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Acte de naissance de Louis Martin Joseph Antoine, le fils

Publié le par antoiniste

   J’ai fait la demande d‘une copie couleur de la page du registre des naissances et baptême pour le fils de Père et Mère, né le 28 septembre 1873 à Hamborn-Meiderich (ville maintenant rattachée à Duisbourg).

    J’ai reçu donc ceci :

Acte de naissance et de décès du Louis Martin Joseph Antoine, le fils

    Accompagné du courriel suivant des archives de Rhénanie du Nord-Westphalie pour la région du Rhin :

Landesarchiv Nordrhein-Westfalen
Abteilung Rheinland
Schifferstraße 30
47059 Duisburg
www.lav.nrw.de

Beurkundung der Geburt bzw. Taufe Louis Martin Joseph Antoine 23.09.1873 in Meiderich (Duisburg) ~ 28.09.1873 in der katholischen Gemeinde Hamborn (Duisburg), St. Johann.

Abschrift des Amtsgerichtes Duisburg unter PA 1204 AG 026/03, S. 648, Eintrag 327

 

    À l’ouverture du document, il m’est apparu que le document serait écrit en vieille écriture allemande, ce que je croyais être du Suetterlin (Sütterlin), mais étant encore plus ancienne, la Kurrentschrift, et donc voici deux exemples :

Acte de naissance et de décès du Louis Martin Joseph Antoine, le fils

  Acte de naissance et de décès du Louis Martin Joseph Antoine, le fils

Deutschland (Allemagne en allemand en écriture Kurrent et en écriture Suetterlin)

   J’ai donc fait appel à une association de découverte, cours et entraînement à la vieille écriture manuscrite allemande complétement tombée en désuétude (abandonné en 1941, mais apprise en plus de la latine jusque dans les années 80) et que plus aucun Allemand n’est capable de lire : https://suetterlinstube.de/kontakt.php

Sehr geehrte Damen und Herren,

Ich habe diese Beurkundung bekommen und kann mehrere Wörter nicht entziffern, komm auch dazu, dass ich kein deutscher Muttersprachler bin ! Es scheint mir in Kurrentschrift zu sein.
Ich bin sicher, dass Sie mir helfen können.
Auf diese Stelle, ich entschuldige mich für meinen Grammatikfehler,

mit freundlicher Grüße,

 

    La réponse de l’association a été :

Sütterlinstube Hamburg e.V.    Auftrag Nr. 357
Reekamp 49 – 51
22415 Hamburg
E-Mail: suetterlinstube@schriftuebertragung.de

Übertragung eines Geburtseintrags

Ihr Text wurde übertragen von B.Balkow und B.Sommerschuh,
ehrenamtlich Tätigen der Sütterlinstube Hamburg e.V.

Die Bearbeitung Ihres Auftrages erforderte ½ Stunde.

Hamburg, 02.11.2020

    Voici la ligne concernant le fils de Père et Mère :

Acte de naissance et de décès du Louis Martin Joseph Antoine, le fils

 

    Voici la transcription de la ligne concernant le fils de Père et Mère :

Laufende
No

Tag der
Geburt
u. Taufe

Namen
des
Kindes

Namen und
Stand der
Eltern
1873

Wohnort
und
Haus=
No 

Pathen

327

23 Septbr

28      "

Louis Mar=
tin Joseph

Louis Antonie, Fbbtr.
Johanna Kollar

Vorwinkel
No 6

Martin Antonie
Katharina Lastiel

 

     Avec la plus grande attention, on indiqua en note quelques remarques :

- Pathen, est une ancienne forme orthographique de Pate (au pluriel).
- Fbbtr. est certainement une abréviation pour Fabrikarbeiter (c’est une abréviation qui revient souvent sur la page).
- Vorwinkel n’existe pas à Duisbourg, il s’agit éventuellement de Vohwinkel.

