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Du travail dans les temples antoinistes (Unitif, années 20-30)

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Du travail dans les temples antoinistes (Unitif, années 20-30)

Du travail dans les temples antoinistes.

    Au temple de Jemeppe-sur-Meuse, Mère Antoine fait une opération générale au nom du Père, les quatre premiers jours de la semaine à 10 heures, sur toutes les personnes réunies dans le temple. Cette opération est suivie de la lecture des dix principes de Dieu révélés par le Père.
    Le temple est ouvert jour et nuit aux personnes souffrantes. Tout le monde est reçu gratuitement.
    La lecture de l'Enseignement du Père Antoine se fait le dimanche à 10 heures et tous les jours à 7 1/2 h. du soir, excepté le samedi.

    Dans tous les temples antoinistes, il y a recueillement suivi de la lecture des dix principes de Dieu révélés par le Père, les quatre premiers jours de la semaine à 10 heures. De cette façon, tous les assistants s'unissent en pensée à l'opération générale qui a lieu à Jemeppe.
    Comme à Jemeppe, les temples sont ouverts jour et nuit aux personnes souffrantes. Tout le monde est reçu gratuitement.
    Mère reçoit en particulier pour les mariages et les baptêmes (s'adresser à un adepte de service.)

Unitif, années 20-30

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Chez les Antoinistes, sur la grève (Le Soir, 24 avril 1913)(Belgicapress)

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Chez les Antoinistes, sur la grève (Le Soir, 24 avril 1913)(Belgicapress)

Chez les Antoinistes

    Notre auto dut aller du Val à Engis, c'est-à-dire fort loin pour pouvoir passer l'eau. Sur la route de Liége nous nous arrêtâmes à Jemeppe-sur-Meuse. Nous étions curieux d'avoir sur le conflit actuel l'opinion d'un antoiniste, voire de la Mère Antoine elle-même. A l'entrée du temple, aujourd'hui fameux dans le monde entier, nous trouvons une brave petite vieille aux gestes menus. Je suis la guérisseuse du temple, me dit-elle. Sur un ton sentencieux elle nous rappelle des enseignements du Père, de cet Antoine-le-Guérisseur, simple ouvrier métallurgiste, dont on vénère la mémoire jusqu'au fond de l'Egypte et de la Nouvelle-Zélande. « Celui qu'a foi », nous dit la guérisseuse du temple, « il sent comme un courant électrique qui passe en lui... »
    Nous demandons à cette vénérable thaumaturge ce qu'elle pense de la grève générale, et si elle ne craint pas que ce conflit brise le lien moral qui doit exister entre tous les frères en Antoine. La guérisseuse me dit qu'elle va faire venir quelqu'un qui s'explique mieux qu'elle. En attendant son retour, je lis au-dessus d'une fontaine cette inscription touchante : « Cette fontaine n'a d'autre destination que de désaltérer ceux qui viennent dans ce temple. En faire un autre usage est un manque de foi qui porterait plutôt obstacle à la guérison... »
    Voici une « sœur », une grande-prêtresse du culte antoiniste. Elle nous dit que beaucoup de mineurs en grève assistent aux offices, aux « consultations du matin ». Elle ne croit pas que la grève nuise à la loi morale. « Des antoinistes font la grève, d'autres ne la font pas. Tout est bien. Nous ne voyons le mal nulle part. »
    J'ai déjà entendu de tels propos naguère, chez le Père Dor, à Roux.
                                                     FRAM.

