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Louis-Martin-Joseph Antoine, le fils

Publié le par antoiniste

Louis-Martin-Joseph Antoine, le fils

Illustration : à gauche, tableau représentant le fils de Louis et Catherine Antoine, maintenant chez un adepte belge ; à droite, photo ayant servi de modèle pour le tableau (archives de Roland AE Collignon). (Cf. aussi les Archives du Temple de Retinne)

    Un portrait de famille date également de la période passée par Louis Antoine et sa femme à Praga (début années 1880). on voit alors le petit Martin.

    Fils des Antoine, Louis-Martin-Joseph (dit Martin) Antoine (23 septembre 1873-23 avril 1893)
    Baptisé le 28 septembre en Prusse, à Meiderich-Hamborn, en l'église catholique de Saint-Jean (Robert Vivier, p.105-06 et p.112-13).
    Le parrain était Martin Antoine, la marraine Catherine Castille (Tatène dans le roman de Robert Vivier), les parents de Louis Antoine (Pierre Debouxhtay, p.48).

    La page du registre de son acte de sa naissance est à voir à cette page.

    Le fils d'Antoine avait toujours été de santé chétive. "Quand il fut capable de s'assimiler une idée, ce fut une idée spirite qu'on lui donna. Dans son adolescence, il fréquenta les écoles du soir de Jemeppe ; sa santé laissait à désirer. A certains moments, il se faisait remarquer par ses idées bizarres et l'expression étrange qu'il leur donnait ; il donna de vives inquiétudes à ses maîtres et ceux-ci exprimèrent des craintes à son sujet, mais leurs avis ne furent pas écoutés." (Bourguet, p.6. M. T.D., ingénieur, a connu, à l'école primaire, le jeune Antoine, qui était bon élève ; c'est aussi l'avis de Robert Vivier, cf. p.132).

Louis-Martin-Joseph Antoine, le fils
(archives de Roland AE Collignon)
Dans les Archives du Temple de Retinne, on précise qu'il s'agit de la photo prise pour sa communion.


    Après avoir suivi des cours à l'Ecole Moyenne de Seraing, le fils d'Antoine devint employé à la Société des Chemins de Fer du Nord Belge (Pierre Debouxhtay, p.58). Un biographe de Louis Antoine imagine un épisode émouvant entre lui et son père :
    Antoine posa enfin le pied sur la terre natale. Catherine le suivait en tenant un garçonnet par la main. L’enfant était curieux de tout, il voulait tout voir, tout savoir. Et comme les locomotives le passionnaient, Antoine lui montra l’abri du mécanicien et les flammes de la boite à feu qui rougissaient les joues.
- Tu vois, Martin, dit l’ouvrier, la vapeur qui vient de la chaudière pousse le piston – Il fit un geste de va-et-vient avec la main imitant le mouvement des roues motrices – ce qui permet de remorquer les wagons.
- Elle respire bien fort – s’inquiéta l’enfant en voyant la vapeur expulsée par la cheminée – et ça ?
- Un régulateur, petit.
- Plus tard, je conduirais des machines, lança-t-il fièrement.
Antoine échangea un clin d’œil complice avec le mécano puis l’enfant se précipita aussitôt vers le chef de gare et l’aida à refermer quelques portières.
Roland A E Collignon, La Vie Tourmentée de Louis Antoine

    Il meurt le 23 avril 1893 à 20 ans d'une phlébite à Jemeppe. C'est une société spirite de Seraing, l'Union Spirite, qui procédera à son enterrement. Robert Vivier raconte de façon très tendre son agonie dans les p.177-188, puis son enterrement dans les p.191-193. Son acte de décès est signé de Louis Antoine et Alfred Gony. Il a du être inhumé au cimetière de la Paix à Jemeppe, dans la rue Aripette, où est également enterré une partie de la famille Dor. Il aurait été exhumé dans le plus grand secret plus tard à la demande de Mère Antoine pour rejoindre la concession de son père au cimetière des Housseux. On peut lire sa nécrologie dans le journal spirite Le Messager de Liège (1er Mai 1893). 

