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Alphonse Saltzmann - La Médecine spirituelle (1924)

Publié le par antoiniste

 
Auteur : Alphonse Saltzmann
Titre : La Médecine spirituelle
Édition : Paris, Chez Alph. Saltzmann, 1924

    L'auteur participa au Fraterniste. Un site lui est consacré : https://alphonse-saltzmann.jimdofree.com/, ainsi qu'un blog http://alphonsesaltzmann.blogspot.com/
    Il apparaît également dans un numéro de Touche à tout de novembre 1913, consacré aux guérisseurs parisiens et qui évoque Jousselin qui fut élève du Père pendant un temps.

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Le fond & la forme

Publié le par antoiniste

LE FOND & LA FORME

    D. – Cher Père, je voudrais dire à mes frères quelques mots de la sincérité. Une erreur de la société contemporaine est de viser trop aux apparences. Les uns gonflent leur chiffre d'affaires, d'autres font miroiter les avantages d'une entreprise hasardeuse. Dans le monde, chacun s'efforce de plaire par des manières aimables et cache sous des sourires la sécheresse du cœur ; il semble que paraître soit tout. Je me hâte de dire qu'il se trouve aussi des gens honnêtes et sincères, dont la figure est ouverte et le regard très franc ; mais c'est l'exception. C'est une joie de constater dans ce milieu que le culte des apparences n'existe pas, qu'on cherche loyalement à mettre d'accord les actes avec les paroles. Dieu soit béni de m'avoir amené à cette doctrine qui me donne des forces pour lutter contre moi-même, car j'étais de ceux qui font belle figure et dissimulent la pauvreté du fond. J'aimais sans doute à rendre service, mais sans qu'il m'en coûtât trop. Ici je vois que tous travaillent à devenir bons, d'une bonté toute naturelle. Mais je découvre aussi que tous ces cœurs ont déjà beaucoup de certitude.
    Père, je vous remercie de vos instructions bienfaisantes.

    Le Père. – Je remercie D. qui est entré dans la voie que nous suivons pour atteindre au but : ses efforts encouragent les autres. Notre plaisir ne consiste pas seulement à nous réformer, il réside aussi dans le bonheur de ceux qui nous approchent, partagent notre travail moral et s'unissent à nous par les liens de l'amour fraternel. C'est ainsi qu'étant désireux d'avancer vers Dieu, nous sommes aidés, on nous amène des personnes sincères pour travailler avec nous à leur amélioration ; leur exemple est un témoignage de plus en faveur de cet amour que nous aspirons à posséder afin de réaliser un progrès. Nous souhaitons pareille satisfaction à ceux qui viennent nous entendre. Les bonnes instructions étendent les connaissances et communiquent le parfum de l'amour à quiconque en a besoin. Le plus faible des adeptes, encouragé par les autres, pourra remplir ses devoirs : aucun ne restera en arrière ; nous marcherons tous de front au cri de : « Vive la liberté, » suscitant la vraie fraternité.

L’Enseignement, p.57 à 59

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Temple antoiniste de Paris, Passage Roux

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Temple antoiniste de Paris, Passage Roux (@heyfellows sur gramho.com)

source : @heyfellows (sur gramho.com)

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Boulevard Guillaume Van Haelen 132, élévation, 1915, par Ch.Rifflart

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Boulevard Guillaume Van Haelen 132, élévation, 1915, par Ch.Rifflart (monument.heritage.brussels)

Plan d'élévation par Charles Rifflart du Temple de Forest

source : monument.heritage.brussels

La flèche semble plus élancée et quelques détails (colonnades et frises) ont été supprimées lors de sa réalisation.