Le Soir, 24 avril 1913 (Belgicapress)

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Christophe Bourseiller - Guide de l'autre Paris (2001)

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 Christophe Bourseiller - Guide de l'autre Paris (2001)   Auteur : Christophe Bourseiller
Titre : Guide l'autre Paris
Édition : Bartillat, Paris, 2001 (241 pages)

    Pour le XIIIe arrondissement, à la p. 155, dans les Lieux de culte inattendus, on évoque le temple antoiniste du 34, rue Vergniaud :

    Voici sans conteste une adresse exotique. Le culte antoiniste tire son nom de son guide et fondateur, Louis Antoine, que ses disciples nomment en toute simplicité : le Père. Religion guérisseuse, inspirée tout à la fois du christianisme et de la théosophie, l'antoinisme possède de bien curieux temples. Ainsi cette belle bâtisse blanche, surmontée d'une large inscription : « Culte antoiniste ». De nombreux adeptes viennent prier tout le jour, dans l'espoir d'obtenir miracles et guérisons. D'étranges créatures dont la tenue tient à la fois du costume folklorique breton et de la robe de bonne sœur, accueillent le visiteur. Renseignement pris, il s'agit des « costumées du porche », auxquelles il est loisible de poser toutes les questions possibles. Mais attention. Sitôt pénétré dans l'enceinte sacrée de ce temple aux teintes vertes, plus question d'ouvrir la bouche. On se tait, devant le Père...


   Plutôt bienveillant dans son autre livre, le Guide de l'autre France, l'auteur "en fait des tonnes" pour coller à la ligne éditoriale du livre.  

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Charité chrétienne (La Bonne guerre, 10 juin 1922)

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Charité chrétienne (La Bonne guerre, 10 juin 1922)A l'Hôpital Saint-Gatien
Charité chrétienne

    Le 1er mai, entre 15 et 18 heures, sur l’ordre d'un docteur de notre ville, un malade fut conduit à l'hôpital Saint-Gatien pour y subir une opération des plus [urgentes].
    Dès son arrivée le malade fut mis au lit et les personnes qui l’accompagnaient reçues avec affabilité.
    En attendant le docteur, retenu par son service, une religieuse [demande alors au] malade s'il ne désirait pas [l’assistance] d’un prêtre. Très lucide, le malade refusa, faisant connaître que la religion catholique n'était pas sienne, étant antoiniste. – N'en parlons plus, dit la religieuse.
    Mais elle se crut obligée (par conscience ou par ordre) d'en référer à la supérieure. Cette dernière vint aussitôt trouver les personnes accompagnant le malade et leur signifia qu'elle ne pouvait recevoir et garder que les catholiques ; que les antoinistes étaient des damnés, des démons que l'enfer guettait.
    Outrée de telles paroles et d'un pareil procédé à l'égard d'un malade en danger de mort, une des assistantes fit très poliment remarquer que l'hôpital recevait des catholiques, des protestants, et des juifs ; qu'elle ne comprenait pas un tel excès de langage et de rigorisme à l'égard des antoinistes ; que devant da souffrance humaine, on ne devait voir en conscience qu'un cas d'humanité.
    Sur cette simple observation, la supérieure devint furieuse (la colère est un péché, ma mère !) et répondit méchamment : « Je ne veux pas qu'il meure ici. », et réitéra ses insanités à l'égard des antoinistes.
    Malgré les promesses qu'en cas de décès le corps serait transporté au domicile du défunt, elle osa déclarer qu’elle n'avait aucune confiance en la parole de suppôts d'enfer.
    Entre temps le docteur était arrivé et, ignorant tout, se disposait à opérer le malade, mais la supérieure vint lui interdire de toucher au patient, ce dernier étant antoiniste.
    Le docteur lui fit doucement mais fermement observer qu'en toutes circonstances, il était avant tout chirurgien, et que son devoir lui imposait de faire tout ce qui était en son pouvoir pour calmer les souffrances et essayer de sauver la vie des malades.
    De telles paroles auraient dû éveiller la conscience de la supérieure ; il n'en fut rien et le docteur dut s'incliner devant le refus brutal de la supérieure directrice de l'établissement. Il ne put opérer celui qui gémissait sur son lit de douleurs et dont la vie dépendait d'une opération immédiate. Faisant son devoir jusqu'au bout, le docteur procura immédiatement les pièces nécessaires pour le transport et l'admission de toute urgence du malade au Grand-Hôpital où le malheureux, après toutes ces émotions et les secousses endurées dans les voitures expira vers 18 h. 1/2, c'est-à-dire une heure après son entrée.
    Et voici la conséquence de l’attitude abominable de cette mère supérieure dont la religion enseigne l'amour du prochain.
    La vieille tartufe se croit revenue aux beaux jours de jadis où, le Christ d'une main, la torche ou l'épée de l'autre, les nobles chevaliers faisaient la propagande catholique en brûlant, pillant, en mettant tout à feu et à sang.
    Ayant vu, pendant la guerre, l'armée de la France entre les mains des officiers, de jésuitières, et depuis la Chambre du Bloc national aux ordres de Daudet et du Vatican, elle espère bientôt revivre les époques sanglantes dont l'histoire du catholicisme est tout entière remplie : à l'étranger comme à l'intérieur de notre pays, croisade des Albigeois, dragonnades, Saint-Barthélémy, Inquisition.
    En attendant, la supérieure de Saint-Gatien se contente de laisser mourir sans soins les antoinistes, sans s'apercevoir que de tels actes soulèvent de dégoût et de colère tous les honnêtes gens.
    Continuez, ma bonne mire, votre excellente propagande anticléricale !

