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spiritisme

Les sectes de Paris (Construire, 17 janvier 1973)(e-newspaperarchives.ch)

Publié le par antoiniste

Les sectes de Paris (Construire, 17 janvier 1973)(e-newspaperarchives.ch)

Traité de petite histoire
Les sectes étranges de Paris

    La capitale française, ville cosmopolite par excellence, devait tout naturellement être un terrain propice à l'éclosion de sectes et de doctrines de tout genre, en marge ou sans rapport avec les religions officielles existantes qui sont nombreuses à Paris : catholicisme romain et oriental dépendant du Vatican, orthodoxie, christianisme oriental proprement dit, judaïsme et les différents rites aschkenaz et sepharad, islam.
    Nous ne traiterons pas ici des Eglises, sectes ou mouvements religieux plus ou moins connus, bien qu'attachants par leur doctrine et la beauté de leur liturgie, tels les Maronites de la rue d'Ulm, les Melkites de la rue Saint-Julien-le-Pauvre, les Arméniens catholiques de la rue Thouin, les Arméniens orthodoxes de la rue Jean-Goujon, les Syriens de la rue des Carmes, etc., ou des sectes issues du protestantisme comme les Adventistes, les Pentecôtistes ou les Mormons. Nous nous bornerons à décrire quelques sectes peu connues issues du christianisme, ou que l'on peut qualifier d'occultistes.

La vision cosmique
   
Proche du spiritisme et surtout de la théosophie est la philosophie cosmique qui prétend avoir maintenu à travers les siècles « la Tradition primitive de l'humanité », la source pure d'où toutes les religions sont issues. Ce mouvement ésotérique qui conférait des grades initiatiques fut fondé par un Tunisien, Aia Aziz, auteur de plusieurs écrits et directeur de la « Revue cosmique », qui initia deux Français, MM. Thémanlys, père et fils. Ce dernier – que j'ai rencontré à Jérusalem où il vit – a également publié des travaux sur la mystique juive. Un autre personnage joua également un rôle important dans ce mouvement : Max Théon. Voici quelques échantillons de sa pensée : « Le Cosmos de l'Etre est en transformation continuelle ; en étant une partie, vous avez le droit de changer et ceci sans regret, joyeusement, volontiers ; toutes les choses qui nous sont nuisibles ne sont que relatives et transitoires. Par conséquent, logiquement, il n'y a de place que pour l'espoir et le courage » ; « La philosophie de la joie sera naturellement reçue en mesure de l'évolution patho-intellectuelle de ceux à qui elle est manifestée » ; « Les Fils de la Rectitude brilleront comme les planètes dans le royaume qui est le leur par droit d'origine, mais ceux qui amènent plusieurs au juste balancement seront comme des centres solaires à tout jamais... » (allusion à Daniel ll, 12). « L'humanité est pour moi le Cosmos. »
    La philosophie cosmique a pratiquement disparu. Elle recrutait surtout des intellectuels et des pseudo-intellectuels.

Le spiritisme est-il une religion ?
    Dans le XIVe arrondissement, à la rue Copernic, à proximité de la place Victor-Hugo, donc dans les « beaux quartiers », s'élève un bâtiment élégant : la Maison des spirites, qui abrite une salle de conférence, une importante bibliothèque et la rédaction de « La revue spirite ».
    Cet édifice a été élevé à la gloire d'Allan Kardec, le père du spiritisme moderne, dont les restes reposent au cimetière du Père-Lachaise. Auteur de plusieurs ouvrages qui sont devenus des livres de chevet pour les spirites et dont le contenu, il faut l'avouer, offre une synthèse séduisante et ouvre des perspectives consolantes à beaucoup d'êtres, A. Kardec, d'un tempérament mystique, comme le sont beaucoup de Bretons, a créé, sans le vouloir peut-être, une nouvelle religion ou une supra-religion, fondée sur des expériences métaphysiques plus ou moins vérifiables scientifiquement, qu'on aurait cependant tort d'assimiler aux tables tournantes, qui sont des amusettes.
    Le spiritisme séduit notamment les réincarnationistes.

Christianisme et spiritisme
   
Il importe de présenter un curieux mouvement qui, partant de Belgique, se répandit dans les pays de langue française : l'église antoiniste. Son fondateur, un certain Antoine, naquit près de Liège en 1846. D'origine très modeste, il travailla comme ouvrier en Allemagne, en Pologne et en Russie ; il reviendra dans son pays natal, s'y mariera. La lecture d'un livre devait orienter sa vie : « Le Livre des Esprits », d'Allan Kardec. Malade, souffrant de l'estomac, Antoine guérit grâce à cette lecture ; il constata peu après qu'il possédait un certain pouvoir magnétique qui lui permit de guérir des malades. Il groupa quelques disciples et transcrivit les révélations qu'il avait reçues sous le titre : « Les révélations de l'auréole de la conscience ». La religion du Père Antoine était créée, et lorsqu'il mourut, en 1912, les « vignerons du Seigneur », appellation sous laquelle les Antoinistes se désignent, étaient plus de 150 000. Leur centre, à Paris, est au numéro 34 de la rue Vergniaud (XIIIe arrondissement) ; une autre chapelle antoiniste est située à la rue du Pré-Saint-Gervais. Le culte antoiniste consiste à rappeler l'enseignement du père Antoine, mélange de spiritisme, de théosophie, d'occultisme et de christianisme, résumé dans les Dix Principes de Dieu. Selon les principes antoinistes, Dieu n'existe qu'en l'homme. Le père Antoine est une sorte d'incarnation de Dieu sur la terre. On aperçoit dans le temple antoiniste, accroché à la très haute chaire, un portrait du fondateur, le Père, un vieillard barbu dont la main droite est en train d'imposer ou, si l'on préfère, de pratiquer l'opération. A gauche, sa femme, la Mère ; à droite, un arbre avec cette inscription : « L'arbre de la science de la vue du mal ». Après le culte, où l'on ne parle presque pas de Jésus-Christ, où il n'est pas question de péché, de la grâce et de la rédemption, on guérit les malades dans la sacristie, au moyen du fluide universel du Père. Notons que l'intérieur du temple est peint en vert ; même les cercueils sont tendus de vert.