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Père Dor - Pratiques de son culte

Publié le par antoiniste

Roux-Wilbeauroux (Carte industrielle du bassin houiller de Charleroi par Félix Jottrand)(gallica)
extrait de la Carte industrielle du bassin houiller de Charleroi par Félix Jottrand

    Le Père Dor s'installe à Roux-Wilbeauroux en août 1909. Père Dor qui s'identifiant avec le Christ, considérait son oncle comme son saint Jean-Baptiste. Ayant laissé pousser barbe et cheveux, et s’étant revêtu d’une robe noire, il va dispenser son enseignement spirituel et recevoir les malades.
    On connaît de lui notamment une photo bénissant un malade comme le Christ guérisseur. Un petit fascicule, Catéchisme de la restauration de l'âme, est de couleur verte, et indique Un seul remède peut guérir l'humanité : l'amour du bien (c'est-à-dire désintéressement). Oh ! Amour du bien fluide béni et consolant : Heureux ceux qui te connaisse. Pour eux, la voie est éclairée, car tout le long de leur route, ils peuvent lire les moyens d'arriver au but. Cet amour résume tous les devoirs de l'homme et le mène sûrement à Dieu, c'est-à-dire à la charité pure.
    Lorsqu'il a fait construire le temple de l'Ecole morale, « le Temple de la vertu. Culte de la miséricorde » en 1912, pouvant accueillir cinq à six cent personnes, les visiteurs (pour la majorités de la classe bourgeoise : des commerçants, des adjoints de police, des chefs de fabrication, etc. dont certains ont été spirites et/ou théosophes, plusieurs ont connu son oncle, le Père Antoine) reçoivent une carte avec un numéro d'ordre. Il donnait 300 à 400 consultations quotidiennement. Pour guérir, il faut avoir foi en lui. On le consulte tous les jours ordinaires, excepté le Samedi, de 7 heures du matin à midi. Tous les Dimanches à 2 h. 30, il y a opération générale suivie d'une instruction morale. Un éclairage particulier de la grande salle de l’Ecole morale le fait baigner de clarté quand il arrive à la chaire. Les offices de la Toussaint ont une grande importance dans le culte doriste.
    Il ne demande pas d'argent mais vend 2 fr. 50 un livre de prières et sur sa doctrine, ainsi qu'un journal hebdomadaire, et des troncs récoltent les dons (les troncs sont remplaçaient ensuite par un plateau parcourant la salle à vue de tout le monde). On vend à Roux un portrait le montrant bénissant un enfant dans les bras de mère agenouillée. On appose sur un paquet de margarine une vignette : „Margarine du Père Dor”.
    On sait par un témoignage à son procès qu'au moins une fois un pèlerinage à sa maison natale, à Mons-Crotteux-lez-Liége, le 15 août 1914 (Dor empocha le prix de plusieurs coupons destinés à payer le voyage). Une adepte porte dans un médaillon le portrait du Père Dor.

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Robert Viviert - Délivrez-nous du mal (L'Astrosophie, mai 1936)

Publié le par antoiniste

Robert Viviert - Délivrez-nous du mal (L'Astrosophie, mai 1936)

Délivrez-nous du Mal
Robert VIVIER
(Editions Bernard Grasset, Paris - 18 francs)

    Ce livre est une biographie du Père Antoine le Guérisseur, fondateur du culte des Antoinistes, une branche du mouvement spirite. Tout honneur à l'auteur ! Il avait une tâche ingrate : décrire une vie à la fois simple et remarquable, en gardant le ton naturel et pourtant en faisant valoir des pouvoirs presque miraculeux qui se sont développés dans un pauvre ouvrier par les méthodes spirites. Il ne sied pas ici de discuter les méthodes Antoinistes, l'hypothèse spirite, ni la nature de la guérison spirituelle. Les faits parlent. Dans son traitement du Père Antoine, écrit comme un roman de grande envergure, M. Vivier nous a montré que la bonté simple et la beauté d'esprit suffisent à rendre un être digne de devenir un messager du Guérisseur de Nazareth. Plus de 300.000 Belges et Français suivent, de nos jours, l'enseignement simple et spirituel du Père Antoine.

