• La Révélation, L'Arbre de la science de la vue du bien (p.174)

        Si des chants ou de la musique accompagnent un cortège funèbre, elle en est profondément touchée. On dit que la mélodie flatte l'oreille, disons plutôt que c'est l'intelligence qui est cajolée par l'intermédiaire de celle-ci. Au théâtre, elle s'émeut jusqu'aux larmes devant la misère ou le malheur qui l'agacerait au contraire dans la réalité, tant celle-ci lui répugne. Elle paie peut-être bien cher la satisfaction d'assister à un spectacle navrant mais mensonger et dans la vie elle passerait à côté de situations analogues sans parfois les remarquer ; nous ferions ici plutôt l'opposé et donnerions même de l'argent pour nous épargner cette vue ; je le répète, l'intelligence ne sait supporter la réalité. Lorsque nous admirons un chef d'oeuvre, nous rendons hommage à la grand intelligence de son auteur ; il ne nous arrive jamais, dans ces questions, de nous prononcer au nom de la conscience, sachant instinctivement qu'elle y est étrangère. Les arts n'étant qu'imitation, n'intéressent que l'intelligence.

    La Révélation, L'Arbre de la science de la vue du bien, p.174


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