La religion de l'humanité
    Le flâneur curieux qui apprécie l'attachante place des Vosges, découvrira, non loin de ce lieu enchanteur, la rue Payenne. C'est au numéro 10 de cette rue que mourut, le 5 avril 1846, l'an 11 de l'ère positive, « la tendre et immaculée inspiratrice d'Auguste Comte », Clotilde de Vaux. Cette maison est devenue (grâce aux dons des positivistes du Brésil, le seul pays où la doctrine compte encore un certain nombre d'adhérents) le temple de la religion de l'humanité, cette religion que fonda le philosophe Auguste Comte. Dans son « Cours de philosophie positive », A. Comte définit les trois états théoriques par lesquels l'humanité aurait passé : théologique, métaphysique et positif, ce dernier état, synthèse du rationalisme et du mysticisme, étant celui qu'il a inauguré. Or, paradoxalement, lui qui voulait en fait détrôner le christianisme et les religions en général a abouti à la création d'une nouvelle foi, avec sa liturgie étrange dans laquelle furent intercalées des citations en latin et en italien, nouvelle foi ou trône une nouvelle Vierge, Clotilde de Vaux, que le philosophe aimera comme fut aimée Béatrice Portinari par Dante.
    Le temple de la rue Payenne n'était fréquenté, au temps de mes études, avant la guerre, que par quelques personnes.
    Le buste d'Auguste Comte se dressait sur l'autel, cependant que, à la paroi, les portraits de ses « trois anges » (sa mère, Clotilde, sa femme de ménage) le surplombaient. Il y a quelques années, un drapeau vert signalait le lieu du temple, et l'on pouvait lire cette inscription qui résume toute la morale comtienne : « Vivre pour autrui. L'amour pour principe et l'ordre pour base ; le progrès pour but ». L'intérieur de la chapelle comportait, outre le buste et les portraits sus-mentionnés, de nombreux noms, ceux des grands hommes qui symbolisent les trois états ou étapes du comtisme, de Moïse à Bichat, en passant par Aristote, César, Dante.
    Des beaux principes, de la liturgie et de la doctrine d'Auguste Comte, il ne reste que quelques souvenirs, comme ces fleurs dites « immortelles » qui sont figées dans le passé.
    Il en va de même des Saint-Simoniens dont l'église se trouvait à la rue de Ménilmontant, secte qui fut fondée par le père Enfantin, religion sans culte, qui intéressa Augustin Thierry et Comte, s'inspirant de Fourrier, l'initiateur de ces « phalanstères » qui devaient préfigurer la société de l'avenir.

Des faux christs aux bardes druidiques
   
Les faux prophètes, les faux messies sont légion depuis les débuts du christianisme. Signalons, parmi les plus récents, Georges-Ernest Roux, employé des PTT d'origine catholique mais grand admirateur de Platon. Le jour de Noël 1950, Roux se découvre comme le nouveau Christ revenu sur la terre et fonde une nouvelle religion, dont les premiers disciples seront ses filles et son gendre. Ce nouveau Christ dit de lui-même : « Je suis la vie, l'Eternel Créateur, Celui qui anime tout. Je suis partout, rien n'est hors de Moi. Je reviens à nouveau sous la forme de l'homme, afin de donner à l'humanité une dernière possibilité d'accéder à la Vie ». Roux guérit les malades et vitupère les médecins. Le culte comprend de la musique et des chants et une prédication fondée sur la doctrine du Christ-Roux ; lorsque les fidèles prient, ils ferment les yeux et tendent les bras. Leur régime alimentaire est très strict : les tomates, les choux, les épinards, les pommes de terre, la viande et le jaune d'œuf en sont exclus.
    Moins connu que le Christ de Montfavet est le messie Vintras, né en 1807, en Seine-et-Oise, qui pratiqua divers métiers avant que l'Archange saint Michel lui apparaisse et lui annonce que le prophète Elie allait descendre en son âme pour préparer la venue du Saint-Esprit. Vintras se mit à prêcher et les disciples vinrent à lui ; son mouvement se répandit même hors de France : le mystique polonais Towianski y adhéra. Quelques néo-Vintrasiens se réunissent encore à Paris, en associant le souvenir de Huysmans, décédé en 1875, qui possédait l'une des hosties consacrées de Vintras.
    Il y a lieu de mentionner l'Ordre Eudiaque, celui de la sérénité, doctrine sans dogme fondée sur la croyance en Dieu qui se propose de rénover l'initiation à la science secrète. Le premier grade conféré par l'Ordre à l'initié est celui de novice, puis viennent ceux d'adepte et de dianoïste (de dianoïa, « entendement »), etc.
    La religion druidique a encore ses fidèles, et leur revue « Ogam » cherche à maintenir un lien avec les partisans d'un retour au druidisme, c'est-à-dire à la science divine et à la sagesse, telles que les transmettent les bardes ou gardiens des paroles. Mentionnons pour terminer, l'« Ordre ésotérique du lys et de l'aigle », secte d'adorateurs du nombril ; la société secrète du « Temple d'Al », qui pratique la nécromancie cérémonielle, et le groupement occultiste « Le Cosmopolite », fondé par un libraire de la rue Gay-Lussac, Claude d'Ygé, que j'avais rencontré dans son arrière-boutique où trônait un énigmatique Bouddha.

