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Emblème antoiniste de l'arbre (FaceBook Vincent Bourgeois, Schaerbeek)

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Emblème antoiniste de l'arbre (FaceBook Vincent Bourgeois, Schaerbeek)

Emblème antoiniste de l'arbre

(source FaceBook de Vincent Bourgeois, Schaerbeek)

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Culte Antoiniste de Tergnier (FaceBook Abbé Olivier)

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Culte Antoiniste de Tergnier (FaceBook Abbé Olivier)

Avant de devenir la chapelle catholique Gallicane Notre Dame de Liesse de Tergnier dans l'Aisne, notre Chapelle était un temple du culte Antoiniste, voici une photo de l'époque avec arrivé des fidèles Antoinistes dans le temple de Tergnier qui allait devenir des années plus tard la chapelle Catholique Gallicane de Tergnier.

source : https://www.facebook.com/photo/?fbid=945822898781321&set=a.137079446322341

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Antoine le Guérisseur (Le Messager, 1er sept. 1903)

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Antoine le Guérisseur (Le Messager, 1er sept. 1903)

Antoine le guérisseur

    Sous ce titre, le Journal de Liége a fait part dernièrement encore à ses lecteurs de plusieurs déplacements d'un groupe de graves messieurs venus à Jemeppe-sur-Meuse pour s'assurer sur place de l'invraisemblable pèlerinage journalier qui offusque la Faculté médicale et surtout la Faculté théologique – soyons respectueux – dont le siège épiscopal est à Malines.
    Louis Antoine n'a qu'à bien se tenir. C'est là l'expression ordinaire dans la bouche de ceux qui peuvent s'effarer à la vue du déploiement des forces judiciaires appelées à la rescousse pour faire cesser un scandale ! qui met en péril la majesté de certaines confréries.
    Mais Louis Antoine ne s'émeut pas pour si peu. Du lundi matin au vendredi soir, malgré certaine condamnation conditionnelle, il reçoit des malades de toutes conditions sociales et ne croit pas devoir cesser d'exercer librement, en sa demeure, les belles facultés dues à sa science occulte acquise par l'intervention des Esprits bienfaisants. L'opinion publique souveraine l'a classé parmi ces êtres privilégiés qu'une force très active du monde spirituel – supérieure à tout autre – protège contre des hostilités que nous voudrions croire inconscientes.
    Aimons-nous les uns les autres. Cette maxime est pratiquée par le médium-guérisseur dont la charité inépuisable, bien entendue, doit être citée – dut sa modestie en souffrir. Que ses actes, ses sentiments soient surtout l'objet des méditations des médecins dits catholiques-chrétiens, qui persistent à le poursuivre.
    Qu'à leur adresse, une bonne pensée de nos frères en croyance soit émise, pour les détourner d'une persécution si peu raisonnée et qui ne peut que leur nuire.
    Nous reproduisons du Journal de Liége du 19 août l'article qui suit :
    « On sait qu'une instruction est ouverte à charge d'un nommé Louis Antoine pour exercice illégal de l'art de guérir. Cette instruction est près d'aboutir mais ne donnera très probablement pas lieu à des poursuites, aucun fait délictueux n'ayant été relevé à charge du guérisseur.
    En effet, tous les témoignages recueillis jusqu'ici démontrent plutôt que la clientèle du sieur Antoine se compose généralement de gens faibles d'esprit (!!!).
    Un ouvrier d'usine souffrait d'un dérangement d'estomac. Il alla donc trouver Antoine et il dut faire le pied de grue pendant plus de deux heures. Notez donc, il avait le n° 220 !! Le médium plaça la main sur la tête du patient, ne lui prescrivit aucun remède, aucun régime et lui recommanda seulement de dire des prières.
    Et le brave ouvrier est parti avec la conviction qu'il allait guérir, si bien qu'aujourd'hui, il affirme avoir une telle confiance en cet homme que s'il se trouvait encore malade il n'hésiterait pas à aller encore le voir.
    Une enquête interminable a eu lieu. Toutes les personnes qui ont été entendues – et elles sont légion – ont déclaré unanimement que Louis Antoine ne leur a jamais rien demandé, ni salaire, ni gratification, ni aumône. Il y a bien dans un coin de la pièce où a lieu la réception des malades un tronc portant : « Pour les pauvres ». Seulement, c'est laissé à la générosité des visiteurs dont le grand nombre oublie souvent de récompenser d'une simple pièce de monnaie l'affirmation de la guérison prochaine.
    Que conclure ? nous laissons ce soin à la justice.
    En attendant, Antoine continue à recevoir des centaines de visiteurs au grand dam des membres de la Faculté qui y perdent leur latin et le produit d'une clientèle qui leur échappe. »

