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Inauguration d'un temple antoiniste (L'Egalité de Roubaix-Tourcoing, 13 décembre 1937)(bn-r.cd-script.fr)

Publié le par antoiniste

Inauguration d'un temple antoiniste (L’Egalité Roubaix-Tourcoing, 13 Décembre 1937)

 Inauguration d'un temple antoiniste

     Hier, s’est produit à Tourcoing, la très curieuse cérémonie (assez rare au demeurant puisque la France ne possède que 45 de ces temples) de la consécration d’un temple du rite antoiniste.
    Une foule de plusieurs milliers d’adeptes amenés notamment par quatre trains spéciaux de Belgique, groupant 3.200 adeptes belges et par des trains venant de toutes les régions françaises, se rendit à 8 h 20, rue de Varsovie.
    La cérémonie était présidée par la Mère, épouse du fondateur et sa continuatrice, âgée de 87 ans, en costume antoiniste. D’ailleurs, nombre d’adeptes étaient en costume.
    Le nombreux public suivit avec intérêt les diverses phases de la cérémonie, notamment l’« Opération », prière muette, l’emblème porté haut et qui eut lieu successivement à l’intérieur du temple et au dehors, tous les assistants n’ayant pas trouvé place dans l’enceinte.

 L'Egalité de Roubaix-Tourcoing, 13 décembre 1937 (source : bn-r.cd-script.fr)

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Henri Lormier (18 août 1877-23 mars 1961)

Publié le par antoiniste

Henri Lormier (18 août 1877-23 mars 1961)
(Le Fraterniste, 1er janvier 1924)

Henri Lormier (18 août 1877-23 mars 1961)

Henri Lormier (18 août 1877-23 mars 1961)

                 Signature sur son acte de mariage                          Signature dans Le Fraterniste du 15 janvier 1923

    On en sait peut sur lui.
    Henri Lormier est présenté comme verrier dans son acte de mariage avec Clémence Gillot (née à Arques en 1880) du 25 août 1900 à Douai (lieu de son domicile) et né à Paris (20e arrdt) le 18 août 1877. Ils habitent à Trélon en 1906.

Henri Lormier (18 août 1877-23 mars 1961)

Acte de mariage à Douai 25 août 1900

   Un fils, Paul, né vers 1907 et décède à l'age de 15 ans, en juillet 1922.
    Il divorce le 13 octobre 1921. Il se remarie à Paris le 10 septembre 1929 avec Henriette Jolivet. Il est alors indiqué qu'il est facteur.

Henri Lormier (18 août 1877-23 mars 1961)
(Journal de Fourmies, 26 mars 1922)

    Présenté comme Directeur Fraterniste dans ce journal, comme directeur-gérant ailleurs. Dans son reportage "Au pays des guérisseurs", Pierre Scize indique qu'il officie toujours en 1934 à Sin-le-Noble dans l'Institut.
    En 1923, à sa reprise après guerre, le Fraterniste est situé à Arras, 12, Rue des Bouchers-de-Cité.

Henri Lormier (18 août 1877-23 mars 1961)
(La Croix, 29 octobre 1938)


    Il est acquitté lors d'un procès contre lui en 1938. En mars 1939, il s'exprime encore dans le Fraterniste, par l'intermédiaire de la Revue Spirite, comme directeur. Son adresse à Sin-le-Noble est alors 178, Avenue Salengro (anciennement Rue du Faubourg). Aurait-il quitté alors le bâtiment qui abritait l'Institut ?
    Il décède à Granville (dans la Manche) le 23 mars 1961.

