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Joëlle Randegger - Pavane, Aux sources d'une vocation de pédiatre (2019)

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Joëlle Randegger - Pavane, Aux sources d'une vocation de pédiatre (2019)

Auteur : Joëlle Randegger
Titre : Pavane : Aux sources d'une vocation de pédiatre
BoD - Books on Demand, 2019

4e de couverture :

    A l'âge de quinze ans j'ai voulu devenir médecin d'enfants. Mais assurément je n'ai pas choisi d'être confrontée à leur mort, je désirais seulement les soigner et leur rendre le sourire. Pourquoi alors, ai-je quitté la la sécurité d'un ancrage en France pour lutter avec les enfants d'Afrique décimés par la malnutrition, la rougeole, le paludisme et, pour combler la mesure, atteints par le sida. En 2008, une visite au mémorial des enfants de Yad Vachem en Israël provoque en moi un tel choc que je me mets en marche pour comprendre ce qui m'a mise sur des rails où je ne n'ai cessé de me sentir impuissante, voire responsable de la mort d'êtres si jeunes. Avec l'aide d'un psychanalyste, j'interroge d'abord les circonstances de ma naissance en 1942, année de la Rafle du Vel d'HIV, puis les nombreux deuils familiaux qui ont émaillé ma jeunesse et mon âge mûr. Je cherche aussi la signification de rêves répétitifs de noyade, mettant en scène une fillette inconnue, sans pouvoir les rattacher à des souvenirs précis. Dans l'impasse où je semble m'enliser, je m'arrête un instant pour "jouer au jeu du contentement" : retrouver les éléments et les personnes qui m'ont aidée à faire face au tragique de mon existence. J'évoque aussi mes interrogations existentielles sur la mort, ayant bousculé les fondements de ma foi chrétienne, de tradition protestante. Mystérieusement, des portes vont s'ouvrir, des rencontres fortuites vont venir éclairer les zones enfouies de mon histoire. La première révèle la présence à mes côtés, les premiers mois de ma vie, d'une enfant accueillie dans notre famille, dont le destin dramatique quelques années plus tard explique la trame de ce rêve récurrent. Puis, une deuxième porte s'ouvre sur des hypothèses qui me feraient rejouer encore et encore des situations d'attachement suivies d'un deuil brutal. Elles seraient l'écho d'un abandon subi par l'une de mes grands mères à l'âge de 18 mois et de la perte très précoce d'une jumelle ignorée. La quête aboutit à une libération de mes énergies engluées par la tristesse, et à des retrouvailles avec la joie tout simple de la vie et de la beauté du monde.

 

Extrait (p.178-188) :

