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La belle invention d'un Caudrésien (L'Egalité de Roubaix-Tourcoing 29 octobre 1925)

Publié le par antoiniste

belle invetion d'un caudrésien 

La belle invention
 d’un Caudrésien

Pour souder l’aluminium

   Les ustensiles en aluminium tiennent une place de plus en plus grande, dans le ménage et remplacent avantageusement ceux en émail qui comportent certains dangers pour l’organisme humain. Mais s’ils ne sont pas plus répandus encore c’est que ces ustensiles une fois percée, ne peuvent être réparés, la soudure de l’aluminium à l’étain et plomb n’ayant jamais pu être pratiquement réalisée.
    Dans le même ordre d’idées, lorsqu’une pièce importante en aluminium et cassée, tel par exemple un carter de moteur, il faut recourir à la soudure autogène au chalumeau qui, comme on sait, coûte très cher.
    Grâce aux patientes recherche d’un Caudrésien, ces lacunes vont maintenant être comblées
    M. Gaston Michies est un ancien fabricant de tulles qui habite rue Jean Jacques Rousseau, n° 40, à Caudry.
    Depuis longtemps déjà, il avait conçu l’idée de rechercher la solution de ce problème, la soudure de l’aluminium, considérée jusqu’à présent comme insoluble. Il s’attela résolument à la besogne et après de multiples expériences, le patient chercheur vient de voir des efforts couronnée par le succès. Il a trouvé, en effet, un procédé de soudure pratique qu’il vient de mettre complètement au point.
    M Michies a bien voulu nous faire passe assister à quelques-unes de ses expériences.
    Disons de suite qu’elles furent concluantes. Un plat cuire les œufs, préalablement percé à différents endroits fut remis en état en quelques secondes, de même quelques autres ustensiles de ménage.
    Les soudures ainsi pratiquées résistèrent victorieusement à la flamme ardente d’un réchaud à gaz. Grattées à l’aide d’un couteau, elles ne purent même être entamées.
    Une autre expérience faite sur un morceau de fuselage d’aéroplane fut aussi concluante.
    M Michies, qui est originaire de Fourmies mais habite Caudry depuis de nombreuses années est persuadé que son invention est appelée à rendre les plus grands services. C’est aussi notre avis.

L’Egalité de Roubaix-Tourcoing, 29 octobre 1925

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Temle antoiniste de Caudry

Publié le par antoiniste

Temle antoiniste de Caudry

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Les adeptes à Vervins et dans l'Aisne

Publié le par antoiniste

    L'unitif de septembre 1912 compte des salles de lecture à Fontaine-lès-Vervins (nord de Vervins, chez Mme Duflot), Guise (une trentaine de kilomètres à l'ouest de Vervins, au Familistère n°417) et St-Gobert (village au sud-est de Vervins, chez Mme Mismacq).
    Le Familistère de Guise est une utopie réalisée, vers le milieu du XIXe siècle, par l'industriel Jean-Baptiste-André Godin, fabriquant de poêle.

    Puis de nouvelles maisons de lecture s'ouvrent à Boué (mars 1913, rue du Nouvion, Maison Mesureur), Esrées (décembre 1912, chez M. Caron Wargnez), et Sains-Richaumont (août 1913, chez Mme A Sandra).

    Un Unitif datant de 1920 environ cite une salle de lecture à La Vallée aux Bleds (La Vallée-au-Blé) dans l'Aisne, à 10 km à l'ouest de Vervins.

    Il y eut aussi une salle de lecture à Saint-Quentin. Les Antoinistes vont maintenant à Caudry ou Vervins.

    - Dans l'Aisne, une temple à Vervins avec quelques dizaines d'adeptes dans la ville et la région, les propagandistes passent dans les villages et les hameaux et convainquent quelques habitants de la campagne, à Marle-sur-Serre par exemple.
C.Ch. Chéry o.p., L'Offensive des sectes, 1954, p.263

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Nombre d'Antoinistes dans le nord de la France

Publié le par antoiniste

Le Nord de la France  a vu s’installer de nombreux mouvements religieux dissidents qui ont eu des audiences très diverses comme le montre ce tableau :

A.U.C.M 3         10 membres
Quakers             12 membres
Science chrétienne         15 membres
Eglises du Christ         40 membres
Amis de l’Homme         50 membres
Eglise catholique libérale     50 membres
Alliance des Eglises évangéliques Indépendantes     80 membres
Adventistes         100 membres
Mouvement missionnaire intérieur laïque     210 membres
Assemblées évangéliques     250 membres
Armée du Salut         300 membres
Mormons             585 membres
Baptistes             785 membres
Antoinistes         3 000 membres
Témoins de Jéhovah     15 000 membres

