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Stembert - Le Temple Antoiniste

Publié le par antoiniste

LE TEMPLE ANTOINISTE

Ce temple, situé dans la campagne du Bronde, était fréquenté par les rares antoinistes de l'époque. (Le Culte Antoiniste avait été fondé par Louis Antoine (1846-1912.)
Cet ancien lieu de culte a une histoire : un habitant du coin s'était promis de construire une chapelle si Antoine guérissait sa femme qui souffrait d'un mal qui laissait perplexe les disciples d'Esculape.
La brave femme guérit et notre homme exécuta son voeu en sonctruisant la petite chapelle du Bronde qui fut inaugurée en 1911.
source : Mon Pays, Verviers 2009-2010

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Shalom Auslander - La lamentation du prépuce (p.256)

Publié le par antoiniste

    Au lieu de l'athéisme attendu, j'avais échoué dans un univers polythéiste. Il y avait ici plus de dieux qu'à Monsey, peut-être pas aussi vindicatifs, mais qui insufflaient la même dévotion aveugle à leurs ouailles, partagées entre divinités majeures - mode, argent, réussite, pouvoir - et mineures, voitures, abonnement à un club de gym et pas à un autre, adresse postale -, et il avait une guerre sainte qui couvait, j'en étais sûr, entre la sphère inférieure - au-dessous de la 14e Rue - et le monde supérieur - au-dessus de la 14e Rue. Il y avait une Bible qui s'appelait le New York Times, une autre qui avait pour nom le Village Voice, un dieu nommé Frank Rich. Il y avait "Donal Trump, Seigneur de la Thune", et une temple près de chez nous, Kim's Video, où des enfants de choeurs maussades, mal nourris et boutonneux célébraient le culte du dieu Sergueï Eisenstein, créateur du montage, protecteur du plan-séquence, qui avait fait sortir de terre le monde Potemkine et dispensé à Son peuple la bénédiction du symbolisme protodidactique.
    Seuls les noms avaient changé.

Shalom Auslander, La lamentation du prépuce
10/18, Paris, 2007, p.256

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Opération temple ouvert à Spa - L'Avenir 02/08/2010

Publié le par antoiniste

Spa - Mine de rien, avec une audience plutôt confidentielle, le culte antoiniste possède 64 temples dans le monde et 20 salles de lecture.

Avec deux temples sur son territoire, Verviers fait mieux que Lille, Liège ou Monaco. Celui de la rue des Plantes, au déboulé aérien des Hautes-Mezelles, n'est pas au mieux de sa forme architecturale. Il y aurait quand même, selon les dires de Jemeppe, une lecture le dimanche matin à 10 heures mais les riverains certifient que le lieu du culte est abandonné.

Le temple est visible des escaliers de la Paix. On le distingue aussi de la place du Martyr, dans le prolongement du clocher de Notre-Dame. Du sommet des Plantes, il bénéficie d'une vue imprenable sur la ville avec la gare centrale au centre du panoramique.

À Spa, le desservant travaille à l'extérieur. Mais le temple, situé d'ailleurs rue du Père Antoine (du côté de la Géronstère, à gauche après le Vauxhall), est libre d'accès pendant la journée. Il est copie conforme de celui de la campagne de Bronde, avec l'horloge murale, les paroles du Père sur fond noir, la chaire de vérité et les bancs pour les fidèles. Dans le sas d'entrée, une sonnette (sans fil) permet de joindre le célébrant pour autant, évidemment, qu'il soit présent.

Il est aussi une importante documentation à emporter dont une biographie du Père Antoine par le frère Deregnaucourt et « Madame Desart, sténographe de l'Enseignement », son portrait et une invite : « Frères et Soeurs, Amis visiteurs, Cette maison est votre maison. Vous pouvez venir au temple chaque fois que vous en aurez la pensée. Quand vous êtes dans la peine, quand vous subissez l'échec ou la solitude dans votre vie, vous trouverez toujours ici une présence aimante et fraternelle qui vous aidera, dans la prière, à surmonter ces moments difficiles ».

Il n'est plus question comme au début du siècle et un engouement certain pour l'antoinisme, du Père guérisseur, régénérateur de l'Humanité. On évoque l'échec et la solitude. Par contre, l'uniforme révélé est celui voulu par le fondateur du culte, un costume voulu disgracieux, en serge noire, un compromis entre la soutane des prêtres maronites et la redingote de certains pasteurs pentecôtistes.