    Autre curiosité, autres recherches, autres tentations furent mes contacts prudents, bien que s'offrant à moi de façon insistante, avec le monde de l'occultisme. Mon grand père Edouard, dans ses lettres de prison évoquait déjà ce mélange d'attirance, d'interdit et d'effroi que suscitaient les pratiques spirites, si prisées dans sa jeunesse, au début du vingtième siècle. Parmi les livres dont il commentait la lecture à sa nièce se trouvait « Délivre nous du mal » de R. Vivier, consacré à la biographie d'Antoine le guérisseur. Fondateur du mouvement antoiniste, ce mineur du bassin houiller du Nord connut un étrange destin. Après une jeunesse ouvrière, marquée par des aspirations intellectuelles et spirituelles exigeantes, il se sentit en décalage par rapport à son milieu social et religieux. Influencé par les écrits d'Allan Kardec et profondément troublé par la mort d'un camarade de régiment qu'il avait tué accidentellement, il fonda un groupe spirite appelé « les Vignerons du Seigneur ». Par cet intermédiaire, il « entrait en contact » avec l'esprit de médecins illustres qui le poussèrent à découvrir et exercer ses dons de guérison. Très vite il rassembla de nombreux disciples. Il quitta le catholicisme après la mort de son fils unique. Devenu le Père Antoine, il prit la stature d'un maître spirituel et s'éloigna du spiritisme pour lancer sa propre religion. Après avoir subi deux procès pour exercice illégal de la médecine dont il fut acquitté, Antoine établit une doctrine et des règles de fonctionnement qui furent reprises par ses successeurs et se maintiennent encore aujourd'hui. Secte ésotérique parmi d'autres ? Après avoir lu sa biographie, je serai plus indulgente. Sa théologie combine des éléments du christianisme, du dualisme platonicien et de la réincarnation. Très centrée sur la guérison du corps et de l'âme, elle laisse cependant une grande liberté à ses adeptes qui viennent de différentes traditions. Le mouvement qui existe encore aujourd'hui et a pignon sur rue dans le 13ème arrondissement de Paris, insiste sur la prière, l'éthique personnelle et l'amour du prochain comme sources de progrès spirituels. Il est dépourvu de volonté de prosélytisme, d'endoctrinement et d'enrichissement indu et ne détourne pas les fidèles des soins de la médecine officielle.
    Ce livre inspira à Edouard des réflexions et des confidences sur sa propre expérience du spiritisme auquel il avoua avoir goûté, en se rendant à une réunion d'un cercle pratiquant la technique des tables tournantes. Vivement impressionné par le déroulement de la séance, débordé par ses émotions et ce qu'il crut être un don de médiumnité, il décida de ne plus jamais y mettre les pieds. Il tint sa promesse mais avoua être fasciné par cette littérature et par le lien entre dialogue avec les esprits et don de guérison que manifestait la vie d'Antoine. Lorsque je découvre les lettres de mon grand père, je ne suis pas complètement novice dans ce domaine bien que je n'aie jamais fréquenté ces milieux que mes collègues tournent en dérision et que mes amis protestants considèrent comme louches voire dangereux. L'interdit que posaient les réformateurs sur la prière pour les morts et l'intercession des saints est net et sans appel, s'appuyant sur des textes bibliques pris à la lettre, comme la communication de Saül avec l'âme du prophète Samuel (dans I Sm. 28). Mais il est si souvent répété que je soupçonne parmi certains fidèles l'existence d'une tentation permanente à le transgresser et à s'adonner en cachette à des pratiques occultes...

Quelques mots sur Joelle Randegger...
Joëlle Randegger est médecin pédiatre. Elle s'est consacrée en Afrique et en France aux enfants gravement malades : malnutrition, infections, cancer, Sida, tout en menant des recherches sur leur qualité de vie. Engagée dans son Eglise [protestante], elle a enrichi ses connaissances scientifiques par un cursus théologique. Ses dernières publications révèlent son attention aux souffrances et aux besoins des familles contemporaines, prenant en compte toutes les dimensions de l'être humain, y compris sa spiritualité. (www.clcfrance.com)

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Antoinisme (La Gazette de Liège, 28 juin 1914)

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Antoinisme (La Gazette de Liège, 28 juin 1914)-couv

Sectes de l'occultisme

    Sous la signature Amiens et le titre : « Antoinisme », la Gazette de Liège publie, en tête de son numéro du 28 juin 1914, un remarquable article que nous croyons devoir reproduire intégralement :

