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spiritisme

Congrès Spirite International à Liège, du 26 au 29 août 1923

Publié le par antoiniste

Congrès Spirite International à Liège, du 26 au 29 août 1923

Le Fraterniste, 1er août 1923

&

Le Fraterniste, 1er octobre 1923

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Catherine Gris - Les ombres chuchotent (1962)

Publié le par antoiniste

Catherine Gris - Les ombres chuchotent (1962)

Auteur : Catherine Gris
Titre : Les ombres chuchotent
Éditions : Le Courrier du livre, Paris, 1962 (217 pages)
In-8 Broché. Avec quelques illustrations en noir et blanc hors texte.

Extrait de la Préface de Claude Barbat :
    Mais plus qu'une évocation envoûtante des réalités de la vraie vie et de la vraie mort, Catherine Gris élève pour nous une lumière sur ces réalités. Ce témoignage sur la mort est paradoxalement à la genèse d'un véritable art de connaître, ou plutôt, de reconnaître, les ressources de la vie.
    L'active confidente des « Cœurs Malheureux » se plaît aussi à dire « que ce sont justement les morts qui lui ont rendu intelligibles les vivants ». On le croira d'autant plus volontiers lorsqu'on saura que, comme une musique beethovénienne, ces pages ont conquis leur humour, leur sérénité et leur joie sur des pleurs et le sang de l'âme, sur des fatigues et des épreuves à la limite des forces d'un être exceptionnellement doué de résistance morale.

Introduction :
    Le « moi » est haïssable. Que l'on veuille bien me pardonner de transgresser la bienséance littéraire qui veut qu'un auteur use du « nous » moins présomptueusement subjectif.
    Mon vœu sera comblé si le lecteur, acceptant cette connivence, veut bien me suivre dans ce « reportage » autour des vivants et des morts, tout comme il accorde préalablement créance à qui rapporte des impressions de voyage en des lieux ignorés ou mal connus.
    De nombreuses personnalités disparues, ou bien heureusement en vie, sont évoquées dans ces pages, non point à titre figuratif, mais parce que chacune d'elles s'est trouvée une seconde ou à jamais dans un monde de sensations surprenantes et inexplicables.
    Le témoignage offert aujourd'hui, après 17 ans de maturation, n'est pas la narration romancée d'événements personnels. Mon dessein est autre : prêter ma voix aux Ombres en d'authentiques conciliabules, faire entendre celles des vivants, sortis du doute et de la peur, avant d'aborder à la rive, entrevue par Rilke de « ce peu profond ruisseau décrié, la Mort ».
 
    Catherine Gris est également l'auteure de Les Secrets dévoilés de la géomancie : Une science vieille comme la terre... (1960) et de quelques épisode de Jouons le jeu sur la chaîne parisienne de la RTF.
    Ici, l'auteure évoque une sœur antoiniste – Mme P. – notamment dans le chapitre II :

