Le mobilier liégeois - exposition temple Tinlot (La Nation Belge, 30 août 1921)(Belgicapress)
Qui évoque (de manière dégradante) le projet d'un temple antoiniste
pour la ville de Liège par le frère François Tinlot
Qui évoque (de manière dégradante) le projet d'un temple antoiniste
pour la ville de Liège par le frère François Tinlot
Tiré de Historique du Culte Antoiniste de Frère Jean-Marc Boffy.
Il est rare de trouver encore des images originales du Père et de la Mère dans les temples, le temps demandant de les remplacées. Ce n'est pas le cas à Orange où on voit encore la marque de signature du Frère Tinlot, également architecte de plusieurs temples antoiniste.

Temple Antoiniste à ériger à Liège
projet de François Tinlot
(in Revue Moderne des Arts et de la vie (gallica))

Temple Antoiniste à ériger à Liège
projet de François Tinlot
(in Revue Moderne des Arts et de la vie (gallica))
J. A. (Unitif 1911-1912, p.181-183)
B. (p.152, p.156, p.XXIX)
H. B. (Unitif n°2, p.7-16, Unitif 1911-1912, p.34-50) = Henri Bodin
M. B. (Unitif n°11, p.10-12, Unitif 1911-1912, p.153-155)
C. (p.165)
D. (p.1-3, p.57, p.68) = Ferdinand Delcroix (Unitif n°1, p.13-16, Unitif 1911-1912, p.13-18) ou Florian Deregnaucourt (Unitif n°1, p.6-8, Unitif 1911-1912, p.149) ou Pierre Dor ou Paul Delaunay ?
Desart (Unitif n°1, p.6-8 & p.11-13)
E. (p.73, p.135)
U. E. (Unitif n°11, p.2-4, Unitif 1911-1912, p.140-143)
F. (p.26, Développement, p.133-134, Unitif n°8, p.5-6) = Léon Foccroule ?
J. F. (Unitif 1911-1912, p.171-173) = Juliette Fréson d'après Debouxhtay (p.293)
J. G. (Démonstrations n°3, p.7) = Joséphine Guillaume, l'américaine ?
H. (p.4, Démonstrations n°3, p.44) = Henri Hollange ou un des Hoven
J. H. (Unitif n°3, p.14-16, Unitif 1911-1912, p.73-75, Unitif 1911-1912, p.174-177) = Groupe de Momalle = Joseph Hoven ?
M. H. (Unitif 1911-1912, p.178-180) = Mathieu Hoven ?
E. J. (Unitif n°9, p.11-15, Unitif 1911-1912, p.122-127)
L. (p.49, p.72, Développement p.64-66, Développement, p.177-181, Unitif n°6, p.2, (Unitif n°9, p.7-9) = Joseph Lejaxhe ?
R. L. (Unitif n°3, p.6-7, Unitif 1911-1912, p.58-60)
Léona (Unitif n°4, p.12-16, Unitif n°7, p.10-11, Unitif n°10, p.8-11, Unitif 1911-1912, p.80-85, Unitif 1911-1912, p.112-113, Unitif 1911-1912, p.128-132)
Louis (Unitif n°10, p.14-16, Unitif 1911-1912, p.137-139)
M. (p.28, p.77, p.119, Développement, p.95-97, Unitif n°6, p.15) = Léopold Monet ?, Julien Musin ?
A. M. (Démonstrations n°1, p.26-27)
M. M. (Unitif 1911-1912, p.113)
S. M. (Unitif n°11, p.6-8, Unitif 1911-1912, p.147-149)
Eliet Marchand (Unitif 1911-1912, p.55-57) = à Dinant
N. (Unitif n°8, p.14-16, Unitif 1911-1912, p.118-121) = Joseph ou Narcisse Nihoul
J. N. (Unitif n°11, p.8-10, Unitif 1911-1912, p.150-152, Unitif 1911-1912, p.168-170) = Joseph Nihoul
Noël (Unitif 1911-1912, p.51-54)
P. (p.90, p.133, p.149, Développement, p.147-148, Unitif n°8, p.10)
Ch. P. (Démonstrations n°1, p.9, Démonstrations n°2, p.38-39)
Baptiste Pastorelli (Unitif 1911-1912, p.18, Unitif 1911-1912, p.149)
R. (p.127)
L. R. (Unitif 1911-1912, p.7-9)
S. (p.36 & p.89) / J. S. (Unitif n°3, p.16) / J. Soyeur (Unitif 1911-1912, p.12) = J. Soyeur de Seraing
T. (p.21) = François Tinlot, l'architecte ?
J. T. (Unitif n°11, p.12-14, Unitif 1911-1912, p.156-159)
J. V. (Unitif n°11, p.4-6, Unitif 1911-1912, p.144-146)
Juliette Vittart (Unitif n°5, p.6-16, Unitif 1911-1912, p.86-100)
Vital (Unitif n°7, p.11-14, Unitif 1911-1912, p.114-117) = Vital Coutin
A. W. (Démonstrations n°2, p.5-9, p.14-17, p.24-26, p.29-35)
Et encore :
un adepte, l'adepte, un adepte du Père Antoine, un adepte encore novice,
un(e) antoiniste,
une soeur, un frère
un chrétien (Développement, p.190-192)
un visiteur,
un matérialiste (Unitif n°7, p.6-10, Unitif 1911-1912, p.106-111)...

