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Passage chez les Antoinistes (le blog de Christophe Colera)

Publié le par antoiniste

Passage chez les Antoinistes

27 Mai 2021 , Rédigé par CC Publié dans #Médiums, #Otium cum dignitate, #Spiritualités de l'amour 

Écriteau du Temple Le médium Reynald Roussel ayant dit sur YouTube récemment qu’il allait de temps en temps se recueillir chez les antoinistes (une "Eglise parallèle" de guérisseurs), cela m’a rappelé que Régis Dericquebourg, le préfacier de mon avant-dernier livre, avait enquêté sur leur compte. J’ai alors songé que pourrais peut-être moi aussi, leur rendre visite, et par exemple, puisque c’est une Eglise de guérison, leur soumettre une vieille tendinite que je traîne depuis des années. Je sais après mes expériences chez les médiums que ce genre d’aventure n’est jamais complètement « gratuit », il peut avoir des conséquences graves parfois, mais je n’aime pas vivre dans la peur, et puis j’ai tenté après tout des choses tout aussi périlleuses en février dernier lorsque je suis retourné voir en Béarn une magnétiseuse étrange qui avait été initiée chez les Tziganes…

J’ai donc saisi l’occasion de ma pause déjeuner pour me rendre en bus à l’église antoiniste de ma ville, qui se trouve dans un quartier un peu excentré.

Au bout d’une demi-heure, j’étais aux abords d’un bâtisse des années 1930 ou 50. L’affiche à l’entrée indiquait généreusement que l’église était ouverte tout le temps. Je pousse la porte, elle est fermée à clé. Un mot écrit en petit indique de sonner si tel est le cas. Je sonne. Au bout de deux minutes une voix féminine me répond : « C’est pourquoi ? » « Pour une guérison », dis-je. « Vous êtes qui vous ? » ajouta la voix désagréable comme une employée de la Sécurité sociale. « Je croyais que l’Eglise est ouverte à tout le monde » dis-je. « - Oui, c’est vrai mais je ne vous vois pas bien à la caméra. Pouvez-vous reculer svp ?

Bon, je vous ouvre, mais ça va prendre 5 minutes le temps que j’arrive. »

Père Antoine Enfin la voix ouvrit. C’était une petite dame sexagénaire, au cheveux assez courts frisés. Plus aimable qu’à travers l’interphone, elle me dit « entrez frère », puis commença à m’expliquer : « J’habite dans la partie arrière du temple. Je suis officiante avec mon mari. On peut dire bonne sœur. Vous venez pour quoi ? une prière ? Attendez je vais mettre ma tenue d’officiante. Entrez là en attendant, voici un dépliant que vous pouvez lire. C’est la première fois que vous venez ? La salle de prière est là à gauche. Et là à droite il y a les deux pièces où l’on reçoit les gens ». J’entre donc seul dans la partie gauche où je suis censé me recueillir. Cela ressemble à un temple protestant. En style dépouillé. Il y a au mur un portrait du père Antoine, le fondateur du mouvement dans les années 1900, portrait un peu gauche, et un de sa femme, ainsi que des écriteaux dont j’ai oublié le contenu. Au bout de quelques minutes, la dame ouvre la porte. Elle est vêtue de noir avec une coiffe sombre. Elle me présente son mari qui revient des courses, du même âge qu’elle, enrobé, qui me dit deux mots de leur « culte ». Il me dit qu’ils acceptent toutes les religions. « Nous ne sommes pas une secte » ajoute-t-il. « Oui, dis-je, c’est bien spécifié sur Wikipedia, la Mivilude ne vous classe pas parmi les sectes ». « Oui, surenchérit-il, tout le monde est libre de faire ce qu’il veut ici, on ne demande rien. Mais attention à Internet, il y a à boire et à manger sur ce qu’ils disent sur nous. Donc, oui, on accepte tout le monde. On reconnaît que chaque prophète a été utile à son époque : Moïse, Jésus, Antoine pour notre époque ». « - Il était médium, non ? » « Oui, au début » insiste-t-il comme pour laisser entendre que son envergure avait dépassé celle d’un médium par la suite. « Vous croyez que Jésus est ressuscité ? » demandé-je à tout hasard. L’homme est embarrassé. « Qu’il est ressuscité… heum… non, enfin chacun croit ce qu’il veut, mais nous pensons que c’est un prophète" "- Vous pensez que c'est un prophète comme les Musulmans" fis-je. Il ne relève pas et reprend "Un prophète qui a aidé l’humanité à avancer à son époque, comme Moïse avant lui. D’ailleurs il n’a pas renié Moïse n’est ce pas. Après chaque époque a cru sur lui ce qui lui était nécessaire. Et puis tout le monde évolue. L’Eglise catholique elle-même aussi non ? » « Oui, et pas toujours en bien » dis-je (évidemment je situais parfaitement le propos de  mon interlocuteur qui du point de vue chrétien est antéchristique, puisque selon a Bible est Antéchrist quiconque ne croit pas que Jésus est ressuscité, et cela rappelle l’évolutionnisme du Dr Rozier (voyez mon billet de 2017 là dessus).