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Pierre Scize - Au pays des guérisseurs (Marianne, 25 juillet et 15 août 1934)

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Pierre Scize - Au pays des guérisseurs (Marianne, 25 juillet et 15 août 1934)Pierre Scize - Au pays des guérisseurs (Marianne, 25 juillet et 15 août 1934)Concernant l'Antoinisme :
    Quelles rigueurs exercer contre ce doux petit vieillard, pratiquant du culte antoiniste, qui m'a demandé avec de vraies larmes dans les yeux de ne point citer son nom, et qui opère, dans un faubourg où on le tient pour un saint, des cures extraordinaires ?
    L'Antoinisme, comme la Christian-Science, sur quoi un de mes lecteurs lyonnais m'envoie de curieux détails, échappe trop à une telle enquête, en ce sens que la guérison des maladies n'est chez lui qu'une infime partie de la doctrine. Il faudra bien un jour mener cette enquête des petites religions, si prometteuses, si pleines d'humanité. Mais je peux indiquer, en passant, que les desservants de ces cultes mineurs (en France) pratiquent avec un désintéressement rare « leur mission ».

Concernant l'Institut des forces psychosiques :
    A Sin-le-Noble, près de Douai, il y a un « Institut des forces psychologiques », dont le directeur, Henri Lormier, est un élève et le continuateur du célèbre guérisseur d'Avignonnet, Jean Béziat, mort depuis quelques années.
    Il accomplit, par simple suggestion, des cures qui lui amènent des malades de tout le Nord. Lui aussi se défend de faire des miracles. Il ne promet ni la guérison du cancer, ni celle de la tuberculose. Mais, chaque fois que le mental peut influer sur le physique, sa thérapeutique fait merveille. Personne, que je sache, ne s'est avilsé de l'inquiéter. Le ferait-on qu'il y aurait, au pays des « ch'ti mi » de véritables soulèvements populaires.

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Joseph Weißenberg (Excelsior, 8 juillet 1932)

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Joseph Weißenberg (Excelsior, 8 juillet 1932)Joseph Weißenberg (Excelsior, 8 juillet 1932)

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Effet & Cause (Le Fraterniste, 19 juin 1914)

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Effet & Cause (Le Fraterniste, 19 juin 1914)

    Le monde sera sauvé quand on comprendra que si autour de nous, il y a le domaine des effets.
    Qu'au-dessus de nous, nous surpassant, par conséquent, il y a celui des causes.
    C'est sur ce point qu'il convient tout spécialement de méditer.

Le Fraterniste, 19 juin 1914

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Synagogues de la campagne alsacienne

Publié le par antoiniste

    Jusqu'à maintenant les temples antoinistes belges vendus sont ceux de grandes ville éloignées de la "maison-mère", Jemeppe : Tournai (sert de hangar), Schoten (transformé en maison), Bruxelles Forest (Temple Of Tolerance, galerie d'art) et Schaerbeek (transformé en maison), La Louvière (transformé en mosquée). Tout dernièrement, celui d'Evelette, perdu dans la campagne namuroise, a également été vendu et transformé en maison particulière.
    Cela n'est pas sans faire penser à d'autres temples protestants et israélites qui ont également du fermés, vendus et transformés.
    La plupart des temples antoinistes ont jusqu'à maintenant conservés leur architecture. C'est également le cas pour les temples protestants. Certaines synagogues de campagne en Alsace n'ont pas eu le même privilège et certaines sont devenues bien tristes. Seules les fenêtres en ogive indiquent encore leur ancienne fonction. Quelques exemples de mes pérégrinations.

Synagogues de la campagne alsacienneSynagogues de la campagne alsacienne

Foussemagne (1864) - rue d'Alsace, 90150 Foussemagne (le seul village en France où il y a une synagogue et pas d'église (un autre exemple se trouve en Suisse à Endingen). Sert d'entrepôt. En 2007, un projet pour l'ouverture d'un musée sur l'histoire des juifs de Foussemagne et dans le Territoire de Belfort est lancé, une souscription est ouverte pour les frais de rénovation)

Synagogues de la campagne alsacienneSynagogues de la campagne alsacienne


Duppigheim (1877) - rue des Prés, 67120 Duppigheim (sur l'emplacement d'une ancienne de 1780, cédée à la commune par le consistoire après la disparition de la communauté, sert de hangar pour les pompiers)

