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Nécrologie Mme veuve Gony (Le Messager, 1er février 1892)

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Nécrologie Mme veuve Gony #1 (Le Messager, 1er février 1892)

Nécrologie Mme veuve Gony #2 (Le Messager, 1er février 1892)

Nécrologie

    Mercredi, 13 janvier, a eu lieu, à 3 heures, à Jemeppe, l'enterrement civil de Mme veuve Gony, avec le concours de la Fédération spirite régionale de Liége.
    Une foule d'amis et connaissances de la famille lui ont témoigné leurs sympathies en assistant aux funérailles.
    Au cimetière, deux discours spirites ont été prononcés, l'un par M. Houart, l'autre par M. Paulsen.
    Voici le discours de M. Houart :

             Mesdames, Messieurs,
   
Au nom des amis de la famille de Mme Gony, je viens rendre ici un légitime hommage à la mémoire d'une bonne et courageuse mère de famille, d'une femme de cœur et d'esprit que chacun de nous regrette.
    Mme Gony est morte en libre-penseuse, bien qu'ayant été élevée dans les mystères de la foi romaine ; elle s'est éteinte sans vouloir user des prétendus secours de la religion, parce qu'elle avait cessé de subordonner sa raison à des enseignements qui en sont la négation, parce que son intelligence et sa conscience, affranchies de ces enseignements dogmatiques, s'élevaient au-dessus de cette foi aveugle qui paralyse le jugement à ce point que les victimes de cette foi, c'est à dire les pauvres fanatiques, en arrivent à perdre l'exacte notion du bien et du mal; Mme Gony a su s'élever au-dessus de cette foi misérable qui atrophie l'intelligence et stérilise les sentiments ; cette femme de bon sens a compris sans doute qu'il n'appartient à personne, qu'il n'est au pouvoir d'aucun, fut-il pape ou roi, de s'interposer entre Dieu et les hommes, que le plus digne entre tous est le plus vertueux et que l'élévation morale seule est la marque de dignité qui rapproche de la Divinité.
    Mme Gony était également une femme de cœur ; elle a été une épouse vertueuse et dévouée, une mère affectionnant les siens avec toute la tendresse désirable.
    Et de cette intelligence émancipée, de ce grand cœur, de cette affection tendre, il ne resterait rien, selon le théories matérialistes, rien que le souvenir ? Après une vie d'épreuves, de tribulations, de misères de tous genres, il n'y aurait que le néant, où chacun viendrait échouer, les bons comme les mauvais, et où viendraient se confondre le bien et le mal ? Franchement, s'il en était ainsi, ce ne serait guère la peine de naître pour la plupart et, pour beaucoup d'autres, il serait assurément préférable de ne pas venir. Mais heureusement il est une philosophie nouvelle, le spiritualisme expérimental, qui nous apprend la raison d'être de toute chose et qui, en révélant notre origine, nous explique le but de l'existence, nous indique l'avenir, la destinée heureuse pour laquelle nous sommes créés. C'est la consolation des malheureux, l'appui des faibles, le soutien des affligés ; c'est l'espérance apportant les forces et le courage nécessaires pour surmonter les difficultés de la vie et supporter patiemment les épreuves qu'elle rencontre ; c'est enfin la science occulte démontrant les progrès et les destinées de l'âme, par la pluralité des existences et sa vie heureuse en des mondes où le mal a complètement disparu des mœurs de leurs habitants.
    Ce sont là d'ailleurs les seules données conformes à la raison, les seules qui apportent quelques lumières à l'humanité égarée, perdue dans l'obscurité des erreurs, et qui donnent une solution rationnelle au problème de l'existence.
    Pour nous, spirites, Mme Gony n'est pas entièrement anéantie : son corps matériel nous est ravi, il rentre dans l'élément universel, mais son âme est là, immortelle, aussi sensible aux marques d'affection qu'auparavant, entourant ceux qui lui sont chers de ses effluves bienfaisantes.
    Nous dirons donc un éternel adieu à son corps, mais à son âme nous disons : au revoir dans un monde meilleur.

Le Messager, 1er février 1892

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L'antoinisme continue (L'Heure belge, 14 mai 1916)

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L'antoinisme continue (L'Heure belge, 14 mai 1916)

L'ANTOINISME CONTINUE

    Nous venons d'avoir un enterrement antoiniste. La mort de la personne affiliée à la secte de Jemeppe a provoqué une descente du parquet et une autopsie à la morgue de la Buissière. Le bruit s'était répandu en effet que les soins d'un médecin avaient été refusés par la moribonde, scrupuleuse observatrice des lois de la secte qui interdisent, paraît-il, d'avoir recours à la Faculté en cas de maladie. L'autopsie a démontré que la défunte est morte de mort naturelle.