En 2010, le coup d'oeil étonne. Le culte aussi. Mais à chacun ses vérités.

Jean BRASSEUR (L Avenir)

source : lavenir.ner 02/08/2010

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Au temple antoiniste de Bronde, on entre sans frapper - L'Avenir 02/08/2010

Publié le par antoiniste

 source : LAvenir.net 02/08/2010


Nota : Le journaliste dirait qu'une cérémonie catholique donne "une impression d'être dans un autre siècle" ? Les costumes et les coutumes diffèrent, mais dans les deux cas, on est pas forcément habillé en jeans et basket. Ensuite, la présentation a du être très succincte, en effet. En tout cas, il est des plus comique que ce soit nous, les Antoinistes qui croyont à la Réincarnation et que ce soit lui, le journaliste qui réincarne Soeur Ghilaisne... qui était Représentante du Père. Et rappelons que la Belgique n'en a pas pour le moment... Le journaliste n'a donc rien compris...
La "chaire de vérité" est la grande tribune où se poste le desservant pour l'Opération, le temple n'ayant pas de desservant, elle n'a pas actuellement d'utilité.Pour finir, concernant la mise en garde comme quoi l'oeuvre "est secte cataloguée dangereuse... en France !", en bon journaliste, j'aurais aussi précisé que le même pays, depuis 2005, a considéré comme obsolète le contenu de cette liste de mouvements sectaires de 1995, tant le gouvernement et les représentants parlementaires que la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes)...

Verviers - Dimanche. Quinze heures. Le temple antoiniste de la campagne de Bronde, à Stembert (Verviers), propose une lecture. On entre sans frapper.
 

Bizarre. La sensation est prenante avec une impression d'être dans un autre siècle. Derrière la porte du temple, une dame tout de noir vêtue joue les portières. Présentation succincte. Peut-on prendre une photo ? « C'est pas possible, mon frère, répond soeur Ghislaine (Dumont) Il faut attendre la fin de la lecture qui va commencer. Elle dure 15 minutes. Après, vous irez trouver le frère René. C'est le représentant du Père. Allez donc vous asseoir ». Dans le temple, quelques bancs. On compte trois fidèles, des soeurs pour être dans la norme. Devant, face au mur tout noir où les paroles du Père éclatent en lettres blanches, deux frères sont en prières. En soutanes noires, genre redingotes dont le col remonte haut dans le cou. Quinze heures pile, le frère Jean-Paul (Furnémont) monte sur l'estrade montée devant ce qui doit être une chaire de vérité.

C'est la lecture, l'enseignement, la vérité, l'arbre de conscience, le fluide qui guérit, l'amour de l'autre, les actes qui réconfortent. Au mur, une tocante. Quinze heures quinze pile, c'est fini. Frère Jean-Paul rejoint les soeurs et frère René (Souverains) réunis dans une salle jouxtant celle des prières, la sacristie en quelque sorte.

« Ici, un dimanche par mois, on se réunit et on mange un morceau de tarte, confie une des trois antoinistes d'âge mûr. On discute. On pose des questions et tout le monde est le bienvenu » .

Confidentiel le culte ? Sans aucun doute. « Mais il reste vivant, ponctue une autre fidèle. D'ailleurs, l'antoinisme a des temples un peu partout dans le monde et, aussi, dans la région. Il est le temple de la rue des Plantes, et celui de Spa, rue du Père Antoine. Celui de Stembert, où nous sommes, a été le seul consacré par le Père Antoine. Il y avait, en septembre 1911, un monde fou dans la campagne de Bronde. Il y avait le Père mais aussi la Mère. On a dû renouveler cinq fois l'opération tant les fidèles étaient en nombre ».

Le Père, c'est Louis-Joseph Antoine, né à Mons-Crotteux (Liège) en 1846. Mineur à 12 ans, ouvrier métallurgiste, marié à Jeanne Collon (la Mère). Il découvre le spiritisme en 1890 et, fondant d'abord une société appelée « Les Vignerons du Seigneur », il guérit par le fluide dès 1901, recevant jusqu'à 100 malades par jour. Le culte antoiniste s'envole et le 15 août 1910, le Père Antoine consacre le premier temple de Jemeppe-sur-Meuse. L'opération générale, alors, guérit les malades. Aujourd'hui, cent ans après, elle soulage... les épreuves de la vie. Le fluide reste vecteur. Mais, au grand jamais, frères et soeurs pratiqueront un exercice cernant de près ou de loin un quelconque exercice illégal de la médecine. Antoine est mort le 25 juin 1912.