    C'est donc le deuxième groupe le plus importants dans le Nord de la France. Rappelons qu'ils se partagent dans les temples de Lille (1946), Tourcoing (1937), Croix (1941), Valenciennes (1932) et Caudry (1922). Le temple de Vervins dans le nord de l'Aisne (1923) n'est pas loin. Et le temple d'Hellemmes (1925) a été détruit lors de la Seconde Guerre mondiale.

source : Les Témoins de Jéhovah dans le Nord de la France : implantation et expansion [http://www.regis-dericquebourg.com/2009/10/26/les-temoins-de-jehovah-dans-le-nord-de-la-france-implantation-et-expansion/]

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Les salles de Lectures dans le Nord - Pas-de-Calais

Publié le par antoiniste

    Dans le Nord, l'Unitif compte déjà une salle de lecture en septembre 1912 à Caudry (rue Camille Desmoulins n°64), à Douzies-Maubeuge, et 2 à Hautmont (dès 1914, rue de la Galère et encore en 1920, Boulevard Ste Anne).
    Pierre Debouxhay renseigne : Le Nord - grande zone de passage de la Belgique vers le bassin parisien - comptait quatorze maisons nouvelles : Aulnoye (mai 1914), Bersée (janvier 1914, rue de la Cordonnerie), Lille-Canteleu (juin 1913, 42 quai de l'Ouest), Caudry (deux maisons nouvelles : novembre 1912 ; novembre 1913), Denain (deux maisons : novembre 1912 ; janvier 1914), Fontaine-au-Pire (juin 1913), Jeumont (mars 1914), Lezenne (août 1913), Marly (août 1913), Saint-Remi-du-Nord (mai 1914), Villers-Outreaux (novembre 1912), Walincourt (février 1913, rue Pierre Flinois).
Pierre Debouxhtay, Antoine le Guérisseur et l'Antoinisme, p.266.

    En 1920, on compte encore une salle de lecture à Canteleu-lez-Lille, Hautmont, St-André-lez-Lille, et St-Rémy-du-Nord.

    Le Père Chéry, nous renseigne de la situation dans les années 50 :
    Région du Nord. - Le département du Nord, étant le plus proche de la Belgique, est aussi le plus envahi par les Antoinistes. Cinq temples pour ce seul département : Lille, où des centaines de personnes sont touchées, sans être nécessairement toutes des adeptes, Tourcoing, Croix (près de Roubaix 20.000 habitants), Valenciennes, Caudry (arrondissement de Cambrai, 12.000 habitants), où l'on trouve une douzaine de militants actifs et une dizaine de familles adeptes, du milieu ouvrier ; il y a culte tous les jours à 10 h. ; le 25 juin (anniversaire de la "désincarnation" du PÈRE, la grande fête antoiniste), on peut compter jusqu'à 300 personnes venant des environs. Dans le même département, on signale des groupements à Armentières (une salle de lecture, des réunions le dimanche à 15 h. et le mercredi à 19 h.), à Houplines (banlieue d'Armentières, réunions tous les dimanches, une trentaine de personnes, dont certaines viennent d'Armentières), à La Chapelle-d'Armentières (quelques unités), à Douai (un centre), Denain, Lecelles, La Briquette, Avesnes (quelques militants qui vont à Caudry), Damousies (trois familles, qui vont à Hautmont), Hautmont (culte mensuel). A Bruay-Thiers, il y en eut, mais ils ont disparu à la suite d'une action systématique des ligneuses et des religieuses garde-malades. Dans l'ensemble du diocèse de Cambrai, on note que les Antoinistes sont en perte de vitesse.
    - Dans le Pas-de-Calais, à Carvin, des propagandistes viennent de Lille, on les consulte pour les malades, réunions en famille tous les quinze jours, 15 à 20 adeptes. Signalés aussi Oignies et Libercourt.
C.Ch. Chéry o.p., L'Offensive des sectes, 1954, p.263

    Encore actuellement, le frère Martin, tient la salle de lecture de Bourbourg, 47, rue de la République : réunion les 1° et 3° samedi de chaque mois à 15 heures.

