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Marseille - Traverse de Tiboulen (openstreetmap.org)
Différence de points de vue - Les Truong et l'antoinisme
Les parents ont enlevé leur fille pour la sortir d'une secte
Par Paul Ortoli portoli@corsematin.com
Publié sur Nice-Matin
Créé le 09/24/2011 - 07:09
"Un traumatisme." C'est ainsi que la famille Truong a vécu sa garde à vue au commissariat d'Ajaccio qui a abouti il y a trois semaines sur des mises en examen pour « enlèvement et séquestration ». À la fin du mois d'août, Jacques, Danièle et leur fils Joseph Truong, résidant à Salon-de-Provence, emmenaient de force leur fille Marie, âgée de 24 ans avec eux en Corse. Pour s'assurer qu'elle soit bien du voyage, elle sera un temps menottée. Un calmant lui sera même administré pendant la traversée Nice-Bastia. Et un fauteuil roulant sera utilisé pour la transporter... Le compagnon signalera la disparition dans les Bouches-du-Rhône. « Alors que nous étions en vacances en Corse, nous avons été appelés par un enquêteur d'Aubagne qui nous a demandé de nous présenter à la gendarmerie d'Ajaccio ; nous avons fini au commissariat », détaillaient hier les époux Truong.
"Le corps de Marie mais pas son cerveau"
Mais devant les policiers, la fille porte plainte contre ses parents. Et tout bascule. « Elle a été le plus souvent libre, elle était heureuse avec nous et nous lui avions juste coupé le portable », poursuivent-ils, non sans faire part de leur inquiétude. Les raisons de cet enlèvement ?
« Soustraire la jeune femme à une secte, ou à une société secrète » , explique leur avocate, Me Fabienne Boixel-Sanna.
Pourquoi la Corse ? « Des associations de lutte contre les sectes nous avaient conseillé de lui faire faire un break d'au moins un mois et demi en la coupant de cet environnement néfaste, c'est pourquoi nous avions pris une location à Cargèse où elle avait des souvenirs d'enfance, relate Danièle Truong, la voix serrée, c'était notre dernière chance. »
Avec son mari, la mère s'est livrée pendant trois années à un véritable travail d'investigation. Au point d'affirmer que leur fille Marie Truong est sous l'emprise du culte antoiniste, une secte référencée dans le rapport parlementaire portant le numéro 2 468. Celle-ci comporterait de 500 à 2 000 adeptes et un temple à Marseille. La famille Truong estime que le compagnon de leur fille, un mécanicien avec qui elle vit depuis 4 ans à Trets, près d'Aubagne, fait partie des Antoinistes, de même que ses parents. « C'est comme si c'était le corps de Marie, mais pas son cerveau, elle est devenue une autre personne et la secte profite de sa générosité pour lui prendre son argent et refuse qu'elle se soigne », résume Danièle Truong.
Du côté de l'instruction qui désormais est entre les mains de la juge ajaccienne Hélène Gerhards, rien de nouveau.
« Pour l'heure, aucun lien n'a été établi avec cette secte », affirme le procureur d'Ajaccio, Thomas Pison. Les parents avaient-ils le droit d'enlever leur fille majeure ? La question relève plus du droit que de la morale. Le père, la mère et le fils sont désormais face à leur désespoir. « Nous nous en remettons à la justice », s'étrangle Jacques Truong qui estime avoir « accompli son devoir » en allant chercher sa fille.
« Docteur de l'âme »
Avec son épouse, ils reviennent sur une escalade qui a précipité leur enfant « dans les bras des Antoinistes ». Cette famille atypique, fusionnelle, qui a fait le tour du monde, certifie que Marie est « fragile ».
« Ma fille avait rencontré ce jeune homme il y a quatre ans et était partie environ un an après avec lui dans le sud de la France, vers Auriol en quittant l'Espagne où nous vivions alors », relate Danièle Truong. Lors d'une visite chez les parents du compagnon de sa fille, elle voit pour la première fois le grand tableau d'un barbu. Le père Antoine auréolé des symboles du gourou. « Cela m'a inquiété car ces gens prônaient le bio mais refusaient aussi les soins, assurant qu'il fallait se soigner par l'énergie de la pensée : j'ai eu l'intuition qu'ils faisaient partie d'un mouvement sectaire », confie la mère, la gorge nouée, serrant une lettre de sa fille.
