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Liège - les Temples protestants

Publié le par antoiniste

    Liège, grande ville du Prince-Évêque, si proche du pays d'origine du protestantisme, a vite été conquise par les nouvelles idées. Elle compte, comme la région, plusieurs temples protestants. Citons tout d'abord le premier (depuis 1819) qui se situé, avant sa destruction en 1937, juste à côté du temple antoiniste dans la rue Hors-Château (et non Sous-le-Château comme l'indique cette carte postale erronément).

Liège - les Temples protestants

    Il s'agissait alors de la chapelle des Ursulines. La commune demandait sa destruction pour faciliter l'accès des camions de la caserne de pompier qui se situe derrière. La commission royale d'art et d'archéologie envisageait plutôt la destruction du temple antoiniste ou le déménagement de la caserne, et voulait classer comme monument historique le temple protestant. Finalement il a été détruit, et l'emplacement est resté vide pendant de longues années. Maintenant un bâtiment qui déplairait encore plus que le temple antoiniste à la Commission remplit l'espace vide.

Liège - les Temples protestants

    Le prochain temple protestant à avoir été construit est celui de la Rue Lambert-le-Bègue, n°6-8 en 1860 dans un style éclectique à dominante néo-romane, par l'architecte Alfred Guilleaume.

 

Liège - les Temples protestantsLiège - les Temples protestants


 

 

 

 

 

 

 

 

   Puis deux suivront encore après l'établissement du culte antoiniste et la construction du temple antoiniste à Liège, la ville restant peu receptive au culte du Père Antoine : ce sont celui du Quai Godefroid Kurth 1, en 1930, dite église de la Rédemption, de style moderniste, art déco, par l'architecte et pasteur H. Havill Stanley, et celui du Quai Marcellis 22, en 1932 en art déco, par l'architecte Georges Appia (de Paris) et l'ingénieur John Soubre.
    On voit que le style art déco qui déplaisait tant à la Commission a également été choisi pour les temples protestants de la ville.

Liège - les Temples protestantsLiège - les Temples protestants

 

 

 

 

 

 

 

    L'intérieur des temples du Quai Marcellis et de la rue Lambert-le-Bègue symbolise encore bien les similitudes entre les dépouillements antoinistes et protestants.


Crédit photo : Fernand Antonioli
Tous droits réservés - Groupe FaceBook EPUB Liège-Marcellis - Communauté protestante libérale de Liège
et Eglise Protestante de Liège Lambert-le-Bègue

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Sprimont et Nessonvaux et ses Protestants

Publié le par antoiniste

     Nessonvaux et Sprimont ont été les premières "champs de travail" (respectivement 1845 et 1846) pour être prospectés successivement et parallèlement par le pasteur du Temple protestant de la rue Hors-Château à Liège

Sprimont - Protestants de Nessonvaux
Sprimont - Rue de la Poste (à gauche, le temple protestant)

    Le Temple protestant de Sprimont était dans la Rue de la Poste, aujourd'hui rue du Centre. La Rue Jean Schinler est la continuation de cette rue et s'appelait avant Rue du Centre (pour les anciens elle était la rue de la Foire). Les deux temples étaient à 10 min. à pied l'un de l'autre. Le temple protestant a subsisté jusqu'en 1965, et une banque l'a remplacé.

Sprimont - Protestants de Nessonvaux
Nessonvaux - Temple protestant

Le temple de Nessonvaux, plus au nord, existe encore et sert de Centre protestant avec Carrefour de jeunes et Centre de Rencontres et d'Hébergement.

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Verviers - les Temples protestants

Publié le par antoiniste

    Dans la région de Liège, Verviers, grandes villes industrielles (de textiles principalement) possède plusieurs temples protestants, dont le plus ancien de Belgique, à quelques mètres du temple antoiniste, à Hodimont :

Verviers - les Temples protestants

Hodimont - Rue du Temple
La vieille bâtisse avec le toit en appentis est le plus vieux temple protestant de Belgique (1711).

Verviers - les Temples protestants

Hodimont - Rue du Temple (aujourd'hui, Rue de Hodimont)
La configuration des rues n'a pas changée. Le temple a été complétement reconstruit au début des années 80.

Verviers - les Temples protestants

Les Frères de Plymouth occuperont le temple de la rue Donckier, construit en 1878, puis occupé par des Allemands lorsque la communauté construit, non loin de là, le temple de la Rue Laoureux en 1912.