L'Astrosophie, mai 1936

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Soeur Yvette (dite Soeur Louise) - Le Père Antoine, sa biographie de A à Z (1993)

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Soeur Yvette (dite Soeur Louise) - Le Père Antoine, sa biographie de A à Z (1993)

Auteur : Soeur Yvette (dite Soeur Louise)
Titre Le Père Antoine, sa biographie de A à Z, d'après divers documents
Éditions : travail personnel daté de 1993

    Évoqué par Alain Lallemand (Les sectes en Belgique et au Luxembourg, 1994) sous le nom "Soeur Yvette, Biographie du Père", il est maintenant introuvable dans les temples).
    Le Frère d'où provient la photo (source FaceBook Oliver Pepin) possède un exemplaire du Temple de Hors Château.

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Soeur Yvette (dite Soeur Louise) - Le Père Antoine, sa biographie de A à Z (1993)

Publié le par antoiniste

Soeur Yvette (dite Soeur Louise) - Le Père Antoine, sa biographie de A à Z (1993)

Auteur : Soeur Yvette (dite Soeur Louise)
Titre Le Père Antoine, sa biographie de A à Z, d'après divers documents
Éditions : travail personnel daté de 1993

    Évoqué par Alain Lallemand (Les sectes en Belgique et au Luxembourg, 1994) sous le nom "Soeur Yvette, Biographie du Père", il est maintenant introuvable dans les temples).
    Le Frère d'où provient la photo (source FaceBook Oliver Pepin) possède un exemplaire du Temple de Hors Château.

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Jacques Valdour - Les mineurs (1919)

Publié le par antoiniste

Jacques Valdour - Les mineurs (1919)

    Dans un estaminet voisin, je découvre que le patron est l’adepte d’une de ces petites sectes superstitieuses qui prolifèrent dans le Nord parmi les libres-penseurs de la classe populaire. A notre époque de progrès scientifique et de diffusion des pratiques médicales et des méthodes d’hygiène, c’est précisément sous le couvert d’une thérapeutique de charlatans que l’ignorance de ces populations déchristianisées s’exploite et qu’une religiosité de basse espèce, mais d’aspect scientifique et directement apparentée au scientisme des Sorbonnards, se propage. Ces religions de guérisseurs ne comptent pas que les « Antoinistes », mais aussi, comme ce cabaretier, les « Psychosistes ». Le cabaretier est abonné au journal de ces dévots et le laisse traîner sur les tables, à la disposition des consommateurs : « Le Fraterniste, organe de l'Institut général psychosique (phénomènes et résultats médianimiques), revue générale de psychosie. » Cette feuille occultiste recommande (1) les pratiques désagrégeantes de la personnalité telles que les « moyens de communiquer avec les Esprits » par « les tables parlantes » et les exercices de « médium écrivain », et aussi les procédés pour « produire le sommeil magnétique ». Une rubrique spéciale, « Nos cures », groupe les attestations des malades guéris (entendez : ceux dont la psychose atteint, grâce à l'entraînement psychosique, sa période d’état). Des groupes de partisans sont constitués, sous le nom de « Fraternelle » dans les diverses localités et il leur est donné des conférences. La « Fraternelle n° 9 de Liévin » a été fondée à la suite d’une conférence faite devant trois cents personnes (2). On recommande instamment de commencer les séances de « tables parlantes » ou d’« évocation » des esprits par « une prière à Dieu » et « la demande de protection à son ange gardien » (3). Il s’agit ici d’une tentative de perversion du sens chrétien qui subsiste vaguement encore, d’un effort en vue de provoquer la dégénérescence superstitieuse de ce qui reste d’esprit religieux ; on vise à réaliser un innommable mélange, à mêler les pistes, à brouiller les idées claires, altérer les croyances spiritualistes. A cette besogne se sont attelés, à diverses reprises, des feuilles parisiennes comme Le Matin et des journaux régionaux comme l'anticlérical Réveil du Nord. On devine sans peine les inspirateurs cachés de ce prosélytisme : Le Fraterniste cite volontiers dans ses articles Papus et, en quatrième page, renvoie à un certain nombre d’ouvrages et de revues spirites parmi lesquels ligure encore Papus. Or, on sait (4) que ce F.. M.. de haut grade n'est pas un des moindres inspirateurs de ce mouvement superstitieux que la Maçonnerie conduit secrètement dans le but d’altérer et de discréditer le surnaturel par d’impurs alliages; son action revêt ainsi deux formes, l’attaque directe par propagation du naturalisme scientiste et l’attaque indirecte par pénétration corruptrice d’un scientisme superstitieux.