    La preuve la plus palpable que le ridicule ne tue plus, c'est que l'Antoinisme vit encore. La secte, fondée par « Père », continuée par « Mère », exploitée par « Fils », ramasse les laissés pour compte de la médecine, et forme une sorte de Cour des miracles où s'étalent des éclopés de toutes sortes, surtout les éclopés de l'intelligence. On me dit qu'à Paris, capitale de la badauderie universelle, où pullulent toutes les théurgies les plus cocasses, les Antoinistes se recrutent à un échelon supérieur parmi les détraqués qui ont avalé sans succès toutes les cures d'eaux et, en désespoir de cause, échouent au temple antoiniste, pour se reposer dans le nirvâna du gâtisme le plus complet.
    Comme spécimen de déliquescence cérébrale, on nous a inondés ces jours-ci d'une petite feuille intitulée : « Culte Antoiniste », avec un billet jaune d'invitation aux fêtes des 25 et 28 juin, anniversaires de la désincarnation du Père et de sa réincarnation dans je ne sais qui, peut-être Demblon, si ce n'est Lambrichts. Mère, que j'ai baptisée « la Matriarche », il y a un an, fera « au nom du Père plusieurs opérations générales pour la foule des malades et des affligés qui ont foi en Lui (avec majuscule ). »
    Il serait bien intéressant, à cette occasion, d'instituer un bureau des constatations, à l'instar de celui de Lourdes, qui permit d'évaluer exactement le nombre des guérisons obtenues, fut-ce de la plus vulgaire colique, et surtout le chiffre des morts, particulièrement d'enfants, immolés en hécatombes aux mânes du Grand Charlatan.
    La feuille qui accompagne l'invitation est brève de phrases, mais drue d'extravagances béates. C'est toujours la vieille rengaine de l'« amour », qui est toute la religion, toute la croyance. Misérable plagiat de la doctrine catholique stupidement déformée, cet amour, qui hennit sans cesse dans toutes les élucubrations antoinistes, est fait de la plus baroque indifférence, jusqu'à professer « les mêmes égards pour toutes les religions et même pour l'incroyance ». Ces gens sont si débordants d'amour, qu'ils jugent leur religion également honorée par celui qui y voit un bréviaire d'idiotie, et par celui qui y reconnait le code de la plus haute sagesse !
    L'inspiré qui lance ces propos charentonesques dit tantôt que la foi naît de l'amour, et tantôt que l'amour naît de la foi, et il termine son oraison par cette perle : « Nous ne posséderons la vérité que lorsque nous ne prétendrons pas l'avoir ».
    D'ailleurs, tout ce charabia, intraduisible en langue nette, a un sens caché, ésotérique, mais aisément pénétré par les initiés et même par les profanes : « Croyez tout ce que vous voulez, mais aimez, aimez, aimez la boutique de Mère ! »
    Et l'escarcelle de Mère se gonfle des versements des gogos, croyants ou incroyants, chrétiens désaffectés ou libres penseurs en mal de religion.
    L'Antoimisme, mixture du scientisme de M" Eddy, de spiritisme, de mesmérisme et de théosophie, le tout à l'usage des imbéciles, est une poussée de l'instinct religieux, incoercible, mais dévié. C'est là qu'il aboutit en s'affranchissant de la raison. Déshéritées des croyances positives, livrées néanmoins à l'inquiétude religieuse. Saisies du tourment du divin, des âmes simplistes obéissent à une suggestion aveugle, se laissent gagner par la contagion, suivent la foule que la vogue appelle et en arrivent ainsi à une certaine foi irraisonnée qui ne se distingue pas du sentimentalisme religieux.
    Comprenez-vous, lecteurs, le danger qu'il y a, devant ces aberrations, à prôner la foi comme une affaire de sentiment et de suggestion et à décliner en cette matière le contrôle de l'intelligence ? Avec pareille théorie, il faut légitimer toutes les folies de la religiosité et faire la révérence à tous ces dévoyés qui se proclament le plus sincèrement du monde des « inspirés ».
