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Acte de mariage de Martin ANTOINE et Catherine CASTILLE-15 décembre 1825

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Acte de mariage de Martin ANTOINE et Catherine CASTILLE-15 déc 1825

Acte de mariage de Martin ANTOINE et Catherine CASTILLE-15 déc 1825

 

N° 189 Mariage de Martin Antoine et Catherine Castille

L’an Mil huit cent vingt cinq, le quinzième jour du mois de décembre, à neuf heures du matin, par devant nous Nicolas Closset de Jaer, bourgmestre et officier public de l’état civil de la commune de Seraing, Canton de même, premier arrondissement de la province de Liége sont comparu en notre maison commune et publiquement Martin Joseph Antoine, ouvrier mineur, âgé de vingt-sept ans, domicilié au hameau de Mons, commune de Flémalle Grande, canton de Hollogne aux pierres et lié au susdit hameau, le vingt cinq août mil sept cent quatre vingt dix huit, selon l’extrait de naissance délivré par le même endroit, le vingt neuf mai mil huit cent vingt cinq, fils légitime de Eloy Antoine, en son vivant, ouvrier mineur, domicilié au dit hameau, commune susdite, et décédé en la commune de Saint Nicolas, le cinq juin mil huit cent dix sept, comme il en conste par l’extrait de décès délivré le douze décembre courant par l’officier public délégué à l’état civil de Saint Nicolas et de Marie Catherine Thibault, en son vivant, journalière, domicilié audit hameau de Mons, commune susdite, et décédée le neuf juillet mil huit cent dix neuf comme il en conste par l’extrait de son acte de décès délivré le dix huit juillet de cette année par le mayeur dudit hameau, lequel futur époux a aussi justifié d’avoir satisfait à ses obligations de la milice nationale, conformément au vœu de la loi du huit janvier mil huit cent dix sept, et Catherine Castille, journalière, âgée de vingt six ans, et dix mois, domiciliée en cette commune, et née à Seraing le trente janvier mil sept cent quatre vingt dix neuf, comme il en conste par l’extrait de son acte de baptême de la paroisse dudit Seraing, laquelle n’ayant pu produire l’acte légal de sa naissance, se trouve dans le cas prévu par larticle soixante dix du code civil et pouvant jouir de la faveur accordée par l’arrêté de sa majesté en date du trente octobre mil huit cent quatorze, nous a présenté les pièces voulues par l’article du même arrêté qui demeureront annexées au présent mariage, fille de Madeleine Castille, journalière, âgée de cinquante huit ans, domiciliée dans cette commune, ici présente et consentante, lesquels nous ont requis de procéder à la célébration du mariage projeté entre eux et dont les publications ont été faites devant la principale porte d’entrée de la maison commune, savoir en cette commune, les dimanches vingt quatrième et trente unième jours du mois de juillet de cette année, à l’heure de huit heures du matin, de la commune de ladite Flémalle Grande les dimanches trente et un juillet de cette année et le sept août de cette même année aux deux heures relevés, aucune opposition audit mariage ne nous ayant été signifiée en la maison commune de ladite Flémalle, selon son attestation en date du dix sept août de cette année, faisant droit à leur requisition, après avoir donné lecture de toutes les pièces ci dessus mentionnées, et du chapitre six du titre du code civil intitulé du mariage, nous avons demandé au futur époux et à la future épouse s’ils veulent se prendre pour mari et pour femme, chacun des deux ayant répondu séparément et affirmativement, nous déclarons au nom de la loi que Martin Joseph Antoine et Catherine Castille sont unis par le mariage de tout quoi nous avons dressé acte en présence de Martin Moray, cultivateur, âgé de trente deux ans, de François Joseph Micha, ouvrier mineur, âgé de quarante trois ans, de Jacques Joseph Lermite, huissier, âgé de vingt cinq ans et de Joseph Goffin, barbier, âgé de quarante quatre ans, tous domiciliés en cette commune, et après avoir reçu lecture du présent acte, le contractant, la contractante et sa mère, nous ont déclaré ne savoir écrire, les quatre témoins ont signé avec nous.