 
    On prétendra qu'il se fut réincarné en pharmacien à Paris, ce qui fut nié tout comme soutenu par des Antoinistes : "Mais comment comprenez-vous que son fils, qui est mort il y a deux ans, soit déjà devenu pharmacien ?" (Robert Vivier, p.206).
    On peut ici évoquer encore une fois l'hypothèse qu'on peut vivre plusieurs incarnations en une seule même vie terrestre, à la façon des new-born protestant (cf. George W. Bush).

    On peut voir son arbre généalogique sur le site Geneanet par Henri PAULISSEN et sur myheritage.

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Henri Hollange, croyant sincère

Publié le par antoiniste

Illustration : Seraing - Une vue de la Vecquée (seraingautrefois.org).

    Spirite convaincu, il faisait partie du groupe d'Antoine, les Vignerons du Seigneurs et il assiste avec Delcroix au moins à un Comité fédéral du Congrès spirite liégeois en 1905 encore (cf. Debouxhtay, p.117).

    Lors de la première comparution d'Antoine au procès pour exercice de l'art de guérir en 1901, on en apprend beaucoup sur Hollange.

    "C'est un nommé Hollange, infirme demeurant à Seraing, rue de la Vecquée, chez Noël Claes, qui a reçu cette paire de souliers. J'ai guéri cet individu ; il est devenu un croyant sincère et il vient me voir toutes les semaines." (Historique du Culte Antoiniste, p.19).

Henri Hollange, croyant sincère

    Aux enterrements spirites, Hollange fut souvent chargé de prononcer "de sa belle voix" le discours de circonstance (Le Messager, 1-11-1903 et 15-5-1909). Il semble bien que Hollange soit aussi l'auteur de l'éloge d'Antoine, paru dans Le Messager du 1er janvier 1901, et que nous reproduisons [ci-dessous] : Après avoir cité l'article de L'Express relatant la descente du Parquet à Jemeppe, H... ajoute : "Voici ce qu'aurait pu ajouter l'auteur des lignes qui précèdent, ce qui est à sa connaissance : M. Antoine, outre son indépendance - il est rentier - est un "individu" dont le désintéressement, l'abnégation, le dévouement à toutes bonnes œuvres, ont conquis l'estime et la considération, non seulement, de ses frères en croyance, mais aussi de tous ses concitoyens. Sa médiumnité guérissante est établie par des attestations qu'il ne cherche pas ; elles s'offrent d'elles-mêmes. Distribuant, au vu et au su de chacun, le produit des oboles de ses malades reconnaissants, il répand, en outre la bonne parole qui console. Il soutient l'affligé, fortifie moralement et physiquement ses frères et sœurs en humanité. Combien d'hommes que la prison et les dépôts de mendicité auraient recueillis - les lois humaines punissaient toujours l'effet sans s'attaquer à la cause - ont pu dans nos régions industrielles, vouées au capitalisme, subir l'influence, l'ascendant de ses bons conseils, de ses excellentes exhortations spirites à la résignation ! Sont-ce les prêtres salariés et les nombreux médecins cléricaux, cherchant à faire poursuivre notre frère Antoine, qui pourraient en dire autant ? Que sa modestie bien connue ne nous empêche ni l'un ni l'autre, Messieurs, de le défendre contre certains agissements ! Que ses actes méritoires servent d'exemples aussi à d'autres adeptes de notre doctrine, soucieux de propager les enseignements spirites pour le plus grand profit de l'avenir moral et intellectuel de tous les humains.
Jemeppe, 26 décembre 1900. Salut Fraternel, H.

