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Le Développement de l'Œuvre Révélée, Arbre de la science de la vue du mal, le bien, interprété l'opposé de la réalité (p.263)

Publié le par antoiniste

Le Développement de l'OEuvre Révélée, Arbre de la science de la vue du mal, le bien, interprété l'opposé de la réalité (p.263)

    Dans cette question pas plus que dans tout autre il n'y a de miracle, dans le domaine matériel comme dans le domaine spirituel, tout repose sur des lois, il n'y a rien de surnaturel.

Le Développement de l'Œuvre Révélée, Arbre de la science de la vue du mal, le bien, interprété l'opposé de la réalité, p.263

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Le Développement de l'Œuvre Révélée, Arbre de la science de la vue du mal, le bien, interprété l'opposé de la réalité (p.263)

Publié le par antoiniste

Le Développement de l'OEuvre Révélée, Arbre de la science de la vue du mal, le bien, interprété l'opposé de la réalité (p.263)

    Dans cette question pas plus que dans tout autre il n'y a de miracle, dans le domaine matériel comme dans le domaine spirituel, tout repose sur des lois, il n'y a rien de surnaturel.

Le Développement de l'Œuvre Révélée, Arbre de la science de la vue du mal, le bien, interprété l'opposé de la réalité, p.263

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Frère Florian Deregnaucourt et Sœur Emma Deregnaucourt

Publié le par antoiniste

le Frère Florian Deregnaucourt et la Soeur Emma Deregnaucourt (née Crèvecoeur)

   Sur la proposition du frère Nihoul, la société entreprit la publication d'une revue, où parurent au fur et à mesure les textes révélés. Cette revue qui s'appelait "L'Auréole de la Conscience", fut colportée par les adeptes, comme l'avait été naguère le livre de l'Enseignement*. Au bout de deux ans, les textes publiés dans la revue devinrent la matière d'un nouveau volume, qui eut pour titre : "La Révélation d'Antoine le Généreux". Tel était le nom que désormais les disciples donnaient à leur maître. C'étaient les Deregnaucourt qui s'étaient occupés de l'impression de la revue du livre. Plus tard, ils achetèrent à Liège, rue Hors-Château, un immeuble où ils transportèrent leur imprimerie. Ils imprimèrent dans la suite les deux autres livres sacrés, le "Couronnement de l'Oeuvre révélée" et le "Développement de l'Enseignement".
    Robert Vivier - Délivrez-nous du mal
    Ed. Labor - Espace Nord, p.309-310

* L'imprimeur Massillon publia, sous le titre d'Enseignement, le recueil des entretiens de Jemeppe. Robert Vivier - Délivrez-nous du mal, Ed. Labor - Espace Nord, p.286

 

Photo issue du reportage de l'Excelsior du 2 juillet 1912 sur les funérailles du Père



    Les Deregnaucourt étaient des Français, qui habitaient, disait-on, dans un château près de la frontière. Des millionnaires, assuraient les gens. Ils étaient, en tout cas, d'une famille catholique ; et avaient même des parents dans les ordres. Attirés par la réputation du guérisseur, ils étaient venus à Jemeppe pour quelque maladie, et M.Deregnaucourt s'était senti bien soulagé. Ils en avaient été si reconnaissants, et il avaient si bien compris l'oeuvre de M.Antoine, qu'ils avaient tout abandonné là-bas pour s'installer à Jemeppe où ils consacraient leur temps et leur argent au travail moral et à la propagande des Vignerons. C'étaient eux aussi qui avaient fait construire cette imprimerie à côté du temple. Comme on les savait riches, on venait pleurer misère auprès d'eux, et ils donnaient toujours, - c'étaient des gens si charitables... Mme Deregnaucourt, une petit femme au visage ovale et aux grands yeux noirs très doux, se tenait silencieuse, et c'était inouï comme, rien qu'à la voir, on se sentait en paix.
    Robert Vivier - Délivrez-nous du mal
    Ed. Labor - Espace Nord, p.281-82

Un article du Matin précise que le Temple de Jemeppe fut construit par un don de 100.00 frcs fait par le frère Deregnaucourt, quand une autre source parle d'un don d'une personne non citée de 45.000 frcs.