L'Heure belge, 14 mai 1916

    Cet article est un résumé d’un article du journal La Belgique qui situe l’enterrement à Huy.

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Georges Linze - Le Prophète influencé (La Wallonie, 21 janvier 1929)(Belgicapress)

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Georges Linze - Le Prophète influencé (La Wallonie, 21 janvier 1929)(Belgicapress)REVUES ET LIVRES

    « LE PROPHETE INFLUENCE », par Georges Linze. On connait le style do Georges Linze plastique, dépourvu de musicalité mais riche de tons, volontairement, chirurgicalement amputé de transitions. Ces particularités le rendent communément presque illisible. Mais toute nouvelle valeur commence par étonner. Bientôt, on s'apprivoise. Alors on discerne le sens un peu bouleversé de la pensée que portent des images saturées de lyrisme. La poésie moderne quelle que soit sa formule mêle l'auditif au visuel, au tactile, à l'abstrait ; elle se propose en métaphores ou en altérations qui contiennent ou qui résolvent en un produit nouveau (comme une nombreuse combinaison chimique) tous les éléments culturels, intelligents et instinctifs que le déclic d'un instant lyrique a fait coïncider. Par ce caractère, Georges Linze est bien de nos temps nouveaux. Il n'est pas seul. Mais il demeure à part, quand même, par sa manière de transmuer sa métaphysique passionnée en spectacles concrets. Il fait penser à ce cabbaliste qui récoltait dans des carafes la lumière du soleil pour en tirer des salamandres ! Mais ce qui règne sur ce livre-ci, c'est la suggestion. Et le désordre. Linze dira : « C'est mon ordre, à moi ! Oui ; mais il écrit pour les autres.

                                           M. M.

La Wallonie, 21 janvier 1929 (source : Belgicapress)

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Culte antoiniste à Schaerbeek (L'Indépendance Belge, 4 août 1925)(Belgicapress)

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Culte antoiniste à Schaerbeek (L'Indépendance Belge, 4 août 1925)(Belgicapress)

LE CULTE ANTOINISTE

    Rue Jacques Rayé a été inauguré dimanche, en présence de nombreux adeptes venus du Hainaut et surtout de Liége, un temple dédié au culte antoiniste.
    La mère Antoine présidait et M. Janin, ancien commandant de la marine française officiait.

L'Indépendance Belge, 4 août 1925 (source : Belgicapress)

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Culte Antoiniste (Charivari, Avril-Juin 1976, p.46)

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Culte Antoiniste (Charivari, Avril-Juin 1976,p.46)

