard, ce qui m'est inspiré pour votre lettre de ce matin et je vous l'informe avec autant de plaisir que j'en suis heureux moi-même qui doit le comprendre encore mieux que je ne le fais.
   Bien à vous.
                            Louis Antoine.

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