• Vichy : contenance de 3 ares 60 centiares


    Procès verbal de la Fondation d'Etablissement d'Utilité Publique, le 3 octobre 1922
    Recueil des circulaires, instructions et autres actes émanés du Ministère de la Justice ou Relatifs à ce Département. Troisième série. 1922


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  •     Le culte Antoiniste existe, à Vichy, depuis 1910. La salle de lectures de l'enseignement du Père Antoine se trouvait, primitivement, rue du Bief, n°22 (aujourd'hui rue du Onze-Novembre, n°22 - A). En 1917, elle fut transportée rue Antoine-Jardet, n°1 (B) où elle resta jusqu'au 5 septembre 1920, date à laquelle le Temple Antoiniste de la rue Bargoing (C) fut consacré par la Mère Antoine elle-même.
        Le Temple de Vichy possède un Conseil d'Administration composé de frères ou soeurs, portant le costume et régissant l'Association cultuelle Antoiniste de Vichy dont les statuts ont été régulièrement déposés à la Sous-Prefecture de Lapalisse (J.O. du 24 novembre 1923). Cette association dépend elle-même de l'Union des Associations cultuelles Antoinistes, dont le siège est au Temple de Paris, 34, rue Vergniaud. Le temple de Vichy appartient à l'Union des Associations Antoinistes.
        Le Conseil d'Administration se compose de sept membres, dont un président, un secrétaire et un trésorier. Chaque année, à la réunion générale de l'Association, on procède, selon les satuts, au renouvellement d'un membre. Ce membre est rééligible.

    Antonin Mallat, Vichy à travers les âges, p.147-48
    Imprimerie Centrale Bourbonnaise, Vichy, 1934 (oeuvre posthume)

        On a ici une bonne description de l'organisation avant la reconnaissance légale du culte : petit rappel.
        En 1923, la Mère demande que soit constitué en France un organisme central propriétaire des 7 temples français. Mais selon la loi, il fallait 25 membres pour constituer une association cultuelle nationale. Chaque temple devient donc une association. En 1929, la création d'une Caisse centrale à Paris donna aux Antoinistes français une autonomie matérielle par rapport à la direction belge. En 1931, la Mère se retire complètement des affaires françaises. En 1945, les associations locales vendirent leur temple à l'Union nationale des cultes antoinistes, et en 1958, le nombre de lieux de culte ayant atteint le chiffre fatidique de 25, les associations cultuelles locales furent dissoutes. L'union se transforma en une Association cultuelle antoiniste du collège des desservants de France.
        En France, le culte de développe parallèlement aux autres religions et acquitte les mêmes impôts. Il a été régulièrement constitué comme association cultuelle, selon les modalités des lois du premier juillet 1901 et 9 décembre 1905, suivant déclaration initiale insérée au Journal Officiel du 9 février 1924. La dernière modification des statues de l'association cultuelle dite "Culte Antoiniste" a été publiée au JO du 3 Août 1988.


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  •     Pierre Debouxhtay signale qu'en 1915 environ, sauf à Vichy, où l'Antoinisme s'était introduit depuis longtemps (temple consacré en 1920), le nombre des adeptes semble fort peu élevé dans la région du Massif Central (p.266). L'Unitif relate cependant "six ou sept cas de guérison" dans une famille du Puy-de-Dôme (p.172).

        Au diocèse de Moulins où on les [les Antoinistes] trouve à Vichy (temple), Cusset, Saint-Pourçain, Billy, Varennes-sur-Allier (temple).
    C.Ch. Chéry o.p., Les Sectes, in Lumière et Vie, n°6, 1952, p.103


        Bourbonnais-Orléanais. - Quelques adeptes à Palluau (Indre), peu actifs. - Un petit groupe à Bourges, qui réclame un temple. - Une salle de lecture à Orléans, qui voudrait également un temple. - Un temple à Vichy, où le groupe est vivant surtout à la "saison". On les signale aussi à Billy, Saint-Pourçain-sur-Sioule et dans le canton de Varennes, où une dizaine d'adeptes ont une réunion tous les dimanche à 15 heures.
    C.Ch. Chéry o.p., L'Offensive des sectes, 1954, p.265

        Bourges ne verra pas de temple, mais celui d'Orléans est consacré en 1957.
        Billy est à une dizaine de kilomètres au nord de Vichy. Saint-Pourçain-sur-Sioule encore un peu plus au nord, non loin de Varennes-sur-Allier.

        Il se trouve actuellement une salle de lecture à Clermont-Ferrand, 53 ter, boulevard Lafayette : 3° dimanche de chaque mois à 15 heures ; tous les vendredis soir à 19 heures. Elle est tenue par Soeur Faverdin.


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  •     Vichy ! Une ville nette, agréable, brillante, riche infiniment des largesses intéressées de  la sensualité aux abois, de l'intempérance repentie, de l'avarice enfin châtiée. Dès la gare, un calme rayonnement de boulevards spacieux, d'ombreuses avenues. Partout des hôtels, des villas meublées, réservées aux élégants malades que travaille la vengeresse peur de la mort, laissent par leurs portes ouvertes entrevoir le luxe de leurs jardins fleuris. De porte en porte luisent les cuivres où des médecins publient leurs noms providentiels avec l'heure de leurs consultations. De place en place, de vaniteuses pharmacies exposent une multitude de panacées, sirops, pastilles, pâtes et emplâtres, illustrés de réclames tentatrices. D'un bout à l'autre, le sanatorium à la mode promet la santé, rassure, en demande le prix. La plupart des rues ont des noms de médecins distingués. Que de princes de la science, bon Dieu ! Et comme les pauvres malades, maigres, jaunes, plombés, voûtés, cassés, qui ne viennent pas à Vichy pour rire, - c'est vraiment le petit nombre, - s'en doivent réjouir... ou effrayer !
        Si les guérisons sont problématiques, certaines sont les distractions. Le casino, l'Eden-Théâtre, les concerts du Parc, le jeu, les excursions champêtres, amusent la douleur, s'ils ne la font pas oublier; surtout ils comblent les goûts de la foule opulente et oisive, qui n'est à Vichy que pour mener la vie frivole des villes thermales.
        [Après Montluçon], grande laborieuse, comme pour la soulager, Néris-lez-Bains lui réserve le repos et les soins d'une modeste et charmante station thermale ; c'est le Vichy des gens de moyennes fortunes éprouvés par les rhumatisme, la goutte, les névralgies sciatiques.

    Louis Barron, Le nouveau voyage de France (1899)
    souce : gallica


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  •     Ma soeur de son côté continuait à propager l'Enseignement, aidée par d'autres personnes qui comme nous avaient été guéries. L'une d'elles se mit à opérer à Vichy au nom de notre Père et ce fut comme une traînée de poudre. On accourut de partout, lettres et dépêches affluèrent. De grandes et sensationnelles guérisons se produisirent également à Aix-les-Bains. Des adeptes y fondèrent un groupe comme à Monaco, à Vichy, et ils attirèrent à l'Enseignement bien des personnes qui y étaient préparées par leur progrès. Pendant assez longtemps je restai en correspondance avec toutes ces personnes, cherchant à les aider et à les éclairer ; c'est de notre Père que je recevais tout pour le leur transmettre, y ajoutant parfois ce qui me semblait à même de les encourager en me basant toujours sur mon expérience.

    extrait la profession de foi de Juliette Vittart "Montrons-nous extérieurement ce que nous sommes naturellement"
    in L'Unitif n°5, p.14-15


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