                 Le bourgmestre et officier de l’état civil

(suivent les signatures).

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Acte de décès de Martin ANTOINE le 10 mai 1893

Publié le par antoiniste

Acte de décès de Martin ANTOINE le 10 mai 1893

DÉCÈS de Antoine Martin, matin du 10 mai

L’AN MIL HUIT CENT QUATRE VINGT treize, le dixième jour du mois de mai à quatre heures de relevée pardevant nous Pierre Jacquemin, Bourgmestre, officier public de l’état civil de la commune de Flémalle Grande arrondissement de Liége, Province de Liége ont comparu Antoine Eloy, houilleur, âgé de cinquante deux ans domicilié à Mons, et Edouard Lebrun, instituteur, âgé de quarante deux ans, domicilié à Flémalle Grande, le premier fils du défunt ci-après dénommé lesquels nous ont déclaré que aujourd’hui à deux heures du matin est décédé en cette commune Antoine Martin, ancien houilleur, âgé de nonante cinq ans, né et domicilié en cette commune, époux de Marie Catherine Castille, ménagère, âgée de nonante six ans, au même domicile, et après avoir donné lecture du présent acte aux comparants le premier a dit ne savoir signé, le second a signé avec nous. (suivent les signatures).

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Acte de décès de Catherine CASTILLE le 21 fév 1894

Publié le par antoiniste

Acte de décès de Catherine CASTILLE le 21 fév 1894

DÉCÈS de Castille Marie-Catherine, veuve de Antoine Martin du 21 fév.

L’AN MIL HUIT CENT QUATRE VINGT quatorze le vingt et unième jour du mois de février à onze heures du matin pardevant nous Pierre Jacquemin, Bourgmestre, officier public de l’état civil de la commune de Flémalle Grande, arrondissement judiciaire de Liége, Province de Liége ont comparu Eloy Martin, houilleur, âgé de cinquante trois ans, domicilié à Mons et Edouard Lebrun, instituteur, âgé de quarante trois ans, domicilié à Flémalle Grande, le premier fils de la défunte ci-après dénommée lesquels nous ont déclaré que aujourd’hui à deux heures du matin est décédée en cette commune Marie Catherine Castille, sans profession, âgée de nonante sept ans, née à Seraing, domiciliée à Flémalle Grande, fille de Madeleine Castille, décédée ; veuve de Martin Antoine, et après avoir donné lecture du présent acte aux comparants ils ont signé avec nous. (suivent les signatures, dont celle hésitante d'Eloy Antoine).

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Acte de décès de Veuve Gony (Looze) le 11 janvier 1892

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Acte de décès de Veuve Gony (Looze) le 11 janv 1892, 1ere enterrenent spirite de Jemeppe

DÉCÈS de Looze Marie-Elisabeth-Virginie

L’AN MIL HUIT CENT Quatre Vingt Douze, le onzième jour du mois de janvier, à deux heures de relevée, par devant nous Eustache Bougnet, Bourgmestre, Officier public de l’état civil de la commune de Jemeppe, arrondissement judiciaire et province de Liége sont comparus Alfred Gony, menuisier, âgé de trente-trois ans, fils de la défunte, et Gilles-François Schouleur, employé, âgé de vingt-quatre ans, connaissance, tous deux domiciliés à Jemeppe, lesquels nous ont déclaré que cejourd’hui, onze Janvier, à deux heures du matin, Marie-Elisabeth-Virginie Looze, couturière, âgée de soixante-et-un ans, domiciliée à Jemeppe, veuve de François-Joseph-Edouard Gony, née à Nandrin le trente Novembre Mil huit cent trente, fille de feu Mathieu-Joseph Looze et de feue Marie-Joseph Petit, est décédée rue de la Station, à Jemeppe, et après avoir donné lecture du présent acte aux comparants, ils ont signé avec nous. (suivent les signatures).