Synagogues de la campagne alsacienne

Scherwiller (1863) - 6, rue du Giessen, 67750 Scherwiller (à côté de celle de 1760 agrandie en 1790 qui servit de Maison de rabbin, sert de lieu d'asile pour les prisonniers polonais, l'intérieur est saccagé, vendu en 1963 à la commune qui la transforme en hangar pour les pompiers)

Synagogues de la campagne alsacienneSynagogues de la campagne alsacienne

Muttersholtz (1838) - 4, rue des Tilleuls, 67600 Muttersholtz (désaffectation en 1954, sert de salle des sports et salle des fêtes, depuis 2008 on parle d'une rénovation)

Synagogues de la campagne alsacienne
Ribeauvillé (1835) - 17, rue de la Synagogue, 68150 Ribeauvillé (sur l'emplacement d'une plus ancienne, vendu fin des années 1950, transformé en 1958 en cinéma, rénovation du cinéma en 1996)

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Protestants à Lille-Roubaix-Tourcoing

Publié le par antoiniste

Protestants à Lille-Roubaix-TourcoingProtestants à Lille-Roubaix-Tourcoing

 

 

Lille - Le  Temple Protestant

 

 

Lille, Place de la Gare pendant la démolition en 1870 (signature manuscrite Le Blondel)(wikipedia)

    Les protestants de Lille-Roubaix-Tourcoing sont au début, comme dans la région de Liège, des ouvriers anglais. Une présence protestante encadrée par des méthodistes britanniques existe a Roubaix, auprès des ouvriers des filatures depuis les années 1840. Un lieu de culte protestant est construit en 1867 à Croix par l'Anglais Isaac Holden qui y possédait une usine de peignage.
    Le premier lieu de culte protestant lillois était l'ancienne église des Bons-Fils. Vers 1860, le département du Nord comptait près de 2500 protestants. Le percement de la rue Faidherbe entraina l'expropriation du temple qui fut démoli vers 1868. La ville accorda au Consistoire un terrain au sud-ouest afin de construire un nouveau temple avec un presbytère, une salle d'asile et une école. Le positionnement du temple lui confère un rôle structurant, confirmé par la mise en chantier de plusieurs bâtiments universitaires à partir de 1876. Le projet de l'architecte Edouard Roederer est retenu et finalement établi en juillet 1868. L'inauguration eut lieu le 1er novembre 1871.
    La région de Lille a accueilli des résidents anglais dès la première moitié du XIXe siècle. Ils étaient ouvriers ou hommes d'affaires, et étaient surtout engagés dans le commerce ou la fabrication, en particulier dans les domaines liés à l'industrie textile très active de l'époque. Les services se tiennent dans différentes salles non seulement à Lille mais aussi à Croix et à Armentières, mais dès 1860, il y a une première proposition pour un lieu de culte permanent. L'église Christ Church, dans la Rue Lydéric, a été construite dans un style gothique moderne, mais basé sur le gothique français du XIIIe siècle.
    Arrivé à Fives en 1898, le pasteur Henry Nick (Juste parmi les Nations) y crée le Foyer du Peuple pour des réunions d'évangélisation, d'information et de formations. Il a consacré sa ve au service de tous et des plus pauvres. L'Eglise protestante unie de Fives continue d'être un lieu chrétien de culte, de rencontre et d'échange ouvert sur le quartier.