Frère Florian Deregnaucourt et Soeur Emma Deregnaucourt

Régis Dericquebourg renseigne que c'est de Blandain dont ils étaient originaires, près de Tournai. Le Nord de la France est encore une des régions en France où le nom est le plus courant.

Le Courrier de l'Escaut, 9 octovre 1898 (source : Belgicapress)

 

  Me Marie-Emma-Louise-Joséphine Crèvecœur, sans profession, née à Orp-le-Grand le 4 juillet 1864, veuve de M. Jean-Florian Deregnaucourt, demeurant à Jemeppe-sur-Meuse, lit-on dans le Procès verbal de la Fondation d'Etablissement d'Utilité Publique, le 3 octobre 1922. Orp-le-Grand est en Belgique (dans le Brabant wallon).

    Sœur Deregnaucourt, grâce aux libéralités de laquelle trente temples antoinistes ont déjà pu être élevés en Belgique, lit-on dans Le Petit Parisien du 26/06/1924.


    Le Père disait à Sœur Deregnaucourt (au sujet de ses bijoux qu'elle avait vendu) : "vos vertus seront vos parures" et aussi "le plus grand obstacle à notre progrès, c'est la richesse". En voyant passer un riche attelage, "voilà les vrais pauvres" (pauvre de morale).

    Pour atteindre à des fluides plus éthérés, le Père fut inspiré en 1908 de ne plus répondre lui-même aux malades. Sa fille adoptive Jeanne, devint sa secrétaire ; puis vers 1910, ce fut le travail de sœur Deregnaucourt.
    Vers la fin de sa vie, le Père pleurait et disait à frère et sœur Deregnaucourt : "Vous ne m'abandonnez jamais", car de la part de certains adeptes, Il ne sentait plus guère que de la haine.
    extrait de Textes recopiés d'un document écrit prêté par le Frère Céleste LOBET

    Louis Antoine aurait eu la révélation de l'Arbre de la Science de la vue du mal pendant une nuit. Il l'aurait dessiné et il aurait demandé à l'adepte Deregnaucourt de le fabriquer au plus vite "avec ce qu'il avait de mieux".
Régis Dericquebourg, Les Antoinistes, p.87

 

Deregnaucourt (Excelsior 26 octobre 1913)F. Deregnaucourt, éditeur

 

 

 

 

 

    En 1910, Florian Deregnaucourt était le premier Président du Conseil d'Administration du Temple Antoiniste de Jemeppe-sur-Meuse. Il l'était encore en 1913. Il écrira avec la Sœur Desart, la biographie du Père que l'on retrouve au début de la Révélation (elle fut écrite dans l'Unitif n°1, qui sorti en septembre 1911).
    Il fut éditeur de l'Enseignement.
    A la fin de l'année 1910, le Père charge Mère et Frère Deregnaucourt de recevoir les souffrants qui le désirés individuellement. Florian Deregnaucourt se tenait également à la petite tribune pour l'Opération.

   "Antoine is now 65, and confines his healing to ceremonies in the church he has built. They are the simpliest services ever invented. They take place at 10A.M. on Monday, Tuesday, Wednesday, and Thursday - ther are none on Sunday.
    At 9 A.M. the congregation assembles and an adept, Mr. Deregnaucourt, who is the publisher of the sect's literature, takes his place at a desk under the raised platform. There is silence
till 9:30. Then he announces that "operations" will take place at certain hours on certain days.
    He continues sitting perfectly still, not a muscle moving and his watery blue eyes fixed straight before him in an unblinking stare, until the stroke of 10, when every one rises and the Parent One enters through a side door ans slowly walks up the steps to the rostrum, wearing a black cassock.
    Antoine faces the people for a full minute without moving, and then lifts his right hand toward the people and holds it extended for another minute, and that is all. He walks slowly out again. Those two minutes are the service. The "adept" remarks: "Every one whose faith is strong enough must be cured." The church empties silently."
The New York Times - Another new religion (December 25, 1910)