        « Et s'il ne trouvait pas tout de suite c'est qu'il devait y avoir
        des raisons – des raisons auxquelles les vivants ne
        comprennent rien, mais qui sont les raisons des morts. »
                                                (MONIQUE SAINT-HÉLIER : Le Cavalier de Paille).
    M'ouvrant sa porte, Mme P. m’accueillit en ces termes :
    – Vous nous avez fait une belle peur. Sans Roland vous passiez un mauvais quart d'heure. Votre horoscope est prêt. Parcourez-le en m'attendant, j'ai quelqu'un.
    Pour me remettre de ce préambule, je sortis une cigarette de mon sac. René, tout jubilant, m'avait fait cadeau d'un paquet venu à lui par des voies hasardeuses. Des Camel. Leur parfum s'étendit dans la petite pièce. Quand Mme P. m'y rejoignit, elle me dit dans un sourire :
    – Du rêve à la réalité. Je croyais que vous pouviez vous contenter de l'odeur, je vois que cela ne suffit pas.
    Cette réflexion m'ahurit autant que la précédente.
    Sans que je l'interroge, elle me raconta la scène du balcon, l'intrusion de ma petite ombre fidèle et attentive, du plaisir qu'il avait eu à fumer près de moi une cigarette américaine et de m'en laisser le sillage odorant.
    A personne, je le jure, je n'en avais fait part.
    J'eus en elle, de ce jour, une confiance aveugle, et si souvent encore, ma raison vigilante, mon rigoureux sens de la logique combattit ses présages, je doutais moins des évidences qui marquèrent dorénavant les jalons de ma montée vers l'Inconnaissable. Mais j'anticipe.
    Ce jour-là, nous discutâmes de mon horoscope. Il était à la fois exact, dans des faits contrôlables, obscur dans ses hypothèses. Au demeurant, très agréable à connaître pour qui serait imbu de soi. Elle m'y décrivait comme un être doté d'une personnalité magnétique, de qualités artistiques, sensible, passionné, charitable, rancunière et coquette. J'acquiesçai. Elle en vint à des remarques plus précises, à d'autres qui l'étaient moins, pour arriver enfin à une découverte surprenante : j'étais un métagnome en puissance. Traduction : un médium qui s'ignorait. Barbara allait triompher.
    Les questions se pressaient sur mes lèvres, en même temps que s'éveillait une humilité non feinte envers cette femme, qui dans son langage simple, son très particulier humour et la pureté de sa Foi, me sortait d'une gangue de croyances plus superstitieuses que spiritualistes. Pieuse, mais non dévote, elle amenait beaucoup de ses pratiques au culte du Père Antoine. Par elle, je suis devenue épisodiquement antoiniste, puis, de cœur, chrétienne.
    Je n'osais formuler une demande qui m'étouffait. Je n'eus point à le faire.
    – Donnez-moi sa photo. Je ne crains plus rien. Vous l'avez dégagé sept jours après son accident, il vous en est reconnaissant.
    Je restais coite. Pour la deuxième fois j'entendais ce mot. Une astrologue, saisissante, je l'avoue, par la justesse de ses attendus, mais affreusement antipathique, m'avait annoncé mon opération, et bien d'autres choses qui n'ont pas à être dévoilées ici. Quand j'étais allée la voir, sur la recommandation d'une vague camarade de théâtre, elle m'avait fraîchement reçue, tout occupée qu'elle était à « dégager » sa mère décédée d'une grippe infectieuse. Une seconde visite s'était soldée par du mépris pour ces sciences dites conjecturales. Compulsant des fiches où la mienne n'avait pas pris place, elle énonça au passage des noms que j'aurais préféré ignorer, me prédit les pires calamités, par pure vindicte, persuadée que je lui avais, la première fois, donné un faux nom. J'avais été assez bête pour lui livrer mon identité. J'ajoute que je n'eus jamais l'occasion de m'en repentir.
    « Dégager » un défunt c'est lui faciliter le passage dans l'Au-delà, dans cette sphère mal connue des vivants, ce tunnel, où il séjournera un temps plus ou moins long, qui s'éclaire selon son degré d'évolution, ou s'assombrit s'il y arrive sans préparation. C'est en somme l'éveiller à une seconde naissance, le réveiller.
    Écoutons Rilke :
    « Sans doute est-il étrange de n'habiter plus la terre de
    n’exercer plus des usages à peine appris,
    aux roses et à tant d'autres choses, précisément prometteuses,
    de n'accorder plus le sens de l'humain avenir ; Si bien qu'alors, dans l'espace effrayé,
    que jeune et presque dieu, il quittait pour toujours
    le vide, ébranlé, connut soudain la vibration
    qui nous devient extase, réconfort, secours. »