Protestants à Lille-Roubaix-TourcoingProtestants à Lille-Roubaix-Tourcoing

 

Lille - Temple Anglican et Asile

 

 

Croix - Temple Anglais

 


Lille (1867) - rue de Tournai (place de la Gare, détruite par le percement de la Rue Faidherbe) 59000 Lille (couvent et de l’ancienne église des Bons-Fils, servi au traitement des aliénés, servit de prison aux émigrés et aux suspects pendant la Révolution, puis fut mise à la disposition des protestants en décembre 1803, détruit en 1870)
Lille (1871) - 1 Place du Temple 59000 Lille (par l'architecte Alphonse Roederer, inscrit aux Monuments historiques en 2010, proche de la synagogue, dans un nouveau « quartier latin » lillois)
Lille (1870) - 14 Rue Lyderic 59000 Lille (office en anglais régulier)
Fives-Lille (1903) - 165 rue Pierre Legrand 59800 Lille (Paroisse protestante Lille-Fives, Foyer du peuple)
Croix (1867) - Rue Isaac Holden ‎59163 Croix ("Temple Anglais" financé comme celui de Reims par l'Anglais Isaac Holden qui y possédait une usine de peignage, aujourd'hui détruit)
Roubaix (1871) - 29 Rue des Arts 59100 Roubaix (par les architectes Jean-Jacques Schulthers et Auguste Dupire, inscrit aux Monuments historiques en 2011, rénové en 2020, temple pour les protestants de Roubaix, Tourcoing, Croix, Hem, Wattrelos, Villeneuve-d'Ascq et d'autres communes environnantes)
Tourcoing (1907) - 21 Rue de la Malcense 59200 Tourcoing (cédé à la ville en 2002)

Protestants à Lille-Roubaix-Tourcoing
Lille-Fives - Foyer du peuple

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Protestants en Normandie

Publié le par antoiniste

    La Normandie accueille la Réforme protestante très tôt et avec beaucoup de ferveur. Le phénomène d'adhésion à la Réforme est tout aussi rural qu'urbain. En Basse Normandie, le monde rural est fortement pénétré, tandis qu'en Haute Normandie, la Réforme est surtout l'affaire des villes.

    Au XVIe, l'Église catholique subit la plus grande crise de son histoire. Un à un, ses fidèles se convertissent au protestantisme.
    Néanmoins, le protestantisme, en seulement trente ans (1520-1550), gagne les cœurs. De façon remarquable, à peu près toutes les couches de la société, qu'elles soient riches ou pauvres, sont touchées : le clergé, les artisans, les marchands, les officiers, les étudiants… Même des nobles se convertissent.
    Si bien que des temples se dressent bientôt à Saint-Lô, Rouen, Dieppe, Caen, Le Havre et Coutances. Ils sont souvent animés par des pasteurs formés à Genève, la capitale du protestantisme. En 1560, 20 % de la population rouennaise serait protestante, plus d'un tiers à Caen, comme à Alençon.
    Pourquoi un succès si foudroyant ? Les historiens identifient une explication culturelle. Par rapport aux autres Français, les Normands semblent assez instruits. Une forte minorité sait lire et écrire. On imprime beaucoup de livres à Rouen et à Caen. Or, la nouvelle religion, parce qu'elle prône une lecture et une méditation de la Bible par chaque fidèle, trouve un terreau favorable en Normandie. Ce facteur est néanmoins insuffisant, car des couches cultivées n'adoptent pas le protestantisme pour autant. Rien n'est simple en matière religieuse.

    Au XIXe siècle, les protestants sont toujours présents en Normandie, regroupés dans les villes, dispersés à la campagne. Ils jouent un rôle important dans le développement social et économique de la région. On compte environ 10 000 protestants en Seine-Maritime et dans l'Orne et le Calvados, ils ne sont plus que 5000.
   Après la guerre de 1870, de nombreux protestants sont arrivés d'Alsace, tel Jules Siegfried (1837-1922), et se sont installés principalement au Havre.
    En Normandie au XIXe siècle le Réveil trouve un terrain favorable. Des méthodistes venus d'Angleterre y sont également très actifs. Les tensions entre protestantisme libéral et protestantisme orthodoxe s'en trouvent renforcées.
    Progressivement l'orthodoxie s'impose à nouveau. Citons les pasteurs David Maurel (1818-1839), Guillaume de Félice (1828-1839) et à Dieppe le pasteur Jean Réville (1826-1860).