                                                                      A. Chédel

Construire, 17 janvier 1973 (source : e-newspaperarchives.ch)

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Histoire de Juliette Vittard dans l'Unitif

Publié le par antoiniste

Son récit complet est relaté dans l'Unitif n°5, p.6-16
   Née en 1854, dans l'Aisne (Liesse ?), 4 frères et soeurs, donc le cadet était souffreteux.
   Habita Paris, voulant être actrice, les parents la mettent dans un couvent.
   A sa sortie, accompagne une dame étrangère dans les villes d'eaux européennes, puis ne pouvant plus la garder, elle reprend sa vocation artistique à Paris, jusqu'à ce que la maladie l'en empêche.
   Elle rejoint sa soeur à Monaco en 1885, où elle ouvrit une pension. Elle s'initie au spiritisme, puis prend connaissance du Père : au lieu d'un pèlerinage à Jérusalem, elle se rend à Jemeppe avec sa soeur le 29 août 1906. Revient en 1907, pour quatre mois. Puis décide de s'y installer :
    "J'adressai ma démission de membre à la société des Sciences psychiques de Nice et envoyai à son président une révélation en disant que j'avais trouvé mon chemin de Damas, que je m'installais définitivement en Belgique. Je demandai à notre Père de me trouver un emploi au temple, car je ne voulais pas rester inactive. Le travail se présenta de lui-même. Beaucoup de monde venait du midi de la France consulter notre Père, la plupart me rendaient visite et je les initiais de mon mieux à ce que j'avais compris de la question. Le nombre augmentait chaque jour car de grandes guérisons s'étaient produites de toutes parts. Ma soeur de son côté continuait à propager l'Enseignement, aidée par d'autres personnes qui comme nous avaient été guéries. L'une d'elles se mit à opérer à Vichy au nom de notre Père et ce fut comme une traînée de poudre. on accourut de partout, lettres et dépêches affluèrent. De grandes et sensationnelles guérisons se produisirent également à Aix-les-Bains. Des adeptes y fondèrent un groupe comme à Monaco, à Vichy, et ils attirèrent à l'Enseignement bien des personnes qui y étaient préparées par leur progrès. Pendant assez longtemps je restai en correspondance avec toutes ces personnes, cherchant à les aider et à les éclairer ; c'est de notre Père que je recevais tout pour le leur transmettre, y ajoutant parfois ce qui me semblait à même de les encourager en me basant toujours sur mon expérience. Dès le début de ce travail j'avais pris pour exemple deux coeurs généreux qui se trouvaient dans l'entourage de notre Père et que j'appelais les bienfaiteurs de l'oeuvre. C'est sur leur zèle, leur dévouement et surtout leur grand désintéressement qui ne s'est jamais démenti que je me suis basée pour effectuer mon travail.
    "Pour propager l'Enseignement, je fis bien des voyages en France où je reçus des quantités de malades et de personnes s'intéressant à la question morale. Je puis dire que c'est grâce à ma vie de luttes, de souffrances et d'épreuves de toute nature que je pus les aider et les réconforter. Ma grande foi en notre Père puisait en Lui pour eux."

Unitif n°5, p.14-15

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Congrès Spirite de Liège (1905)

Publié le par antoiniste

Congrès Spirite de Liège (1905)

    Le site spiritisme.net met plusieurs comptes-rendus de congrès spirites notamment celui tenu à Liège les 11 & 12 juin 1905.
adresse du site : https://sites.google.com/spiritisme.net/encyclopedie-spirite/livres/congrès-et-conférences
Adresse du document PDF direct : https://drive.google.com/file/d/1Dc8OaWzPS73J6w6dHGCJsOy7BbC7Ucd5/view
ou encore ici :
https://www.autoresespiritasclassicos.com/Gabriel%20Delanne/Congresso%20Espirita%20de%20Liege-Belgica%20(1905)/Congr%C3%A8s%20Spirite%20Li%C3%A8ge%20(1905).pdf


