• Dédié aux amis du Hasard (Le Fraterniste, 24 août 1911)

    Dédié aux amis du Hasard (Le Fraterniste, 24 août 1911)

    PSYCHOSIE

     

    LOGIQUE

     

    Dédié aux amis du Hasard

     

        L'existence de la Force supérieure appelée Dieu, ne peut être admise, sa puissance ne peut être ressentie, que si l'on se livre à cet exercice spirituel spécial qui consiste à remonter sans cesse, de cause en cause, dans le domaine des motifs.
        Forcément, on touche bientôt par ce moyen, à la zone de l'inconnu, de l'occulte, véritable source originelle.
        On comprend alors, parce qu'on le ressent intimement, que tout un assemblage occulte de faits nous surpasse et nous domine et l'on se rend bien vite compte que le plus grand fléau qui s'attaque à l'humanité est cette coupable insouciance de la connaissance de notre être qui en tout, nous arrête dans nos recherches à la première barrière. En aveugles satisfaits nous ne nous efforçons pas de pousser plus loin nos investigations. Sondons de plus en plus dans les causes qui se sont enchaînés et nous trouverons Dieu = Force maîtresse.
        Ex. : 1re cause : Je suis venu à l'Institut psychosique parce que le voisin me l'a conseillé.
        2e cause : Mais pourquoi le voisin vous l'a-t-il conseillé ?
        Réponse : Parce que lui-même y vint et s'en trouva bien.
        3e cause : Pourquoi lui-même y vint-il ?
        Réponse : Parce que dans le train il entendit des étrangers en causer.
        4e cause : Pourquoi monta-t-il précisément dans le compartiment où se trouvaient des personnes causant de l'Institut ? Il eut bien pu monter dans tout autre compartiment.
        Et, etc., etc., etc... cherchez dans le sans fin. Vous reconnaitrez bien le déterminisme et ce fait indéniable qu'une force supérieure : Dieu, a dirigé le mouvement qui a abouti à vous faire venir.
        Tâchons d'avoir foi en ce guide d'en haut... Nous ne nous en plaindrons pas....
                                                                    Jean BEZIAT.
        P. S. Un ami me disait : Quel malheur que toutes ces vérités que vous écrivez ne soient pas davantage lues..
        Je réponds encore : Cherchez la cause des causes de tout cela : Vous en arriverez à comprendre que Dieu ne juge pas nécessaire que cela aille plus vite (Loi du peu à peu). Je m'en rapporte exclusivement à sa sagesse.
                                                                                J. B.

     

    Le Fraterniste, 24 août 1911

     


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