    Par mes questions, mes reproches, mes retombées dans notre passé si proche, mes angoisses de le perdre, et mes espérances de le voir m'apparaître, j'avais « dégagé » Roland. Il avait tenté de se montrer, en rêve, à sa pauvre maman, et n'avait réussi qu'à l'épouvanter, sautant, dansant dans la chambre pour lui prouver qu'il était là, invisible mais présent, perceptible aux yeux de l'amour maternel. Elle m'avait confié sa terreur, persuadée que la démence l'emportait vers le néant où son fils avait fui.
    Je ne lui disais rien de mes recherches. Je les savais dangereuses pour qui ne reste pas lucide. Je guettais le moment opportun pour lui en glisser un mot. Il est venu tardivement, et si fugitivement que je n'ai jamais osé insister.
    Pour moi, je ne rêvais pas. Le sommeil m'a obstinément quittée durant sept mois. J'ai gardé, jour et nuit, les yeux largement ouverts, somnambule consciente, posant à tous les médecins, thérapeutes, masseurs, hypnotiseurs un problème qui se résolut tout seul quand je tins pour certaine la survie.
    J'avais cet air de statue en marche, apanage d'une héroïne d'un roman de Monique Saint-Hélier qui plaisait tant à Roland. Sa préférence allait au caractère de Carole, belle jeune fille, pleine des plus nobles vertus, mais il avait un faible pour la troublante Catherine, et me donna son prénom. Associé au nom de Gri (amputé de sa moitié) qui figure dans chacune de ses lettres, il est devenu totalement mien.
                                *
    Fermant les yeux, Mme P. s'imprégna des fluides de l'image. D'une voix toute changée, elle murmura :
    – C'est papa qui en fera une tête quand il me retrouvera. Pauvre papa. Laisse-moi tout de même en paix, Catherine. Ne m'appelle pas. Je suis toujours à tes côtés, et près de maman aussi puisque je puis être partout à la fois. Tu en auras bientôt la preuve formelle, mais il faut que j'apprenne, moi aussi, à me manifester. Nous sommes comme deux écoliers. Nos classes ne sont séparées que par une mince cloison. Sois patiente. Je t'ai promis de veiller sur toi. Vivant, je ne le pouvais. Esprit, j'aurai tous les pouvoirs. Poursuis tes promenades au Bois, je marche à tes côtés. Je ne m'arrête qu'à la porte du cimetière. C'est un endroit horrible. Bientôt, je t'enverrai un oiseau. Ne lui donne pas mon nom.
    C'était difficile, car je le nommai, lui, Zoizeau.
    Dans la rue du retour, je gambadais comme une petite folle, soutenue par un bras ferme dont je sentais l'étreinte sans pouvoir fixer son dessin.
    Nous étions convenus, quelques semaines plus tôt, de nous rendre ensemble à une représentation d'Antigone. on jouait à bureaux fermés.
    Je retins deux orchestres au Théâtre de l’Atelier tout fourmillant pour moi de souvenirs, n'en occupai, bien entendu, qu'un seul.
    Les spectateurs, faute de place, étaient assis par terre. Une dame s'étonna de cette vacance, parlementa avec moi qui, du geste, lui faisait signe de s'abstenir, puis, autorisée par une ouvreuse, s'assit enfin, se redressa avec un léger cri, comme mordue par un aspic. Durant les trois actes, malgré la gêne éprouvée par l'inconfort de la position, nul ne se risqua à occuper ce fauteuil. Mes doigts, sur une main invisible, se resserraient aux passages qui nous avaient, isolément, bouleversés, et je sanglotais sans retenue lorsque j'entendis Monelle Valentin dire à Le Gall (Hémon) : « On est tout seul, Hémon, le monde est nu. » Brusquement je redécouvrais qu'en vérité je l'étais, perdue moi aussi, affreusement, dans une salle de spectacle, fantôme de vivante, escortée par un fantôme de mort.
    Mes amis, j'en avais beaucoup à l'époque, remarquaient à peine la modification de mon caractère et de toute ma personne. Si l'on veut bien se reporter à l'époque, on comprendra que chacun déchiré par ses propres deuils, dévoré d'espoir, pris dans la tornade des tourments sinon des soucis de révision civique, avait d'autres chats à fouetter. Ce que la guerre avait préservé fut détruit par la libération. D'éclatantes ruptures clôturaient des dîners bon-enfant, des réconciliations spectaculaires auguraient d'accords nouveaux. J'excepte mon ami René-M. Lefebvre, tellement au-dessus de la mêlée qu'il décourageait les moins ostracistes.
    Dignimont, que je fréquentais assidûment, me conta un jour sa visite à une voyante. Elle lui avait lu dans les mains. Nous courions tous ces antres plus ou moins cotés, plus ou moins clandestins, échangeant des adresses, d'où nous revenions ravis ou furards. Lucette, sa femme, présente à notre entretien, venait de s'entendre dire qu'elle pourrait bien être la victime d'une vilaine jalouse. J'examinai sa paume, et, forte de mes récentes études, sérieusement conduites, lui annonçai une blessure par arme à feu, ajoutant qu'elle ne toucherait pas son visage. Je doute qu'elle eût préféré être (hypothétiquement) défigurée par une rivale inconnue, ce qui eut eu plus de panache, du moins prit-elle légèrement mon avertissement.
    Vingt-quatre heures plus tard, alors que se déroulaient autour de Notre-Dame des combats de rues, elle reçut, par ricochet, une balle qui lui traversa la main, lui coupant un doigt. Elle était, je le précise, dans l'atelier de son mari, au troisième étage, et non à la fenêtre. Ma réputation s'établit sur ce fait, car on en parla beaucoup, et désormais l'on m'accorda un peu plus de considération.
    A intervalles réguliers, j'allais reprendre courage et crédibilité chez Mme P... Entre temps, les deux s'effondraient. Roland m'était apparu pour me signifier que je n'avais plus droit qu'à un quart d'heure de conversation quotidienne, amplement suffisant pour guider mes premiers pas vers une application de mes facultés. J'étais atterrée.
    L'oiseau promis brillait par son absence.
    Les battements de mon cœur scandaient mon ascension vers le logis. La courte attente à la porte me paraissait interminable. Introduite, je caressais distraitement les fourrures amoncelées, repoussées pour faire place à un étrange appareil : un oui-ja, sorte de plaquette de bois pourvue de roulettes, qu'elle dirigeait vers les lettres d'un alphabet. En bas du carton, un Oui et un Non. Véloce, sa main courait sur le clavier, formant des mots qu'elle énonçait, volubile interprète de visiteurs invisibles, impatients de se faire connaître. Mon sang se glaçait dans mes veines. Je sentais comme une bousculade où manquaient les vociférations pour la rendre effective. Ces phrases qui s'enfilaient les unes au bout des autres, sans ordre, ne me convainquaient guère de la véracité des messages. On n'y parlait pas de moi.
    Je fus ramenée à plus d'humilité.
    – Priez, me dit Mme P. Les esprits se plaignent de votre tiédeur. C'est le tout-venant qui se manifeste, et nous allons être envahies par les larves.
    Après plusieurs essais infructueux, j'en vins à user de cet instrument. Des picotements gagnaient le bout de mes doigts, et le oui-ja partait dans toutes les directions. Je sus qu'il n'y avait point de subterfuge. Une force incontrôlable s'emparait de moi.
    Je notai une phase ordurière, suivie d'un nom « Nénesse » et bornai là mes tentatives.
    – Vous êtes pourtant un médium écrivain, m'assura Mme P. Nous recommencerons l'expérience avec d'autres moyens. Ne soyez pas trop pressée.
    Je partis cependant sur une meilleure impression. Elle m'annonçait le programme de la semaine. Il se vérifia exact en tous points. Exact et terrible, car en permanent contact avec les défunts, je n'éprouvais plus qu'indifférence pour ceux qui profitaient largement de la vie. Le pauvre Raoul était de ceux-là. Il fallait que je fusse devenue bien cruelle pour lui en faire grief.