    On lit que la date du dernier Congrès tenu à Liège remonte à trente ans. Donc en 1875, Louis Antoine était en Prusse et ne s'intéressait pas encore au spiritisme. C'est donc certainement en 1905 qu'il rencontra Léon Denis. Le congrès suivant à Liège sera en 1923 (cf. le site L'ésothentique.
    Dans ce compte rendu, on lit la recommandation suivante (p.5) : "Permettez-moi de vous recommander les livres qui sont en vente ici, à l'entrée de la salle, livres de M. Antoine, livres de M. Léon Denis et livre des prières. Chaque spirite voudra posséder ces ouvrages qui doivent figurer dans la bibliothèque de tous ceux qui veulent sincèrement pratiquer et encourager le spiritisme. (Applaudissements.)
    Mais lors de la réunion du 11 Juin après-midi (p.22), "un léger incident est soulevé par MM. Delcroix et Hollange qui expliquent l'abstention de M. Antoine et de son groupe. Cet incident menaçant de faire perdre un temps précieux, M. le Président déclare ne pouvoir continuer la parole aux interrupteurs et l'ordre du jour est repris."
    Une note de bas de page précise que "Le Comité Fédéral a reçu depuis du Groupe Antoine une lettre qui donne une excellente solution à la difficulté soulevée".
    Enfin une large part est faite aux guérisons obtenues par les Médiums guérisseurs. Ce chapitre (p.81) commence par les mots suivants : "Outre les certificats dont nous donnons la reproduction, nous en avons reçu une quantité d'autres délivrés aux mêmes médiums. L’exiguïté des ressources financières dont nous disposons ne nous permettant pas de les publier, nous en donnons ici le résumé succinct avec un mot sur chacun des guérisseurs de notre pays, parmi lesquels M. Antoine, de Jemeppe-sur-Meuse, occupe le premier rang, par le nombre de malades qu'il reçoit chaque jour et celui des guérisons qu'il obtient." Suivent la liste des médiums et attestations de guérisons, la plupart de la région de Charleroi et quelques-uns de Liège.

    Dans le compte rendu du Congrès spirite de Liège en 1908, alors que le Père s'est séparé du spiritisme, le témoignage du médium guérisseur Jean Dumoulin (qui reçoit avec sa fille à Liège, rue de Waremme) qui nomme le Père "notre frère Antoine de Jemeppe". L'animosité des spirites envers l'antoinisme n'a donc pas toujours été aussi tranchée.
    Cependant le Rapport de la F. S. de Liége, donné dans le compte rendu du Congrès spirite de Namur en 1912 (p.30), annonce les raisons de la périclitation des groupes spirites : "L'autoritarisme ou l'ignorance du chef de groupe, l'orgueil et la rivalité des médiums, l'influence de l'antoinisme, l'irrégularité des profanes à nos séances, profanes insuffisamment préparés, l'éloignement ou la mauvaise situation du local des réunions, et surtout le manque d'organisation (défaut de règlement, de comité, de bibliothèque, etc."
    C'est au cours du Congrès de 1913 à Namur que le Président M. Fraikin dénonce les causes de l'affaiblissement du spiritisme qui sont en premier lieu "l'antoinisme qui, pour des raisons
peu avouables, refusa toujours de marcher avec nous".
    Pourtant une communication de M. Debie cite en exemple l'antoinisme et l'Institut des Forces Psychosiques et pose la question :
    "Que faut-il pour rallier les nombreux malades qui passent par les mains de nos guérisseurs.
    "Un bel exemple nous est donné par les Antoinistes d'une part et par l'Institut psychosique de Douai, d'autre part ; nous serait-il si difficile de suivre ces exemples ?"
   

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Mme A. de Poncey, spirite médium, guérisseuse... et journaliste

Publié le par antoiniste

     On n’en sait peu sur Mme A. de Poncey quant à son attachement avec l’Antoinisme. Dans le Fraterniste, elle demande à faire inclure dans les colonnes quelques moments importants de la création du culte, comme les Derniers Echos des Fêtes AntoinistesL'Inauguration du Temple Antoiniste de Paris ou encore celle du temple de Monaco.
    C’est à cette occasion qu’on apprend qu’elle habite Paris. Elle changera plusieurs fois d’adresse.

    C’est dans la presse qu’on en retrouve des traces, notamment par une petite annonce parue dans plusieurs journaux : Le Petit Parisien, Gil Blas ou Le Matin en 1905 et 1906) :

Mme A. de Poncey, spirite médium... et journalisteMme A. de Poncey, spirite médium... et journaliste

Le Matin, 16 novembre 1905                 Le Matin, 22 octobre 1906

    Elle figure encore parmi les médiums recommandés de la Revue Spirite (janvier 1907) : 191, rue du Faubourg-Saint-Honoré. – Médium voyant et Psychomètre. – Somnambulisme, de 2 à 6 heures, sauf le dimanche.

    C’est dans la revue spirite L’Écho du Merveilleux qu’on apprend qu’elle était également guérisseuse et comment elle procédait.
    On fait sa connaissance dans le numéro du 1er juillet 1905 (p.253) :

Madame de Poncey
MÉDIUM VOYANTE

    J'ai rencontré tout dernièrement une personne dont la lucidité a acquis un certain renom : Mme de Poncey.
    Elle habite au 113 de la rue du Temple et s'est associée avec Mme Renault, masseuse diplômée de l'école dé magnétisme d'Urville, afin d'être utile, le plus possible, à l'humanité souffrante.
    Les services que Mme de Poncey peut rendre aux malades sont multiples : elle ressent leurs malaises et dépeint leurs maladies ; à l'état de transe, et en donnant la main à la personne qui souffre, elle prend, momentanément, son mal et permet au malade un repos réparateur. Sur ses indications, son amie, Mme Renault, dont le fluide est puissant et bienfaisant, massé ou magnétise le malade. Elles peuvent, ainsi, s'aidant l'une par l'autre, obtenir une sérieuse amélioration et, en persévérant, la guérison.
    Mmes de Poncey et Renault ont soigné des tuberculeux, des épileptiques, etc., avec succès, m'assurent-elles.
    Je n'ai pas de peine à le croire ; j'ai été déjà témoin de ces phénomènes, et sais, par expérience, que le magnétisme peut améliorer, de façon sensible, l'état d'un malade.