    Les Frères Deregnaucourt et Nihoul furent les personnes qui accompagnèrent le Père et la Mère lors de leur sortie vers l'actuelle source et le temple de Nandrin - Quatre-Bras.
    Mère avait désigné Sœur Deregnaucourt comme successeure et avait demandé au frère Nihoul de l'aider dans cette lourde tâche vu sa santé précaire. Le 17 juin 1930, Mère délégua ses pouvoirs à un coadjuteur (le Frère NIHOUL). Celui-ci la remplaça à Jemeppe, à la grande tribune, pour l'Opération Générale.

    A la mort du prophète "un peuple venu de partout remplissait le Temple. Une double rangée d'adeptes se tenaient debout aux deux côtés du catafalque.
    A dix heures, Mère vint faire l'Opération au nom du Père.
    Le frère Deregnaucourt occupait le petite tribune. Trois adeptes virent, au moment du plus profond recueillement, "le Père se fondre avec Mère et ne faire plus qu'un". A la fin de l'Opération, les dernières paroles du Père furent lues aux fidèles assemblés.
Robert Vivier, Délivrez-nous du mal, p.351-52

    Puis le cortège se mit en marche.
    Précédé de l'emblème, qu'un adepte tenait haut levé au bout de son manche d'acier, et du groupe des enfants en costume antoiniste [...], le cercueil que cachait le drap funèbre s'avançait, porté sur les épaules de dix compagnons. Ensuite, venait, seul, le frère Deregnaucourt, le deuxième Guérisseur, représentant la Mère. Puis la famille.
Robert Vivier, Délivrez-nous du mal, p.353

Collaborateurs directs du Père - Soeur Deregnaucourt (désincarnée le 29 octobre 1939)(Archives Temple de Retinne)Collaborateurs directs du Père - Frère Deregnaucourt (désincarné le 4 juin 1918)(Archives Temple de Retinne)

 

Collaborateurs directs du Père - Sœur Deregnaucourt (désincarnée le 29 octobre 1939)(Archives Temple de Retinne)

 

Collaborateurs directs du Père - Frère Deregnaucourt (désincarné le 4 juin 1918)(Archives Temple de Retinne)

 

 source : FaceBook


 

« Pour la remplacer dans le Temple, mère a désigné le frère DEREGNAUCOURT dont de dévouement ne s’est pas un instant démenti depuis le jour où il a commencé à pratiquer les Enseignements du Père » (Unitif d'août 1912).
    "Les « opérations » sont cependant moins effrayantes au temple antoiniste que dans les salles de nos hôtels-Dieu.
    "C'est la Mère qui procède. La Mère, c'est la veuve d'Antoine, lequel n'est désigné par les antoinistes que sous le vocable de Père.
    "Les fidèles se tassèrent dans le temple. Dans le silence qui précède les grands événements, ils attendirent, regardant devant eux une tribune étroite et longue, sur le bord de laquelle était peint — blanc sur fond noir — l'arbre de la vie, symbole de l'antoinisme. Devant la tribune principale, quelques mètres plus bas, une autre tribune, plus petite.
    "Au bout d'une demi-heure d'attente, un grand diable barbu et chevelu, avec les yeux perdus qu'on prête aux nihilistes russes, apparut sur la tribune la moins élevée et reste là, sans mot dire, le regard dans le vide.
    "— C'est notre frère Deregnaucourt, me dit-on."
Chez les Antoinistes, in L'Écho du merveilleux, 15-07-1913 (Gallica)