 

Pierre Debouxhtay indique que cela fut un des premiers enterrements spirites de Jemeppe après celui de Mme Veuve Piron. On voit ainsi la signature d’Alfred Gony qui fut membre des Vignerons du Seigneur.

Une Marie Schouleur, épouse Dessart, est inscrite dans les statuts du culte antoiniste de 1922. S’agit-il d’une soeur du témoin Gilles-François Schouleur ?

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Acte de décès d'Antoinette Leclercq le 20 juillet 1912, Paris 5e arrdt

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Acte de décès d'Antoinette Leclercq le 20 juillet 1912, Paris 5e arrdt

Leclercq   1241

L’an mil neuf cent douze, le vingt Juillet, à trois heures du soir.
Acte de décès de Antoinette Marie Louise Leclercq, née à Paris, le vingt quatre Mars mil neuf cent douze ; décédée au domicile de ses père et mère, rue de la Parcheminerie 4, le vingt Juillet courant, à trois heures et demie du matin ; fille de Jules Joseph Leclercq, âgé de quarante deux ans, colporteur qui l’a reconnue et de Mathilde Brossard, âgée de trente ans, ménagère.
Dressé par nous, Edouard Pennès, adjoint au maire, officier de l’état civil du cinquième arrondissement de Paris, après constatation du décès ; sur la déclaration de Henri Ginet, âgé de quarante deux ans, employé, rue d’Aubervilliers 104 et de Charles Godefroy, âgé de quarante neuf ans, employé, place du Panthéon 13, non parents, qui ont signé avec nous après lecture. (suivent les signatures).

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Acte de décès de René Brossard le 19 juin 1912, Paris 5e arrdt

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Acte de décès de René Brossard le 19 juin 1912, Paris 5e arrdt 

Brossard 1041

L’an mil neuf cent douze, le dix neuf Juin, à dix heures du matin ; Acte de décès de René Brossard, né à Paris le onze Août mil neuf cent dix, décédé au domicile de la mère, rue Saint Julien le Pauvre 8, le dix huit Juin, courant à onze heures trois quarts du matin : fils reconnu de Mathilde Brossard, âgée de trente ans, couturière.
Dressé par nous Edouard Dennis, officier de l’Etat civil du cinquième arrondissement de Paris, adjoint au maire, après constatation du décès sur la déclaration de Joseph Leclercq, âgé de quarante deux ans, marchand de sacs, demeurant rue Saint Julien le Pauvre 8, et de Pierre Delage, âgé de soixante quatre ans, tailleur demeurant rue de la Parcheminerie 4, non parents qui ont signé avec nous après lecture (suivent les signatures).

 

Il s’agit d’un autre enfant de Mathilde Brossard qu’évoquent les articles du Figaro (20 août 1912) et du Journal des débats politiques et littéraires (22 juillet 1912), les seuls à donner des indications vérifiées quant au nom des intéressés.

L’article du Midi socialiste du 23 juillet 1912, indique les « les deux "antoinistes" avaient déjà perdu un premier enfant, âgé de 26 mois », il doit s’agir du petit René, même si celui-ci n’atteint pas l’âge de deux ans.

Malgré nos recherches, il nous a été impossible de retrouver l'acte de naissance de cet enfant à la date indiquée dans cet acte de décès.