Verviers - les Temples protestants

Verviers - Temple Évangélique, rue Laoureux

Endomagé par les bombardements en 1944, puis dégradé par le temps, il a été rénové en 2005. cf. Le Soir

Verviers - les Temples protestantsVerviers - les Temples protestants

 

extérieur actuellement
http://verviers-ville-lainiere.blogspot.com/p/prtestentisme.html


intérieur
Les temples protestants les plus vieux sont à Verviers et Eupen
lacapitale.be

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Protestants à Liège et environs

Publié le par antoiniste

 Protestants à Liège et environs

    La vieille bâtisse avec le toit en appentis est le plus vieux temple protestant de Belgique (1711). Il a été complétement reconstruit au début des années 80.


    Autre lieu de propagation du protestantisme en Belgique, avec le Hainaut, la province de Liège abrite plusieurs temples protestants (cf. le livre Le patrimoine protestant de Wallonie), dont le plus anciens du pays, à Hodimont (Verviers). Pendant l'époque des Églises clandestines, une petite enclave protestante subsiste en Outremeuse des États, c'est-à-dire à Olne et Dalhem, dans la partie du duché de Limbourg restée sous le contrôle des Provinces-Unies. De grands entrepreneurs protestants wallons, anglais ou allemands, comme John Cockerill, Johann Heinrich Peltzer, Georges Brugmann ou Jacques Engler, introduisent la Révolution industrielle en Wallonie, notamment à Verviers et Seraing. D'autres réfugiés wallons partis en exil vont fonder l'industrie sidérurgique en Suède sous la conduite de Louis de Geer (Liège 1587 - Amsterdam 1652).
    Dans les enclaves des Provinces-Unies (partie du duché de Limbourg), les communautés ont toujours été présentes, par exemple, en 1818, le pasteur Roediger des paroisses de Verviers-Hodimont, Dalhem et Olne, dessert aussi la paroisse protestante de Spa. Dans cette région, on applique le principe du simultaneum qui permet le partage d'une église entre les communautés catholique et protestante :
 - Olne - Église Saint Sébastien - Place Léopold Servais, 4877 Olne
 - Dalhem - Église Saint-Pancrace - Rue du Général Thys, 4607 Dalhem
    La communauté compte les grands noms de Henri Pirenne (Verviers 1862 - Uccle 1935) et Émile de Laveleye (Bruges 1822 - château de Doyon à Havelange, entre Huy et Marche-en-Famenne 1892, professeru d'économie politique à l'Université de Liège), l’historien Jean Sleidan, le pédagogue Jean Sturm.
    L’œuvre d’évangélisation se développe vers les localités proches et les faubourgs de Liège. Sont cités, dans les archives, comme « champs de travail » pour le pasteur et la communauté : Nessonvaux (1845), Sprimont (1846), Cheratte et Lize-Seraing (1853), Jupille, Beyne-heusay et Lantin (1863), La  Préalle (1867), Montegnée, Ans, Paifve, St Gilles, St Nicolas, Le Pansy sont successivement et parallèlement prospectés. Plusieurs lieux de culte seront créés dont certains subsistent encore.
    Les temples protestants de la région de Liège sont ceux de :
 - Hodimont (1711) - Montagne de l'Invasion 8 (anc. Rue du Temple), 4800 Verviers
 - Liège (1819-1937) - Rue Hors-Château 19 (alors à côté du temple antoiniste), 4000 Liège
 - Liège (1860) - Rue Lambert-le-Bègue, 6-8, 4000 Liège (éclectique à dominante néo-romane, arch. Alfred Guilleaume)
 - Liège (1930) - Quai Godefroid Kurth 1, 4020 Liège (église de la Rédemption) (moderniste, art déco, arch. pasteur architecte H. Havill Stanley)
 - Liège (1932) Quai Marcellis 22, 4020 Liège (art déco, arch. Georges Appia (de Paris) et ingénieur John Soubre)
 - Spa (1877) - rue Brixhe 24, 4900 Spa (néogothique, arch. Jean Legros)
 - Flémalle (1896) - Rue de la Fontaine 256, 4400 Flémalle
- Seraing (1852) - Rue du chêne 384, 4100 Seraing
 - Seraing (1900) - Rue Ferrer 100, 4100 Seraing (témoignages du cheminement de l'architecte Paul Jaspar vers l'Art nouveau)
 - Nessonvaux (1901) - Rue Gomélevay 62, 4870 Trooz (devenu Centre protestant de Nessonvaux. Carrefour de jeunes a.s.b.l.. Centre de Rencontres et d'Hébergement)
 - Cheratte (1906) - Rue Vieille Voie 18, 4602 Visé (arch. Henri Sauveur d'Herstal)
 - Amay (1911) - Rue de l'Industrie 7, 4540 Amay (arch. Henri Sauveur, après les plans d'un projet de l'architecte Siméon Dupont)
 - Verviers (1912) - rue Laoureux 33-35, 4800 Verviers (arch. Henri Sauveur)
 - Herstal (1925) - Rue du Temple 15, 4040 Herstal (arch. Henri Sauveur)
 - Houtain-Saint-Siméon (ca. 1925) - 4682 Oupeye (arch. Henri Sauveur)