    Le Frère Florian accompagna Mère en 1913 pour les consécrations des Temples de la rue Vergniaud, à Paris et de Monaco. Le Frère Florian mourra peu de temps après (dans les Statuts du Culte de 1922, sa femme est déclarée Veuve Deregnaucourt). Dans Antoine de Jemeppe et l'Antoinisme, Hubert Bourguet indique cependant que "M. De Regnaucourt (sic) est  mort en juin 1918 (p.42).
"La "Mère", veuve du "Père" Antoine, a hérité des vertus curatives de son mari et continue son commerce, secondée par un homme chevelu et barbu qui s'est fait une tête de prophète. C'est le père. Il est chargé d'évangéliser les masses, car la "Mère" se contente de faire des gestes."
Après l'Opération, la Mère sort, "suivie du père qui, pendant cette consultation mystique, s'était immobilisé auprès de la chaire dans une attitude inspirée."
La Liberté, 27 octobre 1913 - Le Culte Antoiniste

    Le Temple de Liège, rue Hors-Château (consacré le 14 octobre 1917), a été construit par Florian Deregnaucourt, pour servir d'imprimerie, et ce fut Sœur Deregnaucourt, puis Sœur Louise (une des filles adoptives des Antoine) qui en furent les premières desservantes. (Historique du Culte Antoiniste).
    Il ne servit cependant jamais d'imprimerie, le Père ayant eut l'intuition d'installer l'imprimerie à Jemeppe (où elle se trouve toujours), la machine à imprimer de l'époque est partie dans un musée, après la modernisation des procédés d'impression.

    Lors de la reconnaissance du culte en 1920, la Sœur Deregnaucourt fait partie du conseil d'administration en tant que trésorière. En 1933, elle n'en fait plus partie.

    En 1924, elle accompagne le frère Musin pour la fête du Père à Paris, rue Vergniaud.

    Le 9 juin 1935, Sœur Deregnaucourt consacre le Temple d'Angleur. Pour la cérémonie, Sœur Deregnaucourt était coiffée du bonnet blanc de Mère. A cette époque, Mère décida de revêtir un bonnet blanc pour les événements marquants, "pour symboliser qu'elle avait atteint le fluide du Couronnement (Historique du Culte antoiniste). D'après les archives du Temple de Rétinne, cela lui causa une telle épreuve, qu'elle a dit : "Plus jamais !". Après 8 jours on a reconsacré le Temple avec Mère. Avec Mère, il y avait foule.

 

    En 1925, elle consacre le Temple de Schaerbeek, et en 1932, elle consacre le Temple de Valenciennes.

On connaît la date de décès du frère Florian (4 juin 1918) et de la sœur Deregnaucourt (désincarnée le 29 octobre 1939, alors qu'en 1938, puisqu'une carte postale indique qu'elle aurait consacré le temple reconstruit d'Écaussinnes).

Frère Florian Deregnaucourt et Soeur Emma Deregnaucourt

Signature Florian Deregnaucourt et Emma Crevecoeur (acte de mariage à Orp-le-Grand)

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Mère Antoine, tenant les mains jointes à la manière antoiniste (vers 1934)

Publié le par antoiniste

    Toute la vie de Mère, à partir du moment où Elle prit la direction du Culte en 1912, ce fut une lutte entre l'inspiration et le doute (les pensées de certains adeptes), c'est ce qui explique le flottement que l'on trouve dans tout son sublime travail, pour dégager progressivement le Culte de la matière des adeptes et l'adapter progressivement à la hauteur de sa Mission morale.
    extrait de Textes recopiés d'un document écrit prêté par le Frère Céleste LOBET

    Dans le travail que notre Père nous a fait faire pour nous permettre de surmonter tout ce qui est extérieur (Lui-même n'y recourant plus), Il savait qu'à son contact et par son Enseignement, l'adepte y arriverait.
    Même si cela n'était qu'apparent, Il savait que l'effort avec la confiance naissante en Lui, donnerait la certitude de sa Révélation.
    Si notre Mère nous a fait passer par une autre étape, c'est qu'elle fut nécessaire à ce moment là ; Elle nous aura aidé à surmonter une vue trop personnelle quand au chemin que les unes et les autres ont la possibilité de suivre.
    Pour certaines c'est encore la voie de la connaissance, tandis que d'autres s'élèvent lentement et progressivement sans autre but que l'amélioration. C'est cette expérience que tous tentent ; les uns par une certaine pratique d'autres par aucune, ce qui justifie leur action.
    extrait d'un polycopié concernant les photos.