Porte du Temple

La dame parut embarrassée de nous voir disserter de la sorte : "Oh ! moi pour un premier échange je ne dis jamais tout ça. Je suis plus terre à terre, plus pratique. Venez dans la pièce d'accueil (je ne sais plus comment elle appelait cette pièce) vous verrez les questions théoriques plus tard." On se retrouve dans une petite pièce avec là encore des portraits, des écriteaux. La dame fait préciser ce que je veux soigner. Je lui demande si je peux demander pour deux choses. Elle me répond "oh tout ce que vous voulez, vous pouvez même demander de gagner au loto. De toute façon le Père Antoine vous a pris dans son amour à partir du moment où vous avez franchi cette porte, maintenant vous allez voir il va se produire des choses étonnantes vous allez vois. Il y a une dame récemment qui est venue pour un cancer. Dans la foulée tout s'est combiné pour que ses rendez vous médicaux soient annulés et que tout s'arrange." Elle m'explique : "Je vais prier à voix haute. Mon mari, le frère officiant lui ne parle pas, mais moi je parle.

L'Eglise tient à l'anonymat pour que tout le monde se sente libre. Elle me demande quand même comment je les ai connus, ce qui me conduit à parler de mon livre sur les médiums.

Cela ne la fait pas réagir plus que cela. Elle me demande si je viens loin. Je dis le nom de mon quartier. Elle ne le connaît pas. Cela ne fait pas longtemps que le couple vit dans ma ville. Et l'église n'est ouverte en permanence que depuis juillet. Avant la dame a vécu à Auxerre, à Paris, à Valras, et même, toute petite, à Eaux Bonnes en Béarn. Elle a été comptable pour le magazine l'Express. "Vous avez été catholique ?" allais-je lui demander. "Oui ?" "- Vous avez donc quitté cette Eglise ?" "Non je ne l'ai pas quittée, je le suis encore différemment" allait-elle répondre. Chez les antoinistes on assume toujours le passé tout en le dépassant.

Mais pour l'heure elle fait la prière. Elle a dû briser un morceau d'anonymat en me demandant mon prénom. Donc devant la photo du fondateur elle dit "Voilà Christophe, qui n'est pas venu par hasard puisqu'il a cherché cette Eglise". Elle expose mon problème de tendinite. Puis termine sa prière avec "qu'il lui soit donné selon sa foi et son mérite". A la fin elle se tourne vers moi elle me dit : "Vous devriez aller voir une posturologue, pas une podologue, une posturologue. Comme on ne se connaît pas je ne peux pas vous en conseiller mais parmi les gens qui fréquentent le temple il y en a qui ont eu recours à ça". "C'est un message intérieur que vous avez reçu ?" demandé-je. "Je ne sais pas si l'on peut appeler ça comme ça, fait-elle, disons que ça m'est venu pendant la prière". Et comme elle a été aussi intuitive en songeant que j'avais peut être une jambe un peu plus courte que l'autre, elle ajoute "oh mais ici il n'est pas question de voyance, j'ai pensé à ça c'est tout".