« Marie a ensuite été victime d'une pneumopathie aiguë car elle vivait dans des conditions précaires ; elle a refusé les antibiotiques, la mère de son compagnon lui avait donné des sachets d'herbe : il a fallu que je force ma fille en faisant venir une infirmière qui la piquait tous les jours », poursuit-elle. Les choses se compliquent, quelques mois plus tard quand la fille doit subir une opération pour des kystes mal placés. « La famille de son copain l'a conduite chez un docteur de l'âme à Hyères, puis un guérisseur, nous l'avons une nouvellefois soignée grâce à l'aide de notre médecin de famille », complète Danièle Truong qui a relevé également que des dons étaient effectués par sa fille à des particuliers. « Elle est retournée avec eux, est déprimée, manipulée et coupée de la plupart de ses amis, elle est professeur de danse, mais ne danse même plus, elle a perdu la joie de vivre : que pouvons-nous faire ? », interrogent les parents. Pas sûr que la justice seule ait une réponse
source : http://www.coordiap.com/Document/nice-matin-sequestration-2011.pdf
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Ils voulaient arracher leur fille à l'influence d'une secte
Kidnappée par ses propres parents qui la croient sous l'emprise d'un mouvement sectaire, Marie, 24 ans, a porté plainte contre eux. « J'ai une vie normale », assure-t-elle.
Publié le 22.10.2011
Le Parisien
Cela ressemble à un scénario de mauvais polar et pourtant tout est bel et bien réel. Début septembre, Marie Truong, 24 ans, est kidnappée par son propre père, Jacques, et son frère cadet, Joseph, devant chez elle dans la région d'Aubagne (Bouches-du-Rhône) alors qu'elle monte dans sa vieille Clio. Le plan de ses ravisseurs un peu spéciaux? Soustraire la jeune femme à l'influence de son petit ami et de sa belle-famille, qui appartiendraient au culte antoiniste*, un mouvement ayant, selon eux, de possibles dérives sectaires.
« Ils m'ont menottée et même mis des coups de poing dans le crâne (NDLR : aucun coup n'a été constaté par les médecins) car je résistais pour prendre des cachets », confie Marie Truong, qui s'exprime pour la première fois sur cet incroyable rapt familial. Rejointe par sa mère, Danièle, et après deux changements de véhicules, la kidnappée est entravée et droguée lors du trajet qui mène tout ce petit monde dans une chambre d'hôtel à Nice (Alpes-Maritimes). Ses parents — qui ont décidément pensé à tout — utilisent un fauteuil roulant pour la transporter. Le lendemain à l'aube, le périple continue : Marie Truong, plus ou moins vaseuse, se retrouve sur un ferry direction Bastia (Haute-Corse) avant d'échouer dans un gîte au fin fond des montagnes du sud de l'île.
Au bout de 48 heures, elle réussit à porter plainte au commissariat d'Ajaccio (Corse-du-Sud) contre ses propres parents, qui se retrouvent très vite en garde à vue. « Ils ont cru que j'étais sous leur emprise. Or ce n'était pas le cas. J'en ai profité », témoigne Marie Truong encore sous le choc. « Cela fait au moins deux ans qu'ils me font des histoires, lance-t-elle. Ils ne supportent pas le fait que je sois partie de chez eux et nous avaient déjà, mon ami et moi, menacés très clairement. » Un à un, la voix émue, elle réfute les arguments avancés par ses ravisseurs pour justifier leur acte. L'influence de sa belle famille et du culte antoiniste, l'interdiction de se soigner avec des antibiotiques alors qu'elle serait malade et d'obscurs dons en argent… « Tout n'est qu'invention, affirme-t-elle. Mon ami et moi sommes athées. Mes beaux-parents sont formidables et suivent ce culte — qui n'est pas une secte — normalement. Nous, non. Je ne me coupe pas de mes relations, je ne donne pas d'argent. Je me soigne, j'ai une vie normale, j'aimerais juste ne plus avoir peur de ce qu'ils feront… »
Les enquêteurs tentent actuellement de démêler le vrai du faux. « A ce stade, rien ne permet de dire qu'il y a une appartenance à une secte, ni de confirmer les déclarations des parents, on vérifie tout », précise Thomas Pison, procureur de la République d'Ajaccio. Selon une autre source proche de ce dossier, l'hypothèse « de parents très possessifs et fusionnels avec leur fille, et lancés dans une sorte d'improbable croisade », serait étudiée de près. Mis en examen pour « enlèvement et séquestration », le père, la mère et le frère cadet sont placés sous contrôle judiciaire en Corse.