Le Messager, 1er septembre 1903

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Article du Théosophe (in Revue internationale des sociétés secrètes, v7 n°1, 5 janvier 1914)

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Article du Théosophe (in Revue internationale des sociétés secrètes, v7 n°1, 5 janvier 1914)

    – Sous le titre « Une religion spirituelle » et la signature de M. Largeris, nous lisons dans le Théosophe, 1er décembre 1913 :

    Je suis allé il y a quelques jours visiter le gentil temple antoiniste de la rue Vergniaud et j'ai été frappé par la simplicité de l'aménagement intérieur. Une dame m'a remis un numéro gratuit du Bulletin mensuel qui a pour titre l'Unitif et m'a fourni quelques renseignements sur cette nouvelle religion. Ayant posé quelques questions, il n'a été répondu : 1° Sur Dieu : Les antoinistes ne donnent pas au mot Dieu le même sens que les chrétiens. Pour eux Dieu est présent dans tous les êtres et en aimant tous les êtres, nous aimons Dieu. Il me semble que cette conception est tout à fait théosophique et laisse entendre que l'idée d'un Dieu personnel ne fait pas partie de l'enseignement du Père ainsi que disent les antoinistes. 2° Sur la prière : Pour eux la prière est inutile, l'Amour seul compte. 3° Sur la vie future : Les antoinistes croient à la réincarnation, mais il ne m'a pas été possible de savoir s'ils admettent la réincarnation immédiate ou différée. Le Père Antoine établit une distinction entre la croyance et la Foi. Je crois comprendre que pour lui croyance est synonyme de crédulité, tandis que la Foi est une force spirituelle intérieure qui, prenant son appui sur l'amour, est capable de produire des guérisons. C'est en somme la Christian-Science. Il n'existe aucune cérémonie, aucun ritualisme. Tout le culte consiste dans la lecture de l'enseignement du « Père » et rien d'autre. M'étant étonné que le portrait du « Père » ne figurât pas dans le temple dont les murs sont entièrement nus, il m'a été répondu que ceci serait du matérialisme car pour les antoinistes la Matière et la Forme n'ont aucune espèce de valeur : l'Esprit seul est tout.
    La Théosophie ayant une portée à la fois morale, métaphysique, scientifique et ésotérique, il n'est pas permis de dire que les enseignements théosophiques et antoinistes sont identiques ; mais on peut affirmer que la morale antoiniste et la morale théosophique présentent entre elles de très nombreux points de contact. Le « Père », d'ailleurs, ne prétend que rénover l'enseignement de Jésus de Nazareth trop matérialisé à notre époque par les religions qui se réclament de ce grand Etre.

    On voit combien nous avons raison de ne pas limiter nos études à la seule Franc-Maçonnerie, mais de démasquer toutes ces sectes qui, sous les formes les plus diverses, ont le même but commun la destruction de l'Eglise de Jésus-Christ.