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Associations spirites belges en 1895 (Die Übersinnliche Welt, v3-4, 1895-1896)

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Association spirite belge en 1895 (Die Übersinnliche Welt, v3-4, 1895-1896)(iapsop.com)

source : Die Übersinnliche Welt, v3-4, 1895-1896 (iapsop.com)

    La Fédération Spirite de la Région de Charleroi a été décrite par Léon Souguenet.
    L'Espérance de Poulseur a eu ensuite comme président M. Léon Foccroule, et le groupe a été décrit par Jules Bois. De l'Union Spirite de Seraing, on connaît Gustave Gony pour avoir été un ami de Louis Antoine.

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Victor Simon - Du Sixième Sens à la Quatrième dimension (1955)

Publié le par antoiniste

Victor Simon - Du Sixième Sens à la Quatrième dimension (1955)

Auteur : Victor Simon
Titre : Du Sixième Sens à la Quatrième dimension
Éditions : Société d'édition du Pas-de-Calais, Arras, 1955

    Victor Simon est né en 1903 à Bruay la Bussière. Ayant des aptitudes médiumniques, il s'intéresse assez rapidement à la spiritualité, puis au spiritisme qu'il soutiendra pendant des années. Médium peintre, il réalise de nombreuses toiles sous inspiration. Il soigne, assisté par de nombreuses entités spirituelles. Il fait également des conférences pour diffuser ses convictions.
    Il se désincarne en janvier 1977.  

    Ses ouvrages sont :  
Reviendra-t-il ? (1953)
Du sixième sens à la quatrième dimension (1955)
Du Moi inconnu au Dieu Inconnu (1957)

    L'auteur nous évoque la médiumnité, ce sixième sens, que tout être peut développé. Il nous parle avec justesse de sa propre démarche, des difficultés qu'il a rencontrées et la charité qu'il faut développer pour avoir l'appui d'entités bienveillantes. Il argumente sa vision des mystères de l'Egypte, de la disparition de l'Atlantide. Il s'attarde sur la médiumnité de Jeanne d'Arc pour enfin nous expliquer quelques unes de ses toiles qu'il a peintes.

source : Centre Spirite Lyonnais Allan Kardec 

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Amour & Charité A.S.B.L à Liège (local spirite)

Publié le par antoiniste

Amour & Charité A.S.B.L à Liège (local spirite)

Les spirites ont toujours plusieurs groupes à Liège, par exemple Amour & Charité.
C'est le spirite Marcel Burtin qui en a été l'instigateur.
Le groupe dispose également d'une salle à Herstal.