Dans Que deviennent-ils ? (1980) de Francis Kinet, on apprend qu'
"A l'occasion de la Consécration du Temple de Monaco, le 14 décembre 1913, on découvrit une nouvelle inscription en langue française et italienne : "Le Père, le grand guérisseur de l'humanité pour celui qui a la foi".
Ces inscriptions subsistent toujours à l'heure actuelle" (p.80).
C'est toujours le cas actuellement.
Par ailleurs, dès Novembre 1912, on lit dans l'Unitif, deuxième année, n°3 : "L'Enseignement du Père, c'est l'enseignement du Christ révélé à cette époque par la foi". Cette affirmation sera désormais placée dans les temples, et dans les publications antoinistes. Elle est encore en usage de nos jours dans les temples français. Cette inscription sera reprise au début de la première édition du Développement (Historique du Culte Antoiniste, p.60 et 61).
On apprend dans le même Historique du Culte Antoiniste que c'est en novembre 1913 qu'on décide, à la demande de certains adeptes, de placer désormais dans les Temples et les cabinets de consultation, un panneau portant cette inscription (p.64). Il était porté en procession pour les fêtes antoinistes.
Le Sciences et Voyages n°9 du 1er janvier 1919, présentant 'une religion curieuse', l'antoinisme, illustre son article d'une photo de l'extérieur du temple de Monaco et de Mère opérant du haut de la tribune avec cette inscription.
En 1925-1926, Mère, sentant que la pensée des adeptes et des affligés s'appuyait plus sur le guérisseur du Temple que sur le Père, fit placer dans tous les temples l'image du Père ANTOINE au milieu de la tribune, à la place de l'emblème qui fut déporté sur la gauche. Elle fit placer également cette image dans les cabinets de consultation. Cette image, dessinée par le frère Tinlot portait la mention suivant : LE PÈRE ANTOINE LE GRAND GUÉRISSEUR DE L'HUMANITÉ POUR CELUI QUI A LA FOI (p.69).
EN 1929-1930, Mère fit placer sur l'image du Père se trouvant dans les Temples, l'inscription suivant : LE PÈRE FAIT L'OPÉRATION, en remplacement de l'inscription initiale citée plus haut (p.72).

Temple Antoiniste à ériger à Liège
in Revue Moderne des Arts et de la vie (gallica)
L'image du Père, dessinée par le frère Tinlot portait la mention suivante : Le Père Antoine, le grand guérisseur de l'humanité pour celui qui a la foi, puis à partir de 1929 : Le Père fait l'Opération :

