Eklablog Tous les blogs Top blogs Religions & Croyances
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Anne-Cécile Bégot - La construction sociale de l'efficacité thérapeutique (ethnographiques.org, Numéro 15, février 2008)

Publié le par antoiniste

Anne-Cécile Bégot - La construction sociale de l'efficacité thérapeutique (ethnographiques.org, Numéro 15, février 2008)

Auteur : Anne-Cécile Bégot
Titre : La construction sociale de l'efficacité thérapeutique au sein de groupes religieux (Science Chrétienne et Antoinisme)
Édition ethnographiques.org, Numéro 15 - février 2008
Les nouveaux mouvements religieux [en ligne].
(https://www.ethnographiques.org/2008/Begot - consulté le 20.01.2022)

 Résumé
    Dans le cadre d’un travail doctoral, mené dans les années 1990, on a réalisé une étude auprès de deux groupes religieux minoritaires, la Science Chrétienne et l’Antoinisme.
    Née à la fin du XIXe siècle aux Etats-Unis, sous l’impulsion de Mary Baker Eddy, une femme d’origine protestante, la Science Chrétienne a avant tout touché les catégories sociales moyenne et supérieure. L’Antoinisme porte le nom de son fondateur, Louis Antoine, un ancien mineur d’origine catholique dont le mouvement voit le jour au début du XXe siècle, en Belgique, et touchera une population essentiellement ouvrière. Ces deux groupes se sont implantés, en France, au début du XXe siècle.
    Leur particularité est d’avoir accordé une place centrale à la guérison. Dans le cadre de cet article, on s’est donc intéressé à la construction sociale de l’efficacité thérapeutique au sein de la Science Chrétienne et de l’Antoinisme.
    Il ne s’agit pas d’appréhender la maladie et la guérison d’un point de vue biomédical mais de considérer celle-ci comme une forme de déviance, et celle-là comme la résultante d’un processus de normalisation. Pour cela, on s’est intéressé aux croyances et pratiques considérées comme thérapeutiques au sein de ces groupes et au ressort de leur efficacité.
    Il s’avère que la guérison est avant tout un processus conduisant à se conformer à un certains nombre de normes et de valeurs, spécifiques à chacun des groupes. Le rôle joué par l’organisation religieuse dans le processus thérapeutique tient essentiellement à exercer un contrôle sur les croyances et pratiques des adeptes.
    Une analyse comparative permet alors de noter de substantielles nuances entre les groupes, et ce tant au niveau des formes organisationnelles que du sens accordé à ces pratiques.

    Lire un extrait dans ce billet.

Voir les commentaires

Collectif - Croyances et sociétés (1998)

Publié le par antoiniste

Collectif - Croyances et sociétés (1998)

Auteur : Collectif, sous la direction de Bertrand Ouellet et Richard Bergeron (participation de Régis Dericquebourg et Anne-Cécile Bégot)
Titre : Croyances et sociétés - Communications présentées au dixième colloque international sur les nouveaux mouvements religieux (Montréal, août 1996) Coll. « Héritage et projet »
Éditions : Fides, Paris, 1998 - 496 pages
cf. https://books.google.de/books?hl=fr&id=iaGLjL9TmbcC&q

    Régis Dericquebourg, que l'on ne présente plus, apporte sa contribution sur le sujet de La controverse sur les sectes en France (p.79).
    Pour sa part, Anne-Cécile Bégot présente des groupes centrés sur la guérison spirituelle, dont la spécificité est de véhiculer différents éléments de protestation vis-à-vis de la médecine allopathique et de la gestion de la maladie. La conclusion de l'article revient sur deux aspects :
        1. les croyances et pratiques rattachées à la guérison spirituelle véhiculent aujourd'hui des éléments de protestation distincts de ceux repérés à la fin du XIXe et au début du XXe siècle ;
        2. l'euphémisation de la protestation tient autant à l'évolution des groupes qu'aux changements intervenus au sein de l'institution médicale.

   Lire un extrait dans ce billet.