Puis elle va me dire un mot sur leur Eglise devant une photo où l'on voit tous les temples de France (une trentaine peut-être). Leurs cérémonies, leurs prières. Il y a sept ou huit personnes qui y viennent régulièrement. Cela sent la religion sur le déclin. La dame, qui s'appelle Gabrielle je crois, dit qu'il n'y a pas assez de célébrants pour maintenir les temples ouverts. Comme j'ai demandé sur quoi portaient leurs lectures le dimanche, elle me montre deux livres noirs et un vert. Le vert est en vente. C'est la biographie "romancée" (précise-t-elle) du fondateur (ce culte de la personnalité fait vraiment penser au Cercle de Bruno Gröning. Les deux noirs sont les écrits du Père Antoine. Ils ne se vendent pas, mais les gens peuvent les avoir chez eux quand ils "montent" spirituellement en s'étant bien imprégné de l'esprit de leur Eglise. Voilà, elle me conseille de passer encore deux minutes en recueillement dans leur grande salle pour augmenter les chances de guérison. Elle insiste beaucoup sur leurs prochaines réunion de lecture, il y en a une ce soir si je veux. Trois ou quatre fois elle aura fait remarquer qu'on pouvait faire des dons mais que ce n'était pas obligatoire, qu'on était libre, même si enfin il fallait bien que l'Eglise vive, mais bon, de toute façon ils ne veulent rien savoir, tout est anonyme, donc soit on glisse dans la boîte aux lettres, mais ce n'est pas obligatoire. 

Je suis parti en glissant discrètement 10 euros. Pas sûr que j'y retourne, sauf si ma curiosité de sociologue me poussait à vouloir en savoir plus sur les gens qui assistent aux lectures et aux "opérations" comme ils appellent leurs cérémonies dominicales. La tendinite est toujours sensible. Mais personne ne m'avait promis que je pourrais "gambader tout de suite comme un lapin" pour reprendre les mots de la dame.

 

Source : Le blog de Christophe Colera, Sociologue, anthropologue, écrivain (auteur notamment de Les Médiums. Une forme de chamanisme contemporain  (recension par Régis Dericquebourg) et Le complotisme protestant contemporain qu’il évoque en début d’article comme son avant-dernier livre).
http://down-under.over-blog.com/2021/05/passage-chez-les-antoinistes.html

 

     On peut reconnaître par la porte d’entrée le temple de Rouen.

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New religion spreads in Belgium (The Champaign Daily News, 9 January 1911)

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New religion spreads in Belgium (The Champaign Daily News, 9 January 1911)

NEW RELIGION SPREADS IN BELGIUM

BRUSSELS. – A new cult has come into being in this country under the name of "Antoinistes," or followers of Antoine the Healer, of Jemeppe-sur-Meuse near Liege. The number of Antoine's disciples has creased rapidly, and a petition, signed by 160,000 of them, has just been presented to the Belgian government asking that the new cult may be legalized, as are the Catholic, Protestant, and Jewish religions, in order that It may share in certain civil advantages connected mainly with the property rights of its various temples. Antoine the Healer holds a silent service in his temple at Jemeppe-sur-Meuse on four days of each week (not on Sundays). He merely faces his congregation with lifted hand for a full minute, and walks out; then an adept says: "Everyone whose faith is strong enough must be cured." Louis Antoine, who is sixty-five, was formerly coal miner. He is a vegetarian and a hermit, speaking to no one except by telephone. His wife, Madame Antoine, "The Good Mother," performs cures as his deputy by waving her hand and invoking "Antoine the Healer."

The Champaign Daily News, 9 January 1911

 

Traduction :

UNE NOUVELLE RELIGION SE PROPAGE EN BELGIQUE

BRUXELLES. – Un nouveau culte a vu le jour dans ce pays sous le nom d'« Antoinistes », ou disciples d'Antoine le Guérisseur, de Jemeppe-sur-Meuse près de Liège. Le nombre des disciples d'Antoine s'est accru rapidement, et une pétition, signée par 160 000 d'entre eux, vient d'être présentée au gouvernement belge pour demander que le nouveau culte soit légalisé, comme le sont les religions catholique, protestante et juive, afin qu'il puisse bénéficier de certains avantages civils liés principalement au droit de propriété de ses différents temples. Antoine le Guérisseur tient un service silencieux dans son temple de Jemeppe-sur-Meuse quatre jours par semaine (pas le dimanche). Il se contente de faire face à sa congrégation, la main levée, pendant une minute entière, puis sort ; un adepte dit alors : « Toute personne dont la foi est assez forte doit être guérie. » Louis Antoine, qui a soixante-cinq ans, était autrefois mineur de charbon. Il est végétarien et ermite, ne parlant à personne sauf par téléphone. Sa femme, Madame Antoine, « La Bonne Mère », accomplit les guérisons en tant que son adjointe en agitant la main et en invoquant « Antoine le guérisseur ».