La Bonne guerre (édité à Tours), 10 juin 1922


    Cet article peut être mis en parallèle d'une histoire qui fit bien plus de bruit, parce que cette fois-ci c'est un antoiniste qui aurait laissé mourir, en 1912, son enfant faute de soin.

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Un portrait par jour (Le Nouveau siècle, 21 février 1928)

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Un portrait par jour (Le Nouveau siècle, 21 février 1928)

Un portrait par jour

    D'André Thérive, l'auteur de Sans Ame, ce portrait du père Antoine, fondateur de l'antoinisme.
    Son image ne préside aux temples que depuis trois ans, bien qu'il ait été désincarné en 1912, le 25 juin, à l'âge de 65 ans, ce qui est jeune pour un guérisseur. Mais quoi, le Père Antoine, ancien mineur, ancien concierge aux tôleries, survit assez : il a la barbe et le cheveu blancs comme feu le zouave Jacob, la prestance d'un moujik vénérable, l’œil flambant, le geste bénisseur. Son portrait est un agrandissement photographique an fusain, à vingt-quatre francs quatre-vingt-quinze, et dans un coin, l'artiste a signé de son paraphe superbe.

Le Nouveau siècle, 21 février 1928

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Récits de Vie (ASBL Phénix-2013-14)

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Récits de Vie (ASBL Phénix-2013-14)Récits de Vie (ASBL Phénix-2013-14)-Apocalypsychose

 

 

Titre : Récits de Vie
Réalisés par les bénéficiaires du Centre de Jour de l'ASBL Phénix dans la cadre des ateliers « Ecriture »
Éditions : ASBL Phénix (2013-2014), Jambes (Province de Namur), 148 pages -
Editeur responsable : Leonardo DI BARI, Directeur
cf. https://fr.calameo.com/books/005754060dcb0314ee29d

    Dans les Commentaires de son récits autobiographiques, Apocalypsychose (d'après Jean l'Evangéliste, le Père Antoine, Gaston Leroux, Michel de Ghelderode, Dan Kiley, Francis Coppola et des auteurs anonymes), un des sept auteurs anonymes fait part (p.123) de sa découverte de l'Antoinisme :