Article du Théosophe
(in Revue internationale des sociétés secrètes, v7 n°1, 5 janvier 1914)

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Un précurseur (Gerard-Gailly in La Meuse, 2 août 1925)(belgicapress.be)

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Un précurseur (Gerard-Gailly in La Meuse, 2 août 1925)(belgicapress.be)UN PRÉCURSEUR

La merveilleuse histoire du guérisseur Christophe Ozanne,
à qui Louis XIV ne craignit pas d'avoir recours

CHRONIQUE INEDITE

    Entre mille soucis fort graves, les journaux de ces derniers temps ont été occupés par l'aventure d'un guérisseur populaire nommé Béziat et condamné pour exercice illégal de la médecine. Quantité de gens qu'il avait guéris étaient venus l'assister à son procès et lui avaient apporté, dans le prétoire de Toulouse, quantité de fleurs.
    Le délit d'exercice illégal de la médecine ne réside pas dans le fait que l'on guérit sans diplôme, mais que l'on guérit en se faisant payer. Or, Béziat, qui avait longtemps pratiqué son art en apôtre désintéressé, avait été imposé par le fisc pour son métier de guérisseur. Comme les temps sont changes !) Il jugea donc normal et nécessaire de réclamer une redevance de ses malades. D'où le procès.
    La dévotion publique s'est toujours exercée à l'endroit de ces hommes bienfaisants. Et il est à peine besoin de rappeler ici la noble figure du père Antoine, de Jemeppe-sur-Meuse, si noble qu'elle est devenue le centre d'un culte véritable, ayant ses temples de Liège à Monaco, en passant par Paris, ayant son catéchisme et jusqu'à ses uniformes.

***

    Ces guérisseurs n'ont jamais manqué. Et le fisc n'empêchera point qu'on n'en voie de nouveaux. Mais combien dure leur vogue ? Combien durera le culte de Béziat ?
    Voici une figure, celle d'un homme simple et fervent, qui attira, au XVIIme siècle, les multitudes sur les collines de Mantes-la-Jolie. Il s'appelait Christophe Ozanne. Il ne savait ni lire ni écrire. Tout enfant, il vagabonda dans les forêts, il étudia le royaume des plantes ; il fut, de seize à vingt ans, berger d'une châtelaine qui aimait soigner et qui l'associa à ses bienfaisantes pratiques.
    Il devint ensuite « facteur de meules », dans la forêt d'Arthies. De tous les cantons voisins, on s'en venait lui montrer des plaies, et on l'appela « le médecin ». Après dix ans de ce séjour sylvestre, il rentra dans sa maison natale de Chaudray. Et, durant une trentaine d'années, il soigna les pauvres gens.
    Son renom atteignit Paris. Un duc, se moquant des moqueries, vint le voir et revint guéri. Après le duc, un financier millionnaire. Celui-ci lui envoya, en signe, de reconnaissance, cent écus, ce qui équivaudrait à 6.000 francs au moins de notre monnaie actuelle. Les cent écus furent renvoyés sans un mot au financier.
    Dès lors, un enthousiasme délirant souleva les Parisiens, qui voulurent que Christophe s'installât à Paris. Christophe refusa. Et ce fut Paris qui se rua vers Mantes et Chaudray. Ce fut, à la lettre, « un torrent ». Il fallut organiser un service spécial de diligences entre Paris et la cabane du paysan. Il fallut pourvoir au logement des malades. On organisa des jeux de paume. On appela des chanteurs de l'Opéra. Chaudray devint une sorte de Deauville.
    Jusqu'au fond de sa Hollande, Pierre Bayle, et jusqu'au fond de son Allemagne, Leibnitz, furent occupés par la prodigieuse réputation de Christophe. On fit des épigrammes, des chansons, des livres de trois cents pages, une comédie ! Un peintre se transporta à Chaudray pour fixer les traits de Christophe. On lança des « vues » de sa cabane.
    De hautes dames, religieuses dans les couvents aristocratiques, voulurent aller le voir. Bossuet fut mêlé à cette affaire. Il se fâcha. Il alla à Mantes. Mais il se calma, quand il eut appris la piété et la charité de Christophe. Il voulut prendre une consultation pour le compte de ses religieuses. Christophe refusa de le recevoir s'il ne venait pas pour lui-même. Et Bossuet dut accorder à ses « filles » l'autorisation de quitter leur « clôture », qu'il leur avait d'abord refusée.
    Mais il y eut mieux que le duc de Grammont, que le financier Turmenies, que Bossuet. Le roi Louis XIV enjoignit à Christophe Ozanne (l'ordre en est conservé aux archives nationales) de se transporter à l'abbaye de Maubuisson, pour y soigner, non plus une simple religieuse, mais l'abbesse elle-même, et quelle abbesse ! C'était la fille de Frédéric IV, roi de Bavière, et d'Elisabeth Stuart, donc la petite-fille du roi Jacques Ier d'Angleterre. Cette fois, Christophe dut quitter sa cabane.
    Ce « torrent » dura cinq ou six ans, malgré les médecins. Christophe recevait quotidiennement deux cents malades, dont le monôme enveloppait les clôtures de son maigre domaine, sans lui permettre d'en sortir de toute la journée.
    Mais tant de succès n'avait pu entamer la modestie de Christophe. Il gardait son même costume de droguet montrant la corde, et son chapeau noir à larges bords, tout difforme, dont il ne se départait jamais. Il avait une barbe blanche. Ses yeux étaient petits. Sa figure s'ornait de poireaux aux belles dimensions. Bref, une tête de patriarche, et de patriarche presque silencieux. On lui avait construit, comme au père Antoine, une manière de temple à côté de sa cabane. Il ne consentit jamais à y transporter ses bienfaisants miracles. Il voulait finir comme il avait commencé, au sein de la misère et parmi les seuls misérables. Et, quand le « torrent » se fut écoulé, il n'en fut pas plus marri qu'il ne s'était réjoui de le voir déferler sur sa colline. II était indifférent à sa mission qu'on l'eût d'abord raillé, puis encensé, et qu'on l'oubliât, du moins à Paris.
    Il mourut à quatre-vingts ans, en 1713. Son neveu prit sa succession. Puis d'autres Ozanne, ses collatéraux. Il y eut même, au cours du XVIIIme siècle, un « contrefacteur », grâce à une homonymie.
    A la Révolution de 1789, le culte Christophore mourut. Et, en 1796, le successeur du nom précieux devint, le plus simplement du monde, officier de santé.
    Je suis allé à Chaudray. J'ai interrogé. Mais la colline n'a gardé aucun souvenir de son enfant merveilleux, ni des foules bigarrées qui l'escaladèrent à l'époque du grand Roi.
                                                                                               GERARD-GAILLY.