    Mère disait :
"On exerce la Charité à toute occasion. La façon de donner un renseignement, d'ouvrir une porte, d'écrire l'adresse pour faciliter le travail du facteur."
"Avez-vous réfléchit à ce que signifie le mot : Bonjour ?"
"L'amour est le but de la vie".

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Le peu d'affluence au temple de Nandrin

Publié le par antoiniste

    Une soeur qui faisait tout le travail moral auprès de Mère, se plaignait beaucoup d'être fatiguée et Mère la désigna dans le temple des Quatre-Bras où elle resta un an, avec peu de malades et encore moins de courrier. Elle allait et venait dans le Temple en priant pour atteindre le fluide du Père car elle se sentait l'âme et la vie vides. Et Mère disait : "C'est d'être privée de tout son travail qu'elle a fait le plus grand progrès".

    extrait de Textes recopiés d'un document écrit prêté par le Frère Céleste LOBET

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Régis Dericquebourg - Croire et guérir (2001)

Publié le par antoiniste

Croire et guérir (Quatre religions de guérison), Paris, Dervy, 2001, 193 p.

    Ce livre est une version remaniée d’un ouvrage du même auteur paru chez Cerf / Fides en 1988 sous le titre « Religions de guérison ». L’ouvrage initial comportait trois études de cas portant sur des religions de guérison actives un peu partout dans le monde : l’Antoinisme, la Science Chrétienne et la Scientologie. La nouvelle version comprend une étude de cas supplémentaire et inédite sur le groupe français Invitation à la Vie (IVI) ainsi qu’une courte préface de Jean Baubérot et une postface plus substantielle d’Olivier-Louis Séguy.


    En effet, par rapport à l'ouvrage précédent chez Cerf/Fides, celui-ci se veut un complément. Le format du Bref est certes plus pratique, mais Croire et guérir est intéressant à plus d'un point, aussi concernant l'antoinisme. Tout d'abord par la postface d'O.-L. Séguy, chargé des cours au conservatoire national des Arts et métiers et avocat à la Cour d’Appel de Paris, spécialiste de la liberté de conviction, et membre du CESNUR (Centro studi sulle nuove religioni - Center for Studies on New Religions). Citons les différents titres de cette postface pour se rendre compte de la richesse de celle-ci :
- Lien religion-guérison : novateur ou traditionnel ?,
- La protection de la guérison religieuse,
- L'absence de valeur juridique des rapports sur les mouvements religieux marginaux,
- La déformation médiatique de la marginalité religieuse,
- Les bornes à la liberté religieuse.

    Mais ce Croire et guérir comprend également un chapitre de plus (les autres n'ont à première vue pas été corrigés ou augmentés, hormis celui sur la Scientologie) sur le mouvement Invitation à la Vie (IVI). Mouvement intéressant à plus d'un titre, mais je vous laisse le découvrir en lisant le livre. Parlons plutôt de ce qu'on peut apprendre sur l'antoinisme avec ce chapitre.
    Evoquant les effectifs, Régis Dericquebourg fait un parallèle avec l'antoinisme : "le mouvement connaît une relative expansion dans le monde et une décrue dans le pays-mère. Selon les responsables d'I.V.I., les manifestations organisées par le mouvement rassemblent toujours autant de participants. Si leur constatation est exacte, on assisterait au passage d'une communauté d'adhérents à une population de sympathisants autour d'un noyau dur. C'est dans cette dernière qu'on trouverait des jeunes gens. Peu à peu, I.V.I. ne va-t-il pas ressembler à l'Antoinisme qui ouvre encore des temples, qui a peu d'adhérents et beaucoup de sympathisants ? C'est d'une manière générale le mode d'existence des mouvements religieux qui pratiquent la thérapie spirituelle et qui deviennent des "clients-cults" (mouvement qui a un public de personnes qui recourent à ses services dépassant largement le nombre de fidèles)" (p.103).
    Concernant le recous au médecin, faisant partie de la Vie dans la mouvement, et après l'exposé des chiffres montrant que 97% des personnes parmi les 217 qui ont répondu ont recours à un médecin, on lit : "Nous avons déjà observé ce phénomène à propos d'autres religions de guérison (sauf, en principe, la Science chrétienne) où la prière de guérison est un supplément d'âme et de sens qu'on ajoute à un traitement médical" (p.114-115).