    Au deuxième acquittement d'Antoine, il sera certainement l'auteur d'un autre éloge à Antoine dans une lettre adressée à l'avocat général, Meyers (cf. p.156 de Debouxhtay) :
    Ah ! Monsieur l'avocat général, j'ose vous dire qu'un jour vous pleurerez des larmes de joie et de bonheur, d'avoir soutenu la cause d'une âme d'élite, d'un esprit aussi éminent, de l'envoyé de Dieu pour régénérer l'humanité, de ce grand médecin des âmes, comme vous l'avez si bien démontré, car pour lui le corps n'est rien. [...]
    Alors, en ce temps-là, Monsieur l'avocat général Meyers sera inscrit au panthéon d'amour et de charité, à la colonne lumineuse qui doit éclairer l'humanité pour avoir soutenu et défendu l'esprit qui a pour mission de faire progresser les hommes et qui leur dira à son tour : "Mon royaume n'est point de ce monde".
    Merci encore, Monsieur l'avocat général, et que Dieu vous bénisse et vous protège.
          Un ami de la Vérité

    Robert Vivier s'inspira de ce passage de Pierre Debouxhtay, pour écrire la page 224.
    A la page 287, il cite quelques vers d'Hollange repris également de Debouxhtay (p.121) :
    Henri Hollange, âme simple et brûlante, faisait entendre dans son poème, Pourquoi la vie ?, publié chez Massillon, la voix de l'enthousiasme et du sentiment :
    Le Spiritisme, pur christianisme,
    Doctrine sanctionnée par Jésus,
    Vient éclairer cette grande énigme,
    Déchiffrer ce problème ardu.
   Nous ne pouvons reproduire ici ce long poème ; citons en seulement la fin, qui avec les quatre vers que nous venons de lire, suffira à nous en révéler l'accent et la valeur littéraire : l'auteur y annonce la conquête du genre humain par le spiritisme, grâce surtout à Maître Louis Antoine.
    ... Vous direz peut-être que je rêve
    Mais attendez jusqu'à demain,
    Déjà le spiritisme se lève
    Et conquerra le genre humain
    Et grâce au concours des adeptes
    Et surtout de leur professeur,
    Maître Louis Antoine de Jemeppe,
    Chef des Vignerons du Seigneur !!

Extrait de la brochure de 16 pages publiée à Jemeppe en 1906. Pourquoi la vie ? par Henri Hollange, Membre de l'Ecole philosophique et morale de Maître Antoine le Guérisseur, chef de la société Les Vignerons du Seigneur de Jemeppe-sur-Meuse. Jemeppe, Imp. Jos. Massillon.

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Jean-Jacques Rousseau - la dépendance

Publié le par antoiniste

    Ainsi le sentiment de notre dépendance sert à notre consolation... quelque malheureux que soient les mortels, quand ils ont invoqué les Dieux, ils sont plus tranquilles... Mais cette injuste confiance trompe ceux qui font des voeux insensés.

Jean-Jacques Rousseau, Pygmalion, scène lyrique (1878)
source : archive.org

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Henri Bergson - Jusque dans notre propre individu, l'individualité nous échappe

Publié le par antoiniste

L’individualité des choses et des êtres nous échappe toutes les fois qu’il ne nous est pas matériellement utile de l’apercevoir. Et là même où nous la remarquons (comme lorsque nous distinguons un homme d’un autre homme), ce n’est pas l’individualité même que notre oeil saisit, c’est-à-dire une certaine harmonie tout à fait originale de formes et de couleurs, mais seulement un ou deux traits qui faciliteront la reconnaissance pratique. Enfin, pour tout dire, nous ne voyons pas les choses mêmes ; nous nous bornons, le plus souvent, à lire des étiquettes collées sur elles. Cette tendance, issue du besoin, s’est encore accentuée sous l’influence du langage. Car les mots (à l’exception des noms propres) désignent des genres. Le mot, qui ne note de la chose que sa fonction la plus commune et son aspect banal, s’insinue entre elle et nous, et en masquerait la forme à nos yeux si cette forme ne se dissimulait déjà derrière les besoins qui ont créé le mot lui-même. Et ce ne sont pas seulement les objets extérieurs, ce sont aussi nos propres états d’âme qui se dérobent à nous dans ce qu’ils ont d’intime, de personnel, d’originalement vécu. Quand nous éprouvons de l’amour ou de la haine, quand nous nous sentons joyeux ou tristes, est-ce bien notre sentiment lui-même qui arrive à notre conscience avec les mille nuances fugitives et les mille résonances profondes qui en font quelque chose d’absolument nôtre ? Nous serions alors tous romanciers, tous poètes, tous musiciens. Mais le plus souvent, nous n’apercevons de notre état d’âme que son déploiement extérieur. Nous ne saisissons de nos sentiments que leur aspect impersonnel, celui que le langage a pu noter une fois pour toutes parce qu’il est à peu près le même, dans les mêmes conditions, pour tous les hommes. Ainsi, jusque dans notre propre individu, l’individualité nous échappe.