    Au XXe siècle, le protestantisme est encore très vivant surtout à Rouen, au Havre et, à un moindre degré, à Caen.
    La plus importante des Églises rurales (25 % de la population) est à Luneray, où le temple a été construit au XIXe siècle.
source :
https://actu.fr/normandie/alencon_61001/histoire-quand-protestantisme-est-devenu-deuxieme-religion-normandie_15320899.html
https://www.museeprotestant.org/notice/le-protestantisme-en-normandie/

    La Normandie a été aussi plutôt réceptive à l'antoinisme, bien que tardivement, puisque c'est la région qui compte le plus grand nombre de temple après le département Nord : Évreux (1948), Bernay (1951), Rouen (1950), Caen (1991 à Cormelles-le-Royal) et Cherbourg-Octeville (1952). Mantes-la-Jolie dans les Yvelines est proche de la région Normandie.
    A Vimoutiers, les Antoinistes qui existaient avant l'arrivée des Pentecôtistes se sont ralliés à ces derniers (C.Ch. Chéry o.p., L'Offensive des sectes, 1954, p.262-63). On note une Rue du Temple à Vimoutiers, et l'Église Évangélique y a encore une maison de prières, 20 Rue du Bief. Il existait également des salles de lecture à Sotteville, Dieppe, Saint-Aubin-le-Cary. Au Havre, la salle de lecture a cessée depuis peu son activité (vers 2014).

Protestants en Normandie
Luneray - Le Temple

    Les temples protestants de la campagne normande sont ceux de :
Bolbec (1797) - 17 Rue Pasteur 76210 Bolbec (entrée monumentale construite en 1877)
Goderville (1834) - 17 Rue de la Poste 76110 Goderville (construit par un fidèle, racheté en 1889 par l'Association cultuelle de Saint-Antoine-la-Forêt, utilisé régulièrement jusqu'en 1993, désaffecté, vendu en 1999)
Criquetot-l'Esneval (1836) - Rue du Temple/Rue des Chataigners 76280 Criquetot-l'Esneval (Hameau du Temple, désaffecté, actuellement transformé en maison)
La Remuée (1806) - Rue du Temple 76430 La Remuée (désaffecté en 1874, les fidèles doivent se rendre alors à Saint-Romain-de-Colbosc)
La Trinité du Mont (1806) - désaffecté
Saint-Antoine-la-Forêt (1830) - 175 Route de Lillebonne/Rue Pomone 76170 Saint-Antoine-la-Forêt (remplacé par celui de 1897, rénové avant 2010)
Saint-Antoine-la-Forêt (1897) -  Rue du Temple 76170 Saint-Antoine-la-Forêt
Saint-Aubin-de-Crétôt (1824) - 1115 Route du Cheval Blanc 76190 Saint-Aubin-de-Crétôt (Ferme du Temple)
Saint-Romain-de-Colbosc (1874) - Rue Félix Faure 76430 Saint-Romain-de-Colbosc
Le Tréport (1877) - 7 Route d'Eu 76470 Le Tréport (vendu en 1970, désaffecté)
Varengeville-sur-Mer (1883) - 450 Route de Vastérival  76119 Varengeville-sur-Mer (construit par l'intermédiaire de vacanciers britanniques, vendu dans les années 1970, désaffecté)
Étretat (1883) - 66 Rue Guy de Maupassant 76790 Étretat (par les architectes parisiens BÉNARD et Charles LETROSNE, culte estival)
Harfleur (1948) - Boulevard du Midi 76700 Harfleur (désaffecté et vendu en 1988 à la municipalité puis détruit)
Montivilliers (1787) - Rue du Temple 76290 Montivilliers (par l'architecte Pierre Bernage, seul temple qui a été construit sous le règne de Louis XVI, sans compter l'Alsace, seul temple subsistant bâti en ovale et en forme d'hôtel particulier, mis en service le 29 novembre 1803, entouré d'un cimetière protestant, inscrit aux Monuments historiques dès 1977, projet de rénovation en cours)
Sanvic (1914) - Rue Georges Maguin/Rue Maxime Gorki 76620 Le Havre (ancienne chapelle militaire anglicane (protestante) de l'armée britannique au Havre pendant la guerre de 1914-1918, démontée et remontée à Sanvic, rue Maxime Gorki, afin de servir au culte de l'Église évangélique libre de Béthel, affiliée à la Mission Intérieure Baptiste en 1960, après le départ des derniers missionnaires suédois en 2000, rattachée à l'Église Baptiste de Rouelles jusqu'en 2003, vendue en 2007)
Luneray (1812) - Rue de la République/Square Jean Venable 76810 Luneray (construction autorisée par décret de Napoléon signé en 1807 à Varsovie, sacristie construite en 1824, transformation complète de l'intérieur et seconde dédicace en 1856, clocheton et salle de bibliothèque au premier étage ajoutés en 1892)
Le Coudray (1832) - Rue du Temple/Rue Maeterlinck (construit pour les libéraux, utilisé ensuite par les évangéliques, désaffecté, actuellement propriété privée)
Lammerville (1869) - Impasse du Temple 76730 Lammerville (désaffecté en 1960 actuellement propriété privée, sa cloche a été mise en 2007 square Jean Venable à côté du temple actuel de Luneray)
Notre-Dame-de-Gravenchon (1959) - Rue Alexandre André 76330 Notre-Dame-de-Gravenchon (chapelle des Cités (Esso), désaffectée avant 1980, elle sert de dépôt aux éditions religieuses Foi et Victoire)