    Les adeptes convaincus de l'Antoinisme sont des bergsoniens sans le savoir. Bergson frappe de discrédit l'intelligence et donne la primauté à l'instinct. C'est dans les nuages de l'intuition instinctive que les Antoinistes peuvent découper à leur gré toutes les silhouettes fantastiques qu'il leur plait de rêver.
    Voilà pourquoi l'Eglise ne permettra jamais qu'on s'attaque à la puissance de la raison ; elle sait trop bien qu'en la démolissant, on supprimerait le sujet auquel la foi s'adresse, et sans la libre adhésion duquel l'acte de foi ne peut exister. Dieu réclame de nous un hommage intelligent. Il a muni ses ambassadeurs auprès de nous de lettres de créance, et nous avons le devoir de les vérifier avant d'accueillir le message de la Révélation.
    La triste aventure du pseudo-converti Paul Lœwengard, retourné au judaïsme après avoir chanté dans un livre fastueux et boursouflé, qui ne nous a jamais plu, « Les Magnificences de l'Eglise », fournit une preuve de plus que le sentiment ne peut fonder les inébranlables convictions de la foi. Le malheureux l'abjure, dit-il, parce qu'il a découvert que saint Paul est antisémite et que l'Eglise s'est séparée du judaïsme sous Constantin ! Pareille défaite trahit le profond égarement d'une pensée qui s'est laissé emporter au gré de l'imagination et que ressaisit facilement l'obscure domination de l'atavisme.
    Il y a aussi beaucoup de braves gens par le monde qui escomptent et prédisent la conversion de M. Barrès, comme l'étape dernière et logique de son itinéraire intellectuel. Ah ! quelle erreur totale ! Et comme « la Grande Pitié des églises de France » devrait les décevoir ! M. Barrès, qui mène en faveur des églises une brillante campagne, ignore, ne soupçonne même pas ce qu'est la foi. Pour lui, croire ou sentir, c'est la même chose, et il en fait la déclaration formelle : « Notre religion, c'est le langage de notre sensibilité ». Pas de dogmes précis, pas de solutions fermes aux problèmes de la destinée ; mais des rêveries, des symboles et des émotions. Avec tout cela, faute de pouvoir étancher sa soif du divin, comme l'observe judicieusement Louis de Mondadon, il vient la tromper dans nos temples.
    N'entendant pas, d'ailleurs, réserver aux églises catholiques un hommage exclusif, il voudrait opérer dans un syncrétisme sans limite la fusion de toutes les charmantes pensées religieuses de tous les temps. Et Barrès se berce de ces mots magiques : sens du divin, enthousiasme, amour, unité, prenant partout un plaisir délicat d'imagination, laissant sa pensée se jouer autour de tous les symboles de la vie religieuse, mais ne se souciant pas du tout de vérité absolue.
    Au fond, et c'est une constatation navrante, Maurice Barrès, en dépit de sa vaste culture, en dépit de son merveilleux talent d'écrivain, ne dépasse pas, sur la question essentielle, la question religieuse, le cerveau d'un vulgaire antoiniste. Lui aussi vide la foi de son facteur intellectuel ; lui non plus ne réclame pas de motifs de crédibilité valables au tribunal de la raison ; lui aussi ne voit dans la religion que sensibilité, et s'il exécute sur l'amour des variations artistiques, il ne possède pas sur son clavier religieux une touche de plus.
    Et tous les pontifes des religions laïques en sont là, les Paul Desjardins, les Paul Sabatier, les deux Reinach et les Tolstoï, et les brûlants adorateurs de Tolstoï : sur la question religieuse, ils donnent congé à la raison, lui refusent audience, et n'accordent voix au chapitre qu'au sentiment, à l'instinct, à l'amour. C'est l'invasion de ces théories parmi les catholiques eux-mêmes qui a produit le modernisme, et c'est le devoir élémentaire des catholiques de dénoncer cette erreur partout où elle apparaît et de lui faire bonne guerre.