Voir les commentaires

Le Mois chez nous (La Meuse, 3 novembre 1911)(Belgicapress)

Publié le par antoiniste

Le Mois chez nous (La Meuse, 3 novembre 1911)(Belgicapress)

BIBLIOGRAPHIE

    Le Mois chez nous. – Dans son quatrième numéro, cette intéressante revue belge publie un article captivant sur Antoine-le-Guérisseur, cet apôtre si original qui, dans son temple de Jemeppe, prêche une religion nouvelle. On y trouve encore les mille détails, généralement ignorés, de l'industrie des os, ainsi qu'une étude attachante sur la vie des reptiles. Mais ce n'est pas tout et le sommaire, des plus nourris, s'augmente encore de la description, abondamment illustrée, d'un nouvel et très curieux aéroplane belge et un article très documenté sur les voyages à pied et le « camping ». Enfin, citons encore cette exquise nouvelle de Maurice des Ombiaux, « Le Pâtre » et un acte désopilant, « Maison tranquille », dû à la plume autorisée de Jacques Baschet.
    Ainsi composée, cette revue, malgré son prix de trente-cinq centimes le numéro, rivalise victorieusement avec les meilleures revues françaises du genre et elle justifie pleinement son titre en restant en tous points nationale !

La Meuse, 3 novembre 1911 (source : Belgicapress)

    Une carte postale reproduit une illustration de cette revue et La Meuse en reproduit le texte dans un article du 28 octobre 1911.

Voir les commentaires

Dr Paul Duplessis de Pouzilhac - L'Aile blanche (in Le Midi socialiste, 15 novembre 1919)

Publié le par antoiniste

Dr Paul Duplessis de Pouzilhac - L'Aile blanche (in Le Midi socialiste, 15 novembre 1919

Auteur : Dr Paul Duplessis de Pouzilhac
Titre : L'Aile blanche : roman de guerre et d'amour
Éditeur : A. Maloine et fils, Paris, 1917, 151 pages

    Extrait issu du journal Le Midi socialiste (15 novembre 1919).

     Il publia dix romans : "Les heures tristes" (1910), "Les enjôlées" (1911) sont deux romans de pure imagination, "Les Mouettes aux croix rouges" (1916) et "L'aile blanche" (1917) sont deux romans de guerre, l'auteur y exprime son vibrant patriotisme, "Sigma" (1921) est un roman à thèse médicale, le héros du livre le docteur Deveze, belle âme d'apôtre a déclaré la guerre à la maladie si stupidement cachée et que de nos jours encore certains qualifient de honteuse, ce médecin s'efforce d'informer ses patients pour qu'ils puissent se prémunit contre la maladie.
source : https://www.ac-sciences-lettres-montpellier.fr/

    Il évoque dans L'Aile blanche la consécration du temple Monaco par Mère Antoine, mais à sa façon. Et soit le typographe du Midi socialiste était antoiniste, soit le "souffle" accorda mal la presse, en tout cas, cette partie de la page a vue les lignes se mélanger. J'ai essayé de reproduire le sens en remettant tout dans l'ordre...