Protestants en Normandie
Rouen - Temple Saint-Eloi


    Dans les villes, au temps de la Réforme, il n'est pas rare qu'une église sert aux Protestants pour en faire leur temple. Les temples actuellement en service sont ceux de :
Dieppe (1835) - 69 Rue de la Barre 76200 Dieppe (ancienne chapelle des Carmélites de 1631 détruite lors du bombardement de 1694, reconstruite entre 1735 et 1745, acquise par la ville en 1832 pour en faire le temple protestant)
Elbeuf (1851) - 17 Rue Guérot 76500 Elbeuf
Fécamp (1885) - Rue Jules Ferry 76400 Fécamp
Lillebonne (1860) - 27 Rue Victor Hugo 76170 Lillebonne (par M. Marage, architecte à Bolbec)
Le Havre (1857) - 47 Rue Anatole France (anc. Rue Napoléon, puis Rue du Lycée) 76600 Le Havre (par l'architecte Deconchy, bombardé en 1940, le clocher et la rosace ne seront pas reconstruits pour sa réhabilitation en 1953, seul édifice du Havre réunissant en un même bâtiment l'architecture XIXe siècle et l'architecture de l'école Perret)
Rouen (XVIème s.) - Temple Saint-Éloi, Place Martin Luther King 76000 Rouen (après un temple en forme de dodécagone, se situait dans la commune actuelle de Grand Quevilly, les protestants n'ayant pas le droit d'avoir un temple dans leur ville selon l'Édit de Nantes, qui a été fermé en 1685, une église de Rouan a été attribuée en 1803 par Bonaparte alors Premier Consul aux protestants, en partie détruit par les bombardements de mai 1944, les travaux de restauration n'ont été achevés qu'en 1955)

http://huguenotsinfo.free.fr/temples/departements/dep76.htm

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Protestantisme, terreau de l'antoiniste

