Aimez vos ennemis (Le Fraterniste, 1er mars 1927)
Union Spirite de Seraing
L'Union spirite de Seraing, fondée en 1878, elle fête ses 30 ans d'existence en avril 1908 (annoncé par la Revue Spirite de mai 1908). Deux autres associations existent déjà en 1874. L'Union Spirite Belge est, elle, fondée en 1882.
Léon Denis, qui devient rédacteur du journal Le Flambeau, visite la société en 1892.
En 1895, voici son statut :
Secretaire: M. G.[ustave] Gony, 1. Quai de la Souly à Jemeppe s. M. [il faut lire Quai de la Saulx]
Réunion, le premier dimanche du mois à Seraing, 1, rue Vecquée (300 membres).
La Maison de la Fraternité, de L'Union Spirite Belge, existe toujours à Seraing (Rue de l'Industrie, 37/ 6)
À Seraing, cette portion de la rue porte maintenant le nom de Rue Julien Lahaut (président du parti communiste belge et député ouvrier de Liège, né à Seraing le 6 septembre 1884 et assassiné le 18 août 1950 à son domicile, rue de la Vecquée n°65 à Seraing). Le numéro 1 était alors tout proche du temple antoiniste de Seraing, construit en 1915.
Gustave Gony a été un ami de Louis Antoine. L'Union Spirite de Seraing procéda à l'enterrement en avril 1893 du fils des Antoine. Un article du Messager décrit à quoi ressemblait le drapeau de la société.
TRAVAIL D'UN ADEPTE EN 1913
" J'AI CONNU LE PERE "
Travail d'un adepte en 1913.
" Mes frères,
Depuis que je suis antoiniste, je n'ai qu'un but dans ma vie : m'améliorer. Je me suis attachée à cette oeuvre ardue, sincèrement. J'ai demandé au PERE de m'aider dans cette tâche et de me faire connaître mes défauts. Heureusement que le PERE ne m'en fit voir qu'un à la fois, car je dois l'avouer, j'aurais pu être découragée par la grandeur de mon imperfection. Que de fois je me suis dit devant un de mes actes ou une de mes pensées : Tu n'en es encore que là !
Jadis je me trouvais presque parfaite ; maintenant que je commence à me connaître, je m'aperçois qu'il me faudra lutter toute ma vie contre mon naturel avant d'acquérir aucune vertu.
Lorsque le PERE se désincarna, j'étais à l'épreuve ; nous ne pûmes aller à l'enterrement et mon mari surtout en eut du chagrin. Quant à moi je regrettais seulement de ne plus voir matériellement notre PERE mais je le sentais toujours si près de moi que ma peine était légère. Je pensais seulement à l'épreuve de MERE.
Nous connûmes par l'Unitif le testament du PERE ; et peu à peu je reportai sur MERE le grand amour que j'avais voué au PERE. Alors je fus bien heureuse.
MERE est constamment présente à ma pensée comme auparavant le PERE et peut-être davantage car depuis un an ma faculté d'aimer s'est agrandie avec ma foi acquise dans les épreuves. J'aime MERE parce qu'elle est et qu'elle représente le PERE. Je l'aime pour son épreuve d'être parmi nous. Ah ! il n'y a que son amour qui pourrait la consoler de n'être pas réunie au PERE. Je l'aime pour l'aide constante qu'elle prodigue à tous sans souci de ses besoins et de son repos."
source : http://antoinisme-documentation.skynetblogs.be
A.-C. Bégot - Guérison spirituelle et médecine (1998)