    Dans les Cantons rédimés, naturellement les temples protestants sont également anciens :
 - Neu-Moresnet (1857) - Eglise Saint-Jean - Hasardstraße 8, 4721 Kelmis/La Calamine
 - Eupen (1855) - Friedenskirche - Klötzerbahn 32, 4700 Eupen
 - Saint-Vith (1847-bombardée en 1944, détruite en 1945)
 - Malmédy (1985) - Mattäuskirche - Rue de l'Abbé Peters 42, 4960 Malmédy

    Alleur compte un temple moderne dans la Rue François Ennot 91 (4432 Ans-Alleur). À Grâce-Hollogne (Rue Grégoire Chapuis), on trouve également un temple construit en 1980 après la fusion de deux communautés (Liège et Grâce-Hollogne).

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Un fonctionnaire antoiniste (Paris-midi, 25 juillet 1912)

Publié le par antoiniste

Un fonctionnaire antoiniste (Paris-midi, 25 juillet 1912)        UN FONCTIONNAIRE ANTOINISTE

    Un ancien président du conseil municipal, avec qui nous causions hier de ces antoinistes qui laissèrent mourir, faute de soins, un de leurs enfants malade, nous déclara avoir connu un haut fonctionnaire de la Ville, qui devait appartenir à cette secte.
    Un jour, en effet, que l'assemblée discutait des mesures les plus propres à enrayer une grave épidémie qui désolait la capitale, un des conseillers s'adressa à l'ingénieur en chef de la salubrité et lui demanda quel était son avis.
    Et le haut fonctionnaire de faire cette réponse inattendue :
    – Messieurs, toutes les mesures de prophylaxie que nous pourrons prendre ne seront que des palliatifs insuffisants. Car, si vous voulez connaître mon sentiment intime, les épidémies sont des manifestations du courroux céleste. Contre le microbe, il n'y a rien à faire, parce qu'il vient de Dieu...
    Il doit y avoir de nombreux fonctionnaires antoinistes...

Paris-midi, 25 juillet 1912

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Gustave Baivy (1842-1921), buste devant les écoles

Publié le par antoiniste

Gustave Baivy, buste devant les écoles

    Dans la petite cour précédant l'ancienne maison communale de Jemeppe, intéressant monument commémoratif de style néoclassique érigé à la suite d'une souscription publique dans les années 1920, en vue d'honorer la mémoire du musicien Gustave Baivy. L'ensemble se compose d'un haut socle en calcaire de section carrée gravé du nom de Gustave Baivy et sur lequel est posé un buste en bronze de l'artiste. Au pied du socle, un personnage féminin également en bronze et portant une couronne de laurier représente peut-être une muse.

source : Inventaire du patrimoine culturel immobilier

    Après avoir appartenu à la famille Courtejoie, le château Courtejoie passa à la famille de Lexhy, dont l'un de ses membres fut bourgmestre de Jemeppe. Ensuite il passa à son gendre Gustave Baivy et plus tard à son petit-fils, le notaire Baivy (qui porte également le prénom de Gustave). Actuellement, il est devenu propriété communale depuis 1963. La famille de Lexy (voir la tombe familiale dans le cimetière) était une famille importante d'industriels de Jemeppe.

    Louis Antoine a appris un temps de la trompette, peut-être sous la direction de Gustave Baivy, peut-être dans la salle des fanfares.

    En continuation de la rue Joseph Wettinck (où se trouve le buste), on a la rue Gustave Baivy (anciennement rue de l'Industrie).