    Je quittai la Perse pour aller tout à côté visiter l'église Antoiniste. L'Antoinisme est un culte nouveau, poussé comme un champignon dans un champ de courges. Cette religion est basée sur la suppression des médecins. Elle guérit tout par « le souffle ». La nonne qui me reçut tient de l'armée du Salut, de l'ouvreuse, de la concierge. Elle m'exposa son programme.
    Tandis que je contemplais le badigeonnage ultraviolet qui court le long des murs pour arrêter les rayons maléfiques.
    Deux principes dominent notre religion : Les fidèles qui ne trouvent pas la guérison de tous leurs maux, sont ceux dont la foi dans le souffle n'est pas encore grande... Les personnes qui ne sont pas sauvées sont celles qui cherchent à comprendre les principes du Père Antoine.
    J'avais déjà lu dans les journaux d'avant-guerre, l'arrivée de la Mère Antoine à Montecarlo, nantie d'une valise d'osier, et dressant triomphalement vers le ciel l'unique plume de son rocambolesque chapeau. Un milliers de badauds lui firent cortège jusqu'au nouveau sanctuaire. On se poussait, on se pinçais, on s'esclaffait, les gogos ouvrirent leur bourse.
    Arrivée au sommet de la colline, la mère Antoine les arrête d'un geste impératif. Elle pénétra dans le parvis et monta sur l'estrade avec une de ses prêtresses. Rapprochant alors en trompette ses grosses mains de sa bouche, elle souffla.
    Elle souffla pendant une heure sur la foule, qui pénétrait, le souffle qui guérit tous les maux de l'âme et du corps, la neurasthénie et le coryza, le cancer et le cor au pied. Ce jour-là ajoutera la légende, les vagues de la mer se firent plus forte, les palmiers courbèrent le front...
    Mère Antoine je vous en veux : Depuis que j'ai stationné dans votre guérissoir, et parlé à votre gardienne mes maux de reins sont devenus plus cruel. Le rire qui secoua mes pauvres côtes fut si violent que mes douleurs reparurent. Vous avez oublié de me citer des guérisons et j'ai oui dire une histoire bien tragique ! La pauvre jeune fille qui servit d'expérience au souffle, était atteinte de fièvre typhoïde.
    – Au moins pas de remèdes, pas de médecins, aviez vous ordonné au pauvre pèге.
    – Elle mourut très vite. Son brave homme de père voulut faire du bruit. Il fut gentiment éconduit.
    – Malheureux, votre foi n'était pas assez grande !
    Je partis convaincue. La nonne me serra la main droite et il me sembla apercevoir la main gauche en forme d’aumônière derrière son dos... mais je n'avais pas de monnaie.

Voir les commentaires

Jan-Albert Goris - Strangers should not whisper (1945)

Publié le par antoiniste

Jan-Albert Goris - Strangers should not whisper (1945)

Auteur : Jan-Albert Goris (alias Marnix Gijsen)
Titre : Strangers should not whisper
Éditions : L. B. Fischer, New York, 1945

    Talk story about Jan-Albert Goris, the Belgian Commissioner of Information, & author of "Strangers Should Not Whisper" The title of the books is a West African proverb & can be found in H. L. Mencken's "Dictionary of Quotations." He says that the way to repay America for its hospitality is to speak frankly about the problems common to this country & to one's own. "We refugees must explain that whatever happens on these shores, whatever violence may upset the social order, there is something indestructible in America something that Europe needs." M. Goris spent 1926-'27 at t U. of Washington, in Seattle, took time off on his way to & from there to study the speech & customs of the era. In 1937 he came to this country again & arranged for the participation of Belgium in the World's Fair.

(Histoire d'un entretien avec Jan-Albert Goris, commissaire belge à l'information et auteur de « Strangers Should Not Whisper » Le titre du livre est un proverbe d'Afrique de l'Ouest qui figure dans le « Dictionnaire des citations » de H. L. Mencken. Il affirme que la façon de remercier l'Amérique pour son hospitalité est de parler franchement des problèmes communs à ce pays et à son propre pays. « Nous, les réfugiés, devons expliquer que, quoi qu'il arrive sur ces terres, quelle que soit la violence qui bouleverse l'ordre social, il y a quelque chose d'indestructible en Amérique, quelque chose dont l'Europe a besoin ». M. Goris a passé les années 1926 et 27 à l'Université de Washington, à Seattle, et a pris le temps d'étudier sur place le discours et les coutumes de l'époque. En 1937, il revient dans ce pays et organise la participation de la Belgique à l'exposition universelle.)
Source : https://www.newyorker.com/magazine/1945/02/17/just-2

Évoque Louis Antoine à la p. 175 :
    Therefore it is probably not a mere accident that the eloquence of John L. Lewis is essentially Biblical in inspiration: the solemnity of his pronouncements intended for the miners must have a special appeal to them on that account. The Welsh miners are known for their deeply religious singing. When Vincent van Gogh wanted to devote his life to preaching and evangelization, he set out for the Borinage in Belgium where, besides Catholicism, many Protestant organizations flourish, where even religious healers such as Antoine le Guerisseur found large and enthusiastic audiences.