Auteur : Anne-Cécile Bégot
Titre : Guérison spirituelle et médecine au tournant des XIXe et XXe siècles
Éditions : Recherches sociologiques 1998/2 (A.-C. Bégot : pp. 65-80)
La Science Chrétienne et l'Antoinisme sont deux groupes religieux minoritaires qui ont placé la "guérison" au coeur de leurs pratiques. Nés à la fin du XIxe siècle (Science Chrétienne) et au début du XXe siècle (Antoinisme), ces groupes s'inscrivent dans un contexte particulier, celui de l'avènement de la médecine scientifique. Les croyances et pratiques de ces groupes allaient à l'encontre des intérêts de la profession médicale et posaient alors le problème d'une délimitation des "champs" religieux et médical. Après une période conflictuelle, les rapports entre l'institution médicale et ces groupes se sont pacifiés: la première obtint le monopole de l'exercice de la médecine, et les pratiques des groupes, réduites à la prière de guérison, furent tolérées.
Sommaire :
I. La maladie comme expérience inaugurale
II. La légitimité médicale : entre savoir et pouvoir
A. Le cas belge
B. Le cas américain
III. Significations de la guérison spirituelle et relations groupes religieux/institution médicale
A. Les significations de la guérison spirituelle
B. Les relations groupes religieux et institution médicale : du conflit à la coexistence
1. Le cas de la Science Chrétienne
2. Le cas de l'Antoinisme
Conclusions
RÉFÉRENCES BIBLIOGRAPHIQUES
source : uclouvain.be
À lire en ligne : https://sharepoint.uclouvain.be/sites/rsa/Articles/1998-XXIX-2_07.pdf
Temple de Verviers - intérieur de la tribune (picasa, Google)
Temple de Verviers (1914)(photo FaceBook Marie Mcv)
Temple de Verviers - extérieur (Google StreetView)
Monde Gitan Association Notre Dame des gitans 1974 (N31)

Si j'ai bonne mémoire...
par l'abbée BARTHELEMY
Je ne sais à quel point l'affrontement avec le Pentecôtisme aura infléchi notre action apostolique. Cela apparaît évident en ce qui concerne les pèlerinages gitans. Les Tsiganes catholiques ont voulu s'affirmer par des regroupements nombreux et priants. Cependant, le premier pèlerinage que j'ai été amené à instituer, le plus ancien d'ailleurs en dehors des Saintes-Maries de la Mer, n'était la réplique à aucune convention évangélique. Il date de vingt ans.
L'année précédente, j'avais rencontré des Rom vaguement teintés d’Antoinisme. La secte du « Père Antoine » était, à l'époque, assez active en Belgique et dans le Nord de la France. J'avais assisté à une mémorable beuverie suivie de querelles sonores honorant la « désincarnation du Père. » Antoine, le fondateur de cette curieuse religion, avait mélangé quelques éléments bibliques, de l'hindouisme et du spiritisme d’Allan Kardec, puis il s'était « désincarné » un 24 juin, date devenue traditionnelle pour la fête antoiniste. Il me sembla que, pour détruire, il fallait remplacer. La sombre et inquiétante figure du « Père Antoine » s'imposait dans les roulottes. La douce image de Notre-Dame en viendrait à bout.
Je lançai des invitations pour le pèlerinage de Benoîte-Vaux. Une seule famille répondit à l'appel. J'eus bien du mal à y rallier une seconde qui nomadisait dans les environs. Par contre, mes petits tracts bleus avaient attiré... les reporters de Paris-Match ! Eh bien, ce fut loin d'être un échec. Il suffirait comme preuve de constater que ce pèlerinage meusien n'a cessé de se développer et que les Manouches de Lorraine y tiennent ferme. Et puis, l'idée était lancée.
Monde Gitan, Association Notre Dame des gitans, 3e trimestre 1974 (N31), p.13

Tzigane antoiniste (Vie et Lumière, n°108, 1985)
Tzigane antoiniste (Vie et Lumière, n°108, 1985)
Le témoignage du parcours spirituel d'un prédicateur évangéliste tzigane, Vincent Baumgarten, dans Vie et Lumière, n°108 (3e trimestre 1985, p.8) :
" Notre famille fut entrainée chez les Antoinistes qu'elle fréquenta pendant 18 ans. Ma mère était cartomancienne et mon père était guérisseur, spécialisé dans la guérison du bétail, les côtes serrées et dans l'arrêt du sang. J'appris à prier le père Antoine à voix basse. "







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