* Le culte antoiniste, d'origine chrétienne, fondé par un ouvrier belge en 1846, s'est retrouvé en 1995 cité dans le rapport parlementaire sur les sectes. Depuis cette période, ce mouvement, qui compte plusieurs temples en France, n'aurait pas fait l'objet de signalement particulier.
source : http://www.leparisien.fr/espace-premium/actu/ils-voulaient-arracher-leur-fille-a-l-influence-d-une-secte-22-10-2011-1679661.php
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CULTE ANTOINISTE : verdict
En septembre 2011, Marie Truong était kidnappée à Auriol puis conduite en Corse. Sa famille disait la soustraire de l’influence de son compagnon appartenant à une secte. Le tribunal a rétabli les choses
2011 : « Ma famille est comme une secte »
le samedi 29 juin 2013
Corse-Matin
Entre Tout sur ma mère et Femme au bord de la crise de nerf, le tribunal correctionnel a revécu le film coloré des Truong, une famille « surprenante », autrefois fusionnelle aujourd’hui « éclatée », selon le mot de la présidente. Une famille marquée aussi par la séquestration et l’enlèvement de leur fille Marie « pour la soustraire à l’influence d’une secte », selon ce que disait alors la défense. Son scénario n’était pas exact...
La mère Danielle Truong a été condamnée à deux ans de prison avec sursis et obligation de soins. Son époux Jacques et son fils Joseph, tous deux absents lors du procès car restés en Polynésie, écopent d’un an avec sursis. Ces peines s’accompagnent de l’interdiction d’entrer en contact avec la victime.
« Le culte du père Antoine n’est pas une secte ! »
C’est depuis le banc de la partie civile que Marie Truong a retrouvé sa mère, effondrée à la barre, en repoussant sur le pupitre son paquet de mouchoirs. Ceux-ci s’étalaient sur un« grand mot d’amour » en forme de cœur rouge écrit par Marie, alors adolescente. « Si je me suis trompée, je m’en excuse, je ne comprenais pas pourquoi ma fille s’isolait, j’avais peur pour sa santé, je n’avais aucune intention maléfique, je le jure devant Dieu, je voulais sauver mon enfant », dit entre les sanglots et les tremblements de sa maladie de Parkinson Danielle Truong. De quel danger ? De son compagnon, (devenu depuis un an son mari), José Abba et de ses parents, adeptes du culte du père Antoine.
« Cette association n’est pas du tout sectaire, ni classée comme telle », a rappelé la présidente Marie-Josèphe Muracciole qui ne croit pas au repentir d’une mère classée comme« psychorigide »par les experts. Une« mère abusive », résume le magistrat, avant de reprendre la genèse.
Les causes ? Le tribunal décèle un litige sans doute d’ordre commercial. Le refus de la relation. Mais dans la chronologie, les faits sont moins légers.
Fin août 2011, le père et son fils attendent Marie dans la rue à Auriol, l’attrapent par le bras et la conduisent de force dans une voiture en la menottant. La jeune fille est obligée d’avaler des tranquillisants. Direction Nice puis Bastia, où la famille embarque pour le ferry en plaçant la jeune fille sur un fauteuil roulant. Arrivés dans l’île, les Truong se rendent vers Cargèse. De l’autre côté de la Méditerranée, son compagnon signale sa disparition et c’est finalement à Ajaccio que Marie pourra se libérer de l’emprise de ses parents qui la conduisent au commissariat. Cette histoire, Danielle Truong, qui dit être persuadée avoir sauvé sa fille, ne peut l’entendre sans fondre en larmes. C’est pourtant au cœur de la procédure sa propre fille qui lancera : « C’est ma famille qui est comme une secte ». A la barre, cette jeune femme au visage grave dissimulé en partie derrière une mèche prune et des boucles d’oreilles ornées de plume, n’accable pas. Mais veut dépasser ses angoisses. Et « comprendre », enfin, même si elle a coupé les ponts avec sa mère. Son conseil, Me Jean Boudot, se voudra l’avocat de la raison. Il niera en bloc toute sincérité de la mère et du père. L’enlèvement ? Signe de manipulation et d’autoritarisme. « Avec une vraie repentance, j’aurais pu entrevoir la vérité », concède-t-il.
Le ministère public qui avait longtemps hésité dans ce dossier n’a pas ménagé ses réquisitions.
