• * Les dix principes

        C'est le Décalogue antoiniste, mais ce ne sont pas des commandements ou des interdits mais des conseils de vie.

    Voici le texte, suivi, pour chacun entre parenthèse, d'une adaptation plus simple fait par le Frère A. Smet. Vous pouvez consulter la version anglaise ici, la version néerlandaise ici ou encore ici, la version allemande ici, la version espagnol ici et la version portugaise ici, la version italienne ici.

    DIEU PARLE


    PREMIER PRINCIPE

    Si vous m'aimez,
    Vous ne l'enseignerez à personne,
    Puisque vous savez que je ne réside
    Qu'au sein de l'homme.
    Vous ne pouvez témoigner qu'il existe
    Une suprême bonté
    Alors que du prochain vous m'isolez.
    (chaque homme doit chercher Dieu dans son coeur et l'y découvrir)

     

    DEUXIÈME PRINCIPE

    Ne croyez pas en celui qui vous parle de moi,
    Dont l'intention serait de vous convertir,
    Si vous respectez toute croyance
    Et celui qui n'en a pas,
    Vous savez, malgré votre ignorance,
    Plus qu'il ne pourrait vous dire.
    (il faut respecter l'homme qui cherche Dieu de quelque façon que ce soit et même s'il ne le trouve pas)

     

    TROISIÈME PRINCIPE

    Vous ne pouvez faire la morale à personne,
    Ce serait prouver
    Que vous ne faites pas bien,
    Parce qu'elle ne s'enseigne pas par la parole,
    Mais par l'exemple
    Et ne voir le mal en rien.
    (il ne faut pas prêcher la morale ; il est préférable d'en donner l'exemple et il ne faut voir le mal en personne, ni en rien)

     

    QUATRIÈME PRINCIPE
     
    Ne dites jamais que vous faites la charité
    A quelqu'un qui vous semble dans la misère,
    Ce serait faire entendre
    Que je suis sans égards, que je ne suis pas bon ;
    Que je suis un mauvais père,
    Un avare,
    Qui laisse avoir faim son rejeton.
    Si vous agissez envers votre semblable
    Comme un véritable frère,
    Vous ne faites la charité qu'à vous-mêmes,
    Vous devez le savoir,
    Puisque rien n'est bien s'il n'est solidaire,
    Vous ne faites envers lui
    Que remplir votre devoir.
    (la charité n'est pas une vertu mais un devoir de solidarité)

     

    CINQUIÈME PRINCIPE
     
    Efforcez-vous d'aimer celui que vous croyez être
    « Votre ennemi » ;
    Ce n'est que pour vous apprendre à vous connaître
    Que je le place sur votre chemin.
    Mais voyez le mal plutôt en vous qu'en lui
    Il en sera le remède souverain.
    (l'amour de notre ennemi est ce qui aide le mieux à notre progrès)


    SIXIÈME PRINCIPE

    Quand vous voudrez connaître la cause
    De vos souffrances,
    Que vous endurez toujours avez raison,
    Vous la trouverez en l'incompatibilité de
    L'intelligence avec la conscience,
    Car elles sont la base des termes de comparaison.
    Vous ne pouvez ressentir la moindre souffrance
    Qu'elle ne soit pour vous faire remarquer
    Que l'intelligence est opposée à la conscience.
    C'est ce qu'il ne faut pas ignorer.
    (la souffrance est déterminée par l'opposition entre l'intelligence et la conscience)

     

    SEPTIÈME PRINCIPE

    Tâchez de vous pénétrer
    Que la moindre souffrance est due à votre
    Intelligence qui veut toujours plus posséder
    Elle se fait un piédestal de la clémence,
    En voulant que tout lui soit subordonné.
    (l'intelligence veut toujours s'imposer et désire toujours plus)

     

    HUITIÈME PRINCIPE

    Ne vous laissez pas maîtriser par votre intelligence
    Qui ne cherche qu'à s'élever toujours
    de plus en plus ;
    Elle foule aux pieds la conscience,
    Soutenant que c'est la matière qui donne
    Les vertus,
    Tandis qu'elle ne renferme que la misère
    Des âmes que vous dites
    « Abandonnées »,
    Qui ont agi seulement pour plaire
    A leur intelligence qui les a égarées.
    (elle égare les âmes faibles en se moquant de la conscience)

     

    NEUVIÈME PRINCIPE
     
    Tout ce qui vous est utile, pour le présent
    Comme pour l'avenir,
    Si vous ne doutez en rien,
    Vous sera donné par surcroît
    Cultivez-vous, vous vous rappellerez le passé ;
    Vous aurez le souvenir
    Qu'il vous a été dit  « Frappez, je vous ouvrirai ;
    Je suis dans le connais-toi. »
    (Dieu donne toujours le nécessaire à qui le demande)

     

    DIXIÈME PRINCIPE

    Ne pensez pas faire toujours un  bien,
    Lorsque à un frère vous portez assistance ;
    Vous pourriez faire le contraire,
    Entraver son progrès.
    Sachez qu'une grande épreuve
    Sera votre récompense,
    Si vous l'humiliez en lui imposant le respect.
    Quand vous voudrez agir,
    Ne vous appuyez jamais sur la croyance
    Car elle pourrait vous égarer ;
    Rapportez-vous seulement à votre conscience
    Qui doit vous diriger, elle ne peut se tromper.
    (imposer son aide à quelqu'un, même avec la meilleure intention, peut produire l'effet contraire)