Henri Bergson, Le rire. Essai sur la signification du comique (1900), p.66
source : archive.org

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Nous voyons tous le monde différemment - Le plus proche village

Publié le par antoiniste

    Mon grand-père avait coutume de dire : " La vie est étonnamment brève. Dans mon souvenir elle se ramasse aujourd'hui sur elle-même si serrée que je comprends à peine qu'un jeune homme puisse se décider à partir à cheval pour le plus proche village sans craindre que - tout accident écarté - une existence ordinaire et se déroulant sans heurts ne suffise pas, de bien loin, même pour cette promenade. "

Franz Kafka, La métamorphose et autres nouvelles
10 - Le plus proche village, p.151
Folio, Paris

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Marcel Moreau, Julie ou la dissolution (p.23)

Publié le par antoiniste

    La beauté de Julie s'est installée tout de suite aux quatre coins de la pièce, devenue silencieuse et inutile. Son oeil, d'une somptuosité hagarde, s'est placé au centre du groupe. Il prenait naissance au chat, mais sans aboutir à aucune forme connue. Ses lueurs, d'une eau rare, semblaient tourner sur elles-mêmes, en passant du vert au gris, puis au bleu, sous les cils sombres. C'est un fragment révulsé de la nuit. Un oeil d'anti-pietà : il pouvait se river indéfiniment sur je ne sais quel phallus dressé et liturgique, pour ne s'en détacher que crevé. Je dis tout cela, mais je maintiens qu'il est indescriptible.

Marcel Moreau, Julie ou la dissolution, p.23
Editions Labor, Espace Nord, Bruxelles, 2003

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Histoire de la pensée mystique

Publié le par antoiniste

d'après Charles Schmidt, Essai sur les mystiques du quatorzième siècle (1836)(GoogleBooks)

- Saint-Augustin d'Hippone (354-430) : Dieu, lumière intérieure à laquelle il faut accéder.
- Pseudo-Denys l'Aréopagite (Ve siècle) : Dieu est bon, tout est de lui, par lui, en lui. La matière nous en éloigne.
- Jean Scot Érigène (IXe siècle) : le monde est une théophanie, le mal est sans cause (incausale), le pêché est un abus des forces de notre intelligence.
- Hugues de Saint-Victor (1096-1141) : la foi doit nous faire dépasser l'intelligence pour toucher Dieu.
- Richard de Saint-Victor (1110-1162) : reprend la formule platonicienne : connais-toi toi-même, ainsi tu toucheras Dieu. Idée de conciliation de l'imagination avec l'amour par le connais-toi toi-même. On touche l'amour par son semblable.
- Bonaventure de Bagnorea (vers 1218-1274) : tous peuvent atteindre Dieu.

    Puis, durant la Moyen-Âge, l'église considère comme hérétique toutes formes de mysticismes (cf. les béguins, les cathares, les bogomiles...). Le mysticisme ne se révélera possible qu'à la fin du XVIIIe siècle, quand l'église perd de son pouvoir.