Traduction :
    Ce n'est donc probablement pas un simple accident si l'éloquence de John L. Lewis1 est d'inspiration essentiellement biblique : la solennité de ses déclarations destinées aux mineurs doit avoir un attrait particulier pour eux à ce titre. Les mineurs gallois sont connus pour leurs chants profondément religieux. Lorsque Vincent van Gogh a voulu consacrer sa vie à la prédication et à l'évangélisation, il s'est dirigé vers le Borinage en Belgique où, outre le catholicisme, de nombreuses organisations protestantes fleurissent, où même des guérisseurs religieux comme Antoine le Guerisseur ont trouvé un public nombreux et enthousiaste.

1    John Llewellyn Lewis (12 février 1880 - 11 juin 1969) est un syndicaliste américain qui fut le président de l'United Mine Workers of America de 1920 à 1960, et le président du Congrès des organisations industrielles de 1935 à 1940.

Voir les commentaires

Tribune Apologétique - La doctrine antoiniste (1911)

Publié le par antoiniste

Titre : Faits et Doctrines : La doctrine antoiniste
Éditions : Tribune Apologétique, juin & juillet 1911 (Nos 35, 36, 37, 38)

    On parle de ce texte critique de la part de cette publication de l'organe du Secrétariat général des Œuvres Apologétiques dans un article du Journal de Bruxelles du 13 août 1911, ainsi que dans un article de La Croix 23 janvier 1912.

Tribune Apologétique - La doctrine antoiniste (1911)

    Cette publication, dont on ne peut en connaître l'auteur (un article de l'Echo de la Presse signale qu'il s'agit d'André Kervyn), a été reproduite (au moins en partie) dans le Journal de Bruxelles en juin et juillet 1911 sous le titre Quelques note sur Antoine et l'Antoinisme. Elle n'est pas sans rappeler le petit fascicule publié par Hubert Bourguet en 1918 ou la contribution d'Albert Monniot dans la Revue internationale des Sociétés secrètes en 1914.

Voir les commentaires

Jacques Valdour - Les mineurs (1919)

Publié le par antoiniste

Jacques Valdour - Les mineurs (1919)

    Dans un estaminet voisin, je découvre que le patron est l’adepte d’une de ces petites sectes superstitieuses qui prolifèrent dans le Nord parmi les libres-penseurs de la classe populaire. A notre époque de progrès scientifique et de diffusion des pratiques médicales et des méthodes d’hygiène, c’est précisément sous le couvert d’une thérapeutique de charlatans que l’ignorance de ces populations déchristianisées s’exploite et qu’une religiosité de basse espèce, mais d’aspect scientifique et directement apparentée au scientisme des Sorbonnards, se propage. Ces religions de guérisseurs ne comptent pas que les « Antoinistes », mais aussi, comme ce cabaretier, les « Psychosistes ». Le cabaretier est abonné au journal de ces dévots et le laisse traîner sur les tables, à la disposition des consommateurs : « Le Fraterniste, organe de l'Institut général psychosique (phénomènes et résultats médianimiques), revue générale de psychosie. » Cette feuille occultiste recommande (1) les pratiques désagrégeantes de la personnalité telles que les « moyens de communiquer avec les Esprits » par « les tables parlantes » et les exercices de « médium écrivain », et aussi les procédés pour « produire le sommeil magnétique ». Une rubrique spéciale, « Nos cures », groupe les attestations des malades guéris (entendez : ceux dont la psychose atteint, grâce à l'entraînement psychosique, sa période d’état). Des groupes de partisans sont constitués, sous le nom de « Fraternelle » dans les diverses localités et il leur est donné des conférences. La « Fraternelle n° 9 de Liévin » a été fondée à la suite d’une conférence faite devant trois cents personnes (2). On recommande instamment de commencer les séances de « tables parlantes » ou d’« évocation » des esprits par « une prière à Dieu » et « la demande de protection à son ange gardien » (3). Il s’agit ici d’une tentative de perversion du sens chrétien qui subsiste vaguement encore, d’un effort en vue de provoquer la dégénérescence superstitieuse de ce qui reste d’esprit religieux ; on vise à réaliser un innommable mélange, à mêler les pistes, à brouiller les idées claires, altérer les croyances spiritualistes. A cette besogne se sont attelés, à diverses reprises, des feuilles parisiennes comme Le Matin et des journaux régionaux comme l'anticlérical Réveil du Nord. On devine sans peine les inspirateurs cachés de ce prosélytisme : Le Fraterniste cite volontiers dans ses articles Papus et, en quatrième page, renvoie à un certain nombre d’ouvrages et de revues spirites parmi lesquels ligure encore Papus. Or, on sait (4) que ce F.. M.. de haut grade n'est pas un des moindres inspirateurs de ce mouvement superstitieux que la Maçonnerie conduit secrètement dans le but d’altérer et de discréditer le surnaturel par d’impurs alliages; son action revêt ainsi deux formes, l’attaque directe par propagation du naturalisme scientiste et l’attaque indirecte par pénétration corruptrice d’un scientisme superstitieux.