« Non, il n'est pas mort. Il s'est désincarné, rectifie frère René ajoutant que le culte est une oeuvre morale basée sur la foi et le désintéressement. « D'ailleurs, le gouvernement belge l'a reconnue comme fondation d'utilité publique ».

Mais elle est secte cataloguée dangereuse... en France !

Jean BRASSEUR (L Avenir)

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Tempête et orages: RAS - 15/07/2010

Publié le par antoiniste

Tournai/Ath/Mouscron - Rien à signaler en Hainaut occidental hier alors que les éléments se déchaînaient un peu partout dans le pays. La foudre est tout de même tombée à Tournai, où elle a causé des dégâts à un ancien temple du culte antoiniste (datant de 1938) situé rue de la Borgnette. Le haut du pignon a été touché, et il menaçait hier de tomber ; une entreprise du bâtiment devait l'enlever dès que possible. En attendant, les pompiers de Tournai et la police ont sécurisé les lieux, en fermant la rue à la circulation et la portion située face à la maison aux piétons. Tout ce que le bâtiment (utilisé comme lieu de stockage par le magasin Environnement Sommeil) compte comme câbles électriques ont été détruits, jusqu'au compteur général. Même la cabine électrique du quartier a « disjoncté ».

(L Avenir)

source : lavenir.net - 15-07-2010

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Dominique A - Le courage des oiseaux

Publié le par antoiniste




Dieu que cette histoire finit mal
On imagine jamais très bien
Qu'une histoire puisse finir si mal
Quand elle a commence si bien

On imagine pourtant très bien
Voir un jour les raisons d'aimer
Perdues quelque part dans le temps
Mille tristesses découlent de l'instant

Alors, qui sait ce qui nous passe en tête
Peut être
Finissons nous par nous lasser

Si seulement nous avions le courage des oiseaux
Qui chantent dans le vent glace

Tourne ton dos contre mon dos
Que vois tu je ne te vois plus
Si c'est ainsi qu'on continue
Je ne donne pas cher de nos peaux

Parfois, qui sais ce qui nous passe en tête
Peut être finissons nous par nous lasser

Si seulement nous avions le courage des oiseaux
Qui chantent dans le vent glace

Si seulement nous avions le courage des oiseaux
Qui chantent dans le vent glace

source : http://www.frmusique.ru/texts/d/dominique_a/couragedesoiseaux.htm

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Donato Manduzio, guérisseur et prophète

Publié le par antoiniste

    En l'année 1931, sous Mussolini, dans une petite ville des Pouilles, San Nicandro Garganico, parmi un groupe de paysans, pauvres et pour la plupart illettrés, un infirme, le "savant" du groupe, reçoit d'un ami une Bible. La lecture de l'Ancien Testament le bouleverse. Il sent une fraternité de croyance avec le peuple hébreu qu'il imagine disparu depuis des siècles. Dès lors, il transmettra ce message à sa famille, à ses amis. Quelques fidèles se rassemblent autour de lui. Mais un jour les "Juifs" de San Nicandro apprennent que les villes "sont pleines de ce peuple" qu'ils ont cru disparu. Tout s'oppose aux nouveaux convertis : leur famille, la méfiance du rabbinat italien, l'Eglise, les lois fascistes. Mais la foi déplace les montagnes. Après la guerre, une partie des fidèles quittera San Nicandro pour la Terre promise.

    Donato guérisseur, magicien, pour lequel les phases de la lune et du soleil n'avaient pas de secrets ; rhapsode et organisateur de drames, devenait le centre de la seule vie sociale de son groupe (p.32).
    En réalité, et tout le monde est d'accord là-dessus, Donato, grâce à ses connaissances magico-astrologiques, et surtout à sa personnalité, était devenu un guérisseur et un magicien auquel, même après sa conversion au culte du Dieu d'Israël, les gens de San Nicandro avaient recours (p.30, cf. également pp.68-69).