     Voici donc la traduction, avec correction des noms indiqués :

Numéro consécutif

Jour de la naissance et de baptême

Nom de l’enfant

Nom et
situation des
parents en 1873

Domicile et
N° de maison

Parrains

327

23 sept.
28    "

Louis Mar-
tin Joseph

Louis Antoine, ouvr.
Jeanne Collon

Vorwinkel
No 6

Martin Antoine
Catherine Castille

    Les noms étant transcrits approximativement et parfois germanisés, il est difficile de dire si d’autres enfants nés de Wallons apparaissent sur le registre.

    On peut voir l'acte de décès du fils de Père et Mère Antoine à la page suivante.

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Jemeppe - Le Passage à Niveau et la Gare

Publié le par antoiniste

Jemeppe - Le Passage à Niveau et la Gare

La gare est alors située dans l'actuelle Avenue du Général Leman (au niveau de la station service et du Colruyt) qui commence alors à peu près au niveau du café avec l'inscription Hôtel de Nord et la publicité Dubonnet.

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Caudry (Journal officiel de la République française 4 octobre 1923)

Publié le par antoiniste

Caudry (Journal officiel de la République française 4 octobre 1923)

28 septembre 1923. ASSOCIATION DU CULTE ANTOINISTE, rue de Demain, à Caudry (Nord), qui a pour but de propager l'enseignement moral révélé par le père Antoine, dans son temple de Jemeppe-sur-Meuse, de 1906 à 1909.

Journal officiel de la République française. Lois et décrets, 4 octobre 1923

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Le signe fraterniste (Le Fraterniste, 1er août 1923)

Publié le par antoiniste

Le signe fraterniste (Le Fraterniste, 1er août 1923)

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Position durant la lecture et l'opération

Publié le par antoiniste

    Personne ne vous en voudra si vous restez assis ou si vous tardez à vous lever au moment de l'Opération ou du recueillement. On sait par expérience que la pression du groupe pousse insensiblement une personne seule à suivre ce que les autres font.
    Cependant il est d'usage avant de s'assoir de rester un moment debout pour se recueillir (on peut lire l'Auréole la Conscience). Ensuite c'est assez simple, vous vous levez quand le desservant et les costumés se lèvent et vous pouvez rester assis quand ils restent assis. Au moment de l'Opération et d'un recueillement, on sera debout (c'est un moment solennel, souvenons-nous que le Père marque alors sa présence, c'est le moment de réellement se concentrer sur son Moi intérieur, sa Conscience). Pour la lecture, on est assis.
    L'Opération est annoncée par trois coups de sonnette.
    À mon avis, le nombre des coups de sonnettes a été établi dans un sens pratique : premier coup, on sort de son recueillement, deuxième coup, on sait qu'on doit se lever, troisième coup, on est debout. En France, il est d'usage de dire que les trois coups signifient : .... AMOUR .... INTELLIGENCE .... CONSCIENCE.... On se lève, au troisième coup. À ce moment, le desservant sort de son cabinet de consultation et monte à la grande tribune.
    En France, il y a encore une lecture après l'Opération, généralement elle est courte et on reste alors debout. On peut y faire également après cela une annonce spéciale (en général celui qui fait le porche) : fête du Père, de Mère, du 15 août, ou l'anniversaire d'un temple pour ses 50 ans ou ses 100 ans d'existence...

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Pensée au cimetière (Archive Roland AE Collignon)

Publié le par antoiniste

Pensée au cimetière (Archive Roland AE Collignon)

Pensée au cimetière avant le pèlerinage à la source du Père Antoine et au Temple de Nandrin
(Archive Roland AE Collignon)

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Portrait de Mère par Roland AE Collignon

Publié le par antoiniste

Portrait de Mère par Roland AE CollignonPortrait de Mère par Roland AE Collignon

Portrait de Mère par Roland AE Collignon (couleur et noir/blanc)

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Anton der Heiler (Psychische Studien-Heft 8-August 1912)