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Dissension au sein des spirites (La Paix Universelle, 15 avril 1894)

Publié le par antoiniste

 LE CONGRÈS DE LIÈGE

    Une décision bien grave a dû être prise par le Comité de Propagande dans sa réunion du 11 avril 1894. Comme elle doit intéresser au plus haut point tous nos amis, nous nous faisons un devoir de la porter à leur connaissance.
    On se souvient qu’à la demande de M. Félix Paulsen, il fut décidé, au Congrès de 1889, que les prochaines assises du Spiritisme auraient lieu à Bruxelles. Depuis, la date de la réunion fut reculée et la ville de Liège substituée à la capitale de la Belgique, pour la réunion de ce nouveau Congrès. En vue de préparer cette nouvelle manifestation du Spiritisme, un Comité d’organisation se créa à Liège et au début, de concert avec le Comité de Propagande, chercha à en élaborer le programme.
    Cette entente fut malheureusement bien éphémère, car, dès que le comité de Liège se crut maître de la situation il n’essaya plus de déguiser sa prétention de se passer du Comité de Propagande, d’imposer à tous sa manière de voir et aux congressistes la ligne de conduite qu’ils auraient à suivre. Cette attitude exorbitante se produit d’abord au sujet de l’idée de Dieu, que le Comité liégeois avait la prétention de rayer du programme. Devant la volonté formellement manifestée de la majorité des spirites, ce comité parut céder sur ce point et dans une lettre rendue publique par le journal le Spiritisme, déclara accepter à ce sujet la décision du Comité de Propagande. Son intention cependant était bien arrêtée de passer outre, ainsi qu’en fait foi la réponse suivante adressée à M. Léon Denis, dans le Flambeau du 11 mars, par M. Gustave Gony, un des principaux meneurs du Comité liégeois.

 

    M. Léon Denis demandait :
     « La rédaction du « Flambeau » accepte-t-elle les décisions du Comité de Propagande ? »
    M. Gustave Gony lui répondit :
     « La rédaction du « Flambeau » n’a pas accepté les décisions du Comité de Propagande. Toutefois, pour nous rendre au désir de « notre ami, nous disons : NON, elle laisse au Congrès le soin de décider lui-même. »

 

    La rédaction du Flambeau et le Comité liégeois n’étant en réalité qu’une unique collectivité, on se rend compte de la sincérité avec laquelle les décisions du Comité de Propagande étaient acceptée, et seraient poursuivies.
    Le Comité de Propagande voyait avec peine les intentions non déguisées du Comité liégeois d’entraîner le Spiritisme dans la politique socialiste; avec tous les spirites clairvoyants et sincères, jugeait que notre Philosophie a tout à perdre et rien à gagner dans la lutte des partis, que son but humanitaire est de les dominer tous pour les éclairer au flambeau de la vérité, leur enseigner la solidarité et non de se lier à aucun d eux pour en devenir l’esclave, la chose. Aussi quelle ne fut pas la douloureuse surprise de nos amis lorsqu’ils apprirent par le Flambeau qu’à la réunion du Comité liégeois du 18 mars, « M. Gony doit quitter la séance, et prie les membres de « l’excuser, étant appelé par les ouvriers de Beyne-Heusay à aller fêter l’anniversaire de la Commune au milieu d’eux. »
    Où allions-nous en suivant cette voie ? Contre quels écueils n’allions-nous pas nous briser.
    Sur ces entrefaites une lettre de M. Gony au Comité de Propagande vint proposer de donner la présidence du Congrès à une haute personnalité politique n’ayant aucun lien avec le Spiritisme. « Cette proposition était faite, disait son auteur, afin qu’on ne puisse « pas accuser le Comité liégeois de vouloir s’imposer au Congrès. »
    Mise aux voix, elle fut repoussée par le Comité de Propagande qui ne comprenait pas pourquoi un Congrès spirite devait être présidé par un Monsieur quelconque très avancé en politique, mais ne connaissant rien de notre philosophie.
    Voici dans quels termes les auteurs de la proposition, MM. Gony et Paulsen, cherchaient à imposer leur manière de voir, contrairement au sentiment de tous :
     « En premier lieu, c’est au Comité organisateur belge, qui se trouve sur les lieux et qui est à même d’apprécier l’importance que le choix d’un président connu et respecté par le public belge peut avoir pour la réussite du Congrès, à décider en dernier ressort.
     « C’est donc par déférence et par esprit de confraternité, afin d’éclairer la question, que le Comité organisateur belge s’est adressé au Comité de Propagande.
     « JE JUGE cependant qu’il vaut mieux que le président du Congrès soit choisi en dehors du Spiritisme parce que le Congrès aura pour caractéristique principale : la question sociale envisagée au point de vue spirite.
     « J’ENGAGE donc le Comité à laisser toute liberté au Comité organisateur belge, qui, selon les circonstances, choisira une personnalité éminente en dehors du spiritisme, ou laissera, dans le cas très improbable où il ne réussirait pas, le soin au Congrès de « désigner lui-même son président. »
    Pour sauvegarder sa dignité et défendre contre de telles prétentions les intérêts supérieurs du Spiritisme, le Comité de Propagande n’avait qu’une conduite à tenir : cesser tout rapport avec le Comité liégeois afin de ne pas compromettre dans une ridicule équipée politique la marche en avant du Spiritisme.
    Voici en quels termes le Comité de Propagande s’est séparé du Comité liégeois dont la conduite et les vues étaient devenues inacceptables.
    Après plusieurs considérants dont nous avons exposé les motifs ci-dessus, le Comité de Propagande,