    Les remèdes employés par Manduzio se retrouvent fréquemment dans les techniques thérapeutiques dont sont riches les légendes hagiographiques locales. Les substances dont il se sert sont : le fromage frais de vache, l'huile d'olive, qui nous renvoie au rituel commun à tous les peuples méditerranéens, pure ou mélangée avec de l'eau et du sucre, l'eau chaude ; cette dernière est employée pour laver la partie atteinte : les yeux, tandis que le fromage et l'huile sont ingurgités par le malade. Il serait peut-être intéressant d'étudier si des nourritures aussi banales que l'huile et le fromage frais - ce dernier n'est pas de consommation courante dans agglomérations urbaines, en raison de son prix relativement élevé, mais reste la nourriture type du berger - n'en conservent pas cependant une valeur magique religieuse (p.71; cf. Joseph Weissenberg, le guérisseur au fromage : à la mort de ses parents, il fut d'abord élevé par le berger du domaine de la comtesse Leopoldine Seherr-Thoß à qui les enfants Weissenberg sont confiés. Après avoir travaillé dans le domaine agricole, il termine une formation de maçon. Il deviendra guérisseur et prescrira des remèdes comme des tisanes, du fromage blanc, de la soupe de farine de seigle... Il sera connut dans les années 20 à Berlin comme le "Weißkäseheiler", le guérisseur au fromage blanc).

    Que faut-il entendre par ces "visions" que Donato a soigneusement - et fidèlement, sans doute - consignées dans son Journal ? Des rêves du sommeil ; des visions de la veille, au sens propre ; des rêves éveillés, rêveries du matin, vagabondage dans un monde d'images, auquel la foi de Manduzio prête réalité et signification, ou même simplement parfois, signes, omina, qui ne sont des visions que parce qu'ils constituent des messages que Donato interprète.
    Je ne pense pas que les visions qu'il relate soient outre mesure reconstruites. On y constate une précision de détail, surtout du détail dépourvu de signification, qui garantit l'authenticité du récit.
    L'intérêt de ces visions est d'abord psychologique : nous y voyons apparaître, comme sur un écran, les grandes lignes de ce qu'on pourrait appelé l'espace mental de Donato, le décor où se joue le drame de sa conversion, de son dialogie avec Dieu, de ses démêlés avec ses ouailles, avec les rabbins, avec les "idolâtres", décor sans lequel le drame ne serait pas compris.
    En outre, ces visions ont eu une efficacité singulière : elles ont entretenu la foi de Manduzio ; elles on eu en définitive pour effet le départ d'Italie et l'installation en Israël de plus de cinquante paysans san-nicandrais. (p.123).
    Dans [un] groupe de visions qui se complètent l'une l'autre, Dieu appraît comme le roi. Malgré le manque d'attributs habituels de la royauté : couronne, uniforme, etc., Donato le reconnaît aussitôt. Dans la première vision, le roi est l'homme honorable par excellence. Donato attendait une réponse de Dieu : si oui, des hommes honorés, si non, des femmes déshonorées. On retrouve dans d'autres visions cette alternance : homme ou femme, et toujours le fait de voir des femmes correspond à une réponse négative (p.126).
    [Un] rêve, comme tous ceux où Donato apparaît tantôt comme le fils, tantôt comme l'homme de confiance ou le familier du roi, exprime clairement le besoin de compensation de l'infériorité sociale et physique de Manduzio.
    L'Eden est pour lui le verger irrigué qu'il est dans la Genèse, où une eau qui a la blancheur et l'apparence du lait coule des fontaines. Le lait revient comme un leitmotiv dans plusieurs autres visions, ainsi que dans les cures "miraculeuses" opérées par Donato.
    Ainsi que nous l'avons déjà dit, ces visions où Dieu apparaît comme le roi sont à rapprocher de celles où il est plus simplement maître d'une masseria (p.127-128).

    La dixième règle d'un pacte de Manduzio est : "Nous sommes nés pour la vision, par la vision nous mettons la Loi en pratique. Celui qui nie la vision sera chassé de parmi nous et de la vie éternelle" (p.91).