Publié le par antoiniste

Anton der Heiler (Psychische Studien-Heft 8-August 1912)

d) Anton, „der Heiler“, mit dessen Wunderkuren und neuer Religion die „Psych. Stud.“ sich wiederholt – am ausführlichsten in dem Bericht unseres ärztlichen Mitarbeiters, Dr. Med. Freudenberg, im Maiheft 1911, S. 304 ff.: „Etwas vom Antoinismus“ – beschäftigt haben, ist, wie aus Brüssel gemeldet wird, kürzlich am Ort seiner ausgedehnten Wirksamkeit zu Jemeppe an der Maas, im Alter von 66 Jahren gestorben. Louis Antoine arbeitete in jüngeren Jahren in Rußland und kehrte von dort anfangs der neunziger Jahre nach Belgien zurück, wo er eine förmliche Kolonie seiner ca. 100 000 Anhänger gründete und, offenbar unter den Einfluß der Lehren des Grafen Tolstoi, einen vereinfachten Katholizismus verkündigte. Er hatte sogar Anhänger in Deutschland und den Vereinigten Staaten von Nordamerika, die alljährlich zu ihm pilgerten. Eine Petition der „Antoinisten“ um staatliche Anerkennung ihrer „Religion“ wurde von der belgischen Kammer abgewiesen. Auch mit dem Strafrichter kam der ehrwürdige und uneigennützige Prophet wiederholt wegen Kurpfuscherei in Konflikt, wurde aber nur einmal zu einer geringfügigen Geldstrafe verurteilt. Als Magnetiseur heilte er in seiner Heimat unentgeltlich, dagegen hatte er sich schon in Rußland ein Vermögen erworben, das nun seiner Witwe zufällt, die er auf dem Totenbett als Priesterin seiner Religion an die Spitze seiner gläubigen Gemeinde stellte. Viele Tausende von überallher wohnten seiner Beerdigung bei.

Psychische Studien (Heft 8), August 1912

 

Traduction :

d) Antoine, "le guérisseur", dont les guérisons miraculeuses et la nouvelle religion ont été maintes fois traitées par les "Études psychologiques" – de façon très détaillée dans le rapport de notre employé médical, le Dr. Med. Freudenberg, dans le volume de mai 1911, p. 304 et suivantes. Louis Antoine a travaillé en Russie dans sa jeunesse et est revenu de là en Belgique au début des années 1890, où il a fondé une colonie officielle de 100 000 fidèles et a, apparemment sous l'influence des enseignements du comte Tolstoï, proclamé un catholicisme simplifié. Il avait même des disciples en Allemagne et aux États-Unis d'Amérique du Nord qui faisaient le pèlerinage chaque année. Une pétition des "antoinistes" pour la reconnaissance de leur "religion" par l'Etat a été rejetée par la Chambre belge. Le vénérable et désintéressé prophète est également entré en conflit avec le juge pénal à plusieurs reprises pour charlatanisme, mais n'a été condamné qu'une seule fois à une amende mineure. En tant que magnétiseur, il guérissait gratuitement dans sa patrie, mais il avait déjà acquis une fortune en Russie, qui revient maintenant à sa veuve, qu'il plaça sur son lit de mort à la tête de sa fidèle congrégation en tant que prêtresse de sa religion. Plusieurs milliers de personnes du monde entier ont assisté à ses funérailles.

Études psychologiques (Volume 8), août 1912

 

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Unitif Juillet 1941 - La morale est tout désintéressement