UNE SECTE DE GUERISSEURS : LES ANTOINISTES

    Fondé en 1906 par un ouvrier liégeois qui se faisait appeler « Le Père Antoine » ou encore « le guérisseur », le « Nouveau Spiritualisme » rassemble aujourd'hui cinq à six mille fidèles disséminés dans toute la France et, surtout, dans la partie wallonne de la Belgique. Il s'agit d'une dissidence « spirite » du catholicisme romain.
    Les « antoinistes » (cette appellation prend de plus en plus le pas sur celle de « néo-spiritualistes ») se réunissent tous les dimanches matin, affublés d'une longue robe noire, dans une cinquantaine de temples. Le décor de ceux-ci est à la fois austère et macabre : une grande salle meublée de bancs de bois et flanquée d'une sorte de chaire surélevée. L'un des quatre murs est tendu de noir. On peut y lire, peinte en grandes lettres blanches, l'inscription suivante : « L'auréole de la conscience : un seul remède peut guérir l'humanité ; LA FOI : c'est de la foi que naît l'amour : l'amour qui nous montre dans nos ennemis Dieu lui-même ; ne pas aimer ses ennemis, c'est ne pas aimer Dieu ; car c'est l'amour que nous avons pour nos ennemis qui nous rend dignes de la servir ; c'est le seul amour qui nous fait vraiment aimer, parce qu'il est pur et de vérité. » Ce texte, exemplaire du style antoiniste, se répète dans toutes les publications de la secte, dont le siège central est fixé à Jemappes-sur-Meuse, dans la banlieue liégeoise. Accroche aussi le regard, derrière la chaire, un arbre stylisé : l'arbre de la science de la vue du mal. Il s'agit de l'emblème des antoinistes. Parfois, l'on trouve encore la photo du Père Antoine : une très belle tête d'illuminé, longs cheveux, longue barbe, yeux extasiés, dont l'expression évoque les photos de Raspoutine jeune. Mais là s'arrête le rapprochement. Autant Raspoutine était débauché et adorait la fréquentation des grands de ce monde, autant le Père Antoine vivait sobrement et se complaisait parmi les petites gens.
    Né à Mons-Crotteux, faubourg industriel de Liège, en 1846, le futur Père Antoine était le cadet d'une famille fort modeste de onze enfants. Dès l'âge de douze ans, il s'en alla travailler à la mine en compagnie de son père et de quelques-uns de ses frères, tous houilleurs.
    Vers sa vingtième année, dégoûté de la fosse, il décida de changer de métier et devint ouvrier métallurgiste. En 1870, il s'expatria et partit pour l'Allemagne où il travailla pendant cinq ans. Puis, il poussa un peu plus loin et passa à nouveau cinq nouvelles années en Pologne russe. Quand il rentra au Pays natal, il était toujours fidèle à la foi catholique de son enfance. Il manifestait même une tendance à être plus catholique que le pape, tant il affectionnait les jeûnes et les privations de toutes sortes.
    A l'âge de quarante-deux ans, cet homme pieux et même cagot rejoignait brusquement un groupe spirite. Bientôt las de faire tourner les tables pour le plaisir des seuls esprits, il franchit un pas de plus dans l'hérésie et se mit à prêcher dans toute la région liégeoise des « révélations » qu'il disait tenir de Dieu lui-même. Sa bonté, sa douceur, et surtout les « guérisons miraculeuses » qu'il multipliait gratuitement, lui conférèrent une grande popularité auprès d'un prolétariat misérable et crédule. En outre, comme le « néo-spiritualisme » entamait sérieusement les positions catholiques en Wallonie, les dignitaires francs-maçons et les politiciens socialistes favorisèrent l'implantation de la secte. Et les premiers « temples » furent construits grâce à des subsides votés par les conseils provinciaux (généraux) à majorité socialiste.Culte Antoiniste (Charivari, Avril-Juin 1976,p.46)
    Quelques années plus tard, l'antoinisme se répandit dans le nord de la France et conquit bientôt de petits mais solides bastions dans tout l'hexagone.
    Tout le culte antoiniste se résume à la sempiternelle lecture des « révélations » et de l'enseignement du Père Antoine. Celui-ci (qui pouvait à peine lire et écrire) s'exprimait en un langage à la fois pompeux et hermétique.
    Seules les funérailles des adeptes revêtent un certain lustre. Pour son dernier voyage, l'antoiniste décédé est précédé d'un jeune arbre fraîchement coupé, et suivi par tous les « frères » et toutes les « sœurs » revêtus de leur longue robe noire et coiffés de grands chapeaux noirs rappelant ces sombreros bâtards qu'affectionnaient les socialistes du début du siècle. La lecture des œuvres du Père Antoine accompagne la descente de la bière dans la fosse.
    Les antoinistes manifestent, à l'égard de ces œuvres, une fanatique et touchante confiance. Leur culte ne possède ni prêtres ni évêques. Les adeptes qui le désirent, ou qui en ont le temps ou les moyens, se chargent bénévolement de servir de haut-parleur à la voix de leur maître. Encore que généralement moralisateurs et même pudibonds, les antoinistes cèdent parfois à un certain laxisme moral qui trouve sa justification dans ces « fluides » dans « lesquels l'homme vit comme un poisson dans l'eau ». Car, mal débarrassé des miasmes du spiritisme, le Père Antoine professait que « tous nos vices et caprices dépendent des fluides qui forment l'atmosphère qui nous entoure ». Ce que d'aucuns « chers maîtres » appellent « des impulsions irrésistibles » !
    L'enseignement antoiniste tombe aussi dans un certain masochisme. Il recommande de « remercier ses ennemis », car l'épreuve qu'ils apportent constitue « un progrès » et « c'est la souffrance seule qui peut nous épurer ».
    Fanatiques mais peu prosélytes, les antoinistes vivent entre eux, en secte fermée. Ils pratiquent une solidarité totale et se distinguent par leur discrétion, sauf quand certains d'entre eux, s'obstinant à ne pas appeler le médecin en cas de maladie grave d'un des leurs, provoquent l'indignation des voisins et l'intervention de la justice. Le Père Antoine ayant recommandé le strict respect des lois naturelles, les antoinistes se méfient en effet des médicaments chimiques et leur préfèrent les décoctions de plantes. Et si, par malheur, leur médication échoue, ils accueillent la perte de l'être cher, et la souffrance qui en découle, comme une nouvelle occasion de se purifier.