    Voilà deux choses qui permettent d'en savoir plus le mode de fonctionnement de l'antoinisme.

 

    Recension :

Dericquebourg R., Croire et guérir. Quatre religions de guérison, Paris, Dervy, 2001, 22x14, 195 p., 14.48 €. ISBN 2-84454-076-7

    Sur un sujet qui pouvait être passionnant, ce petit ouvrage déçoit, d’abord parce qu’il est mal écrit et mal corrigé (ainsi, la note 51 a disparu au profit d’une répétition de la note 52, p. 141 et 151, sans parler de nombreuses fautes d’orthographe) ; ensuite parce qu’il demeure à mi-chemin dans l’analyse des « religions » qu’il se contente de décrire : l’antoinisme (sans doute le chapitre le mieux réussi), la science chrétienne, l’invitation à la vie, la scientologie (avec un curieux parti-pris pour cette dernière) ; enfin, la préface de J. Baubérot, sociologue des religions, et la postface d’O.L. Seguy, avocat « spécialiste de la liberté de conviction », ne parviennent pas à modifier l’impression d’une trop grande précipitation, comme l’atteste aussi le lexique, où manquent certains mots récurrents (le fameux cult…). On sait, pour finir, que les pratiques thérapeutiques sont intriquées, dans ces groupes minoritaires, avec des cosmologies religieuses particulières ; mais pourquoi le « profil sociographique » ainsi dressé s’intéresse-t-il si peu au régime financier de telles « religions » ? — N. Hausman, S.C.M.

Dans Nouvelle revue théologique 2005/1 (Tome 127), pages 135 à 155 - Religions
https://www.cairn.info/revue-nouvelle-revue-theologique-2005-1-page-135.htm

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Régis Dericquebourg - Religions de guérison (Collection ''Bref'')(1988)

Publié le par antoiniste

        Religions de guérison. Antoinisme, Sience Chrétienne, Scientologie. Paris, Ed. du Cerf et Fides, 1988, 125 p. (Coll. "Bref").

    Le titre et sous-titre de ce "Bref" en disent clairement l'objet : la 4e page de couverture précise, de plus : "Quand la maladie et la guérison sont à l'origine d'une expérience religieuse". A quoi l'on pourrait ajouter pour compléter le signalement, cette remarque de la page 111 : ces religions "ont incarné ou incarnent actuellement une forme de modernité religieuse". C'est de modernité qu'il s'agit ici.
    Chacun des trois chapitres de ce petit livre traire d'une des "religions de guérison" annoncées. Le fondateur, sa doctrine, l'organisation, les pratiques et croyances du groupe, le "style de vie" de ses adhérents retiennent tour à tour l'attention de l'auteur. Celui-ci, enseignant de psychosociologie à Lille III s'est fait connaître par une recherche doctorale sur les Témoins de Jéhovah dans le Nord (Paris V, 1979) et ensuite par divers articles et communications sur le même sujet. Depuis lors, il travaille sur les religions de guérison. Ce petit livre lui fournit l'occasion d'entrouvrir ses dossiers. On s'en réjouit, car ce sont ceux d'un homme informé (la bibliographie succincte en témoigne déjà) ; de plus Régis Dericquebourg s'est donné la peine de lire les fondateurs eux-mêmes - la chose est plus redoutable qu'elle n'en a l'air -, et d'enquêter auprès des intéressés. Ces efforts débouchent sur un ouvrage bien construit et clairement écrit, informé, et même irénique ; ceci, on le sait, ne va pas de soi.
    Dans son Introduction, l'auteur se défend d'avoir voulu faire autre chose qu'un dossier informatif et succinct. Il a réussi dans son propos, et au-delà. Ses notations de nature sociologique au sujet des leaders et des organisations nous paraissent très fines et précises en dépit de peu de place dont il disposait pour ce genre d'analyse. Il faut souhaiter que Régis Dericquebourg puisse continuer ses travaux sur les religions de guérison et nous livre bientôt sur elles une étude fouillée. Il semble bien armé pour cela.
            Jean Séguy.