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Acte de naissance de Jeanne Catherine Collon

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Acte de naissance de Jeanne Catherine Collon (search.arch-be)

source : search.arch.be

Acte n°88 – Naissance : Collon Jeanne Catherine

L’An Mil-huit-cent-cinquante le vingt-six mai, à cinq heures après midi, Pardevant nous Pierre-Antoine-Joseph Fastré, bourgmestre, Officier de l’Etat civil de la commune de Jemeppe, canton de Hollogne aux pierres, arrondissement de la province de Liège, a comparu Denis Collon, houilleur, âgé de trente-sept ans & demi, domicilié au bois de mont, commune de Jemeppe, lequel nous a présenté un enfant de sexe féminin, né aujourd’hui à huit heures du matin, dans son domicile, de lui déclarant & de Marie-Josèphe Masillon, son épouse, ménagère, âgée de trente-cinq ans, demeurant avec lui & auquel il a déclaré vouloir donner le prénom de Jeanne-Catherine, ladite déclaration & présentation faite en présence de Hubert-Joseph Mathieu, négociant, âgé de quarante-sept ans & de Pierre Hacha, garde-champêtre, âgé de quarante-huit ans, domiciliés à Jemeppe, lesquels ont signé avec nous le présent acte & non le comparant qui a déclaré ne savoir le faire de ce requis après lecture. (suivent les signatures)

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Rue Vergniaud, on lit et on opère (Excelsior, 27 octobre 1913)

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Rue Vergniaud, on lit et on opère (Excelsior, 27 oct 1913)

      LES ANTOINISTES A PARIS

          Rue Vergniaud
       on lit et on opère

    Inaugurant le temple élevé par ses
adeptes, la Mère Antoine monte à la tri-
 bune et y pratique quatre "opérations
                         générales".

    Lorsque la Mère Antoine monta à la tribune hier matin pour inaugurer son temple de la rue Vergniaud par une « opération générale », les huit ou neuf cents adeptes qui se trouvaient réunis dans cette salle, et sur qui retombait la lumière verte provenant des fenêtres, se laissèrent entraîner par une violente émotion extatique. Un véritable concert de sanglots et d'exclamations s'éleva, tandis qu'au premier rang, sous la chaire même, une douzaine de malades attendaient les effets de l'opération.
    La veuve du Désincarné, toujours vêtue de sa simple robe de serge noire, se contenta d'étendre ses mains au-dessus de cette foule silencieuse. Et après être demeurée quelques secondes en extase, elle redescendit l'escalier de la tribune pour aller se recueillir dans une petite cabane en bois momentanément édifiée dans un terrain vague derrière le temple.
    A trois reprises, la Mère revint opérer et la suggestion fut si forte que trois ou quatre assistantes, qui étaient venues se soumettre au fluide, se crurent guéries. L'une d'elles, une dame T..., amenée spécialement de Vichy pour voir la Mère, laissa tomber la béquille dont elle se sert depuis neuf ans ; mais il ne me fut pas possible de constater si l'« opération » avait agi, car ceux qui avaient transporté la pauvre femme la prirent sous les bras et l'entrainèrent. Les autres patientes, de simples névrosées, pleurèrent à chaudes larmes et répétèrent à qui voulait les entendre que la Mère venait de leur rendre la santé.
    Un phtisique, venu de Charleroi dans le train des Antoinistes et qui fut pris de vomissements de sang alors qu'il faisait les cent pas devant le temple, fit implorer la Mère et, comme l'hémorragie s'arrêta, on ne manqua pas d'attribuer son soulagement à l'intervention d'Antoine.
    Après les quatre « opérations » de la Mère, le lecteur habituel du temple de Jemeppe-sur-Meuse, M. Delcroix, sortit sur le parvis, précédé d'un antoiniste portant l'Arbre de la Science de la Vue du Mal et accompagné de M. Derégnaucourt, le grand-prêtre du culte, et de M. Noël, le « légat » à Paris.
    Devant la foule amassée, M. Delcroix, qui, on le sait, est un des plus distingués professeurs de l'Athénée royal de Liége, lut le Grand Livre de la Révélation, sans paraître se soucier des cinématographes et des photographes qui opéraient sans relâche.
    A midi, tout était fini et les pèlerins belges se dispersèrent pour visiter Paris.
    Vers 4 heures, la Mère prit place dans une automobile qui la conduisit à la gare du Nord, où l'attendaient les quatre cents adeptes belges. Et, à 5 heures, le train spécial démarrait pour regagner Jemeppe.
    D'ici peu, la Mère va entreprendre un long voyage : elle doit en effet inaugurer, le mois prochain un nouveau temple... à Monte-Carlo. – HENRY COSSIRA.