    On voit que Louis Antoine a une démarche semblable et veut la faire partager à ses semblables, chose rare dans le mysticisme. A cette pensée, il ajoute l'importance de l'introspection silencieuse, et le recueillement. Il pense également que par la foi, on arrive à toute chose.

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Liesbeth List & Ramses Shaffy - Pastorale

Publié le par antoiniste

Pastorale
Lennaert Nijgh / Boudewijn de Groot


Mijn hemelblauw met gouden hallen,
mijn wolkentorens, ijskristallen.
Kometen, manen en planeten,
aah alles draait om mij.
En door de witte wolkenpoort
tot diep onder de golven boort
mijn vuur, mijn liefde zich in de aarde.

En bij het water speelt een kind
en alle schelpen die het vindt
gaan blinken als ik lach.

Ik hou van je warmte op mijn gezicht,
ik hou van de koperen kleur van je licht.
Ik geef je water in mijn hand
en schelpen uit het zoute zand.
Ik heb je lief, zo lief.

Ik scheur de rotsen met mijn stralen,
verdroog de meren in de dalen.
En onweersluchten doe ik vluchten
aah als de regen valt.
Verberg je ogen in mijn hand
voordat mijn glimlach ze verbrandt,
mijn vuur, mijn liefde, mijn gouden ogen.

Het is beter als je nog wat wacht,
want even later komt de nacht
en schijnt de koele maan.

De nacht is te koud, de maan te grijs.
Toe neem me toch mee naar je hemelpaleis.
Daar wil ik zijn alleen met jou
en stralen in het hemelblauw.
Ik heb je lief, zo lief.

Als ik de aarde ga verwarmen,
laat ik haar leven in mijn armen.
Van sterren weefde
ik het verre aah, het Noorderlicht.
Maar soms ben ik als kokend lood,
ik ben het leven en de dood,
in vuur, in liefde, in alle tijd.

Mijn kind, ik troost je, kijk omhoog,
vandaag span ik mijn regenboog.
Die is alleen voor jou.

Nee nooit sta ik een seconde stil.
Geen mens kan mij dwingen wanneer ik niet wil.
Geen leven dat ik niet begon.
Je kunt niet houden van de zon.

Ik wil liever branden, neem me mee,
wanneer je vanavond gaat slapen in zee
en vliegen langs jouw hemelbaan,
ik wil niet meer bij jou vandaan.
Ik heb je lief, zo lief.

Ik heb je lief, zo lief.
Ik heb je lief, zo lief.
Ik heb je lief, zo lief.
Ik heb je lief, zo lief.

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Pastorale
Lennaert Nijgh / Boudewijn de Groot



Mon ciel bleu avec des halos d'or,
mes tours nuageuses, de cristaux de glace.
Des comètes, des lunes et des planètes,
aah tout tourne autour de moi.
Et par les nuages blancs entr'ouverts
jusque sous les vagues
mon feu, mon amour est sur la terre.

Et près de l'eau un enfant joue
et tous les coquillages, qui volent
brillent par mon sourire.

J'aime ta chaleur sur mon visage,
J'aime le cuivre de ta lumière.
Je te donne l'eau de ma main
et les coquillages du sable salé.
Je t'aime, je t'aime tant.

Je déchire les rochers avec mes rayons,
dessèche les lacs dans les vallées.
Et les éclairs, je fais voler
aah pendant que la pluie tombe.
Masque-toi les yeux dans ma main
avant que mon sourire ne te les brûle,
mon feu, mon amour, mes yeux dorés.

Il est préférable de regarder encore
Car plus tard, la nuit vient
et brille la lune froide.

La nuit est trop froide, la lune trop grise.
Emmene-moi dans ton palais céleste.
Je veux être seul avec toi,
et les rayons dans le ciel bleu.
Je t'aime, je t'aime tant.

Tant que je chauffe la terre,
Je la laisse exister dans mes bras.
D'étoiles tisser
et le ver aah, la lumière du Nord.
Mais parfois, je suis tel du plomb en ébullition,
Je suis la vie et la mort,
dans le feu, dans l'amour, dans tous les temps.

