• détail de la ''Belle Pierre''

    Travaille ! est bien facile à dire.

    Travaille ! c'est le cri des heureux.


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  • Monument élevé à la mémoire des 67 mineurs ayant trouvé la mort lors du coup de grisou du 8 décembre 1881


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  • source : www.seraingautrefois.org


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  • Le temple antoiniste au coin de la rue Tavier et de la rue Colline

    source : www.seraingautrefois.org


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  • Seraing - 2, rue de Tavier - Plan cadastral

    source : cartocit1.wallonie.be

    Rue de Tavier 2, 4100 Seraing

    Caractéristiques
    Type de bien     Bien
    Superficie de la parcelle     278m2
    Bâtiment: 182 m²
    Largeur de la parcelle     18m
    Profondeur de la parcelle     18m
    Coordonnées     50°35'40"N 5°30' 32.3"E
    Orientation du jardin/arrière maison     Ouest
    Nombre de façades     Maison mitoyenne d'un côté
    Zone inondable     Hors zone inondable

    https://www.realo.be/fr/rue-de-tavier-2-4100-seraing/1133264?
    https://ici.be/4100::Rue+de+Tavier::2/fr


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  •     Je connais des zautes qui ne vont pas à la messe et qui sont bien braves comme on le dit partout dans la rue. C'est vraie que c'est un peu des drolles : le dimanche ou même parfois un aute jour, ils s'habillent tout noir comme s'ils allaient à un enterrement et ils s'en vont comme pour aller faire des courses! Lui, il a mis un grand chapeau buse et ils montent la rue Boverie, je ne sais pas pour où aller.  Ça fait, comme ça que je l'ai demandé à mon grand père qui sait bien tout ce que se passe puisqu'il est tout la journée assis sur sa chaise en paftant sur sa pipe, quand il ne pleut pas!
        - Ça, m'fi, c'est des antoinisses.
        - C'est quoi comme métier ?
        Passe que j'ai déjà vu des gens tout noir habillé, mais jusse rien que des hommes. Ils montent sur les toits et vont ramoner ta cheminée pour pas qu'il y ait du feu dedans. Sinon, ce serait grave et ta maison brûlerait tout si tu ne les faisais pas venir chez toi. Je sais bien que mon père, il le fait parfois lui-même mais comme le disait un de ces hommes là, comme ce n'est pas un spécialisse, il risque d'oublier quelque chose.
        Mon grand père, il ne me laisse pas tuser plus longtemps :
        - C'est pas un métier. Les antoinisses, c'est des gens qui vont prier dans un temple pour faire du bien aux autres.
        - Comme les protestans de la rue Ferrer ?
        - Si tu veux, mais c'est pas la même religion.
        Comme je vois l'affaire, j'aurais encore bien des tracas pour mettre de l'ordre dans ma tête pour comprendre qui na des autes religions que la bonne et que des gens y vont. Passe qu'il y a encore un autre temple rue Glacière que c'est même des Mormons et que nous zautes, on ne peut pas passer sur ce trottoir là quand tu vas dans cette rue passe que tu ne sais pas ce qui pourrait t'arriver si tu entrais chez eux. Sûr être damné pour le restant de tes jours.
        Bon! Mais mon grand père, lui, il ramteye toujours sur les antoinisses.
        - Voilà l'histoire du Père Antoine, qui me dit : Lui, c'était un ouvrier mineur. Il travaillait fort dur et quand il s'a marié, un peu après, il a eu un fils. Malheureusement, celui-ci est mort quand il avait vingt ans. Et Antoine a voulu e savoir plus sur ce qu'il était devenu et il est allé voir des spirites.
        - Des spirites ?
        - Oui, c'est des gens qui font revenir les esprits et tu peux même leur parler !
        - Et toi, t'as déjà été voir des spirites ?
        - Mi ? Nenni !
        - Pourquoi ?
        - Laisse moi continuer. Comme il était devenu spirite aussi, il a commencé à rassembler des gens chez lui. Les ceusses qui étaient malades il mettait ses mains dessus et ils étaient guéris. Sa fait que, comme ça, sa maison devenait trop petite pour les recevoir tous. C'est alors que les docteurs se sont fâchés passe qu'ils n'avaient plus personne à soigner et on a même fait passer Antoine au tribunal. Il a été condamné et il ne pouvait plus rien faire. Mais c'était un tigneu et les gens venaient maintenant de partout, même de l'étranger. Avec tout l'argent qu'on lui a donnait, il a fait construire un grand temple à Jemeppe. Et tous les jours y avait de plus en plus de monde. Parfois même plus de mille. Antoine, qui s'avait habillé tout en noir écoutait ce que les gens lui racontaient sur leur maladie et leurs emmerdements. Puis, il disait quelques mots et il te regardait comme s'il allait passer au travers de ton corps. Il te donnait aussi des papiers que tu devais mettre dans de l'eau. Elle devenait miraculeuse et t'était guéri. Puis il disait qu'il fallait être bon et toujours honnête.
        Comme il y en avait de plus en plus qui le suivaient, il les a nommé ses disciples et il leur a dit d'aller prêcher partout et qu'ils devaient soulager le maladies et les drolles de pensées.
        Maintenant, t'as des temples antoinisses comme au coin de la rue Tavier, dans d'autres villes et même à Paris ! Chaque année aussi, tous les antoinisses se réunissent aux Quabre-Bras et ils se voient tous pour que les autes deviennent meilleurs.
        - Et lui, qu'esse qu'il est devenu ?
        - Il est mort maintenant, mais il a donné ses pouvoirs à sa femme et c'est elle, qui, maintenant, guérit les gens à Jemeppe.
        - Pourquoi qu'on n'y va pas quand je suis malade ?
        - Sans doute pour faire viquer les docteurs aussi, qu'il me répond en tournant sa chaise et en paftant encore plus sur sa pipe.
        N'a pas à dire, mais les grandes personnes c'est quand même des drolles. Faudrait peut-être deux ou trois Pères Antoine de plus !