1. V. numéro du 15 août 1912.
2. V. Le Fraterniste, 15 août 1912.
3. Id.
4. V. abbé Barbier, Les Infiltrations maçonniques.

Jacques Valdour, Les mineurs : la vie ouvrière, observations vécues (Lille, 1919), p.71 (auteur également de Ouvriers parisiens d'après-guerre où il évoque les Antoinistes)

Voir les commentaires

Luciano Folpini - È incredibile (2007)

Publié le par antoiniste

Luciano Folpini - È incredibile (2007)

Auteur : Luciano Folpini
Titre : Le radici - È incredibile - Indagine sul mistero dell’uomo 3 - Le proposte alternative
Éditions : Centro culturale Kairòs - Aderente al Progetto Culturale della Cei - Gavirate – maggio 2017

    L'auteur évoque p. 105-106 en ces termes le culte antoiniste :

Il Culto Antoinista
Il belga Louis Antoine, dopo oltre 40 anni di lavoro come operaio specializzato si imbatte nello spiritismo. Nel 1890 decide di diventare medium e fonda un gruppo spiritico chiamato Les Vignerons du Seigneur.
Nel 1893, dopo la morte del figlio ventenne, cominciò a curare le malattie con pezzi di carta magnetizzati o con l’acqua, con l’aiuto di spiriti di medici.
La sua fama crebbe ma nel 1901 fu condannato per esercizio abusivo della professione medica.
Fu allora che decise di non usare più il contatto fisico col paziente ma di operare in un procedimento non più di tipo medico ma religioso. Così quando nel 1907 fu di nuovo giudicato per esercizio abusivo della medicina, è assolto perché si tratta di una questione di fede.
Nel 1906, Antoine, ha abbandonato lo spiritismo per dare vita al Culto Antoinista dove lui è il Padre che non nega lo spiritismo, ma lo confina a un livello inferiore nella sfera morale dei suoi insegnamenti.
Il movimento ha successo con più di 100mila aderenti in Belgio e si espande in altri paesi.
Quando nel 1910 la fila di quelli che attendono un incontro con lui comincia ad allungarsi troppo, costruisce il Tempio Antoinista dalla cui tribuna, vestito in tunica nera e cilindro, fa scendere il suo fluido contemporaneamente su tutta la folla.
Poi nel 1912 muore e il movimento continua con la moglie Jeanne Catherine Collon.
Attualmente, pur essendo il movimento in calo, esistono ancora alcuni templi e sale di lettura in Belgio e in altri paesi, gestiti da un desservant, una specie di diacono, spesso una donna, che veste come il Padre anche fuori del luogo di culto.
In tutti i templi tutte le domeniche alle dieci, e nei quattro primi giorni della settimana alle sette di sera, si leggono gli insegnamenti del Padre, mentre negli stessi giorni alle dieci del mattino il desservant, fa scendere il flusso di Antoine dalla tribuna sui presenti dopo qualche momento di preghiera e al termine dà consigli personali a chi li richiede.
Sono anche previsti dei riti antoinisti per: funerali, battesimi e matrimoni, ora abbastanza rari. In Francia si è affermato il rito di Mère con le innovazioni introdotte dalla moglie e l’uso di ritratti di Antoine.
L’antoinismo afferma che se Dio non esiste al di fuori di noi, anche noi non esistiamo al di fuori di Dio. La materia, il male e la malattia non esistono perché si tratta solo di errori della nostra immaginazione o credenze che le fanno immaginare reali.
Per superarle bisogna opporre la coscienza e la fede nell’efficacia che ancor oggi ha il fluido che continua a emanare dal Padre Antoine tramite i desservant, e nelle credenze kardeciste sul progresso, la solidarietà, la fraternità, e il lavoro morale, che consentono la crescita anche attraverso reincarnazioni successive.