 

                   DÉCLARE :
    « 1° Qu’il n’a le droit de donner son adhésion au nom de l’universalité des spirites qu’à un Congrès uniquement basé sur les principes du spiritisme : Dieu, l’immortalité de l’âme, la pluralité des existences, le progrès indéfini de l’être, la communication normale entre les incarnés et les désincarnés, sans aucune préoccupation d’un autre ordre ;
    « 2° Que la préparation du Congrès de 1894, telle qu'elle a lieu à Liège, ne répond pas à ses vues purement et simplement spirites ;

 

                    « ARRÊTE :
    « Qu'il cesse de coopérer à la préparation du Congrès qui doit « avoir lieu à Liège en août prochain et qui ne peut être que nuisible « à la sage propagation du spiritisme pacificateur et moralisateur ;
    « Qu'il retire son adhésion au dit Congrès, pour rester en communication parfaite d'idées et de sentiments avec l’immense majorité des Spirites, des mandataires ne pouvant substituer à la volonté expresse de leurs mandants une volonté particulière diamétralement opposée. »
    En présence d'une telle résolution, et étant données les circonstances qui l’ont motivée, nous ne pouvons qu'approuver la douloureuse détermination du Comité de Propagande et déclarons que la Fédération Spirite Lyonnaise ne prendra point part au Congrès de Liège et considérera comme nulles et non avenues toutes les décisions qui pourront y être prises, quel qu'en soit d'ailleurs l'objet.

 

Pour la Fédération Spirite Lyonnaise:

 

Henri Sausse.       Chevalier.       A. Bouvier.

 

 

 

UN DERNIER MOT

 

    Ou je n’ai pas su traduire ma pensée, ou notre ami M. Camille Chaigneau en a mal lu l’exposé.
    Je lui répondrai néanmoins en faisant comme lui trêve d’une ironie qui ne serait pas de mise en ce débat :
    Si je n’ai pas relevé plus tôt l’incident, dont j’ai rappelé le souvenir, c’est que je n’en avais pas vu l’utilité et je n’en aurais probablement jamais parlé si je n’y avais été invité par les circonstances présentes. Du souvenir indécis de M. Camille Chaigneau, je pourrais en appeler à la mémoire de tous les assistants, pour maintenir l’intégrité de mon récit ; mais la chose me paraît bien inutile, et cela d’autant plus que je n’ai jamais eu la pensée de faire un crime à notre ami de son aveu pas plus que de sa courtoisie. J’ai voulu seulement établir par un fait combien était minuscule le nombre de Spirites qu’offusque l’idée de Dieu.
    M. Camille Chaigneau m’objecte que notre ami M. Marius Georges et lui représentaient des collectivités et non de simples unités ; je le lui accorde d’autant plus volontiers que tous les autres assistants se trouvaient dans les mêmes conditions que ces messieurs, ce qui revient à dire qu’au Congrès de 1889, l’Idée de Dieu fut combattue par les délégués de deux groupes et acclamée par tous les autres. Ce Congrès, ne l’oublions pas, avait réuni plus de 40,000 adhésions.
    Inutile d’insister : cet incident ne comportant pas un plus long débat, je le considère comme entièrement clos et terminé, en adressant mes fraternelles salutations à nos amis MM. Marius Georges et Camille Chaigneau.

 

Henri Sausse.

 

La Paix Universelle, 15 avril 1894

 

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La désincarnation de Geoffroy Jost (Le Fraterniste, 18 juillet 1912)

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La désincarnation de Geoffroy Jost (Le Fraterniste, 18 juillet 1912)

 

La Désincarnation
                         de Geoffroy Jost

 

    Après Antoine, voici que Geoffroy Jost, le célèbre guérisseur de Dorlisheim, près de Metz, vient de mourir.
    Jost opérait un peu différemment des autres guérisseurs. Il avait la faculté de s'endormir lui-même (statuvolence à un très haut degré), en présence des malades et, à l'instar de Mlle Bar, de Saint-Quentin, il voyait les organes internes et diagnostiquait le mal. Il indiquait ensuite un traitement approprié le chacun des cas.
    En réalité, il était donc plutôt voyant que guérisseur proprement dit. Les malades qui allaient le consulter étaient fort nombreux et la petite villa où il opérait est bien connue des touristes qui fréquentent la région de Metz. Isolée des autres habitations, elle disparaît presque entièrement sur les frondaisons des plantes grimpantes qui couvrent ses murs...
    Beaucoup pleureront le brave guérisseur de Dorlisheim. Le nombre de ceux qui lui doivent santé et bonheur est considérable...
    Que souhaiter, à leur départ pour l'au-delà, à de tels êtres si grandement évolués ? C'est évidemment le bonheur qui les attend... et c'est, en somme, avec joie que nous devons saluer ce départ pour un monde meilleur, où les larmes, s'il en est encore, sont assurément moins amères que celles de notre pauvre condition d'égoïsme et de jalousie...
    Le Fraterniste accompagne, de ses meilleurs veux, vers le plan astral, le voyant Geoffroy Jost...