Publié le par antoiniste

LA MORALE EST TOUT DÉSINTÉRESSEMENT

    Pourquoi le service des Temples antoinistes n'est-il pas rétribué, nous demande-t-on souvent ? Nous avons toujours répondu que c'est suivre l'exemple du Père qui a toujours accompli sa mission morale avec le plus complet désintéressement et respecter la révélation qui a pour base cette grande vertu.
    Maintenant que nous réclamons la reconnaissance légale du Culte antoiniste, on nous demande pourquoi nous faisons une réserve formelle au sujet des subsides de l'Etat. Nous devons nous expliquer. La morale ne peut être lucrative car toute pensés d'intérêt la voile ou la dénature. Cette pure lumière de la conscience ne s'échange pas contre une valeur palpable ; elle brille dans les âmes qui aspirent à s'améliorer et d'autant plus qu'on se dévoue à ses semblables. C'est une question de solidarité : le Père avait coutume de dire aux malades guéris à son contact qu'il avait autant à les remercier qu'ils venaient le faire eux-mêmes. Les ministres du Culte antoiniste s'efforcent d'agir avec le même amour et ils éprouvent une grande satisfaction en réconfortant par de bons conseils puisés dans la sagesse révélée et dans leur propre expérience les personnes affligées qui se présentent à eux.
    Pas n'est besoin d'avoir fait des études supérieures et de posséder des diplômes pour aider ses frères à se diriger dans la voie du bien. Une conscience sensibilisée et le bon exemple suffisent pour se développer les qualités nécessaires au soin des âmes.
    Pas n'est besoin non plus de posséder des rentes pour desservir un temple sans être rétribué. Les lectures de l'Enseignement moral se faisant le dimanche matin et le soir en d'autres temps, le desservant peut remplir sa tache matérielle pour subvenir à ses besoins et à ceux de sa famille : beaucoup le font déjà actuellement. Les loisirs qu'il consacre au service du Culte lui sont payés moralement par la satisfaction du devoir accompli envers les bommes et envers sa conscience ; il s'élève à son insu dans l'estime et la considération publique, il inspire à tous la confiance et le respect. Ainsi il fait son bonheur en travaillant à celui de ses semblables et il s'instruit lui-même en les instruisant. Pourrait-il dans ces conditions demander ou accepter un salaire, quel qu'il soit ? Ne serait-ce pas agir contrairement aux principes de la vraie morale et pour employer une comparaison familière au révélateur, jeter une poignée de boue dans la source où nous devons nous abreuver ?
    Mais pourquoi diront certaines personnes, si le Culte est basé sur le désintéressement, demande-t-il l'exonération des impôts et droits de succession ? D'abord les temples sont construits à l'aide de dons anonymes, pour la plupart des plus modiques, faits d'humbles et pieux sacrifices qu'il ne faudrait pas détourner de leur destination sucrée. Ensuite ils sont complètement à charge des desservants et nous savons que ceux-ci doivent vivre de leur travail matériel. Comment trouveraient-ils les ressources nécessaires tout en accomplissant leur tâche morale qui exige tant d'efforts et qui s'inspire uniquement du désintéressement ? Au surplus il n'y a que la société qui bénéficie des sanctuaires antoinistes ; des légions de malheureux y puisent les forces morales indispensables pour supporter leurs preuves et remplir leurs devoirs ; toutes les personnes désireuses de s'instruire du but de la vie y viennent entendre la lecture des Enseignements révélés. Cette lumière leur sert de guide pour s'améliorer et apprendre à vivre fraternellement avec leurs semblables. Ainsi l'Enseignement antoiniste aide à la paix sociale dont le monde a si grand besoin à l'heure actuelle pour se rassurer et se reconstituer.

Unitif, Numéro spécial, Juillet 1941

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Unitif Juillet 1941 - Comment le Père a commencé à guérir par la foi