    Mme de Poncey a les traits fatigués de la personne qui s'abandonne souvent aux expériences psychiques.
    Il n'est pas de jour où elle ne s'endorme, où on ne l'endorme, pour tenter quelques expériences.
    Elle me fait des récits qui tiennent du merveilleux ; elle me cite des noms, me prie, avec insistance, de prendre des renseignements, et, sûre d'elle, me demande de bien vouloir lui permettre de me donner des preuves de ce qu'elle avance.
    Intéressée, j'accepte la proposition.
    … Mais quelle force se met entre nous, pour empêcher toute expérience ? A peine endormie, Mme de Poncey se sent accablée ; elle ne peut arriver à se dégager, à se mettre dans l'état de transe, qui permet à son esprit de lire dans l'astral.
    Ce contre-temps me prouve la sincérité du médium, et s'il me contrarie un peu, il ne me décourage pas.
    Les médiums sincères sont ainsi faits : ils ont leurs heures et leur clairvoyance est sujette à ces intermittences.
    Après de vains efforts, je préfère, momentanément, abandonner l'expérience et je demande que l'on réveille le sujet, afin de pouvoir m'entretenir avec elle sur les causes qu'elle attribue à ces différents phénomènes.
    Mme de Poncey se réveille lentement, et reste accablée, étourdie.
    Elle se remet peu à peu, et je peux l'interroger :
    – A quoi attribuez-vous le malaise qui a nui à votre lucidité ?
    – A une force occulte qui se met entre nous. Cela arrive quelquefois. Elle émane, parfois, de la volonté des vivants ; d'autrefois, et le plus souvent, de la volonté des morts. Tenez, un exemple : j'ai reçu, il y a peu de temps, la visite d'une jeune femme qui venait me consulter au sujet de la fatalité qui s'attachait à elle, au sujet d'un mariage qu'elle voulait contracter. Les deux parties étaient consentantes et, malgré cette chose principale, la date fixée se reculait au fur et à mesure que les jours passaient. Toujours, un accident survenait pour mettre un nouveau terme de séparation entre les deux conjoints. Désolée, Mme X... venait demander à ma lucidité de lui révéler quelque chose à ce sujet.
    « A peine endormie, je fus sous le coup d'une impression pénible. Quelque chose s'acharnait après moi, me mettant dans le trouble.
    « Comme ma consultante, ignorante de ces sortes de phénomènes, avait déjà sur les lèvres un sourire sceptique, je résolus – et Mme Renault avec moi – de prolonger la séance et, coûte que coûte, d'arriver à vaincre la force mauvaise.
    « Après bien des tentatives vaines, je parvins à apercevoir une forme qui se dressait entre moi et la consultante. D'abord imprécise, elle se modela peu à peu et devint assez visible pour que je puisse en faire la description à Mme X... Bientôt, avec un étonnement mêlé d'effroi, ma cliente reconnaissait la première femme de l'homme qu'elle voulait épouser, – elle avait oublié de me dire qu'il s'agissait d'un veuf.
    « Maintenant, j'apercevais distinctement l'esprit. Il avait toutes les apparences d'un vivant, et brandissait, vers la consultante, un poing menaçant, qui avait presque apparence d'une griffe. »
    J'interrogeai :
    – Vous croyez donc, comme beaucoup d'occultistes, que les morts peuvent avoir une influence sur la vie des vivants, et que beaucoup d'événements sont leur œuvre ?
    – Je le crois, et, grâce au don de lucidité que je possède, je puis l'affirmer, car je les vois, et les démasque la plupart du temps.
    – Alors, vous croyez que c'est une volonté étrangère qui vous a séparée de moi, tout à l'heure ?
    – Oui, et si vous vouliez que nous recommencions l'expérience, je parviendrai, sans doute, à vous dire qui elle est.
    Mme de Poncey s'étant un peu remise pendant notre conversation, je me décidai à tenter, à nouveau, l'expérience.
    Et, cette fois, non sans difficultés, Mme de Poncey me fit un portrait que je reconnus. Mais... c'était celui d'une personne vivante !
    Dois-je imputer à elle, à sa volonté jalouse, tous les déboires de mon existence ?
    Etrange ! Etrange ! Etrange !!!
    Comme il se faisait tard, je ne voulus pas prolonger l'expérience et je remis à un autre jour les preuves de clairvoyance que le sujet tenait à me donner.
    Mme de Poncey se prête encore, volontiers, à l’extériorisation de la sensibilité. A distance, elle ressent les piqûres d’épingles et peut faire sentir la présence de son double à une personne sensitive.
    Actuellement, elle tente des expériences de ce genre avec une châtelaine éloignée, à laquelle elle veut apparaître à distance.
    Elle espère ainsi obtenir, à bref délai, des phénomènes de matérialisation.
    Je crois que Mme de Poncey est appelée à devenir un sujet très remarquable, et j'ai pris congé d'elle en l'assurant que, prochainement, je reviendrais tenter avec elle d'autres expériences.
    Malgré tout, les phénomènes de ce soir ont été intéressants puisqu'ils tentent à prouver que le malheur a un visage, la fatalité un nom.
    Que doit-on croire ?
                                                                Mlle Louis MAURECY.