 

Le Fraterniste, 18 juillet 1912

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Le Flambeau avec Gust. Gony en 1895

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Le Flambeau avec Gust. Gony en 1895 (Die Übersinnliche Welt, v3-4, 1895-1896)(iapsop.com)

"Le Flambeau". Organe de la "Fédération spirite de la Région de Liége" et du "Comité de Propagande de Paris". Rédacteurs : Monsieur Félix Paulsen à Angleur-lez-Liège et Monsieur Gust.[ave] Gony à Jemeppe s. M., N° 1, Quai de la Saulx. Collaborateurs : J. C. Chaigneau, A. Laurent de Faget, Léon Denis, Victor Marchand, A. Dufilholl, Stanislas Dismièr, J. Fievet, Louis Piérard. Abonnement à l'année pour la Belgique 3 Frcs. Par union postale 6 Frcs. Numéro individuel 5 ct. Tirage 3 500 exemplaires.

Source : Die Übersinnliche Welt, v3-4, 1895-1896 (iapsop.com)

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Suc de la vigne (Allan Kardec)

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Suc de la vigne (Allan Kardec)

Suc de la vigne (Allan Kardec)

             Vignerons du Seigneur (colourise.sg)                              Vignerons du Seigneur(Colorized by MyHeritage)

 voir la photo originale

    Nous trouvons une comparaison matérielle des différents degrés de l'épuration de l'âme dans le suc de la vigne. Il contient la liqueur appelée esprit ou alcool, mais affaiblie par une foule de matières étrangères qui en altèrent l'essence ; elle n'arrive à la pureté absolue qu'après plusieurs distillations, à chacune desquelles elle se dépouille de quelque impureté. L'alambic est le corps dans lequel elle doit entrer pour s'épurer ; les matières étrangères sont comme le périsprit qui s'épure lui-même à mesure qui l'Esprit approche de la perfection.

Allan Kardec, Le Livre des Esprits,
Livre deuxième - Monde spirite ou des esprits
Chapitre IV, Pluralité des existences,
Transmigration progressive (Note d'Allan Kardec de la question 196)
Éditions du Griffon d'or, Collection du Pentagramme, 1947 (p.161)

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F.Delcroix - Aurore d'une civilisation moral (La Meuse, 26 octobre 1905 & Revue spirite, 1er décembre 1905)

Publié le par antoiniste

F.Delcroix - Aurore d'une civilisation moral (Revue spirite, 1er décembre 1905)

F.Delcroix - Aurore d'une civilisation moral (La Meuse, 26 octobre 1905 & Revue spirite, 1er décembre 1905)Aurore d'une civilisation morale

