• La désincarnation de Geoffroy Jost (Le Fraterniste, 18 juillet 1912)

    La désincarnation de Geoffroy Jost (Le Fraterniste, 18 juillet 1912)

     


    La Désincarnation
                             de Geoffroy Jost

     

        Après Antoine, voici que Geoffroy Jost, le célèbre guérisseur de Dorlisheim, près de Metz, vient de mourir.
        Jost opérait un peu différemment des autres guérisseurs. Il avait la faculté de s'endormir lui-même (statuvolence à un très haut degré), en présence des malades et, à l'instar de Mlle Bar, de Saint-Quentin, il voyait les organes internes et diagnostiquait le mal. Il indiquait ensuite un traitement approprié le chacun des cas.
        En réalité, il était donc plutôt voyant que guérisseur proprement dit. Les malades qui allaient le consulter étaient fort nombreux et la petite villa où il opérait est bien connue des touristes qui fréquentent la région de Metz. Isolée des autres habitations, elle disparaît presque entièrement sur les frondaisons des plantes grimpantes qui couvrent ses murs...
        Beaucoup pleureront le brave guérisseur de Dorlisheim. Le nombre de ceux qui lui doivent santé et bonheur est considérable...
        Que souhaiter, à leur départ pour l'au-delà, à de tels êtres si grandement évolués ? C'est évidemment le bonheur qui les attend... et c'est, en somme, avec joie que nous devons saluer ce départ pour un monde meilleur, où les larmes, s'il en est encore, sont assurément moins amères que celles de notre pauvre condition d'égoïsme et de jalousie...
        Le Fraterniste accompagne, de ses meilleurs veux, vers le plan astral, le voyant Geoffroy Jost...

     

    Le Fraterniste, 18 juillet 1912

     


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