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    issu des archives de Soeur Dumont (Seraing, Ougrée, Jemeppe au passé - n°6/1995-96)


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  • Le desservant est visible à gauche de la photo


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    1.     J'ai voulu passer quelques jours aux Quatre-Bras, bourgade de quelques maisons à deux kilomètres de Villers-le-Temple, l'ancienne commanderie des Templiers.
          Nous étions souvent peu nombreux à la lecture du soir, les fermes sont très dispersées, mais, dans le recueillement profond, on sentait la vie dans sa ttalité, épurée par l'harmonieuse présence.

      Jean-Marie Defrance, Réveil - L'Apôtre de Jemeppe et sa Révélation (1932), p.30-31

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  •     - Il y a d’autres auberges, plus loin…
        La voiture roula vers Nandrin puis s’arrêta de nou-veau dans un hameau surnommé les Quatre-Bras. Le Père grelottait, toujours recroquevillé sur lui-même, le visage exsangue. Catherine lui massait les mains en soufflant dessus…
        - Là, dit-il tout à coup avec une vive émotion !
    Le visage de Catherine s’assombrit en apercevant la petite porte d’un hôtel aux murs chaulés. Quand au début de la vie, une porte s’ouvre devant l’homme appelé et le sauve d’un péril, il accomplit par la suite sa mission. Si, parvenu à la fin de sa vie, cette même porte s’ouvre de nouveau et lui permet d’échapper à la mort, il ne s’agit que d’une rémission…
        La prédiction du vieillard, se dit Catherine qui refoula aussitôt cette pensée par une courte prière. Mais l’étrange prémonition qui venait d’envahit son coeur se transforma en un courant glacial.
        La tenancière les accueillit chaleureusement en souriant comme si elle les connaissait depuis toujours, comme si elle les attendait. Dès qu’ils furent entrés, elle appela un domestique et l’envoya chercher du bois sec pour allumer le feu. Trois minutes plus tard, un garçon de ferme au teint rougeaud déposa un fagot dans l’âtre tandis qu’elle disposait quelques chaises devant la cheminée.
        - Ah ! Je me réchauffe, dit aussitôt le Père. Chacun sut qu’il reprenait vie et que nulle autre joie n’était supérieure à celle de recevoir un peu de chaleur humaine.
        - Je reprends vie, ne cessait-il de répéter.
    Catherine acquiesça en l’enveloppant d’un regard d’amour alors qu’il lui prenait la main. Une heure de paix et de bonheur s’écoula sans que personne ne prononce une parole.
        Le Père rompit le silence qui venait de s’installer :
        - Bénis soient nos hôtes, mes enfants, car ils se sont montrés bons, compatissants et remplis de cet amour universel si rare. Ils nous ont secourus sans rien demander en échange. Que cette flamme-là, fit-il en les regardant avec insistance, ne s’éteigne jamais en vos coeurs.

    Roland A E Collignon, La Vie tourmentée de Louis Antoine


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