    Paul BIRON & Louis CHALON, Tout a changé, Mononke, p.61
    source : Google Books


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  •    Pierre Debouxhtay nous renseigne sur les salles de lecture qui existaient dans les environs de Seraing, avant qu'elles ne soient fermées par Mère en 1932 : Ivoz-Ramet (chez M. Rousselet rue du Moulin), Lize (66 rue du Pairay, tout proche du temple actuel), Ougrée (24 rue de l'Hôtel communal), Seraing même (deux maisons, dont 44 rue due Marais)...

        De plus, les villes de Seraing, de Ivoz-Ramet et de Neuville-en-Condroz votèrent un vœu de sympathie au collège communal en faveur de la reconnaissance légale du culte.


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  •     On ne peut pas quitter le site sans regarder l'étrange chapelle au clocher modeste qui se trouve derrière elle. Il s'agit du temple antoiniste de Seraing érigé en 1915 dans ce quartier ouvrier. Antoine, dit le guérisseur (Mons-Crotteux, 1876 – Jemeppe, 1912), d'abord catholique puis inspiré par le spiritisme, est à l'origine d'une sorte de religion superstitieuse qui s'implantera surtout dans les villages ouvriers de la région, puis le long du sillon industriel wallon, et à travers la France. On compte plus de 30 temples antoinistes en Belgique. Ils expriment, à leur manière la mentalité d'hommes frustres qui peinaient leur vie durant au fil d'un labeur éreintant.

    Brochure : seraing.be


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  • Seraing et ses Temples protestants

        La ville indissociable de la figure de l'industriel John Cockerill (il s'y installe en 1817) a un passé protestant important. John Cockerill se rattache à l'Église protestante de Liège qu'il soutient financièrement et il engage des ouvriers allemands. La communauté protestante de Seraing-Haut, dans le quartier Lize (à quelques mètres du Temple Antoiniste) vit le jour vers les années 1840. L'église est construite en 1852 avec une façade encore discrète.

    Seraing et ses Temples protestants

        Le temple du Centre (quartier en pleine reconversion) est construit en 1900, et est un témoignage du cheminement de l'architecte Paul Jaspar vers l'Art nouveau.


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  • SERAING, commune et chef-lieu du canton de ce nom ; bornée au N. par Jemeppe, N.E.par Tilleur, E. par Ougrée, S.E. par Boncelles, S. par Plainevaux, S.O. par Neuville-en-Condroz, O. par Ramet, N.O. par Flémalle-Haute et Flémalle-Grande.

    A 1/2 l. d'Ougrée, 1 de Ramet-Ivoz, 1 1/4 de Boncelles, et 1 1/2 S.S.O. de Liège.

    Le territoire de cette commune, située à la rive droite de la Meuse, vis-à-vis de Jemeppe, forme une vaste plaine agréablement bornée par des collines en amphithéâtre, dont les cimes chevelues sont couvertes de bois de haute futaie. Le terrain est argileux, sablonneux, et en petites parties marécageux. La commune est arrosée par la Meuse et par trois ruisseaux, dont l'un prend sa source dans la forêt de la Vecquée, en cette commune, et se jette dans la Meuse au lieu dit Elletrock, commune de Tilff ; l'autre prend naissance dans le bois de la Neufville, et se jette dans la Meuse au Val-St.-Lambert, et le 3e prend naissance à Boncelles, et se perd dans la Meuse au hameau du Petit-Mont. Il y a en outre quelques petites fontaines.