1. V. numéro du 15 août 1912.
2. V. Le Fraterniste, 15 août 1912.
3. Id.
4. V. abbé Barbier, Les Infiltrations maçonniques.

Jacques Valdour, Les mineurs : la vie ouvrière, observations vécues (Lille, 1919), p.71 (auteur également de Ouvriers parisiens d'après-guerre où il évoque les Antoinistes)

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Qu'est-ce que les Antoinistes (Revue spirite, Nov-Déc 1955)

Publié le par antoiniste

Qu'est-ce que les Antoinistes (Revue spirite, Nov-Déc 1955)

    QU'EST-CE QUE LES ANTOINISTES ? - A cette question, que nous ont posée quelques-uns de nos lecteurs, nous sommes heureux de donner la réponse que nous trouvons précisément dans le n° 520 de notre excellent confrère : « La Presse » :
    « Le fondateur du culte, le Père Antoine, était originaire d'un petit village de la province de Liège, en Belgique.
    « C'est en Belgique, à Jemeppe-sur-Meuse, qu'après avoir beaucoup voyagé et s'être passionnément intéressé au spiritisme, il commence, à l'âge de vingt ans, à soigner et guérir ses semblables par la Foi et à faire de véritables miracles.
    « Pendant vingt-deux ans il se consacrera uniquement à soulager des milliers de malheureux, recevant jusqu'à 1.200 malades par jour, rendant la vue aux aveugles et faisant marcher les paralytiques.
    « Traduit en correctionnelle, en 1907, c'est l'avocat général Meyers qui, à la surprise de tous, prend sa défense et obtient son acquittement.
    « Le culte antoiniste officiellement sanctifié en 1910, n'a cessé de se développer. Après la mort du Père Antoine, le 25 juin 1912, sa veuve poursuivit son œuvre jusqu'à sa propre désincarnation, le 3 novembre 1940.
    « Le culte antoiniste compte aujourd'hui vingt-neuf temples en Belgique et vingt-trois en France. A quoi s'ajoutent, pour la France, 130 salles de lecture qui sont les embryons de temples futurs. Tous les desservants et travailleurs du culte sont bénévoles.
    « Le culte antoiniste respecte toutes les croyances et celui qui n'en a pas. Il accepte dans ses temples, et dans ses rangs, les âmes venues de tous les cultes, indistinctement.
    « Il est régulièrement constitué et déclaré d'après la loi de 1905 sur les cultes, acquitte les mêmes impôts que les autres cultes existant en France et se développe en harmonie avec tous. »
    Inutile de dire que notre sympathie la plus fraternelle a toujours été vers ce mouvement et ses adeptes. Nous regrettons seulement que trop d'entre eux soient oublieux de ce dont ils sont redevables au spiritisme d'Allan Kardec, tant dans son aspect moral, philosophique que scientifique. – (R. S.)

Revue spirite, Novembre-Décembre 1955

 

    Il est faux de dire que les spirites ont toujours exprimé de la sympathie pour l’antoinisme, comme on peut encore le constater dans un article de la revue Le Spiritisme. C’est peut-être la raison pour laquelle « trop d'entre eux soient oublieux de ce dont ils sont redevables au spiritisme d'Allan Kardec ».

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