source : Persée - Numéro  67-2 - p.258

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PORTUGAL. Porto. 1998. Gypsie's apartment block. Healing ritual

Publié le par antoiniste

source : Bruce Gilden (Magnum Photos)

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Fêtes du culte

Publié le par antoiniste

Fêtes du culte

    Les fêtes du culte antoiniste sont :
- le 15 août, jour anniversaire de la consécration du temple de Jemeppe-sur-Meuse (BELGIQUE) et de la sanctification du culte antoiniste (le 15 août 1910) ;
25 juin, fête du Père (désincarné le 25 juin 1912) ;
- 3 novembre, fête de Mère (désincarnée le 3 novembre 1940).

    En France, les Pâques, l'Ascension, la Pentecôte, la Toussaint et la Noël sont les autres fêtes célébrées dans le culte antoiniste.

    En Belgique, revenu à ce que faisait le Père, il n'y a que 15 août qui soit fêté. Lire à ce sujet, un extrait de l'Unitif :

    L'antoinisme ayant le plus grand respect du libre arbitre de chacun, ne condamne en rien les us et coutumes des différentes cultes existant sur le globe ; n'obéissant qu'à la conscience, il ne fait aucune distinction entre telle ou telle secte ou religion, ne contrarie aucune des règles qui y sont établies. Mais il n'en prescrit particulièrement aucune, il n'impose à ses adeptes aucune obligation.
    Un seul jour, cependant, doit nous être sacré, à nous qui nous disons antoinistes : c'est le 15 août, jour anniversaire de la sanctification du culte et de la consécration du temple. Le 15 août doit être pour nous une date à jamais mémorable, il serait bon que celui qui peut se déplacer assiste à l'opération ce jour-là, ce serait un bon accomplissement du devoir, afin de perpétuer dans les siècles à venir la cérémonie qui a eu lieu le 15 août 1910.

    L'Unitif n°11, p.15 - signé Un adepte encore novice

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THE DIVINE SERPENT IN MYTH and LEGEND (extraits)

Publié le par antoiniste

illustration sonore :
Eartha Kitt lit Sensemaya,
chant for killing a snake (poem by Nicolas Guillen)

THE DIVINE SERPENT IN MYTH and LEGEND
[AS OF JUNE 1999] Robert T. Mason, Ph.D., D.D.