    L'auteure indique en fin d'ouvrage les prémices et indique que l'évangélisation (surtout due aux émigrants italiens devenant des Amériques) sera un foyer propice à l'évolution de Donato Manduzio : La raison en est probablement que l'intense fermentation religieuse de la cette région, si elle favorise l'éclosion d'un type de "saint" comme Padre Pio, suscite, par contre, aussi autre chose qu'une attitude passive d'adoration et d'attente, mais pousse les hommes à chercher et à trouver des formes d'activité religieuse nouvelles ; d'où le cassés à San Giovanni Rotonde même de la prédication évangélique (p.241-42). 

Elena Cassin, San Nicandro, Histoire d'une conversion
Quai Voltaire, Paris, 1993 (cf. Recension de la première édition de 1957)

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Dissidence du Frère Hanoul à Angleur en 1943 racontée par Pierre Debouxhtay (L'Antoinisme)

Publié le par antoiniste

    Dans ses dernières volontés, Antoine avait désigné sa femme pour le remplacer ; celle-ci est morte le 4 novembre 1940, agée de nonante ans (erreur de Pierre Debouxhtay, elle s'est désincarnée en fait le 3 novembre). Son successeur, le représentant du Père, est le chef de la religion antoiniste, il en a la direction religieuse et morale ; la gestion des affaires matérielles est confiée à un conseil d'administration. Le frère Nihoul a été choisi comme Représentant du Père ad intérim. Après la guerre, lorsque les communications seront pus faciles, les adeptes éliront, à la simple majorité, le chef du culte.
    Après la mort de la Mère Antoine, j'ai été étonné de voir enlever les images du Père et de la Mère dans les temples en Belgique où il ne reste plus que l'emblème, l'arbre de la science de la vue du mal. Si je suis bien renseigné, les temples français, moins iconophobes, ont maintenu les portraits des fondateurs. Dans mon livre (p.294), j'écrivais que la mort de la Mère pourrait être pour l'antoinisme une épreuve plus dangereuse que la désincarnation du fondateur lui-même. Ces prévisions se réaliseraient-elles ? Verrons-nous un iconoclasme antoinisme ?

Dissidence du Frère Hanoul à Angleur en 1943


    Ces pages ont été écrites au début de 1943. Jemeppe ayant modifié les règlements pour les temples et pour les desservants, le différend s'aggrava : Le 1er avril 1943, un groupe dissident, se proclamant fidèle à la véritable tradition antoiniste, ouvrait un temple à Angleur, rue de Tilff, 84. Dans ce temple, qui contient cent et dix places assises et où le portrait du Père Antoine surmonte la tribune, les offices sont célébrés en semaine et le dimanche, jour où la salle est d'ordinaire comble. Alors que tous les temples, sauf celui de Jemeppe, sont fermés le 25 juin, le temple d'Angleur est resté ouvert et on y a célébré la fête du Père.
Pierre Debouxhtay, L'Antoinisme, 1945, p.5 et p.27

    Le Moniteur belge signale qu'Émile Hanoul à Angleur comme désigné pour recevoir la Croix de prisonnier politique 1940-1945.

    Le frère Émile Hanoul décède en 1949. Il ne reste plus de traces actuellement de ce temple.

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Deux petites filles juives dans la tourmente nazie - aide d'un antoiniste

Publié le par antoiniste

    Les premiers mois de l'année 1943 n'ont apporté aucun changement à la vie de Thérèse et de Lili, toujours réfugiées à Saint-Pierre-des-Bois. Toutes les lettres que Thérèse nous avait adressées à cette période ont été perdues ; c'est donc de mémoire qu'elle dit aujourd'hui e pas avoir gardé un bon souvenir de son séjour chez Madame Renée où elle se fait appeler Marie. [...]
    Vers la fin de l'été 1943, la maman de Thérèse (Marie, Ida), avait fait la connaissance, grâce à une voisine, d'un adepte antoiniste voué à l'amour du prochain qui, apprenant que Thérèse se plaignait, se proposa de la prendre chez lui en attendant de trouver une autre place. C'est ainsi que Thérèse passa quatre mois (jusqu'en février 1944) à Saint-Maurice (Seine) chez Oncle Georges et Tante Lucile.

