• Nandrin (1927)

    Nandrin (1927)

    Adresse : 32, Yernée-Fraineux (sur la Route du Condroz, près du carrefour (d'où le nom Qautre-Bras) de la N63 (Marche/Liège) et N636 Nandrin/Havelange) - 4550 Nandrin


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    Panneau : LECTURE DE L'ENSEIGNEMENT DU PÈRE
    tous les dimanches à 10 heures
    et les 4 premiers jours de la
    semaine à 19 heures
    OPERATION GENERALE
    les 4 premiers jours de la
    semaine à 10 heures
    Tout le monde est reçu
    gratuitement

    Temple avec photos au service réduit (Lecture le dimanche à 10 heures ; Opération les 4 premiers jours de la semaine)

    Date de consécration (par Mère) : 25 juin 1927

    Anecdote : sur les cartes postales, on voit qu'un étage du ajouté au temple, cependant on en connait pas la date.
    "Il s'agit d'un temple avec photos, mais l'emblème est placé au centre, l'image du Père à sa droite et celle de la Mère à sa gauche. Il est plus fréquenté que la plupart des temples de la province de Liège." (commentaire de Jacques Cécius) En effet, dans les temples français, le Père est au centre, l'emblème à gauche et la Mère à droite.


    Le TEMPLE ANTOINISTE DE NANDRIN.

    Le Temple Antoiniste de NANDRIN est certes le plus connu des Antoinistes hors de BELGIQUE. Je vous renvoie à la rubrique "RITES" où vous trouverez plusieurs articles consacrés au "pélerinage" entre le Temple de JEMEPPE et celui de NANDRIN, en passant par la source dite "du PERE ANTOINE" à SERAING.
    Dans le roman de Robert VIVIER "DELIVREZ-NOUS DU MAL" (voir rubrique "Aperçu "), on trouve la description très humaine du dernier voyage du Père entre JEMEPPE et NANDRIN.
    Après s'être raffraîchi à la source pour calmer sa fièvre, le Père poursuivit sa route vers le Condroz. Peu après, il fut saisi d'un grand froid. Les accompagnants s'arrêtérent à plusieurs reprises pour solliciter l'hospitalité. A la vue d'un grand malade, ils essuyèrent refus sur refus jusqu'à NANDRIN, où la tenancière d'un café les accueillit et accepta même de rallumer le foyer bien qu'on se trouvait déjà très avancé dans le printemps.
    Plus tard, un temple fut érigé à proximité. Il se trouve à l'endroit dit  "LES QUATRE-BRAS", sur la route de LIEGE vers MARCHE, une cinquantaine de mètres avant le croisement de la route vers DINANT.
    Il s'agit d'un Temple "avec photos", d'aspect assez imposant, pouvant accueillir une centaine de fidèles et fréquenté assez assidûment, surtout le 25 juin (anniversaire de la désincarnation du Père ANTOINE ). Il présente la particularité que, en semaine, la lecture du soir se fait à 15H00.

    source : http://antoinisme.20six.fr

  •  issu des archives de Soeur Dumont (Seraing, Ougrée, Jemeppe au passé - n°6/1995-96)


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  • Le desservant est visible à gauche de la photo


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    1.     J'ai voulu passer quelques jours aux Quatre-Bras, bourgade de quelques maisons à deux kilomètres de Villers-le-Temple, l'ancienne commanderie des Templiers.
          Nous étions souvent peu nombreux à la lecture du soir, les fermes sont très dispersées, mais, dans le recueillement profond, on sentait la vie dans sa ttalité, épurée par l'harmonieuse présence.

      Jean-Marie Defrance, Réveil - L'Apôtre de Jemeppe et sa Révélation (1932), p.30-31

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  •     - Il y a d’autres auberges, plus loin…
        La voiture roula vers Nandrin puis s’arrêta de nou-veau dans un hameau surnommé les Quatre-Bras. Le Père grelottait, toujours recroquevillé sur lui-même, le visage exsangue. Catherine lui massait les mains en soufflant dessus…
        - Là, dit-il tout à coup avec une vive émotion !
    Le visage de Catherine s’assombrit en apercevant la petite porte d’un hôtel aux murs chaulés. Quand au début de la vie, une porte s’ouvre devant l’homme appelé et le sauve d’un péril, il accomplit par la suite sa mission. Si, parvenu à la fin de sa vie, cette même porte s’ouvre de nouveau et lui permet d’échapper à la mort, il ne s’agit que d’une rémission…
        La prédiction du vieillard, se dit Catherine qui refoula aussitôt cette pensée par une courte prière. Mais l’étrange prémonition qui venait d’envahit son coeur se transforma en un courant glacial.
        La tenancière les accueillit chaleureusement en souriant comme si elle les connaissait depuis toujours, comme si elle les attendait. Dès qu’ils furent entrés, elle appela un domestique et l’envoya chercher du bois sec pour allumer le feu. Trois minutes plus tard, un garçon de ferme au teint rougeaud déposa un fagot dans l’âtre tandis qu’elle disposait quelques chaises devant la cheminée.
        - Ah ! Je me réchauffe, dit aussitôt le Père. Chacun sut qu’il reprenait vie et que nulle autre joie n’était supérieure à celle de recevoir un peu de chaleur humaine.
        - Je reprends vie, ne cessait-il de répéter.
    Catherine acquiesça en l’enveloppant d’un regard d’amour alors qu’il lui prenait la main. Une heure de paix et de bonheur s’écoula sans que personne ne prononce une parole.
        Le Père rompit le silence qui venait de s’installer :
        - Bénis soient nos hôtes, mes enfants, car ils se sont montrés bons, compatissants et remplis de cet amour universel si rare. Ils nous ont secourus sans rien demander en échange. Que cette flamme-là, fit-il en les regardant avec insistance, ne s’éteigne jamais en vos coeurs.

    Roland A E Collignon, La Vie tourmentée de Louis Antoine


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