    La commune de Seraing renferme 622 habitations, réparties comme suit : 230 à Seraing (chef-lieu) ; 200 à Lize, à 1/4 de 1. ; 65 à la Boverie, à 1/4 de 1. ; 55 à la Chatqueue, à 1/2 1. ; 40 au Many, à 1/8 de 1. ; 5 à Marihaye, à 1/4 de 1. ; 27 au Petit-Mont, à 1/2 1. ; non compris la verrerie du Val-St.-Lambert, comprenant environ 60 quartiers pour loger les verriers, distante de 1/2 1. du chef-lieu, Toutes ces habitations sont construites partie en pierres, partie en briques, partie en bois et argile ; couvertes en ardoises, tuiles et paille. On y remarque l'ancien palais, ou maison de plaisance et résidence d'été du prince-évêque de Liège, et la ci-devant abbaye du Val-St.-Lambert, remarquable par la magnificence de ses bâtimens, et convertie en une verrerie qui est devenue fort importante. On y remarque encore l'ancien château de Bellevider. — 1 église primaire, dédiée à la Ste.- Vierge ; bâtie en 1731, par les soins du prince-évêque Georges-Louis de Berg.

    Les récoltes consistent en seigle, froment, avoine, orge, épeautre, fourrages, lègumes et fruits. Bois taillis, essence de chênes, bouleaux, hêtres, aunes, charmilles. — 100 chevaux, 150 vaches.

    Seraing renferme 2 fabriques de machines à vapeur. Celle de M. Cockerill, établie dans l'ancien palais du prince-évêque, peut, avec raison, passer pour un des plus grands établissemens de l'Europe. On y fabrique des presses d'imprimerie en fer coulé et un grand nombre de machines à vapeur.
    La verrerie du Val-St.-Lambert a été créée en 1826 par une société d'actionnaires. On y fabrique le cristal fin et ordinaire, le demi-cristal ou gobeletterie commune, et accessoirement des fioles, des bouteilles et des verres, façon d'Allemagne, des verres à vitres et des cylindres ou globes pour couvrir les pendules. Les matières premières employées sont pour le cristal : la silice ou sable blanc, qui s'extrait de la province de Namur ; la potasse, qui se tire d'Amérique et de Russie ; l'oxide de plomb ou minium, qui se fabrique dans l'établissement même avec des plombs provenant d'Espagne, d'Angleterre et d'Allemagne. Pour le demi-cristal et gobeletterie commune, on emploie le sable blanc, la soude artificielle qui se fabrique dans l'établissement, l'oxide de plomb ou minium, et de la chaux. La fabrication du cristal, du demi-cristal et autres verres communs, s'élève annuellement à 560,000 fr. environ. La consommation annuelle du charbon de terre, employé à la fusion du cristal et du verre, est de 3,650,000 kilogrammes.
    La fabrique de minium, établie dans les verreries et cristalleries du Val-St.-Lambert, est la plus considérable de la province ; elle peut en fabriquer annuellement 430,000 kilogrammes ; dont plus de la moitié est employée dans l'établissement comme matière première du cristal et du demi-cristal ; le surplus est livré au commerce. La fabrique de soude artificielle, située dans le même établissement, est montée pour pouvoir produire annuellement 500,000 kilogrammes de soude artificielle brute.
    Seraing possède en outre : 5 moulins à farine mus par eau ; 4 pour broyer les cailloux et autres substances nécessaires à la fabrication du verre à l'établissement du Val-St.-Lambert, mus par eau et la vapeur ; des fonderies de fer, de cuivre, des forges, laminoirs, etc. ; 2 brasseries. — On y exploite la mine de houille ; il s'y trouve peu de mines de fer. — La route de Liège à Terwagne traverse la commune.

    Population : 3654 habitans.

    Superficie : 2234 h. 46 a. 81 c.

    Ci-devant : pays de Liège.

    Histoire : Quelques-uns croient que le nom de Seraing dérive des Ceresiens, qui se placèrent pas loin des Condrosiens, sans que l'on sache précisément le lieu.
    L'abbaye du Val-St.-Lambert, de l'ordre de citeaux, fut fondée en 1202, par l'évêque Hugues de Pierrepont, et supprimée par le gouvernement français. Ce lieu était auparavant nommé le Champ des Mores.


    Dictionnaire géographique et statistique de la province de Liège (Henri Joseph Barthélemi Del Vaux) - 1835


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