Excelsior, 27 octobre 1913

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L'Antoinisme (Le Journal, 11 juillet 1912)

Publié le par antoiniste

L'Antoinisme (Le Journal, 11 juillet 1912)

L’“ANTOINISME”

    Antoine vient de mourir !
    Qui cela, Antoine ? En Belgique, on ne se risquerait pas à poser la question, car Antoine était plus connu chez les compatriotes de Léopold que le roi lui-même.
    Voilà bien vingt ans et plus qu'Antoine opérait des cures, et il faut croire avec quelque succès, puisque son commerce prospérait. Peut-être sommes-nous bien irrévérencieux, car c'est une véritable religion, dont il était à la fois le Dieu et le prophète, que feu Antoine avait fondée, et l' « Antoinisme » avait, parait-il, plus d'adeptes que le culte du saint de même nom. Quelles panacées merveilleuses, quels remèdes extraordinaires employait-il donc ?
    « Allez et priez », se contentait-il de dire à ses fidèles.
    Ces idées sur la guérison des maladies par la prière ne sont pas, à vrai dire, nouvelles. On les retrouve plus ou moins modifiées en Italie, en Espagne, en Allemagne et dans notre propre pays. Il existe un livre populaire allemand, correspondant à notre Médecine des pauvres. « Ce livre, dit un de ceux qui l'ont parcouru, mériterait d'attirer l'attention de la police, si elle ne préférait laisser au temps le soin d'en faire justice. » Mais le temps ne se hâte pas...
    Quant à l'Espagne, les érudits nous ont depuis longtemps appris que la science des ensalmos, ou oraisons, était jadis une science importante, dans laquelle prenaient des degrés toutes les duègnes, tous les mendiants, et en grand nombre – le croirait-on ? les aveugles ! Il y en avait pour tous les maux, pour toutes les infirmités, et leur succès était infaillible si elles étaient récitées avec componction, d'une voix grave et posée.
    Ce genre d'invocations se rédigeait, le plus souvent, en latin de cuisine, ou se mettait en rimes, afin que l'expression exacte s'en gravât mieux dans les mémoires.

    Les nombreux opuscules de piété réédités au commencement du seizième siècle par Guillaume Merlin renferment quelques-unes de ces formules, rimées sous le règne de Charles VII, et que son fils, le terrible Louis XI, dut porter dans son bonnet de feutre, à côté de ses petites idoles de plomb.
    La plupart sont vraiment curieuses.
    Voici, par exemple, la « piteuse oraison de saincte Syre », qui avait la spécialité de guérir la gravelle et le mal de reins. Le poète de couvent qui a rimé cette pieuse requête commence par saluer « la glorieuse dame et pucelle » ; puis il formule ainsi ses vœux :
    Dévotement je te requiers
    Qu'il te plaise de nettoyer
    Mon corps de toute maladie.
    ……………………………………………
    Par tes vertus et sainctetes
    Des reins pierres grosses et dures
    Sont boutes hors et degettez
    De toutes pôvres créatures ;
    Et gravelles pareillement,
    Doulce dame, tu fais yssir
    De maintes gens incontinent.