Since the very beginnings of time, on every continent of this earth where humanity has worshipped divinity the serpent has been recognized and accepted as a god. From Africa's steaming jungle to the icy wastes of northern Europe; from the fertile crescent to the deserted outback of Australia the serpent has been worshipped, feared and adored.
Serpent mythology is arguably the most widespread mythology known to mankind.
[...]
In the theories of the eminent Swiss psychologist, Karl Jung, the fantasies of the collective unconscious stem from the actual experiences of ancient ancestors, and the development of prehistory as a serious field of study is of considerable importance to the creators of myth. Certain facts exist in human history, and these are most often found hidden in myths. I have even been led to muse on the fact that the usual depiction of the double helix representing DNA is remarkably similar to the ancient depiction of the serpents guarding the world tree, a figure still found in the caduceus.
[...]
One must consider, for example, not only the serpent's seeming immortality but also its ability to periodically desquamate the integument covering its entire body without bleeding, illness or infection and immediately replete a new body covering. In accomplishing this 'miraculous' function the serpent liberates itself from scars, dermatoses and ticks. Such ability is beyond the scope of human efforts. This early connection between the serpent and healing becomes a permanent facet of serpent worship.
[...]
The Serpent is emblematical;
1. Of wisdom… [Biblical: "be ye therefore wise as serpents "Matt 10:16]
2. Of subtlety…[Biblical: " Now the serpent was more subtle than an beast of the field" Gen. 3:1]
The Serpent is symbolical;
1. Of deity: Plutarch et al
2. Of eternity: forming a circle with tail in mouth
3. Of renovation and resurrection: the old becomes young [skin shedding]
4. Of guardian spirits: Greek and Roman temple altars

[...]Before leaving Africa we journey back to the Middle East to spend some time examining the Hebrew attitude toward the divine serpent. To do so we will use the best source available, the Jewish Holy Scripture. When the Hebrews emigrated from Egypt during the XIX dynasty they took with them a caricature of Set and gave him the title Satan from the hieroglyphic Set-hen which was one of this god's formal titles.
[...]
But, to continue with the Biblical picture, the ass was given speech to deliver the 'word of God'. Can we assume that the snake had the gift for any other reason? We find here the serpent guarding the tree of life and knowledge just like he did in Sumer. There are too many similarities in the tree and the serpent to be accidental.
It is evident to me that the account of the "fall of man" from Eden was adapted by biblical writers from pre-Judaic polytheistic traditions in which a divine and omniscient serpent, representing the female creative nature, was pitted against the created order of a male oriented divinity. It is for this reason that the serpent is stressed as demonic, in spite of the fact that the Genesis authors are compelled to harmonize their account with those of the surrounding peoples, and therefore must write that the serpent is a creature of God, and "more 'subtil' (sic) [ Genesis 3:1] than any beast of the field which the Lord God has made."
Here we might suggest that the serpent saves humanity by putting it in touch with nature; death is recognized as a function of all nature, including humanity, and this knowledge is necessary for new life to begin. This would bring Jewish legends into more equivalent to other Near East traditions.
In Genesis the serpent is not only sentient of God's prohibition against partaking from the Tree of Knowledge; it knows why God will enforce that command; it knows the gift of the Tree of Knowledge, as if it possessed that gift.
[...]
When he considers the place of the serpent. Carl Jung appears like the Gnostics of Christianity who identified the serpent with the human medulla and spinal cord. Jung regards the serpent as the psychic representative of the human functions which are governed by these parts of the body.
The serpent would correspond to what is unconscious and incapable of becoming conscious, but which, as the collective unconscious seems to possess a wisdom of its own and a knowledge that is often felt to be supernatural.
[...]
This symbolic rod was then carried by the Roman Hermes , Mercury. It was also carried by Roman soldiers during a flag of truce. The serpents may come from the tradition that Sesculapius, the god of medicine appeared during a plague in the form of a serpent. Romans, like most ancients, not only believed that snakes held the secret of eternal life, since they shed their skins and appeared new each year, but they also believed that snakes as being able to search out health-giving medicinal herbs. Thus, this combination of rod, wings and snakes represented speed, authority and peace. The caduceus is still the common symbol of the medical profession.
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The Rainbow Serpent is one of the most powerful mythological figure for all aboriginal people throughout Australia. Characteristics of the rainbow serpent may vary from group to group and tribe to tribe, but the significance of the serpent is never questioned. Aboriginal people today respect and are the caretakers of the sacred sites where the rainbow serpent is said to reside. Often these sites are considered taboo, or too sacred for normal activities.
One tale tells of the time that the great serpent traveled through Australia, looking for his tribe. He traveled from North to South until he reached Cape York. Goorialla, which was the name of this rainbow serpent, created animals, plant life and all natural features of the earth.

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