in Revue Internationale des Sociétés secrètes
Organe de la Ligue Franc-Catholique
Contre les Sociétés secrètes Maçonniques ou Occultistes et leur Filiales
Tome VIII, N°2 - 5 août 1914 (index occultistes)

source : http://iapsop.com/archive/materials/revue_internationale_des_societes_secretes/revue_internationale_des_societes_secretes_v8_n2_aug_5_1914____partie_judeo-occultiste.pdf

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Arbre de la science de la vue du mal

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Arbre de la science de la vue du mal

issu d'un Unitif

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* Jeton

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* Jeton    Pierre Debouxhtay explique à quel moment le jeton a été introduit pour la constultation :
    A l'automne 1900, les Antoine achète la maison à gauche du café, dans la rue des Tomballes, pour recevoir les malades. Et le 25 décembre, on inaugure la salle du guérisseur. Une gardienne fait entrée les souffrants un à un selon le jeton en zinc qui leur a été remis en entrant.
   "Nous sommes arrivés chez Antoine vers 9 1/2 heures du matin. Un nombre considérable de personnes se trouvait déjà dans l'antichambre. Celle-ci est une vaste pièce, récemment construite, dont les murailles sont décorées du portrait du curé d'Ars, du portrait d'un vieux Monsieur [peut-être Allan Kardec pour Pierre Debouxhtay] et d'une peinture de Carolus Leclercq, représentant le Christ imposant les mains à un enfant tenu par sa mère. Par places aussi des recommandations imprimées invitant le public au recueillement, à la compassion et à la propreté, indiquant les heures auxquelles on peut être reçu. Des tableaux de la Ligue contre l'Alcoolisme complètent cette décoration.
    "Le cabinet où se trouve Antoine est séparé de cette antichambre par une porte vitrée. Au moment de notre arrivé, Antoine est en train d'examiner et de traiter un enfant tenu sur les genoux de sa mère". (Pierre Debouxhtay, p.78-79, déposition des médecins G.Corin et Lenger, le 19 décembre 1900).


    Un article du Grand écho du Nord de la France raconte comment cela se produit dans le temple d'Hellemmes :
    De nombreuses personnes restent. Je reste. On appelle alors un numéro, toutes les deux minutes, et quelqu'un part. Je retrouve mon jeton : 46.
    C'est sans doute pour la consultation : J'attendrai.
    Mon tour venu, on m'introduit dans une petite pièce. Je reconnais un des adeptes si recueillis du premier rang.

    Un article dans le journal L'OEuvre raconte comment se passe au premier temple de Paris :
    De temps en temps, la porte de la chapelle s'ouvre, et la sœur qui m'a introduite appelle d'une voix assourdie un numéro. Aussitôt, la personne munie du jeton correspondant au numéro se lève, remet le jeton à la sœur, et disparaît.
    Voici la petite porte qui s'ouvre. Une sœur très âgée et toute petite me fait signe d'entrer ; je me trouve avec elle dans une pièce minuscule où se voit un unique escabeau.

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Modern Seers of Liège (The Sphere, Saturday 29 June 1935)-Tree of knowledge

Publié le par antoiniste

Modern Seers of Liège (The Sphere, Saturday 29 June 1935)-Tree of knowledge

    THE TREE OF KNOWLEDGE: The emblem of the Antoinists that symbolises their power to discern between good and evil

Traduction :
    L'ARBRE DE LA CONNAISSANCE : L'emblème des Antoinistes qui symbolise leur pouvoir à discerner entre le bien et le mal

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Modern Seers of Liège (The Sphere, Saturday 29 June 1935)-Study in contemplation

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Modern Seers of Liège (The Sphere, Saturday 29 June 1935)-Study in contemplation

    A STUDY IN CONTEMPLATION: Brother Hosias, the early representative of Father Antoin, by whose inspiration and contact with the founder's spirit the Antoinists are guided. Having created an atmosphere of peace and concentration among the members of the congregation he has taken his place in the front row and is listening the sermon delivered by a brother priest

Traduction :
    UNE ÉTUDE DE LA CONTEMPLATION : le frère Hosias, le premier représentant du père Antoine, dont l'inspiration et le contact avec l'esprit du fondateur guident les Antoinistes. Après avoir créé une atmosphère de paix et de concentration parmi les membres de la congrégation, il a pris place au premier rang et écoute le sermon prononcé par un frère prêtre

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Modern Seers of Liège (The Sphere, Saturday 29 June 1935)-Only believe

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Modern Seers of Liège (The Sphere, Saturday 29 June 1935)-Only believe

    ONLY BELIEVE, AND YOU SHALL BE SAVED: This is the essence of Father Antoin's doctrine, which he communicated to his followers in sundry writings, to be read regularly at every Sunday service by one of the brothers