Luciano Folpini - È incredibile (2007)


Traduction :
Le culte antiniste
Le Belge Louis Antoine, après plus de 40 ans de travail en tant qu'ouvrier qualifié, découvre le spiritisme. En 1890, il décide de devenir médium et fonde un groupe spirituel appelé Les Vignerons du Seigneur.
En 1893, après la mort de son fils de 20 ans, il a commencé à traiter les maladies avec des morceaux de papier magnétisé ou de l'eau, avec l'aide des esprits des médecins.
Sa notoriété grandit mais en 1901, il est condamné pour exercice illégal de la profession médicale.
C'est alors qu'il a décidé de ne plus utiliser le contact physique avec le patient mais d'opérer selon une procédure qui n'était plus médicale mais religieuse. Ainsi, lorsqu'en 1907 il a été à nouveau jugé pour exercice illégal de la médecine, il a été acquitté du fait qu'il s'agissait d'une question de foi.
En 1906, Antoine abandonne le spiritisme pour donner vie au Culte antoiniste où il est le Père qui ne nie pas le spiritisme, mais le confine à un niveau inférieur dans la sphère morale de ses enseignements.
Le mouvement a connu un grand succès avec plus de 100 000 adhérents en Belgique et s'est étendu à d'autres pays.
Lorsqu'en 1910, les rangs de ceux qui attendaient une rencontre avec lui commencèrent à grandir, il construisit le temple antoiniste dans lequel, depuis la tribune vêtu d'une tunique noire et d'un haut-de-forme, il laissait descendre son fluide sur toute la foule en même temps.
Puis en 1912, il meurt et le mouvement se poursuit avec son épouse Jeanne Catherine Collon.
Aujourd'hui, bien que le mouvement soit en déclin, il existe encore quelques temples et salles de lecture en Belgique et dans d'autres pays, dirigés par un serviteur, une sorte de diacre, souvent une femme, qui s'habille comme le Père même en dehors du lieu de culte.
Dans tous les temples, tous les dimanches à dix heures, et les quatre premiers jours de la semaine à sept heures du soir, on lit les enseignements du Père, tandis que les mêmes jours à dix heures du matin, le serviteur fait descendre le fluide d'Antoine de la tribune vers les personnes présentes après quelques moments de prière et à la fin il donne des conseils personnels à ceux qui le demandent.
Des rites antoininistes sont également prévus : funérailles, baptêmes et mariages, aujourd'hui assez rares. En France, le rite de la Mère s'est établi avec les innovations introduites par sa femme et l'utilisation des portraits d'Antoine.
L'antoinisme affirme que si Dieu n'existe pas en dehors de nous, nous n'existons pas non plus en dehors de Dieu. La matière, le mal et la maladie n'existent pas parce qu'ils ne sont que des erreurs de notre imagination ou des croyances qui les rendent réels.
Pour les surmonter, il faut opposer la conscience et la foi dans l'efficacité qu'a encore le fluide qui continue à émaner du Père Antoine à travers les serviteurs, et dans les croyances kardecistes sur le progrès, la solidarité, la fraternité et le travail moral, qui permettent la croissance aussi à travers les réincarnations successives.