    C'est dans ce contexte que je découvris l'antoinisme, une spiritualité fondée cent ans auparavant par le Père Antoine. Ce catholique, converti au spiritisme, avait voyagé en Europe centrale et en avait ramené une philosophie orientale qu'il avait adaptée à l'intention des Occidentaux. Cette doctrine recommande d'agir toujours en fonction de notre naturel. En fonction de notre niveau spirituel et compte tenu des moyens dont nous disposons, nous devons agir le plus authentiquement possible. La prudence et la retenue ne doivent pas guider notre vie si nous ne le souhaitons pas. Nous sommes seuls juges des limites que nous dépassons. Ce sont les remords que nous éprouvons lors de certains passages à l'acte qui nous recentrent. Le changement ne peut survenir qu'à l'issue d'une prise de conscience.
    Par conséquent, le mal n'existe pas. Un évènement n'est jamais mauvais en soi et ce n'est que le regard que l'on porte dessus qui le détermine comme tel. Il nous arrive, d'ailleurs, de constater que d'un mal peut naître un bien. Or, aucun bien ne pourrait naître d'un mal absolu.
    Dans mon récit, j'ai fait accepter, à Jean, que Mina se soit volontairement abandonnée à Erik.
    Dans la réalité, j'ai reconnu que j'avais eu besoin de vivre tout ce que j'avais vécu, y compris ce qui pourrait être interprété comme étant le pire.
    Quant à la destruction, dans le récit, du Roi de l'abîme lors du Conseil des mille milliers, elle représente symboliquement la nouvelle façon de penser que j'ai désormais adoptée. Le Roi représentant le mal, sa destruction entraînait, par là même, la destruction de la vue du mal ! Depuis, je ne vois effectivement plus les choses en termes de bien et de mal. Je ne les vois qu'en termes de faits qu'il s'agit de comprendre en remontant à leur cause.
    Je tiens à préciser que je ne suis pas antoiniste et que je ne l'ai jamais été. Si j'ai assez bien adhéré aux aspects philosophiques de la doctrine du Père Antoine, il n'en a pas été de même des aspects religieux. Les croyances en Dieu, en la réincarnation et en l'efficacité de la prière n'étaient pas vérifiables. Or, seul ce qui l'était m'intéressait désormais. Je suis donc toujours resté extérieur à ce mouvement.
    J'avais découvert l'antoinisme dans des temples qui lui étaient consacrés. Les offices qui s'y déroulaient étaient d'une grande sobriété. L'un d'eux consistait en une lecture extraite d'un des ouvrages du Père Antoine. C'était un desservant qui s'y attelait. Dans le temple que je fréquentais plus particulièrement, c'était une desservante. Il n'y avait jamais grande affluence. Je me suis le plus souvent retrouvé tout seul dans l'assemblée ! Mais même lorsqu'il n'y avait personne, la desservante procédait à la lecture à voix haute afin d'en faire profiter les esprits ! De par sa qualité de médium, elle prétendait, en effet, ressentir leur présence. Et il m'est arrivé d'imaginer qu'en fait, elle était seule à me voir de la même façon que, dans le film Sixième sens, Cole Sear, le petit garçon médium est seul à voir le docteur Malcolm Crowe, qui ignore être mort. J'aurais, moi-même, été mort sans m'en être rendu compte... C'est la raison pour laquelle, dans mon récit, Jean assiste au réveil de Daroga par Erik en présence de Mina sans que personne ne le voie. Ce n'est pas explicite, mais j'ai effectivement fait mourir Jean ! En fait, il n'a pas survécu à la noyade...

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Développement, Arbre de la science de la vue du mal, le bien, interprété l'opposé de la réalité (p.302)

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   La foi seule peut comprendre la foi (Développement, p.302)

 

 

 

 

 

 

 

 

       Nous avons souvent répété que la foi seule peut comprendre la foi et sans travailler à l'acquérir, ces questions sublimes nous restent ignorées. La foi seule fera de nous le vrai Dieu.

Développement de l'Enseignement du PèreArbre de la science de la vue du mal, le bien, interprété l'opposé de la réalité, p.302

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Développement, Arbre de la science de la vue du mal, le bien, interprété l'opposé de la réalité (p.302)

Publié le par antoiniste

   La foi seule peut comprendre la foi (Développement, p.302)

 

 

 

 

 

 

 

 

       Nous avons souvent répété que la foi seule peut comprendre la foi et sans travailler à l'acquérir, ces questions sublimes nous restent ignorées. La foi seule fera de nous le vrai Dieu.