Charivari, numéro sur les Sectes et sociétés secrètes en France aujourd’hui, Avril-Juin 1976, p.46

    Écrit à charge d’un « journaliste » anonyme (lui aime qui aime si bien les guillemets, il me saura grès de les utiliser ici à mon compte) qui n’a certainement jamais franchi la porte d’un temple, ni donc parlé à aucun frère ou aucune sœur, ni ne s’est même donné la peine de lire les textes, que cela soit ceux du Père ou de ceux qui ont étudié la « secte »…

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Correspondance (Le Messager, 1er janvier 1901)

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Correspondance (Le Messager, 1er janvier 1901)

Correspondance

        Messieurs et Frères,

    Vous avez annoncé dernièrement l'inauguration à Jemeppe-sur-Meuse du beau et spacieux local de la société les Vignerons du Seigneur, propriété de notre ami et frère Louis Antoine. Environ 180 adeptes de notre belle doctrine, venus de tous les environs, y étaient réunis le jour de la Noël pour féliciter ce frère dévoué de l'initiative si franche, si généreuse et si intelligente dont il a donné déjà tant de preuves. Ainsi que l'on dit, en des causeries pleines de verve et d'humour, MM. Houart et Henrion, deux vétérans de la cause, les ennemis séculaires de la libre pensée spiritualiste, peuvent en vain gémir à leur aise sur l'extension qu'ont prise partout les enseignements des Esprits. C'est la ruine dans un temps qui paraît assez proche au siècle où nous entrons, de l'exploitation des superstitions religieuses dont vit un clergé fanatique et intolérant. Tout nous dit que les travailleurs de l'Espace, apôtres de vérités éternelles étouffées par les parodistes des nobles enseignements de Jésus, sont constamment sur la brèche pour combattre et détruire les erreurs amoncelées.
    Cette belle salle, où avant l'inauguration plusieurs centaines de malades ont passé, venus pour demander à notre frère Antoine ses soins magnétiques gratuits, est décorée de plusieurs peintures et portraits, entr'autres ceux d'Allan Kardec, curé d'Ars et Dr Demeure, chers et vénérés esprits qui, durant leur vie terrestre, pratiquèrent et enseignèrent les sublimes vérités spirites, et qui n'ont cessé depuis leur rentrée dans la vie réelle de nous donner des preuves de leur active et tendre sollicitude. A l'aspect de ces nobles et sympathiques physionomies, grand fut sans doute l'étonnement de personnages sceptiques aussi respectables que diplômés qui envahirent dernièrement le local de nos frères de Jemeppe. Mais laissons parler l'Express, de Liége, un grand journal dont on dit qu'il "évolue puissamment vers la route invariable de la science et du progrès":
    "Dans son numéro du 16 décembre, l'Express rapportait que le Parquet de Liége avait opéré une descente au sujet d'un individu (sic) contre lequel plainte était portée du chef d'exercice illégal de l'art de guérir.
    Le Parquet, représenté par M. Gonne, substitut du Procureur du Roi, accompagné de MM. Thuriaux, juge d'instruction ; Péters, greffier, et de MM. les médecins-légistes Lenger et Corin, est venu de nouveau indaguer à ce propos.
    Les magistrats se sont rendus d'abord au domicile particulier de M. A..., la personne visée. M. A... ordonne, paraît-il, à ses clients une liqueur fabriquée par un pharmacien bruxellois et qui est en vente dans toutes les pharmacies. Il les traite en même temps par le magnétisme.
    Comme nous le disions dimanche, il compte une clientèle considérable et, au moment de l'arrivée des magistrats dans le salon d'attente, il n'y avait pas moins de 60 consultants dont quelques-uns venaient de Verviers, voire même de Bruxelles.
    Les médecins et les magistrats ont interrogé les clients et ont assisté en même temps aux consultations qui se sont données à leur arrivée, c'est-à-dire vers 9 heures du matin. On dit dans le public que A... est entièrement désintéressé. On est tout simplement invité à déposer une obole pour les pauvres dans un tronc placé en évidence dans la salle d'attente."
    Voici ce qu'aurait pu ajouter l'auteur des lignes qui précèdent, ce qui est à sa connaissance : M. Antoine, outre son indépendance – il est rentier – est un "individu" dont le désintéressement, l'abnégation, le dévouement à toutes bonnes œuvres, ont conquis l'estime et la considération, non seulement de ses frères en croyance, mais aussi de tous ses concitoyens. Sa médiumnité guérissante est établie par des attestations qu'il ne recherche pas ; elles s'offrent d'elles-mêmes. Distribuant, au vu et au su de chacun, le produit des oboles de ses malades reconnaissants, il répand, en outre, la bonne parole qui console. Il soutient l'affligé, fortifie moralement et physiquement ses frères et sœurs en humanité. Combien d'hommes que la prison et les dépôts de mendicité auraient recueillis – les lois humaines punissent toujours l'effet sans s'attaquer à la cause ont pu, dans nos régions industrielles vouées au capitalisme, subir l'influence, l'ascendant de ses bons conseils, de ses excellentes exhortations spirites à la résignation ! Sont-ce les prêtres salariés et les nombreux médecins cléricaux, cherchant à faire poursuivre notre frère Antoine, qui pourraient en dire autant ? Que sa modestie bien connue ne nous empêche, ni l'un, ni l'autre, Messieurs, de le défendre contre certains agissements ! Que ses actes méritoires servent d'exemples aussi à d'autres adeptes de notre doctrine, soucieux de propager les enseignements spirites pour le plus grand profit de l'avenir moral et intellectuel de tous les humains.