source : Historique du culte antoiniste

on retrouve rarement l'image de "Père fait l'Opération" dans les temples, mais à Orange, elle est conservée.
Il faisait partie du REGLEMENT D'ORDRE INTERIEUR DU CONSEIL D'ADMINISTRATION DU TEMPLE ANTOINISTE DE JEMEPPE-SUR-MEUSE institué par le Père ANTOINE lui-même et mis en vigueur le 01 janvier 1910.
Art I. - Le Conseil d'Administration du Temple Antoiniste de Jemeppe-sur-Meuse se compose:
1° de Mr Louis ANTOINE, Guérisseur à Jemeppe-sur-Meuse, membre de droit;
2° de neuf membres élus qui sont pour l'année 1910:
- DEREGNAUCOURT Florian, Président.
- DELCROIX Ferdinand, Secrétaire.
- DELAUNAY Paul, Trésorier.
- TINLOT François.
- HOVEN Mathieu.
- HOVEN Rénier.
- OLIVIER François.
- NIHOUL Narcisse.
Dans la Revue moderne des arts et de la vie, on apprend qu'il fut à l'origine de beaucoup de temples en Belgique, en tant qu'architecte.
ARCHITECTURE & DÉCORATION
Les Envois de M.F. Tinlot au Palais
des Beaux-Arts, à Liège
Les plans et reproductions de travaux exposés par M. François Tinlot à la dernière manifestation en faveur de l'Architecture et des Meubles Liégeois, au Palais des Beaux-Arts de Liège, ont donné, une fois de plus, la mesure du beau talent et de la haute compétence de cet architecte, un des maîtres de l'école belge contemporaine. M. François Tinlot est le parfait type du selfman, de l'homme qui s'est créé lui-même une situation enviable et qui ne doit qu'à ses efforts personnels la consécration de son mérite.
Né le 2 février 1881 à Mons-Crotteux-lez-Liège, M. F. Tinlot, dont les parents étaient peu fortunés, fit cependant ses études industrielles et académiques, consacrant tous ses loisirs au développement de son art, toujours dans sa petite bibliothèque technique et artistique. Ce qu'il sait, ce qu'il connaît, il l'apprit soit par l'expérience, soit par des études patientes et minutieuses au cours des années de sa jeunesse. Il s'établit assez tôt à Lize-Seraing et gagnait bientôt une réputation bien établie — et justement établie — d'architecte audacieux, très au courant de ce qui touche à sa profession. Car il ne s'occupe pas exclusivement d'architecture proprement dite; mais encore de constructions métalliques, de mécanique, d'électricité, de travaux en béton armé, de chaudronnerie, de calculs justificatifs ou plans détaillés, etc.
Cette diversité, cette étendue de compétence, nous la trouvons révélée dans ses envois à l'Exposition à Liège.
A côté d'un magnifique Temple Antoiniste, genre cathédrale, qui va être érigé cette année même place de l'Exposition à Liège ; nous avons vu figurer de très remarquables plans d'usine ; Ce sont les Ateliers de constructions mécaniques Jean Marck à Herstal, la plus ancienne et la plus importante maison de Belgique pour la construction de purgeurs automatiques brevetée.
C'étaient encore les plans généraux de la maison Sarotés de Herstal (province de Liège), une fabrique de motocyclettes de tout premier ordre et dont on ne compte plus les victoires en courses sur route.
Il y avait en outre, les plans généraux des Boulonneries de Liège, du Haut-Pré et de Herstal, les trois principales usines du bassin de Liège pour la fabrication des rivets, boulons, tirefonds, etc.
Plus quelques œuvres encadrées de l'architecte F. Tinlot qui vont être également exposées au Salon d'Art du journal La Meuse, à Liège. Ce sont :
La vue générale des Chaudronneries A. F. Smulders à Grâce-Berleur, Liège, à l'échelle 1/200. — Superficie trois hectares. — Ponts, charpentes, chaudières.
La Manufacture de caoutchouc Octave Houart, à Sclessin. — Isolants, amiante, caoutchouc industriel.
Les Etablissements Gardier, à Sclessin, ateliers mécaniques de haute précision.
Ateliers de construction et de chaudronnerie Arthur Devrin, à Jemeppe-sur-Meuse.
Les Usines Demarteau à Herstal, — Ponts, charpentes, chaudières, chantiers navals.
Les Ateliers de Canons Lochet à Jupille.
Les Fonderies Bartsch à Liège-Longdoz.
Les plans des Forges et Estampage Auguste Lambrecht, à Liège.
Les plans des Forges et Estampage Gillet (Quai Abattoir), Herstal.
Les plans des Forges et Estampage de Nessonvaux (S. A.)
Les plans de Forges et Estampage Olivier, de Herstal.
Ateliers J. et H. Gerkinet. — Vélo et armes, à Herstal.
Fabrique de tuyaux, en grès Collinet-Vercheval (Société an), à Wandre-Liège.
Fonderies Schoonbroodt, à Herstal.
Grande Brasserie à ériger à Anvers.
Villa coquette, propriétaire M. Paul Delaunoy, à Cointe Liège.
Enfin les imposants temples antoinistes de Sclessin, Liège, Fragnée, Visé, Momalle, Herstal, Jumet, Souvret, Ecaussinnes-Carrières.
Toutes ces œuvres fort richement encadrées.
Dans les plans de cet architecte, on demeure confondu devant la précision du travail. Les machines — véritable labeur de miniaturiste — y sont dessinées à l'échelle de 1/100, ainsi que toutes les tuyauteries et appareils. Chacun est un chef-d'œuvre de miniature et de précision qui permet d'apprécier mieux que toute autre chose les exceptionnelles qualités de dessinateur industriel de M. François Tinlot.
C. De Cordis.
Revue moderne des arts et de la vie, 28-02-1922
source : gallica
Voici son acte de naissance :
On apprend qu'il est né d'une mère célibataire (ce qui ne devait pas être rare à l'époque dans un milieu pauvre) nommée Tinlot. Pourtant on ajoute qu'il est "enfant naturel", mais on ne sait pas de quel père. Est-il décédé avant sa naissance ?
On apprend par un article de La Wallonie, du 9 août 1928, que Mère l'expulsera lui et sa famille du temple de Seraing dont il était le concierge. L'article ne donne pas plus d'explication quant au motif de Mère. Il semblerait qu'il continuait a pratiquer le spiritisme expérimental, ce que le Père avait abandonné. Mère aurait alors dit "si je ne le fais pas de mon vivant, personne ne l'expulsera."