Mon enfant, j'ai confiance, regarde, lève les yeux
Aujourd'hui je tends mon arc-en-ciel.
Ceci est pour toi seul.

Non, je ne reste pas une seconde encore.
Nul ne peut m'obliger si je ne le veux pas.
Nul vie que je ne puisse permettre.
Tu ne peut aimer le soleil.

Je préférerais brûler, emmène-moi,
quand tu ira dormir ce soir dans la mer
et voler le long de ton orbite céleste,
Je ne veux plus être loin de toi.
Je t'aime, je t'aime tant.

Je t'aime, je t'aime tant.
Je t'aime, je t'aime tant.
Je t'aime, je t'aime tant.
Je t'aime, je t'aime tant.

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le Père, la génération du Fils et le Saint-Esprit

Publié le par antoiniste

    En sa qualité de Père, il tourne vers lui-même sa divine intelligence, et se contemple dans le fond de son être ; il se reconnaît ainsi, et énonce cette connaissance par le Verbe ; cette compréhension est l'éternelle génération du Fils. Dieu rentre une seconde fois en sa nature, et après s'être reconnu, il conçoit de l'amour pour son image dans la différence des personnes ; il se complaît parfaitement en lui-même, et cette complaisance se manifeste comme un ineffable amour, qui est le Saint-Esprit. Comme Père, Dieu est une opération simple ; dans la compréhension de lui-même, il engendre le fils, un avec lui dans la nature et dans l'essence, et type de la création ; du Père et du Fils afflue alors le Saint-Esprit dans un incompréhensible embrassement.

Charles Schmidt, Essai sur les mystiques du quatorzième siècle, p.65
source : Gallica

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Montesquieu - les lois et la vérité

Publié le par antoiniste

    Si le ciel vous a assez aimés pour vous faire voir la vérité, il vous a fait une grande grâce ; mais est-ce aux enfants qui ont eu l'héritage de leur père de haïr ceux qui ne l'ont pas eu ?
    Que si vous avez cette vérité, ne nous la cachez pas par cette manière dont vous la proposez. Le caractère de vérité, c'est son triomphe sur les coeurs et les esprits et non pas cette impuissance que vous avouez lorsque vous voulez la faire recevoir par des supplices.

Montesquieu, De l'esprit des lois, Livre XXV, CHapitre XIII.

 

    Mais ils auront soin de préférer l'exemple à la parole car la forme n'est rien, ne l'oublions pas ; que ce soit la conscience qui démontre le devoir et agissons toujours suivant les principes que nous nous efforçons de propager. Si nos actes ne sont pas la consécration de notre langage, nous aurons bientôt démoli notre oeuvre et nous encourrons de justes reproches.
    Voilà ce que nous enseigne notre philosophie. L'étudier ne sert de rien ; il faut la pratiquer pour en savourer les fruits et atteindre finalement au but que nous désirons.

La Révélation, Être ou paraître, p.69

   La variété des croyances n'étant que de l'opinion, aucun de nous ne peut jeter la pierre à son semblable, nous avons pour devoir de le seconder autant que nous pouvons. Agir ainsi, c'est rendre témoignage à la vérité. Si nous ne le faisons pas, c'est que nous ne sommes pas encore arrivés où nous croyons. Nous ne devons pas l'ignorer, il n'y a que les actes qui démontrent le degré de notre élévation.
    L'homme devenu bon possède l'amour, il ne pourrait ni blâmer, ni critiquer le méchant, au contraire, il l'aime et fait preuve de ses bons sentiments en lui tendant la main ; car il prend la raison pour laquelle il peut lui être inférieur. Il sait que ce n'est pas la religion qui fait l'homme mas l'homme qui fait la religion.

Couronnement de l'OEuvre Révélée, La croyance & la foi, p.XXXXVII

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