Le procureur Julie Colin qui n’a pas cru au « théâtre » joué par la prévenue, a demandé deux ans de prison à son encontre (dont 18 avec sursis) :« C’est aujourd’hui que les masques doivent tomber : on a mis des menottes à Marie on l’a droguée et conduite de force dans un esprit délirant, c’est très grave ».Écumant un dossier où la mère a voulu « tout contrôler », le procureur rappelle que la jeune femme voulait seulement son indépendance familiale. « Cette famille est comme une secte, ce n’était pas un acte d’amour », a-t-elle conclu avec fougue en demandant contre le père et le fils 18 mois dont 10 avec sursis.
Luttant contre les émotions de sa cliente, son avocat, Me Luc-Philippe Febraro a tenté avec classe de brosser la querelle des « classiques et des modernes » pour justifier le comportement de sa cliente, au bord de la crise de nerfs. Rejetant le scénario cousu par l’accusation, le conseil a minoré la manipulation et plaidé la bonne foi.« On ne peut diaboliser les mis en examen et angéliser la victime », a-t-il conclu. Le tribunal a opté pour un purgatoire judiciaire.
http://www.corsematin.com/article/home-page/enlevement-sequestration-en-2011-%C2%ABma-famille-est-comme-une-secte%C2%BB.1048942.html
source : http://ccmm.asso.fr/spip.php?article4541&var_recherche=pr%E9sidente
Les adeptes à Nice et la région méditerranéenne
En 1907, une adepte de Nice exprimait sa gratitude envers l'avocat-général Meyers qui prononça un réquisitoire en faveur de Louis Antoine lors de son deuxième procès (Debouxhtay, p.157).
A la consécration du temple de Monaco en 1913, une paralytique octogénaire de Nice, revêtu de la robe, fut guéri quand elle fut approché de Mère, grâce à sa foi. Une personne atteinte d'asthme est également guérie (Debouxhtay, p.172).
En septembre 1912, l'Unitif signale une première salle de lecture à Nice (Place Garibaldi n°3). Suivront, deux autres en avril et juillet 1914. Le même numéro signale une salle de lecture à Monaco-Condamine. En Décembre 1912, une autre est ouverte à Cabbé-Roquebrune (Maison Brun, chemin de la vieille). En mars 1914, une autre encore à Cap d'Ail (quartier St Antoine).
Pierre Debouxhtay pense que c'est probablement par Nice que l'Antoinisme pénétra l'Italie, sans qu'il n'y ait aucune maison de lecture reconnue par Jemeppe (p.269, note 33).
Le chanoine E. Leroux signale déjà dans Antoine le Guérisseur la présence d'un temple à Nice en 1925.
Un Unitif de 1920 environ indique une salle de lecture à Nîmes, Avenue Carnot.
Région méditerranéenne. - Un temple à Nice, avec une centaine d'adeptes. - Pas de temple, mais une salle de lecture à Nîmes, où on les dit pourtant "très nombreux" ; milieu de mineurs. - Un temple à Monaco.
C.Ch. Chéry o.p., L'Offensive des sectes, 1954, p.264
Le même auteur note deux ans plus tôt dans son article sur Les Sectes (lumière et vie, n°6, 1952) la présence d'"une centaine d'adhérents".
Les temples de Nice et Monaco ouvrent respectivement en 1931 et 1913. Celui de Marseille est consacré en 1959.
Une salle de lecture se trouvait ouverte périodiquement à Nîmes, il y a encore peu de temps. De même les deux salles de lecture italienne, de Postua et Milan, signalées en 1993 par Régis Dericquebourg, sont maintenant fermées.
Surface des temples - graphique et analyse
Grâce aux sites des cadastres français (www.cadastre.gouv.fr) et belges (cartocit1.wallonie.be), on peut avoir la surface approximative des temples. Approximative pour plusieurs raison, d’abord l’imprécision de l’outil disponible sur les sites, mais aussi approximation due à la configuration des temples : un temple comprend la plupart du temps également le logement du desservant, et ce logement peut occuper les étages, mais aussi agrandit la surface au sol.