La Meuse, 2 août 1925 (source : belgicapress.be)

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Mère Antoine - Mains jointes devant le Temple de Jemeppe

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Mère Antoine - Mains jointes devant le Temple de Jemeppe

Mère Antoine - Mains jointes devant le Temple de Jemeppe

Mère Antoine - Mains jointes devant le Temple de Jemeppe

détail sur la Mère

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Antoiniste en costume avec la Révélation par Antoine le Généreux

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Antoiniste en costume avec la Révélation par Antoine le Généreux

Frère Antoiniste en costume avec la Révélation par Antoine le Généreux

Ce nom date de 1911

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Temple antoiniste de Tours (wikipedia)

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Temple antoiniste de Tours (wikipedia)

Temple antoiniste de Tours
(source : wikipedia)

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Visite de Mons-Crotteux (Gazette de Charleroi, 17 juillet 1914)(Belgicapress)

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Visite de Mons-Crotteux (Gazette de Charleroi, 17 juillet 1914)(Belgicapress)

ROUX

Deux excursions. Pour le 15 août, s'organisent deux excursions pleines d'attraits.
    « Les Amis de la Maison du Peuple », conduits par leur président, M. Nicolas Souplit, se rendront en breack à Landelies et Aulnes. Départ à 6 heures du matin. Tenue, obligatoire, sarreau bleu et casquette de soie.
    « Les adeptes de l'Ecole Morale », pilotés par le Père Dor, prendront pour but Mons-Crotteux (Liége) où un train spécial les conduira.
    Le soir, à leur retour, les uns et les autres pourront continuer à se divertir, les fêtes communales leur réservant des attractions de choix.

Gazette de Charleroi, 17 juillet 1914 (source : Belgicapress)

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Temple Antoiniste de Paris (photo de Laurent, 24/08/2023)

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Temple Antoiniste de Paris (photo de Laurent, 24-08-2023)

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