                                         Salut fraternel,
Jemeppe, 26 décembre 1900.                        H.

Le Messager, 1er janvier 1901

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Faire-part - Charles Otto (La Meuse, 10 novembre 1930)(Belgicapress)

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 Faire-part - Charles Otto (La Meuse, 10 novembre 1930)(Belgicapress).jpg

On nous prie d'annoncer la mort de
Monsieur Charles OTTO
TAILLEUR D'HABITS
    L'enterrement antoiniste aura lieu lundi 10 novembre, à 3 heures.
Réunion à la maison mortuaire, rue de la Vesdre, 4, Liège-Vennes.

La Meuse, 10 novembre 1930 (Belgicapress)

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Temple de Waremme (creator.nightcafe.studio)

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Temple de Waremme (creator.nightcafe.studio)

Temple de Waremme

image créée avec creator.nightcafe.studio

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Former miner is leader of sect (Los Angeles Herald, Volume XXXIII, Number 100, 9 January 1911)(cdnc.ucr.edu)

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Former miner is leader of sect (Los Angeles Herald, Volume XXXIII, Number 100, 9 January 1911)(cdnc.ucr.edu)FORMER MINER IS LEADER OF SECT

Antoine, with Thousands of Followers. Asserts He Is in Touch with Spirits

(Special to The Herald)

    BRUSSELS, Jan. 8.–A petition has been forwarded to the chamber of s deputies, bearing 160,000 signatures, asking parliament to recognize "Antoine worship" as legal. Whatever answer is given to this singular request, the personality of Antoine, called "The Healer," is very interesting, and his hold over thousands of Belgians is a singular instance of the faith of mankind in one of their number.
    Antoine was formerly a miner. Having inherited a little money he abandoned his work and devoted himself to spiritualism. He proved to be an excellent medium, and he often received–according to his followers–visits from spirits.
    These spirits dictated long messages purporting to come from heaven. One day they told him that he was ordered to exercise the gift of healing. Antoine thereupon visited the poor of his parish, spoke to them of spiritualism and is said to have effected several cures.
    Antoine was soon besieged by sufferers who begged him to relieve their ills. He is now greatly popular in the valley of the Meuse, and especially in e the neighborhood of Jeuneppe, his native village.

RAISES $20,000 IN WEEK

    Two years ago Antoine said that he was ordered to preach, and he has thus become the center of a new religion. A church was built at Jeuneppe, for which $20,000 was raised in a week. Antoine lives near the church, which is overcrowded every day with followers. The "healer" refuses to accept money for his services, and he is no richer today than when he began his strange missionary work.
    The doctrine of Antoine's religion is rather obscure. He teaches that goodness must govern the world. He believes that the human body is controlled by fluid magnetism, and that the magnetism of one person can overcome the evil magnetism of another. The services in Antoine's church are simple in character. The "healer" and his congregation concentrate their thoughts and Antoine gets into "fluidic" communication with the minds of the worshipers. When he feels that good influences predominate he speaks under the power of the spirits.
    Antoine's followers obey him unhesitatingly in everything. In appearance he is a tall, rather round-shouldered man, with gray hair. He wears a black frock coat, but is always without a hat. He chews gum continually.