Voici donc la liste des temples classés par taille :
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100 m2 et moins |
100-150 m2 |
151-199 m2 |
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Momalle |
Herstal |
Tours |
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Saulnes |
Aix-les-Bains |
Montegnée |
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Bierset |
Reims |
Jupille |
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Evelette |
Liège-Ville |
Cherbourg-Octeville |
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Jumet |
Villers-le-B. |
Moha |
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Retinne |
Vottem |
Visé |
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Souvret |
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Evreux |
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Total: 7 |
Total: 6 |
Roanne |
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200-250 m2 |
plus de 250 m2 |
Vervins |
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Bernay |
Toulouse |
Huy |
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Lille |
Tourcoing |
Nandrin |
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Mantes-la-J. |
Villeurbanne |
Caudry |
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Marseille |
Paris-Pré-St-G. |
Nantes |
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Valenciennes |
Mons |
Rouen |
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Liège-Angleur |
Paris-Roux |
Vichy |
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Orange |
Paris-Vergniaud |
Seraing |
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Ecaussinnes |
Jemeppe |
Bordeaux |
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La Louvière |
Cormelles-le-R. |
Conflans-Ste-H. |
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Croix |
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Waremme |
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Nice |
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Total: 19 |
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Saint-Etienne |
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Total: 12 |
Total: 9 |
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Dans le détail, on peut penser que c’est le temple de Stembert qui est le plus petit, mais les données manquent le concernant. Sinon, en Belgique, ça serait le temple de Momalle qui est le plus petit, et en France, celui de Saulnes (près de Longwy, en Lorraine).
En Belgique, le plus grand sans surprise est celui de Jemeppe, sans compter la maison du Représentant du Père. En Fance, c’est un des derniers construit qui est le plus grand, bien qu’il ne semble pas que le logement du desservant soit aux étages, ainsi tout compris, il fait plus de 300 m2.
Celui de Jemeppe dépasse également le premier temple parisien en date et en taille, celui de la rue Vergniaud. Les deux autres temples parisiens le précèdent de peu.
On voit que la moyenne générale, des deux côtés de la frontière, est d’avoir un temple de 150 à 200 m2.
Marseille - 32, Bd Tiboulen

source : www.cadastre.gouv.fr
Expressions antoinistes (carte-postale Marseille-Temple Antoiniste-32 Bd Baux, 1960)
Voici sur une carte-postale un exemple d'expression utilisé entre antoinistes.
Août 1960. Toutes mes bonnes pensées de Marseille. ELise.
Ainsi, il existe des expressions propre à la communauté, en voici un échantillon non exhaustif :
Mes bonnes/meilleures pensées !
A L'oeuvre donc !
Tout a sa raison d'être !
Fraternellement !
Toujours réunis dans l'amour du Père !...
vue d'ensemble du temple de Marseille
Marseille (Louis Barron - Le nouveau voyage de France (1899))
Immense labeur d'affaires, de transactions de chiffres, sans égal dans tout le bassin de la Méditerranée : le centre en est sur la Cannebière même, au seuil du port dans le fastueux palais de la Bourse, où quelques centaines de négociants et de courtiers règlent les cours de presque toutes les denrées orientales. C'est le véritable cœur de Marseille, il lui imprime le mouvement, la vie; par lui affluent à son port les blés de Russie, de Turquie et des Balkans, les cotons de l'Inde et de l'Egypte, les sucres des Antilles, les cafés de la Côte Ferme, les vins d'Espagne, les bois du Canada, les thés et les soies de la Chine, les cuirs d'Amérique du Sud, les guanos du Pérou, les pétroles des Etats-Unis, les graines oléagineuses de l'Afrique occidentale, les bestiaux de l'Espagne et de l’Italie, les laines et les minerais de fer de l'Algérie, contre lesquels s'échangent les produits de l’industrie provençale: l’huile, le savon, les pâtes alimentaires, les salaisons, les conserves, sans oublier les vins français.
Il faut voir le de marchandises sur les quais de la Joliette, des docks, de la gare maritime, l’Arenc, du bassin national, leur entassement dans les magasins et les hangars des docks, le fourmillement de débardeurs et de portefaix occupés à charger des wagonnets, à porter des bagages, à pousser des fardeaux, a rouler des tonneaux. Travail incessant, infatigable d’hommes et de machines: celles-ci soufflant, mugissant, grinçant ; ceux-là, le torse ou les bras nus, la peau bronzée, luisante, en sueur, et poussant de rauque han ! Ici et là, des cabarets, d'ambulantes fritures, des vendeuses d’oranges, des écaillères avec leur éventaire d'huîtres, de moules, d'oursins, de coques, flottent dans une buée de vapeur chaude, dégagent un mélange inouï d'odeurs. Et sur l’incroyable mêlée plonge la ruisselante lumière du soleil qui en rehausse la vulgarité jusqu'à la magie du tableau pittoresque.
Louis Barron, Le nouveau voyage de France (1899)
souce : gallica




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