Paul Sechter, Deux petites filles juives dans la tourmente nazie, p.72-73
L'Harmattan, Paris, 2009


Présentation de l'éditeur
De 1939 à 1945, les nazis allemands ont embrasé l'Europe tout entière en poursuivant partout les crimes qu'ils avaient expérimentés chez eux. Ils ont atteint le dernier degré de l'horreur et de l'ignominie. Jusqu'à maintenant, personne au monde n'était parvenu à une telle " perfection criminelle ". Onze mille enfants juifs de France ont été exterminés dans les chambres à gaz. D'autres, heureusement plus nombreux, ont échappé à la traque des hitlériens, en " jouant " à un cache-cache mortel. Mais, après avoir été privés des joies de l'enfance, ils ont appris, une fois libres, qu'ils étaient devenus orphelins et que l'amour de leur mère, ou de leur père, ou des deux à la fois, leur avait été enlevé. Thérèse et Lili, elles aussi, ont subi ces épreuves, durant les années noires de l'occupation allemande. Elles sont aujourd'hui les gardiennes de la Mémoire aux côtés des milliers d'autres petites filles et petits garçons juifs qui eurent leur vie ravagée par les nazis.
Biographie de l'auteur
Paul Sechter est né en février 1921 à Paris IXe. Il a vécu les années de guerre dans une quasi-clandestinité, sans avoir été pour autant un résistant. En tant que " Juif partiel ", il a aidé des Juifs à se cacher et il a participé avec beaucoup d'autres à la sauvegarde des enfants. Après avoir fait de nombreux métiers, il est à la retraite depuis plus de vingt ans.
source : amazon.fr

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Deuxième procès en 1907 après épidémie d'entérite

Publié le par antoiniste

    En 1907, Louis Antoine est envoyé en justice, pour la deuxième fois. "Du 1er janvier au 15 novembre 1906, cinquante-neuf enfants, âgés de moins de cinq ans, étaient morts à Jemeppe, faute de soins, ajoutait une rumeur qui parvint jusqu'au procureur du roi".
    Un rumeur... il s'agit bien de cela, car en ces temps, les épidémies étaient courantes :
- choléra en 1850, ce qui décidera de la création d'un hôpital-infirmerie par la Société de Seraing ;
- Roland A E Collignon continue l'énumération : "Des inondations et les épidémies font des morts chaque année et depuis longtemps, clama Antoine. En 1882, il y eut 29 morts de fièvre typhoïde puis ce fut la rougeole en 1883, la scarlatine en 1890 et cette fois on compta 110 morts ! En 1894, le choléra fit 60 victimes. 67 en 1900. On ferme les écoles, on envoie les enfants dans des familles et les médecins ne peuvent que constater les décès… En 1906, ce fut la rougeole, la scarlatine et la fièvre typhoïde – Antoine s’interrompit un moment pour s’éponger le front – Vous savez très bien que je ne suis pas responsable de ces malheurs publics ! Et la municipalité – elle qui m’avait autorisé par écrit à recevoir tous ces gens – qu’en fait-elle des rapports sur l’hygiène ? Rien ! Alors qu’il y a de graves problèmes d’épuration ! On ne répare même pas les digues, les berges parce qu’il s’agit des quartiers ouvriers. A peine un puits sur quatre fournit une eau à demi potable sans parler du lait qui transmet la fièvre typhoïde ! Les eaux stagnent dans leurs caves, dans leurs jardins, avec des matières putrides et des déchets organiques… il faudrait drainer tout cela, projeter de la chaux vive sur les sols, dans les cours, partout et l’on ne fait rien ! – le visage d’Antoine s’empourpra sous l’indignation – Tout cela, Monsieur le Juge, il faut tout de même qu’on le sache car des gens en meurent !"
- un mystérieux nuage de poussière sème la mort dans le bassin liégeois à la fin de 1930 (cf. the New York Times, December 6, 1930 et Le Figaro du 2 août 1930 et du 7 décembre 1930).

    Bref, la maladie n'a pas attendu Louis Antoine pour faire des morts, et Pierre Debouxhtay, précise : "le docteur Antoine [Antonin] Delville, chargé par la commune de constater les décès, déclara, le 12 janvier 1907, qu'aucune de ces morts ne lui ait paru suspecte ; il ajouta qu'en 1906 il y avait eu à Jemeppe une épidémie d'entérite, dont beaucoup d'enfants avaient été atteints" (Pierre Debouxhtay, p.144).

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