    Gustave Baivy-de Lexhy (né en 1842 à Lustin-décédé en 1921 à Jemeppe) époux de Joséphine De Lexhy. Industriel. Directeur du service commercial des Tôleries liégeoises de Jemeppe. Fondateur et directeur de la Fanfare de Jemeppe fondée en 1865.
source : groupe FaceBook Jemeppe-sur-Meuse d'hier à aujourd'hui

Gustave Baivy, buste devant les écoles

Gustave Baivy, buste devant les écoles

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16 août 2020, au temps du Corona

Publié le par antoiniste

16 août 2020, au temps du Corona

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Impossible de trouver Dieu si ce n'est dans le « connais-toi »

Publié le par antoiniste

Impossible de trouver Dieu si ce n'est dans le  « connais-toi »Impossible de trouver Dieu si ce n'est dans le  « connais-toi »

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À Caudry (Le Fraterniste, 20 mars 1914)

Publié le par antoiniste

À Caudry (Le Fraterniste, 20 mars 1914)A CAUDRY

     MM. les catholiques continuent leur campagne contre les idées émancipatrices en faveur de la Raison qui caractérisent le spiritualisme moderne.
    Quand ils sentent une force menaçante pour l'intégrité de leur domination, ils s'efforcent de persuader à leurs ouailles, selon leur immuable habitude, qu'il n'y a de bon, de beau et de grand que ce qui est fait par l'Eglise...
    On constate leur étroitesse d'esprit quand on les voit attaquer ce qu'ils devraient considérer au contraire avec respect et vénération.
    Le Bien, partout où il se manifeste, n'est-il pas toujours le Bien ? Or cela n'est pas vrai pour les catholiques. Vous aurez beau guérir les malades, apporter la consolation aux désespérés, vous êtes impardonnable, si vous ne partagez pas leur foi.
    Nous plaignons sincèrement ces sectaires.

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    Voici l'article qu'a publié Monsieur le doyen Bricout, dans le « Bulletin de Caudry », numéro 87 de mars 1914.

L'ANTOINISME

      Nous savons de source certaine que des affidés de la secte spirite des Antoinistes cherchent en ce moment à pénétrer dans diverses maisons de la paroisse. Il est de notre devoir de mettre en garde nos paroissiens contre les menées de ces prétendus guérisseurs de toutes les maladies. Les employer, c'est courir au-devant de dangers réels, et c'est forfaire à la conscience chrétienne qui ne permet en aucune façon l'usage des moyens absolument défendus qu'ils emploient.
    1° C'est courir au-devant de dangers réels pour la santé, car ils interdisent l'usage des médecins qui ont fait des études spéciales pour la guérison des maladies, et ils se substituent à leur place, alors qu'ils ne sont que des ignorants. Que de malades qui auraient pu guérir par des moyens médicaux ordinaires, et qui ont péri entres les mains criminelles de ces charlatans !
    2° C'est forfaire à la conscience chrétienne que d'employer de pareilles gens.
    Ils remettent en effet des livres qui sont profondément immoraux par les principes qu'ils propagent. En voici deux citations :

     « L'homme est libre de faire ce qu'il veut, pourvu qu'il suive son instinct ;... le Mal n'existe pas. » Ailleurs, il est dit : « Nous ne devons jamais nous efforcer de faire le bien. »
    Les plus féroces assassins accepteraient cette morale facile, qui leur permet tout.
    Ce n'est pas tout. Leurs livres, remis toujours à ceux qui ont recours à eux, sont pleins d'erreurs doctrinales. Ils attaquent la Religion Catholique et nient ses dogmes. Personne ne peut donc en sécurité accepter de pareilles doctrines.
    Enfin leurs pratiques de guérison ne sont pas de simples passes magnétiques, mais elles vont jusqu'à l'évocation des esprits, c'est-à-dire jusqu'à l'évocation des démons.
    En résumé, les pratiques employées par ces malheureux tuent souvent les malades, tuent la foi, et sont au point de vue de la conscience, des plus criminelles. Sous aucun prétexte, on ne peut donc recourir à eux.