Publié le par antoiniste

    Dès 1911, Louis Piérard, indique que le peuple liégois créa un groupe d'« adventistes du septième jour », qui rendit célèbre Antoine le guérisseur, le brave thaumaturge de Jemeppe-sur-Meuse.
   L'Abbé R.-G. VAN DEN HOUT disait dans la Revue Catholique du 23 juillet 1926 que "C'est évidemment dans les pays protestants où l'idée chrétienne est en pleine décomposition, que le théosophisme fleurit. Le libre examen, l'absence de toute autorité qui définit, décide et condamne, devaient, de toute nécessité, conduire le protestantisme à toutes les déformations et même à toutes les aberrations."
    Dans un article d'André Arnyvelde du 6 novembre 1922 dans le Petit Parisien, l'auteur utilise le vocabulaire protestant pour critiquer l'antoinisme : "La Belgique, patrie terrestre de l'ouvrier mineur Antoine, miraculeux guérisseur, d'abord, puis évangéliste, puis dieu, ou quasi, la Belgique compte seize églises siennes." ; "lecture hebdomadaire publique de l'Evangile du Père" ; "salle de lecture évangélique"...
    On sait par le C.Ch. Chéry o.p. (L'Offensive des sectes, 1954, p.262-63) qu'à Vimoutiers, "les Antoinistes qui existaient avant l'arrivée des Pentecôtistes se sont ralliés à ces derniers".
    Dans La Croix du 7 mai 1930, Jean Revel écrit également "Par la voie du protestantisme, nous sommes amenés au satanisme. Et c'est ce qu'on nous appelle... le nouveau spiritualisme ?"
    "Au cours de l'« Erreur spirite », M. Guénon parle maintes fois du protestantisme. Un chapitre spécial du « Théosophisme » nous l'avait montré très peu sympathique à l'esprit protestant, symbole de toutes les dégénérescences occidentales. Dans l'« Erreur spirite », M. Guénon maintient sa thèse : l'esprit protestant se montre apparenté au spiritisme." nous dit, dans une recension du livre de Guenon, Paul Arbousse-Bastide dans Foi et vie du 2er février 1924.
    "Les Mystères de l'inconnu, L'invocation des esprits" (Collectif, 1989 aux éditions Time Life, p.23) déclare qu'"en un sens, le spiritisme prolongeait la réforme."

    Par contre, dans De Tijd du 6 juillet 1923, on lisait : "Bien sûr, pour le catholicisme, le danger ne vient pas du protestantisme, mais du matérialisme ou de la superstition."


    Pour l'Église catholique, cela ne fait donc, pour beaucoup de critiques de l'Antoinisme, aucun doute que la Réforme protestante n'a été en sorte qu'un terreau pour la secte belge. On a en effet pu remarquer que les protestants n'étaient souvent pas éloignés des antoinistes, autant dans la pensée que dans les lieux occupés par les temples : Seraing, Herstal, Verviers, Spa, La LouvièreSprimont et même dans la grande ville de Liège, où les temples des deux obédiences sont souvent proches l'un de l'autre.
    L'architecture intérieure comme extérieure des temples protestants se rapproche de celle des temples antoinistes. Louis Antoine, petit, a peut-être eu l'occasion de rentrer dans le temple protestant de Flémalle, c'est pourquoi on peut penser que les citations de la Bible sur le mur du fond des temples protestants ont pu l'inspirer pour faire écrire son Auréole de la Conscience sur le mur du fond du Temple de Jemeppe, et que l'on retrouve maintenant dans tous les temples antoinistes sans exception. Peut-être le contact avec ses patrons et collègues d'obédience protestante lui donnèrent l'occasion de constater à quel point la lecture de la Bible pouvait apporter un contact autre avec Dieu que par l'intermédiaire d'un prêtre.
    Sur ce site, dans chaque page d'un temple antoiniste, on retrouva un petit historique de la présence protestante dans les environs géographiques.

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Souvenir. De Jemeppe-sur Meuse, je vous envoie ces jolies fleurs

Publié le par antoiniste

Souvenir. De Jemeppe-sur Meuse, je vous envoie ces jolies fleurs (Le Temple d'Antoine le Guérisseur)

(Le Temple d'Antoine le Guérisseur)

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