Los Angeles Herald, Volume XXXIII, Number 100, 9 January 1911 (source: cdnc.ucr.edu)

 

Traduction :

UN ANCIEN MINEUR À LA TÊTE D'UNE SECTE

Antoine, avec des milliers d'adeptes. Il affirme être en contact avec les esprits

(Spécial The Herald)

    BRUXELLES, 8 janvier. – Une pétition a été transmise à la Chambre des Députés, portant 160.000 signatures, demandant au Parlement de reconnaître la légalité du "culte d'Antoine". Quelle que soit la réponse donnée à cette requête singulière, la personnalité d'Antoine, appelé "Le Guérisseur", est très intéressante, et son emprise sur des milliers de Belges est un exemple singulier de la foi de l'humanité en l'un d'entre eux.
    Antoine était auparavant mineur. Ayant hérité d'un peu d'argent, il abandonna son travail et se consacra au spiritisme. Il se révéla un excellent médium et reçut souvent, selon ses adeptes, la visite d'esprits.
    Ceux-ci lui dictaient de longs messages censés venir du ciel. Un jour, ils lui annoncent qu'il doit exercer le don de guérison. Antoine visite alors les pauvres de sa paroisse, leur parle de spiritisme et obtient, dit-on, plusieurs guérisons.
    Antoine fut bientôt assailli par des malades qui le suppliaient de soulager leurs maux. Il est aujourd'hui très populaire dans la vallée de la Meuse, et plus particulièrement dans les environs de Jemeppe, son village natal.

20 000 $ EN UNE SEMAINE

    Il y a deux ans, Antoine dit avoir reçu l'ordre de prêcher, et il est ainsi devenu le centre d'une nouvelle religion. Une église a été construite à Jemeppe, pour laquelle 20 000 dollars ont été récoltés en une semaine. Antoine habite près de l'église, qui est chaque jour bondée de fidèles. Le "guérisseur" refuse d'accepter de l'argent pour ses services et il n'est pas plus riche aujourd'hui que lorsqu'il a commencé son étrange travail de missionnaire.
    La doctrine de la religion d'Antoine est assez obscure. Il enseigne que la bonté doit gouverner le monde. Il croit que le corps humain est contrôlé par un fluide magnétique et que le magnétisme d'une personne peut vaincre le mauvais magnétisme d'une autre. Les services de l'église d'Antoine sont simples. Le "guérisseur" et ses fidèles concentrent leurs pensées et Antoine entre en communication "fluidique" avec l'esprit des fidèles. Lorsqu'il sent que les bonnes influences prédominent, il parle sous le pouvoir des esprits.
    Les fidèles d'Antoine lui obéissent sans hésitation en toutes choses. Il s'agit d'un homme de grande taille, aux épaules plutôt rondes, aux cheveux grisonnants. Il porte une redingote noire, mais toujours sans chapeau. Il mâche continuellement du chewing-gum.

Los Angeles Herald, Volume XXXIII, Numéro 100, 9 janvier 1911 (source : cdnc.ucr.edu)

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Culte Antoiniste - Emblème (ihoesd.ideesculture.fr)

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Culte Antoiniste - Emblème (ihoesd.ideesculture.fr)

Objet 3D
Culte antoiniste

Emplacement dans la hiérarchie :
Collection muséale > Objets 3 D > V - Objets > Varia > Culte antoiniste

Identifiant d'objet :
L1-22/D01/25

Type (Objets) :
Artéfact

Titre :
Culte antoiniste
Date(s) :
1909
Dimensions :
H. 151 mm x L. 122 mm x P. 45 mm
Matériaux / Techniques :
Métal

Avers :
Avers / Revers / tranche : Avers (Recto) Description avers : Culte / antoiniste / L'arbre / de / la Science / de / la vue du mal / Revele / de 1906 à 1909

Mots clés 1 :
6263 – Culte Antoiniste (Jemeppe-sur-Meuse, Belgique)
35583 – Antoinisme
Mots clés 2 :
TFE25

source : https://ihoesd.ideesculture.fr/index.php/Detail/objects/159518#

 

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