    Dans le numéro du 15 octobre 1909 (p.394-95), on lit :

LES VOYANTES

    Nous recevons de notre collaborateur P. Borderieux l'intéressante communication suivante que nous publions tout en lui en laissant l'entière responsabilité.

    Ce qui particularise les voyantes du genre de Mme de Poncey c'est l'absence absolue de moyens artificiels, employés pour se mettre en rapport avec l'être, ou le lieu, désigné comme champ d'étude. Point de magnétiseur auprès d'elle, aucun apparat mystérieux, sauf l'ample péplum blanc qu'elle affectionne, point enfin de ces crises pénibles, qui secouent la sybille et font songer aux antiques possédés de Saint-Médard.
    Sa vision est objective, mais à l'état de veille, sans trance. Elle voit, comme voyaient les jeunes pâtres des Cévennes, ou les austères jacobites écossais : spontanément.
    J'ai eu plusieurs fois, personnellement, l'occasion de vérifier l'exactitude d'une vision, ou d'une prédiction, faite par Mme de Poncey ; mais ces faits n'étant intéressants que pour moi seul, j'en dispenserai les lecteurs de l'Echo, préférant me faire le sténographe et le copiste fidèle de deux des personnes qui purent, mieux que moi, profiter des conseils et des pratiques de cette voyante, doublée d'une guérisseuse.
    Mme de Poncey s'occupe de spiritisme et est un excellent médium, mais ce point ne doit pas nous intéresser ; c'est une faculté jointe aux autres, et rien de plus.
    J'ai dit que sa voyance était naturelle, spontanée, sans aucune préparation. C'est, en quelque sorte, un état jaculatoire, soudain, qui projette tout à coup (dit-elle) son esprit hors de son corps, pour aller trouver l'esprit ou le lieu désigné.
    Une théorie occulte prétend que l'une des plus grandes forces du Verbe, c'est-à-dire de la parole proférée, est d'évoquer l'esprit d'une personne au simple prononcé de son nom. Ainsi, si je nomme à haute voix M. Edmond Rostand par exemple, à son insu l'esprit du poète, ou tout au moins une partie de ce moi nuageux, nommé l'inconscient par nos psychologues, se trouve à mes côtés.
    C'est certainement ce qui arrive à la voyante dont je parle.
    Croyant aller à la montagne, elle fait venir la montagne à elle et, vu ses facultés de voyance, elle peut se rendre un compte exact de l'état moral, sanitaire ou intellectuel de la personne visée et du milieu qui l'entoure.
    Pour les guérisons obtenues à distance, elles relèvent d'un ordre de lois similaires, mais que cette simple exposition nous interdit de développer ici.
    En sa qualité de sensitive, Mme de Poncey a chez elle, très marquée, la science de la sympathie et de l'antipathie. A priori, elle juge son interlocuteur et son accueil est selon les cas plus ou moins chaleureux. Il faut croire que mes fluides ne lui furent pas trop désagréables, puisque c'est dans son salon, au 191 du faubourg Saint-Honoré, que j'entendis de la bouche d'un témoin le récit qui va suivre.
    J'ajoute, avant cette relation sans commentaires, que cette voyante a surtout la sensation exacte de la sympathie qu'ont les gens pour elle par l'attitude qu'ont à son égard les animaux domestiques appartenant aux personnes chez qui elle se rend. Si, près d'elle, le chien de la maîtresse de maison grogne, si le chat se hérisse et jure à son arrivée, elle ne doit (du moins, l'affirme-t-elle) rien attendre de bon des maîtres du logis. Cette remarque incidente méritait d'être citée Mais revenons aux faits.
    Le premier nous est conté par M. M..., ami de Mme de Poncey.
    « Un après-midi de juin dernier, nous dit M. M..., distingué officier de marine, nous nous trouvions, Mme de Poncey et moi, parlant d'une de mes amies, Mme N. ., partie depuis deux ans, au Chili, et dont je n'avais pas reçu de nouvelles.
    – Oh ! la voici, dit tout à coup mon hôtesse en souriant...
    – Je la vois, continue-t-elle, dans une maison basse, au sein d'une forêt profonde. Dans une des salles que décrivit exactement la voyante, était Mme N... couchée sur lit de repos et profondément endormie. Je calculais mentalement la différence horaire entre Paris et Valparaiso et reconnus que Mme N... se reposait à l'heure de la sieste.
    Mme de Poncey me dit se dédoubler et, après m'avoir fait une description détaillée du pays environnant, elle s'écria : – Mon Dieu, cette femme est en danger, je vois sur elle... (Ici, hélas, l'annonce d'un danger d'ordre domestique qu'on me permettra d'omettre). Surtout, recommande Mme de Poncey, surtout ne marchez pas nu-pieds (sic).
    Un mois plus tard, je reçus une lettre de ma lointaine amie. Elle me confirmait l'exactitude de la vision précitée. La chaleur n'étant pas trop forte dans la forêt, il est très rare que Mme N... fasse la sieste. Une irruption soudaine de serpents venimeux rendit efficace le conseil de ne marcher que chaussé. Pour l'autre prédiction, elle se réalisa malheureusement. J'ajouterai que Mme N... eut, croit-elle, ce jour-là, un rêve dans lequel elle conversait avec un être qui lui donnait les meilleurs conseils. »
    Mme de Poncey m'ayant confié une lettre, je la reproduis ici, en lui conservant sa tournure naïve et franche :
                                                                         Lundi, 4 octobre 1908.
        « Madame de Poncey,
    « Au mois de juin dernier, mon enfant âgé de deux mois était très malade d'une inflammation d'intestins.
    « Je ne savais que faire ; quoique ne croyant pas, je l'avoue, à votre pouvoir de guérir (surtout de loin), je me suis décidée à vous demander secours pour mon petit garçon, mais presque en désespoir de cause, comme une mère qui cherche tout pour sauver son petit enfant.
    « Vous m'assuriez par lettre que le mercredi soir, entre neuf et dix heures, vous tenteriez de venir soigner mon entant, par dédoublement, et me conseilliez d'observer si, près de lui, un meuble ne craquerait pas, révélant votre présence occulte. Malheureusement, je n'ai reçu votre mot que le jeudi, voire lettre s'étant égarée.
    « Quoique ignorante de tout ce qui est de vos pouvoirs, j'ai, en effet, le mercredi, entendu craquer un meuble (ce qui ne se produit jamais chez nous) ; le vendredi, mon cher petit allait mieux elle voilà maintenant, grâce à Dieu et à vous, en parfaite santé. Ce qui m'avait donné tout de même confiance en vous, c'est que vous avez été la première à me prévenir de ma grossesse et à m'annoncer que ce serait un garçon, ce qui fut parfaitement exact.
    « En vous envoyant l'expression de ma vive reconnaissance, je souhaite que votre don soit connu par toutes les jeunes mères qui, comme moi, ont la crainte de perdre leur chérubin. Mon mari se joint à moi pour……. etc.                                          « Mlle LOUISE B.... »