    On y retrouve les images publiées du Temple et de la Mère dans un article de The Illustrated London News (December 17, 1910).

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Le hasard (Le Fraterniste, 2 mai 1913)

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Le hasard (Le Fraterniste, 2 mai 1913)

LE HASARD pour être véritablement HASARD devrait procéder du zéro ou, ce qui est pareil, du RIEN ou NÉANT ABSOLU. Alors, vraiment, il serait : HASARD, c'est-à-dire : Effet sans cause !
   
Autrement, il a une cause et il n'est donc plus, en réalité, hasard ! Mais alors, s'il y a cause, nous devons la rechercher et la dévoiler cette cause.
    Et puis, est-il possible que des êtres puissent concevoir le Néant ? Où est-il ce néant-là ? Est-il possible qu'il puisse être, puisque tout a toujours été, sans commencement et sans fin ?...

Le Fraterniste, 2 mai 1913

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Antoinistischer Tempel (FaceBook Zeitraster Photography)

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Antoinistischer Tempel (FaceBook Zeitraster Photography)

Antoinistischer Tempel (source FaceBook Zeitraster Photography)

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La Révélation, Cause de la variété des partis et des groupes (p.27)

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La Révélation, Cause de la variété des partis et des groupes (p.27)

    La qualité du fluide d'un milieu explique l'aisance de compréhension des adeptes, leur bonheur, leur prosélytisme. Une seule pensée préside à la création de tout parti ; elle est nourrie en silence, longtemps peut-être avant d'être mise en exécution ; elle est cultivée avec amour, apparaissant chaque jour avec plus de puissance et de netteté, toujours plus certaine d'atteindre la fin qu'elle se propose.

La Révélation, Cause de la variété des partis et des groupes, p.27

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A New Religion with 160,000 Followers in Belgium (The New York Times, 1911-01-01 - Vol 60 Iss 19335)

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A New Religion with 160,000 Followers in Belgium (The New York Times, 1911-01-01 - Vol 60 Iss 19335)

source : https://archive.org/details/sim_new-york-times_1911-01-01_60_19335_0/page/n5/mode/2up


    On y retrouve les images publiées dans des articles du Leeds Mercury (December 14, 1910), de The Illustrated London News (December 17, 1910) et du Daily Mirror (December 14, 1910).

    Voici le texte des illustrations :

"ANTOINE" IN HIS TEMPLE.
This Photograph Shows the Leader of the New Sect "In Communication" With the Minds of Worshippers in the Antoinistic Temple. Services Are Held Monday to Wednesday, Inclusive. There is No Sunday Service. Antoine Was Formely a Miner.  (Antoine dans son temple : Cette photographie montre le chef de la nouvelle secte "en communication" avec l'esprit des adorateurs du temple antoiniste. Les services ont lieu du lundi au mercredi inclus. Il n'y a pas de service le dimanche. Antoine était autrefois mineur.).

A CRIPPLE WHO SAYS HE WAS HEALD.
"Antoinism" Is Apparently a Combination of Faith-Healing and Spiritualism and Its Founder's Followers Obey Him Unhesitatingly in Everything. Remarkable Cures Are Told About. In This Photograph the Man With a Cane is Said to Have Been Cured of a Disease of the Bones Pronounced Incurable at Hospitals. He is Being Held Up As An Example to the Cripple in the Chair. (Un infirme qui dit avoir été guéri : L'"Antoinisme" est apparemment une combinaison de la guérison par la foi et du spiritisme et les disciples de son fondateur lui obéissent sans hésitation en tout. Des guérisons remarquables sont racontées. Sur cette photographie, l'homme à la canne dit avoir été guéri d'une maladie osseuse considérée comme incurable dans les hôpitaux. Il est montré en exemple à l'infirme en fauteuil roulant.).