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Surface des temples - graphique et analyse

Publié le par antoiniste

    Grâce aux sites des cadastres français (www.cadastre.gouv.fr) et belges (cartocit1.wallonie.be), on peut avoir la surface approximative des temples. Approximative pour plusieurs raison, d’abord l’imprécision de l’outil disponible sur les sites, mais aussi approximation due à la configuration des temples : un temple comprend la plupart du temps également le logement du desservant, et ce logement peut occuper les étages, mais aussi agrandit la surface au sol.

 

    Voici donc la liste des temples classés par taille :

100 m2 et moins

100-150 m2

151-199 m2

Momalle

Herstal 

Tours

Saulnes

Aix-les-Bains

Montegnée

Bierset 

Reims

Jupille

Evelette

Liège-Ville

Cherbourg-Octeville

Jumet

Villers-le-B.

Moha

Retinne

Vottem

Visé

Souvret

 

Evreux

Total:                 7

Total:                    6

Roanne

200-250 m2

plus de 250 m2

Vervins

Bernay

Toulouse

Huy

Lille

Tourcoing

Nandrin

Mantes-la-J.

Villeurbanne

Caudry

Marseille

Paris-Pré-St-G.

Nantes

Valenciennes

Mons

Rouen

Liège-Angleur

Paris-Roux

Vichy

Orange

Paris-Vergniaud

Seraing

Ecaussinnes

Jemeppe

Bordeaux

La Louvière

Cormelles-le-R.

Conflans-Ste-H.

Croix

 

Waremme

Nice

 

Total:                 19

Saint-Etienne

 

 

Total:               12

Total:                    9

 

 

    Dans le détail, on peut penser que c’est le temple de Stembert qui est le plus petit, mais les données manquent le concernant. Sinon, en Belgique, ça serait le temple de Momalle qui est le plus petit, et en France, celui de Saulnes (près de Longwy, en Lorraine).

    En Belgique, le plus grand sans surprise est celui de Jemeppe, sans compter la maison du Représentant du Père. En Fance, c’est un des derniers construit qui est le plus grand, bien qu’il ne semble pas que le logement du desservant soit aux étages, ainsi tout compris, il fait plus de 300  m2.

    Celui de Jemeppe dépasse également le premier temple parisien en date et en taille, celui de la rue Vergniaud. Les deux autres temples parisiens le précèdent de peu.

    On voit que la moyenne générale, des deux côtés de la frontière, est d’avoir un temple de 150 à 200 m2.

 

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Caudry - 13, rue de Denain

Publié le par antoiniste

source : www.cadastre.gouv.fr

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vue d'ensemble du temple

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Caudry (entre Cambrai et Le Cateau-Cambrésis)

Publié le par antoiniste

source : GoogleMaps

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Pierre Hamp, Travail invincible (1916)

Publié le par antoiniste

    Des métiers d'autrefois ont déjà disparu de la Flandre industrialisée. La chanson du Petit Quinquin, où tient toute la vieille misère des cités du Nord, est la chanson des dentellières de Lille. Où sont les dentellières aujourd'hui ? Pas une ne reste. La dentelle est faite par des hommes sur les métiers mécaniques de Calais et de Caudry. Mais on fait ailleurs qu'à Lille la dentelle à main. Tandis que la fine toile à l'épeule ne se fait que dans le Cambrésis. Si elle disparaît de là, elle disparaît du monde.
    Verrons-nous mourir le dernier tisseur qui travaillait une pièce de 350 grammes en 18 mètres de long et 30 centimètres de large ? Un bon ouvrier agile ne laissait cette merveille qu'un mois sur le métier, mais comme le plus grand nombre de tisseurs à l'épeule étaient vieux et que le fin fil manié dans l'ombre avait usé leurs yeux, ils mettaient souvent deux mois à tramer les 18 mètres de chaîne. La femme du tisseur enroulait le fil sur des fétus de paille d'avoine, qui servent de canette dans l'épeule.
    Tout dans ce métier a la légèreté des choses dociles au moindre vent. A la maison du tisseur on voyait la canetière, assise sur le seuil de briques rouges, tourner lentement son bobinoir, et de la cave à grand soupirail venait le battement du métier.
    D'autres tisseurs à main, dans le Cambrésis et autour de Bailleul, travaillent à la sonnette, qui est un renvoi de corde sur laquelle ils tirent pour lancer la navette. Leur canette est en bois et non en fétu d'avoine. Le tisseur à l'épeule lance directement à la main. Son fil est si fin qu'il ne supporte rien que le geste doux et attentif de l'homme patient.

Pierre Hamp, Travail invincible (1916)
source : gallica

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