     Voilà des faits. Ce n'est pas à moi de conclure. Certains diront que le procès des rebouteux est depuis longtemps clos. Pour ceux que Rabelais nommait sorbonistes, sorbonicoles : peut-être ; les honnêtes guérisseurs trouveront encore des témoins à décharge et de chauds défenseurs.

                                                             P. BORDERIEUX

    La même revue l’interroge, avec d'autres voyantes, sur la disparition de La Joconde du Musée du Louvre en 1911.

Mme A. de Poncey, spirite médium... et journaliste

Mme de Poncey, in Louis Malteste - Voyants et Médiums (Le Monde illustré, 21 mars 1908)

   Dans cette même revue, on peut lire des témoignages de guérison (1er mars 1908, p.98 ; 1er mars 1909, p.98), et dans le numéro du 1er novembre 1905, une description de son salon de la rue Laborde :
    Mme de Poncey habite, maintenant, au 42 de la rue Laborde. C'est là que je la retrouve, étrange, dans un cabinet non moins étrange. Celui-ci a la forme d'un cercle. Ses murs disparaissent sous de blanches draperies. En face de moi, se trouve une glace, et devant cette glace, une sorte d'autel, sur lequel sont disposés un chandelier d'argent, où trois bougies sont allumées de chaque côté, et deux brûle-parfums d'où se dégagent des vapeurs de santal.
    La table, devant laquelle Mme de Poncey est assise, a la forme d'un croissant. Elle occupe le milieu de la pièce, et elle est revêtue de signes cabalistiques lunaires.
    La voyante elle-même est habillée de blanc et un croissant d'argent brille dans sa chevelure.
    Mme de Poncey m'explique que son costume et son cabinet ont été constitués avec un soin méticuleux, pour attirer les vibrations lunaires qui sont, par excellence, celles propices aux voyantes.
    Est-ce cette influence qui donne à Mme de Poncey la précision de vision dont je suis le témoin, en cette seconde visite ? Est-ce la direction du professeur des Sciences Hermétiques qu'elle s'est adjoint et qui préside à nos expériences ? Je l'ignore mais, cette fois, je n'éprouve aucune déconvenue ! […]
    – Et ce cabinet ? interrogeai-je.
    – Vous savez sans doute, me répondit M. le Professeur des Sciences Hermétiques, que les vibrations lunaires, mercuriennes et venusiennes sont celles qui correspondent le mieux aux influences de la voyance. En réunissant autour d'un sujet tout ce qui porte la signature lunaire, c'est-à-dire pour la couleur : le blanc ; pour le métal : l'argent ; pour la forme : le croissant, on double autour de lui l'influence favorable à sa lucidité.

    Le même numéro reproduit encore un portrait de Mme de Poncey. On peut voir un dessin de son cabinet du Faubourg-Saint-Honoré dans un article de la revue Le Monde illustré du 21 mars 1908.

Mme A. de Poncey, spirite médium... et journaliste

    Elle contribua également à l’Unitif, puisqu’on peut en lire un extrait dans Pierre Debouxhtay.
    « Signalons encore la vision dont fut favorisé un disciple pendant son sommeil (9), et l'apparition d'Antoine, le lendemain de sa mort : « Dans son travail sur le premier Interprète du Père, notre sœur a signalé que lors de la désincarnation de notre Sauveur des personnes l'avaient vu se confondre avec Mère. Nous joignons notre témoignage au leur. Le lendemain des obsèques solennelles nous assistions à l'opération, le lundi, nous étions aux galeries bien en face de Mère et au moment du profond recueillement nous avons vu (je dis nous parce que nous étions trois adeptes ensemble dans le même cas) nous avons vu le Père se fondre avec Mère et ne faire plus qu'un, nous avons gardé le silence sur cette vision attendant que des personnes autres que des adeptes en parlent pour qu'on ne croit pas que c'était le résultat de notre désir, une illusion, qui nous donnait le bonheur de contempler notre Sauveur, présent parmi nous partout et toujours. – Poncey, 23, boulevard de Picpus, Paris. » (L'UNITIF, II, 9, p. 3).