    Une autre prière, postérieure comme date, et en prose vulgaire, avait pour but principal d'arrêter les hémorragies provenant de coupures. Elle est ainsi libellée :
    « Dieu est né la nuit de Noël, à minuit ! Dieu a commandé que le sang s'arrête, que la plaie se ferme et que ça n'entre ni en matière, ni en senteur, ni en chair pourrie, comme ont fait les cinq plaies de N.-S. Jésus-Christ. Natus est Christus, mortuus est, resurrexit Christus ! On répète trois fois ces mots latins et, à chaque fois, on souffle, en forme de croix, sur la plaie, prononçant le nom de la personne en disant : Dieu t'a guéri, ainsi soit-il ! »
    Il y avait des prières différentes pour les maladies des yeux, pour les boutons et les furoncles, pour la transpiration des enfants, pour la teigne, etc.
    « Les paysans poitevins, écrivait naguère le docteur Tiffaud, appellent le furoncle ver de taupe ou vertaupe. Pour s'en débarrasser, on va chez le guérisseur trois matins consécutifs, et avant le lever du soleil. La personne qui touche, le toucheur, applique la paume de sa main droite sur le ver de taupe ; puis, elle récite à voix basse une prière, précédée et suivie d'un signe de croix.
    Cela fait, le sujet retourne chez lui ; mais, précaution essentielle, il ne faut pas qu'il ait de cours d'eau à traverser, car le bénéfice de l'attouchement et de la prière serait perdu. »
    Il n'y a pas encore un quart de siècle, on rencontrait dans les foires et les « assemblées » du centre de la France des marchands ambulants qui promenaient dans des boîtes, sortes de reliquaires, des images de saint Hubert, auxquelles ils faisaient toucher des bagues, des chapelets bénits, qui, à ce contact, acquéraient de grandes vertus préservatrices.
    Lorsque vous étiez munis d'un pareil talisman, et que vous saviez par cœur la fameuse oraison de saint Hubert, vous étiez à l'abri de la morsure des serpents venimeux comme de celle des chiens enragés.
    « Que de fois, nous écrit un de nos confrères belges, n'avons-nous pas vu des enfants, atteints de convulsions, dont les parents se contentaient, pour tout traitement, de lire, en tenant la main sur la tête du bébé, le premier chapitre de l'Evangile de saint Jean !... »
    Ces croyances sont de tous les temps et de tous les pays. Un médecin nous rapportait, il y a peu d'années, le cas d'un professeur de Moscou atteint de sycosis parasitaire, affection de la peau particulièrement rebelle, qui, fut guéri en trois jours, grâce aux prières d'une commère. Chose incroyable, on avait constaté la présence de staphylocoques dans le pus, et la maladie avait résisté, pendant neuf mois, à toutes les médications mises en usage contre elle.
    Un autre médecin raconte avoir vu, en Perse et en Kurdistan, la diminution du foie et de la rate se produire après, cinq ou six séances de la cérémonie suivante : avec un sabre courbe, on frappait perpendiculairement, et sans le blesser, le ventre du patient, en récitant, des versets du Coran. Sous l'influence de la peur, de la foi ou de la suggestion de l'entourage, il se produisait une vaso-constriction (resserrement des vaisseaux) et, par suite, une diminution de la rate hypertrophiée.
    Toutes les railleries, tous les scepticismes doivent tomber devant un fait.
    N'est-ce pas Charcot qui l'a déclaré : la foi guérit ?
    Il n'est pas, en effet, pour le médecin, et plus spécialement pour le psychothérapeute, d'auxiliaire plus puissant.
                                                         Docteur CABANÈS.

Le Journal, 11 juillet 1912

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James Lohest, Monique Noé, Christian Robinet - Curiosités en Province de Liège (2015)

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James Lohest, Monique Noé, Christian Robinet - Curiosités en Province de Liège (2015)

Auteur : James Lohest, Christian Robinet (textes), Monique Noé (photos)
Titre : Curiosités en Province de Liège
Éditions : Éditions Racine, Bruxelles, 2015

    Premières pages disponibles sur le site de la maison d'édition.

    En page 80, on peut découvrir "Les maisons du culte antoiniste". Des erreurs sont pourtant présentes, ce qui gâchent un peu le plaisir de la lecture de tout le livre.

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