    D'aucuns dont les conceptions sont pacifistes et humaines, se plaignent de la cruauté du présent et inclinent à croire au néant de tout effort qui a pour but de transformer l'humanité. Ils s'effraient du sang et des larmes que coûte le plus léger progrès. L'individu change peu, à leur avis, restant au fond cette bête de proie qui s'approprie aux dehors d'une prétendue civilisation et substitue la ruse à la force. Que les circonstances le libèrent, soit sur le champ de bataille, soit dans les milieux lointains de l'expansion coloniale, le fond meurtrier réapparaît. La convoitise et la haine sommeillent dans les cœurs ; l'occasion ou le moindre froissement les réveille, l'impunité les débride. La lutte fratricide des intérêts divise les enfants d'une même patrie et la guerre, plus destructive que jamais, fauche par milliers des vies jeunes et vigoureuses, alors que notre monde, ô ironie, déplore la dégénérescence des races.
    Dans les villes, la corruption grandit et s'étale sans vergogne ; partout, dans le livre, au théâtre, aux vitrines, on exploite la sensualité. Et c'est une surprise pour qui réfléchit que tant de passions, aguichées par toutes les tentations modernes, ne parviennent pas à dissoudre les sociétés.
    – Voilà précisément la meilleure réponse aux doléances des pessimistes. Notre résistance morale s'est accrue. De même que la jeune femme se garde plus malaisément dans le luxe et le sourire des villes où elle jouit de plus de liberté que sous les regards ombrageux de la médiocrité campagnarde ; de même les vertus sont autrement méritoires au sein de notre âge d'or économique, dont les merveilles auraient fasciné nos misérables ancêtres.
    Notre sensibilité est plus fine et plus intelligente. La plupart des hommes craignent de faire souffrir, et cette bonté sert de mesure à leurs instincts. Les rapports sociaux imposent plus de ménagements ; il règne une sorte d'opinion moyenne de l'honneur qu'on ne heurte ni volontiers, ni impunément. Mais où apparaît clairement l'adoucissement des meurs, c'est dans la naissance et le développement d'œuvres toujours plus nombreuses de protection et de préservation sociales. Les sanatorias et les dispensaires de tuberculeux, les ligues en faveur de l'enfance, de la jeune fille, les colonies scolaires, les patronages de tous genres, réalisent des formes plus délicates de la bienfaisance et sont comme les signes d'une orientation nouvelle. Le même mouvement d'avant-garde se dessine par ailleurs. La médecine évolue dans le sens de l'étiologie et de la prophylaxie ; elle espère plus de l'hygiène des milieux et de l'esprit de prévoyance général que de la thérapeutique individuelle. L'école prenant de plus en plus contact avec la vie ambiante, s'inquiète davantage de la formation du cœur et des caractères. Elle reconnaît qu'il ne suffit pas d'utiliser les intelligences pour les triomphes matériels, qu'il importe autant, dans nos sociétés policées, de cultiver les penchants altruistes, d'aviver le sentiment de l'étroite solidarité qui unit les individus et les groupes sociaux. Ces tendances rénovatrices se sont affirmées dans tous les derniers Congrès internationaux de Liège, où a passé comme un souffle d'espérance. On dirait qu'une pensée d'unité cherche à se faire jour, que ces organismes épars sont en marche vers un même but, qu'ils se rejoindront bientôt pour former une puissante ligue offensive et défensive contre les lois d'airain de la nature et du champ de bataille économique.
    Les sociétés qui propagent ce mouvement de pitié et de solidarité humaine rencontrent partout mille encouragements. Des protecteurs illustres leur offrent leur appui moral et financier ; les comités d'action, et parfois de représentation, se composent des plus grands noms de la noblesse, de la politique, de la finance. Combien cette tâche paraît aisée cependant, en regard de la mission que M. Antoine a eu le courage d'assurer au cœur des idées ouvrières (1). Il a fondé une société spirite dans des vues toutes chrétiennes, résolu à négliger les manifestations physiques et les médiumnités bruyantes dont, ailleurs, on s'occupe un peu trop. Il aime mieux former des caractères. Il détache du cabaret et fortifie la vie de famille. Il détourne les esprits de la guerre des classes et des préoccupations utilitaires pour les aiguiller vers l'étude des problèmes intellectuels et moraux. Il habitue les adeptes à réfléchir sur les obstacles de chaque jour, enseignant la résignation, qui est à la fois une noble vertu et un acte de bon sens ; il leur conseille partout et toujours, par la parole de l'exemple, la réforme de soi qui est bien la question primordiale dans l'amélioration des sociétés. Les fidèles se réunissent dans leur temple trois fois par semaine : deux soirées sont consacrées à la lecture et aux instructions pratiques que suscitent des questions variées précises et surtout vivantes, puisque l'activité quotidienne les suggère. Dans la matinée du dimanche a lieu la moralisation des esprits qui se communiquent par l'intermédiaire de médiums écrivains. Le silence recueilli qui règne dans cette assemblée de chrétiens est véritablement émouvant, et cette émotion grandit quand l'expérience nous révèle qu'il ne s'agit en rien d'idées toutes platoniques et que nous avons affaire à un intense foyer d'énergie morale. Les fidèles sont agissants. Ils pratiquent le bien avec émulation. L'ardeur que d'autres dépensent pour des joies frivoles et passagères est donnée tout entière à l'acquisition des vertus qui fondent le vrai bonheur. Ces cœurs dévoués honorent M. Antoine comme un père ; ils l'entourent de la plus vive affection. C'est l'unique et douce récompense de cet homme de bien qui, loin de bénéficier des encouragements du monde officiel et du respect sympathique des honnêtes gens en place, n'a guère récolté jusqu'ici que sourires, indifférence ou dédain.
    Faut-il s'en étonner, puisque, de son vivant, toute vraie grandeur a été méconnue ?

                                                                                 F. DELCROIX.

(1) M. Antoine dirige la Société spirite : les Vignerons du Seigneur, qui comptent des milliers d'adhérents en Belgique. Il vient de publier un livre de questions et de réponses, travail collectif des adeptes et de leur chef. Ce livre est intitulé : Enseignement, par Antoine le guérisseur, de Jemeppe-sur-Meuse.

 

Revue spirite, 1er décembre 1905
La Meuse, 26 octobre 1905

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