    Par un heureux hasard, j'ai fait l'acquisition d'une carte postale postée par la médium-guérisseuse Mme A. de Poncey qu'elle a envoyé du temple de Jemeppe en Avril 1909. Elle envoie une bonne pensée de Jemeppe à M. et Mme Bouzerot de Paris 18e.

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Louis Malteste - Voyants et Médiums (Le Monde illustré, 21 mars 1908)

Publié le par antoiniste

    Un article sur les voyants et médiums dans lequel on fait la connaissance avec Mme de Poncey, qui participa à l'Unitif et assista à plusieurs évènements du culte antoiniste.

Louis Malteste - Voyants et Médiums #1 (Le Monde illustré, 21 mars 1908)

Louis Malteste - Voyants et Médiums #2 (Le Monde illustré, 21 mars 1908)Louis Malteste - Voyants et Médiums #3 (Le Monde illustré, 21 mars 1908)

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L'exercice du Culte - Gochenée (Le Peuple, 14 mai 1936)(Belgicapress)

Publié le par antoiniste

L'exercice du Culte - Gochenée (Le Peuple, 14 mai 1936)(Belgicapress)

L'exercice du Culte

    Le village de Gochenée est un symbole.
    Il compte 350 habitants à peine et pourtant, pour les fidèles de l'endroit, il y a une église avec son curé, un temple protestant avec son pasteur, un groupe de spirites, une secte antoiniste. Il y a même, car il en faut pour tous les goûts, un groupe de libres penseurs.
    Malgré toutes ces sollicitations, l'arrondissement, quelles que soient les entraves, s'éveille aux voix qui lui parlent de salut et de victoire.
                                             J. LHOST.

Le Peuple, 14 mai 1936 (source : Belgicapress)

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Conférence sur Maître Antoine le Guérisseur (Gazette de Charleroi, 5 et 9 septembre 1906)(Belgicapress)

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Conférence sur Maître Antoine le Guérisseur (Gazette de Charleroi, 5 et 9 septembre 1906)(Belgicapress)

    La Gazette de Charleroi, annonce les 5 et 9 septembre 1906 à Liège la prochaine conférence "spirite" que le sujet "Qu'est-ce que le spiritisme et Maître Antoine le Guérisseur", organisée par les frère Hollange et Delcroix.

(source : Belgicapress)

Liège - Rue de la Station - Hôtel de l'Espérance (1905)

Liège - Rue de la Station - Hôtel de l'Espérance (1905)

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Conférence sur Maître Antoine le Guérisseur (Gazette de Charleroi, 5 et 9 septembre 1906)(Belgicapress)

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Conférence sur Maître Antoine le Guérisseur (Gazette de Charleroi, 5 et 9 septembre 1906)(Belgicapress)

    La Gazette de Charleroi, annonce les 5 et 9 septembre 1906 à Liège la prochaine conférence "spirite" que le sujet "Qu'est-ce que le spiritisme et Maître Antoine le Guérisseur", organisée par les frère Hollange et Delcroix.

(source : Belgicapress)

Liège - Rue de la Station - Hôtel de l'Espérance (1905)

Liège - Rue de la Station - Hôtel de l'Espérance (1905)

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Union Spirite de Seraing

Publié le par antoiniste

Union Spirite de Seraing (Jemeppe - Quai de la Saulx)

    L'Union spirite de Seraing, fondée en 1878, elle fête ses 30 ans d'existence en avril 1908 (annoncé par la Revue Spirite de mai 1908). Deux autres associations existent déjà en 1874. L'Union Spirite Belge est, elle, fondée en 1882.
    Léon Denis, qui devient rédacteur du journal Le Flambeau, visite la société en 1892.
    En 1895, voici son statut :
        Secretaire: M. G.[ustave] Gony, 1. Quai de la Souly à Jemeppe s. M.  [il faut lire Quai de la Saulx]
        Réunion, le premier dimanche du mois à Seraing, 1, rue Vecquée (300 membres).
    La Maison de la Fraternité, de L'Union Spirite Belge, existe toujours à Seraing (Rue de l'Industrie, 37/ 6)

    À Seraing, cette portion de la rue porte maintenant le nom de Rue Julien Lahaut (président du parti communiste belge et député ouvrier de Liège, né à Seraing le 6 septembre  1884 et assassiné le 18 août 1950 à son domicile, rue de la Vecquée n°65 à Seraing). Le numéro 1 était alors tout proche du temple antoiniste de Seraing, construit en 1915.

    Gustave Gony a été un ami de Louis Antoine. L'Union Spirite de Seraing procéda à l'enterrement en avril 1893 du fils des Antoine. Un article du Messager décrit à quoi ressemblait le drapeau de la société.

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Lectures recommandées (Le Fraterniste, 1er février 1924)

Publié le par antoiniste

Lectures recommandées (Le Fraterniste, 1er février 1924)

On retrouve Allan Kardec, mais aussi Léon Denis.

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