A FOLLOWER FROM NEW YORK.
Among Antoine's Disciples is Mme Guillaume, a French-Woman Who Lived in New York. She Claims to Have Been Cured of Hip Disease by Antoine. (Une adepte de New York : Parmi les disciples d'Antoine se trouve Mme Guillaume, une Française qui vit à New York. Elle prétend avoir été guérie d'une maladie de la hanche par Antoine.).

THE WIFE OF THE "HEALER."
Antoine's Wife, Know to the Sect as the "Dear Mother," Interviews Afflicted Visitors After Each Service. The Photograph Shows Her in the Garden of the "Healer"s" Home Which Adjoins the Temple. (La femme du guérisseur : La femme d'Antoine, connue dans la secte sous le nom de "chère mère", reçoit les visiteurs affligés après chaque service. La photo la montre dans le jardin de la maison du "guérisseur" qui jouxte le temple.).

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Spirites à Cambrai-Caudry (Bulletin de l'Union spirite française, v9, 1929)

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Spirites à Cambrai-Caudry (Bulletin de l'Union spirite française, v9, 1929)

    CAMBRAI. — Le Groupe Fraterniste Fénelon a vu se révéler deux médiums, l'un à incarnation, l'autre à écriture semi-mécanique, par l'intermédiaire duquel de beaux messages ont été obtenus. Le Président, M. Colignon, espère organiser bientôt une conférence à Cambrai, assuré par avance qu'elle provoquera l'intérêt de ses concitoyens.
    Le courage dont font preuve les membres du Groupe Fraterniste Fénelon, de Cambrai, nous fait bien augurer de son avenir.

Bulletin de l'Union spirite française (v9, 1929)

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Dom Gabriele Amorth - Nouveaux récits d'un exorciste (1993/2011)

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Dom Gabriele Amorth - Nouveaux récits d'un exorciste (1993)    Dom Gabriele Amorth - Nouveaux récits d'un exorciste (2011)Auteur : Dom Gabriele Amorth
Titre : Nouveaux récits d'un exorciste
Éditions : F.X. de Guibert (O.E.I.L.), 1993, Paris - 252 pages
Éditions du Rocher, Paris, 2011

    Évoque la visite dans un temple antoiniste :
    Elle lui suggéra d'aller dans une église « antoiniste », où on prierait sur elle. Armida s'y rendit et elle fut accueillie avec beaucoup de bonté et de désintéressement ; ils ont prié sur elle et les siens. Le résultat fut bon, en ce sens que tous les trois éprouvèrent un soulagement, mais sans obtenir la guérison qu'ils cherchaient. Dans ses recherches ultérieures, Armida a eu l'impression que c'est le démon qui la conduisait. Elle tomba sur une église dite « orthodoxe », où un jeune prêtre lui demanda de brûler des herbes une fois par semaine, à heure fixe.

    Quatrième de couverture :
    D'un côté un intérêt sans cesse renouvelé pour les films sur l'exorcisme et le paranormal. De l'autre, le silence et le doute, ou la négation, sur Satan ou celui que l'Ecriture appelle le « prince de ce monde ».
    Pourtant, les faits sont là. L'action surnaturelle de Satan peut se manifester et appelle parfois l'urgente nécessité du moyen extraordinaire que présente l'exorcisme au sein de l'Eglise.
    Dom Gabriele Amorth, exorciste du Vatican, n'est pas, loin de là, un obsédé du démon. Son récit s'inscrit dans un débat entre la tradition bimillénaire issue de l'Evangile et les tendances modernes méconnaissant l'action démoniaque ; entre les exorcistes qui font cavaliers seuls sans dialogue avec les psychiatres, et ceux qui considèrent que la psychiatrie est l'explication absolue...
    Après "Un exorciste raconte", véritable best seller en Italie depuis le début des années 90 et réédité aux éditions du Rocher en 2010, ce livre développe et enrichit les réflexions du premier, nourri d'expériences personnelles nouvelles ou vécues par d'autres.