REPONSE A MONSIEUR LE DOYEN
BRICOUT

      Je n'ai pas la prétention, Monsieur le Doyen, de défendre ici les Antoinistes, ni d'écrire en leur nom. Ces gens s'appuient seulement sur leur conscience et l'enseignement du Père Antoine dans ce qu'ils croient être la Vérité.
    Mais comme vous visez indirectement (peut-être) tous les guérisseurs spirites, je crois qu'il est de mon devoir de vous répondre.
    Vous avez raison, Monsieur, nous allons jusqu'à l'évocation des entités bonnes de l'Espace pour obtenir la guérison des malades.
    Mais permettez moi une simple question : « Que faites vous donc vous même quand vous accompagnez vos malades à Lourdes ? » Ce n'est certes pas à la statue de la bonne Vierge que vont vos prières et vos supplications ; je ne ferai même pas l'injure de le supposer, car mieux que moi, vous savez que cette statue est inerte et que vous n'en obtiendrez rien. C'est donc bien à l'esprit de la Vierge que vous vous adressez. Comment appeler cela par un autre nom que celui de Spiritisme ?
    Relisez un peu l'Histoire du Catholicisme, Monsieur le Doyen, et vous verrez que tous vos plus grands saints étaient des Spirites. Pour n'en citer que quelques-uns, et non des moindres : St-Paul, St-Augustin, St-Antoine de Ligori, St-Antoine de Padoue, le grand thaumaturge ; tous sont Spirites de fait, sinon de nom.
    Jeanne d'Arc, médium spirite entendant ses voix.
    Manifestations spirites que les miracles accomplis par le Christ et ses apôtres.
    Ayez donc plus de tolérance et de charité. Messieurs. Adressez vous avec plus d'Amour et de Foi aux entités bonnes de l'Au-Delà, et tous ces miracles se renouvelleront par vous par la seule imposition des mains.
    Spirite encore, l'abbé Vianay, le bon curé d'Ars, dont les guérisons sont innombrables.
    L'Histoire de l'Eglise est pleine de manifestations spirites que nous, ignorants,  – comme vous nous appelez – nous connaissons.
    Vous parlez du Spiritisme, Monsieur le Doyen, mais vous n'en avez sans doute jamais fait, car alors, vous seriez étonné de savoir que le « démon » fait mal sa besogne. En effet, en invoquant les esprits bons, ils nous disent toujours : « Faites le Bien. Aimez-vous les uns les autres. Aimez toujours et quand même, marchez sur les traces du grand initié de Béthléem. Dieu est Amour, et l'Amour seul peut donner la Foi et régénérer l'Humanité. »
    Avouez avec moi que les Esprits que j'invoque sont de drôles de démons.
    Je me ferai un plaisir, Monsieur le Doyen de vous adresser toutes les semaines Le Fraterniste et vous vous rendrez compte que les malades guéris par les pratiques spirites sont tous, à quelques exceptions près, abandonnés par la médecine officielle, et qu'en les guérissant, nous ne causons aucun tort aux médecins.

     (Voir le jugement du tribunal correctionnel de Béthune, acquittement des guérisseurs spirites).
    Et pour conclure, je dirai que si la religion catholique s'inspirait réellement des idées chrétiennes, elle propagerait intensément les vérités spirites, qui permettent de consoler les âmes et de guérir les maladies à ceux qui ont compris sous leur vrai jour la Beauté, la Bonté et la Justice de la Grande Force de Vie Universelle, qui est Dieu.

 UN SPIRITE FRATERNISTE
CAUDRESIEN.

 Le Fraterniste, 20 mars 1914

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Temple antoiniste de Herstal (Balade Santé, Édition Spéciale 1, Cahier V02, Calaméo)

Publié le par antoiniste

Temple antoiniste de Herstal (Balade Santé, Édition Spéciale 1, Cahier V02, Calaméo)

Culte antoiniste

L'antoinisme est un nouveau mouvement religieux guérisseur fondé en 1910 par Louis-Joseph Antoine (1846-1912) à Jemeppe-sur-Meuse. Avec un total de 64 temples, plus de quarante salles de lecture à travers le monde et des milliers de membres, il se caractérise par une discrétion et une tolérance vis-à-vis des autres croyances. Antoine, le fondateur, travailla comme mineur dans sa jeunesse, puis comme métallurgiste. En 1906, il lance une religion, puis publie trois livres expliquant sa doctrine et dédicace le premier temple antoiniste. Après sa mort en 1912, sa femme Catherine établit un culte centralisé autour de la personne de son mari. Cette religion ne pratique pas de prosélytisme et, bien que centrée sur la guérison, n'interfère pas avec le domaine médical et ne décourage pas le recours à la médecine traditionnelle. Les services religieux se composent de deux formes de culte : « L'Opération générale » et « La Lecture ». Reconnue fondation d'utilité publique en Belgique.

Ils ont un temple à Herstal et à Vottem, ainsi qu'en Hors Château à Liège, à Jemeppe et à Seraing

Balade Santé, Édition Spéciale 1, Cahier V02 (Calaméo)

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