Publié le par antoiniste

COMMENT LE PÈRE A COMMENCÉ

A GUÉRIR PAR LA FOI

LA CROYANCE EN DIEU RÉSULTE DE L'INTELLIGENCE ;
LA FOI QUI EN EST L'OPPOSÉ, LE REND PALPABLE
DANS LE CONNAIS-TOI

    Dans l'incarnation, l'intelligence dirige l'homme, par elle il imagine ce qu'il n'a pas acquis et il se croit dans la vérité. On pourrait penser qu'il doit être autant à même de pénétrer celle-ci que son intelligence est plus développée. Comment pourrait-il être convaincu, puisqu'au lieu de se baser sur l'expérience il ne se rapporte qu'à ceux qui l'ont devancé, qui étaient beaucoup plus ignorants que lui, puisque l'intelligence grandit sans cesse ! Voilà pourquoi il existe diverses croyances par lesquelles l'humanité se divise.
    Nous recourons à des pratiques religieuses sans nous rendre compte de la réalité, c'est pour cette raison que les croyances diffèrent par la forme et que toutes ont leur manière de prier Dieu et de L'adorer.
    Nous croyons tous être seuls dans la vérité et nous nous étonnons que les adeptes d'autres doctrines ne s'aperçoivent pas de leur erreur. Il est naturel que celui qui n'éprouve plus de satisfaction dans celle où il a été élevé, adhère à une autre qui répond mieux à ses vues : ceux d'après lesquels il se rapporte ont agi de même, mais il sera de parti pris aussi longtemps qu'il ne s'est pas rendu compte par lui-même.
    I en est d'autres encore qui abandonnent la croyance pour suivre leurs instincts ou recourir à la science ; ils deviennent matérialistes, ne proclament plus que le néant ; mais ils ne seront pas plus certains qu'auparavant s'ils ne cherchent pas à se connaître. Voilà comment nous nous satisfaisons, nous avons la croyance telle que nous l'imaginons tant que nous n'avons pas acquis la foi.
    Je croyais aussi en Dieu et je n'ai jamais cessé de le faire, mais j'ai voulu me convaincre de son existence : voilà ce qui m'a fait recourir à diverses doctrines. Ma croyance était solide parce qu'elle était sincère, mais comme celle des autres elle est de parti pris, je voulais, comme on dit, servir Dieu avant de m'être acquis la foi.
    Cependant sans le réconfort que j'y puisais, j’aurais été bien malheureux. Tout jeune, j'ai été éprouvé et c'est ce qui a fait mon bonheur. La science m'a condamné ; mais la croyance en Dieu m'encourageait et me soutenait car ma vue s'élargissait et la foi me pénétrait. C'est par elle que j'ai compris l'inspiration et que j'ai pu me suffire à moi-même. La maladie m'avait tellement affaibli que par moments je ne savais plus si j'avais un corps, mon esprit était devenu d'une sensibilité incroyable, je palpais tous les fluides dans lesquels puisais les pensées pour me diriger. C'est ainsi que je me sentis attiré vers les autres croyances dont j'ai alimenté mon âme. J'en ressentais une grande satisfaction parce qu'elle m’empêchait de router de rien.
    Étant allé à l'étranger, en Allemagne et en Russie, comme ouvrier métallurgiste, j'avais pu, malgré la maladie d'estomac dont j'étais affligé, économiser un petit pécule qui me permettait de vivre sans travailler. Je compris que je me devais à mes semblables, c'est alors que je ressentis la foi qui m'affranchit de toute crainte au sujet de l'âme, j'étais convaincu que la mort est la vie, le bonheur que j'en éprouvais ne me laissait plus dormir, je m'inspirais ainsi le devoir de me dévouer toujours davantage envers ceux qui souffrent moralement et physiquement et je continue la tâche car leur nombre augmente sans cesse. Je leur raisonnais l'épreuve, sa cause et son efficacité. Sans la foi qui ne soutenait j'aurais été bien souvent embarrassé et tracassé devant la foule de malades qui, nuit et jour, pendant plus de vingt-deux ans, sont venus me demander assistance. Mais ma longue expérience me fit reconnaître que les plaies du corps ne sont que la conséquence des plaies de l'âme. C'est à celle-ci que j'ai donc appliqué le remède, je n'ai jamais cessé de la raisonner aux malheureux qui se trouvent dans la même situation que celle que j'ai pu traverser et qui se désespèrent. Beaucoup ne se contentent pas de venir à mes opérations, ils assistent aux réunions le dimanche et vous savez mieux que moi comme ils prennent la Révélation à cœur. C'est ainsi que je me suis acquis insensiblement la foi. C'est par elle que je prête concours à tous ; mais aujourd'hui mon pouvoir qui s'est agrandi me permet d'opérer à la fois sur un grand nombre aussi bien qu'auparavant sur une seule personne.

Unitif, Numéro spécial, Juillet 1941

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