Développement de l'Enseignement du PèreArbre de la science de la vue du mal, le bien, interprété l'opposé de la réalité, p.302

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Lisez et relisez l'Œuvre (Fascicule Antoine le Guérisseur)

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Lisez et relisez l'OEuvre (Fascicule Antoine le Guérisseur)

Lisez et relisez l'Œuvre morale du Père dont
l'esprit est illimité et ne se découvre insensiblement
que par des hommes d'expérience, lettrés ou non.

(Fascicule Antoine le Guérisseur)

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Le médium-guérisseur Louis-Antoine (Le Messager, 15 août 1901)

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Le médium-guérisseur Louis-Antoine (Le Messager, 15 août 1901)

Le médium-guérisseur Louis-Antoine

Nous lisons dans le Journal de Liége du 1er août 1901 :
    « Jemeppe. – Le parquet composé de MM.Gonne, substitut du Procureur du Roi, Thuriaux, juge d'instruction ; Charlier, greffier ; les médecins légistes Corin et Lenger, a fait une descente lundi à Jemeppe, au domicile du sieur Antoine, empirique qui, en moyenne, reçoit par jour deux cents malades et blessés venant de tous les pays.
    » Le parquet s'est tenu trois heures dans le cabinet de A. assistant à la visite des malades.
    » L'empirique A. fait, avec les mains, des passes sur ses clients, leur ordonne de prier Dieu, et les renvoie avec la foi qui les guérit.
    » La police prenait les noms des malades et les interrogeait.
    » Les clients sont appelés par ordre et doivent se faire inscrire le jour qui précède la consultation ; il y a cohue tous les jours et des chariots amènent pendant la nuit des malades qui veulent être visités dès l'ouverture du cabinet de consultation. »

*
*   *

    Des renseignements pris à bonne source nous permettent de rectifier et de compléter ce a « communiqué » du Parquet envoyé aux grands quotidiens de Liége.
    1er POINT. – Jamais il n'y a eu de visite médicale faite par M. Antoine. Il ne procède actuellement que par des passes, ne recommandant, ni n'indiquant aucun remède.
    En fait de visite, il y a eu celle de ses meubles pratiquée sur l'ordre du magistrat. Qu'il avait donc raison celui qui affirmait que l'homme le plus puissant d'un Etat, c'est... le juge d'instruction !
    2e POINT. – Le nombre moyen de personnes malades reçues chaque jour chez M. Antoine n'est pas de 200, mais d'environ 115.
    3e POINT. – Si quelques francs en menue monnaie sont récoltés journellement, provenant de malades qui veulent absolument déposer leur obole pour être distribuée à plus malheureux qu'eux, rien n'autorise les insinuations malveillantes de certains journalistes, qui ne peuvent admettre le désintéressement humain absolu. Au surplus, M. Antoine entend garder sa liberté de distribuer les aumônes recueillies chez lui. Il est bon juge, du reste, pour distinguer les misères dignes d'être secourues.
    Au sujet de sa faculté incontestée de guérisseur, nous ne pouvons rien ajouter qui ne soit connu de nos lecteurs. Aux dépens de son repos et de celui de sa digue épouse si dévouée, M. Antoine voit tous les jours sa notoriété s'étendre davantage et un monde de malades affluer dans sa demeure venant de tous les coins du pays et même de l'étranger. Chacun se demande comment il peut suffire à un labeur si au-dessus de ses forces physiques. Mais ainsi qu'il le déclare, l'assistance spirituelle qui l'entoure et le protège ne lui procure que bien-être et satisfaction morale, et une déperdition de force vitale est vite réparée par ces docteurs de l'espace dont la science profonde n'a rien de commun avec celle des médecins, légistes et autres.

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    Cette seconde descente de parquet a suivi de quelques jours la visite de M. Jules Bois, qui poursuit dans le journal parisien, le Matin du 3 août, son enquête sur le spiritisme.
    L'article consacré à M. Antoine est très élogieux, bien que déparé par une interprétation erronée des sentiments de modestie bien connus qui caractérisent ce guérisseur renommé.

Le Messager, 15 août 1901

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