Voir les commentaires

Seraing - Ougrée - Jemeppe - Boncelles en cartes postales anciennes

Publié le par antoiniste

Seraing - Ougrée - Jemeppe - Boncelles en cartes postales anciennes

Seraing - Ougrée - Jemeppe - Boncelles en cartes postales anciennes (intérieur)

Auteur : Marc Moisse
Titre : Seraing - Ougrée - Jemeppe - Boncelles en cartes postales anciennes
Éditions du Molinay, Liège, 1994 (208 pages)

Le Père Antoine

Le Père Antoine est né à Flémalle-Grande, le 7 juin 1846 dans une famille ouvrière : son père était mineur et sa mère était ménagère. Le père déclare ne pas savoir lire et être âgé de 50 ans, tandis que son épouse en avait 49 à la naissance de l'enfant.
Antoine (qui est le patronyme et non le prénom) alla à l'école primaire qu'il quitta à l'âge de 12 ans pour travailler dans les mines. Il travaille dans le fond durant 2 ans, puis devient machiniste. Lors de son entrée au service militaire, à 20 ans, il déclare savoir lire, écrire et compter.
En 1873, il est marteleur, puis quelques mois plus tard, il est encaisseur et agent en d'assurance pour la firme « L'Union de Paris ».
Après avoir été rappelé à l'armée en 1870, il devint ouvrier métallurgiste à Cockerill pour qui il travaille en Prusse.

Maison d'Antoine le Guérisseur
Avant 1904

Rentré en Belgique, en 1876, on le retrouve marchand de légumes. Puis il s'expatrie de nouveau pour le compte des usines Pastor à Varsovie.
Durant son séjour polonais, qui dura 5 ans, son épouse tint une pension ce qui permit au couple de mettre de côté assez d'argent pour faire construire à leur retour 20 maisons ouvrières.
Le décès de son fils l'éloigna de la foi catholique. Par le spiritisme, il désira entrer en communication avec l'âme du défunt. Antoine devint guérisseur. Les malades affluant de partout, il quitta l'usine pour se consacrer entièrement à sa mission. En 1906, suite à une révélation, il fonde la religion antoiniste et construisit un temple à Jemeppe. Il impose les mains à des foules entières. Le Père Antoine meurt le 24 juin 1912. Son enterrement fut suivi par – dit-on – 100.000 personnes. Il repose au cimetière des Housseux. Son épouse reprendra la mission de son mari (voir le bas de la photo).

Voir les commentaires

Bernard Forthomme - Histoire de la pensée au Pays de Liège - Tome IV (2020)

Publié le par antoiniste

Bernard Forthomme - Histoire de la pensée au Pays de Liège - Tome IV (2020)

Auteur : Bernard Forthomme
Titre : Histoire de la pensée au Pays de Liège — Des origines à nos jours Tome IV — XIXe s.-XXIe s.
Éditions Orizons, Paris, 2020, 728 pages
http://editionsorizons.fr/index.php/histoire-de-la-pensee-au-pays-de-liege-des-origines-a-nos-jours-tome-iv-xixe-s-xxie-s.html

    Après la perte de son indépendance, la Principauté de Liège ménagea un nouvel essor de la pensée en se fixant d’abord sur la question du langage — en lien avec l’apprentissage chez les sourds et muets, la naissance du comparatisme en philologie, et la formation d’un pays neuf : la Wallonie. La création de l’Université donna l’occasion d’inviter des penseurs comme Schmerling qui, le premier, découvrit l’homme de Néandertal élargissant ainsi considérablement l’histoire humaine, ou comme Schwann qui venait d’établir la nature cellulaire de tout le vivant. Quant aux travaux de Delbœuf, ils furent remarqués par William James, Freud et Bergson, tandis que Louis Verlaine initiait à la psychologie animale et Bobon à la psychopathologie de l’expression. En outre, le développement considérable des sciences appliquées favorisa l’ouverture particulière à la Russie (dont témoignera encore Georges Simenon) et à la Chine. La vie sociale fut repensée avec l’émergence du concept de justice sociale et de droit international du travail, illustrée par le cinéma des frères Dardenne. La vie religieuse manifesta sa vitalité avec la formation d’une nouvelle religion (l’antoinisme), ainsi que la rénovation radicale de l’esprit œcuménique. L’ouverture à l’univers allait trouver un développement soutenu grâce à l’Institut d’Astrophysique et au Centre Spatial de Liège.
    Avec cet ultime et quatrième volume, Bernard Forthomme parachève sa très considérable Histoire de la pensée au Pays de Liège. Elle sera suivie d’un tome V qui indexera la totalité de sa tétralogie.

source : https://www.facebook.com/EditionsOrizons/posts/4233081403429794

Voir les commentaires

<< < 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 > >>