Traduction :
    IL SUFFIT DE CROIRE, ET VOUS SEREZ SAUVÉS : Telle est l'essence de la doctrine du Père Antoine, qu'il a communiquée à ses disciples dans divers écrits, qui doivent être lus régulièrement à chaque office dominical par l'un des frères

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Modern Seers of Liège (The Sphere, Saturday 29 June 1935)-Administering the doctrine

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Modern Seers of Liège (The Sphere, Saturday 29 June 1935)-Administering the doctrine

    ADMINISTERING THE DOCTRINE: Sick disciples are cared for by the Antoinists and wait patiently in the entrance hall of the temple until they are called before one of the brothers for treatment

Traduction :
    ADMINISTRATION DE LA DOCTRINE : Les disciples malades sont soignés par les Antoinistes et attendent patiemment dans le hall d'entrée du temple jusqu'à ce qu'ils soient appelés devant l'un des frères pour être soignés

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Verzoekschrift (Provinciale Overijsselsche en Zwolsche courant, 21 déc 1910)

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Verzoekschrift (Provinciale Overijsselsche en Zwolsche courant, 21 déc 1910)

    Bij het Belgische parlement is een zonderling verzoekschrift met 160 000 handteekeningen ingekomen. Het vraagt de erkenning van een nieuwen godsdienst, gepredikt door „Antoine den geneesmeester”.
    Deze Antonius woont te Jemeppe aan de Maas, nabij Luik. Hij is thans 65 jaar oud. Vroeger werkte hij in de mijnen. Rumoerig kan men den nieuwen apostel moeilijk noemen, want in het door hem gestichte kerkje te Jemeppe houdt hij vier maal per week – Zondags niet – godsdienstoefeningen, maar bij die gelegenheden spreekt hij geen woord. Hij houdt zwijgend gedurende een volle minuut zijn handen over de verzamelde schare uitgestrekt en daarna zegt alleen een medewerker: „Ieder, wiens geloof sterk genoeg is, moet genezen worden. ” Antonius is een vegetarier en leeft als een hermiet, geen woord sprekend behalve door de ..... telefoon. Zijn vrouw, madame Antoine, bijgenaamd „la bonne mère” ontvangt dagelijks honderden zieken, die zij door het opleggen van de hand en onder het aanroepen van Antoine den geneesmeester geneest.
    In het kerkgebouwtje te Jemeppe staat op de muur, boven het podium, waarop de profeet zich bevindt, in reusachtige letters het volgende geschreven. De stralenkrans van het geweten. Een enkel middel kan de menschheid genezen: Het Geloof. Uit het geloof wordt de liefde geboren. De liefde, die ons God zelf in onze vijanden doet zien. Zijn vijand niet lief te hebben is God niet beminnen, want de liefde, die wij voor onze vijanden gevoelen, maakt ons waardig Hem te dienen. Ze is de eenige liefde, die ons waarlijk doet liefhebben, omdat zij is zuiver en waar.

Provinciale Overijsselsche en Zwolsche courant, 21 décembre 1910


Traduction :

    Une étrange pétition contenant 160 000 signatures a été soumise au Parlement belge. Elle demande la reconnaissance d'une nouvelle religion, prêchée par "Antoine le guérisseur".
    Cet Antoine vit à Jemeppe-sur-Meuse, près de Liège. Il a maintenant 65 ans. Il travaillait dans les mines. On peut difficilement qualifier le nouvel apôtre de bruyant, car dans la petite église qu'il a fondée à Jemeppe, il tient des services divins quatre fois par semaine – pas le dimanche – mais à ces occasions, il ne prononce pas un mot. Il reste silencieux pendant une minute entière, étendant ses mains sur la foule assemblée, puis seul un membre du personnel dit : "Quiconque a une foi assez forte doit être guéri." Antoine est végétarien et vit en ermite, ne parlant qu'à travers le biais d’un ...... téléphone. Sa femme, Madame Antoine, surnommée "la bonne mère" reçoit quotidiennement des centaines de malades qu'elle guérit en imposant les mains et en évoquant Antoine le guérisseur.
    Dans le bâtiment de l'église de Jemeppe, ce qui suit est écrit en grosses lettres sur le mur au-dessus du podium sur lequel se tient le prophète. L’Auréole de la conscience. Un seul remède peut guérir l'humanité : La foi. C’est de la foi que naît l'amour. L’amour qui nous montre dans nos ennemis Dieu lui-même. Ne pas aimer ses ennemis, c'est ne pas aimer Dieu, car l'amour que nous avons pour nos ennemis nous rend dignes de le servir. C'est le seul amour qui nous fait vraiment aimer, parce qu’il est pur et de vérité.