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Crime de fanatiques (La Dépêche de Brest, 22 juillet 1912)

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Crime de fanatiques (La Dépêche de Brest, 22 juillet 1912)CRIME DE FANATIQUES

Ils ont laissé mourir sans soins
                        leurs deux enfants malades

                                                                       Paris, 21 juillet.
    Deux bébés qui meurent en l'espace d'un mois victimes du fanatisme de leurs patents, telle est l'affaire douloureuse et déconcertante dont le parquet de la Seine vient d'être saisi. Voici les circonstances dans lesquelles elle s'est présentée :
    Hier, après-midi, vers quatre heures, M. Métin, commissaire de police du quartier de la Sorbonne, était informé que le médecin de l'état civil avait refusé de délivrer le permis d'inhumer pour une fillette de quatre mois, Marie-Augustine Leclercq, morte le matin, au domicile de ses parents, 4, rue de la Parcheminerie. Le magistrat se rendit à l'adresse indiquée. C'était une baraque en planches faisant partie d'un groupe de hangars et de resserres édifiés sur l'emplacement des immeubles démolis, il y a deux ans, aux abords de l'église Saint-Séverin, lors de l'élargissement de la rue Saint-Jacques. Ce taudis servait d'abri et d'atelier, depuis le 8 juillet, à un nommée Jules Leclercq, âgé de 42 ans, à sa maîtresse, Mathilde Santel, âgée de 37 ans, et à leur enfant, Augustine Leclercq. Le ménage vivait chichement de la vente de sacs d'emballage que l'homme allait chercher dans les poubelles, le matin, ou qu'il achetait d'occasion à vil prix et que la femme raccommodait dans la baraque tant bien que mal.
    L'on se figure ce que pouvait être ce logis de misère.
    M. Mélin y trouva ses hôtes agenouillés tous deux au pied d'un grabat sur lequel reposait le cadavre de la petite Augustine. Le corps, d'une saleté repoussante, était violacé et sanguinolent. Un médecin, qui accompagnait le magistrat, diagnostiqua immédiatement que l'enfant avait succombé faute de soins. Les parents, questionnés, reconnurent sans difficultés du reste qu'ils n'avaient fait appel à aucun médecin, ni usé d'aucun médicament pour soigner leur fillette, malade depuis huit jours environ. Et comme M. Métin les interrogeait sur les raisons de cette criminelle insouciance, ils firent cette réponse inattendue :
    – Fidèles adeptes du père Antoine le Guérisseur, nous pensons que, seul, Dieu peut sauver et guérir, s'il le veut. Le Très-Haut a préféré rappeler auprès de lui notre enfant bien-aimée... Que sa volonté soit faite....
    Les malheureux appartenaient depuis six mois à cette nouvelle religion qu'a fondée en Belgique, il y a quelque temps déjà, celui que ses disciples ont surnommé Antoine le Guérisseur. Et l'on sait que les fidèles de cette religion nouvelle croient qu'il suffit d'invoquer la bonté de Dieu pour obtenir la guérison de leurs maladies.
    L'explication fournie par Leclercq et sa maîtresse ne devait pas cependant satisfaire le commissaire de police, qui les fit aussitôt arrêter. Quant au corps de l'infortunée fillette, il fut envoyé à la Morgue aux fins d'autopsie.
    L'enquête ouverte révéla qu'un autre enfant avait été victime de la superstition de Leclercq et de sa compagne. C'était un garçonnet, mort au début du mois de juin, à l'âge de deux ans et demi. Leclercq n'en était pas le père. Et ses voisins – il habitait alors 8, rue Saint-Julien-le-Pauvre – avaient murmuré que les mauvais traitements, cette fois, et le manque de soins n'étaient pas étrangers au décès de l'enfant. Mais ces premières accusations n'avaient pas été prises en considération.
    Jules Leclercq et Mathilde Santel vivaient ensemble depuis près de deux ans. Très connus pour leurs excentricités et leurs propos incohérents aux abords de la place Maubert, ils passaient pour un couple de malades, d'alcooliques et d'hallucinés. Ils ont été envoyés au dépôt.

La Dépêche de Brest, 22 juillet 1912

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Temple Antoiniste (mtn Gallery) de Forest (FB Jean-Pierre Lienard)

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Temple Antoiniste (mtn Gallery) de Forest (FB Jean-Pierre Lienard)

Temple Antoiniste (mtn Gallery) de Forest
(source FaceBook Jean-Pierre Lienard)

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