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Modern Seers of Liège (The Sphere - Saturday 29 June 1935) (britishnewspaperarchive.co.uk)

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Modern Seers of Liège #1 (The Sphere - Saturday 29 June 1935)(britishnewspaperarchive.co.uk)Modern Seers of Liège #2 (The Sphere - Saturday 29 June 1935)(britishnewspaperarchive.co.uk)

 

 

      

Texte du bas de page:

    A bleak, tiled interior with white inscriptions on the walls, a gathering of devout men and women in decent Sunday black, sitting with folded hands on wooden benches; a portrait of a white-bearded giant with hand raised in benediction: it is morning service in the Antoinist temple at Liége. Brother Hosias, who is the founder's successor and is able to read his followers minds, stands almost in a trance, praying silently before the congregation. Then another brother mounts the chancel and reads from the writings of Father Antoin.  "There is but one remedy that can save mankind-Faith, and Faith gives birth to Love."
    Father Antoin, who died in 1912, began life as a metal-worker, barely educated, and of poor parentage. His powers began to show themselves in hypnotic healing, by which he made himself widely known and revered, so much so that the healed turned worshippers. An Antoinist Creed was established; wealthy patients in France and Belgium endowed the Temples, which now number forty-two and are attended by 200,000 people. After the Great Healer's death the Antoinists continued to administer to all those mentally or physically sick, and under the guidance of Brother Hosias continued to gain in strength. Brother Hosias has written up outside his house at Liége, "The sick and weary are welcomed at any time of the day and night."

The Sphere, Saturday 29 June 1935
(source : britishnewspaperarchive.co.uk)

Traduction :
    Un intérieur sombre, carrelé, avec des inscriptions blanches sur les murs, un rassemblement d'hommes et de femmes dévots, vêtus en habits du dimanche de couleur noire, assis sur des bancs en bois et les mains croisées ; le portrait d'un géant à la barbe blanche, la main levée en signe de bénédiction : c'est l'office du matin dans le temple antoiniste de Liège. Le frère Hosias, successeur du fondateur et capable de lire dans les pensées de ses disciples, se tient presque en transe et prie en silence devant l'assemblée. Puis un autre frère monte dans le chœur et lit des extraits des écrits du Père Antoine.  "Un seul remède peut guérir l'humanité : la foi, c'est de la foi que naît l'amour".
    Peu instruit et de parents pauvres, le Père Antoine, décédé en 1912, a commencé sa vie comme ouvrier métallurgiste. Ses pouvoirs ont commencé à se manifester dans la guérison hypnotique, par laquelle il s'est fait connaître et vénérer, au point que les guéris sont devenus des adorateurs. Un Credo Antoiniste fut créée ; de riches patients en France et en Belgique la dotèrent de Temples, qui sont maintenant au nombre de quarante-deux et sont fréquentés par 200 000 personnes. Après la mort du Grand Guérisseur, les Antoinistes ont continué à gérer tous les malades mentaux ou physiques, et sous la direction du Frère Hosias ont continué à gagner en force. Le frère Hosias a inscrit devant sa maison à Liège : "Les malades et les souffrants sont accueillis à toute heure du jour et de la nuit".

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