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Dix principes en russe

Publié le par antoiniste

Dix principes – Десятью фрагментами в прозе учения, открытого Антуаном Целителем:

Бог говорит:

Первыи принцип: Если Вы меня любите, Вы не будете никого учить этому, поскольку Вам известно, что я пребываю только в человеке. Вы не можете свидетельствовать, что существует высшая доброта, в то время, как Вы изолируете меня от ближнего.

Второй принцип: Не верьте тому, кто Вам говорит обо мне, чье намерение заключалось бы в Вашем обращении. Если Вы уважаете всякую веру и того, у кого её нет, Вы знаете, несмотря на Ваше невежество, больше, чем он мог бы Вам сказать.

Третий принцип: Вы не можете никому читать нотацию, что бы свидетельствовало, что Вы не делаете добро, потому что морали учат не словом, а примером, и ни в чем не видят зла.

Четвертый принцип: Никогда не говорите, что вы подаете милостыню кому-либо, кто кажется вам пребывающем в нужде, это было бы равносильно сказать, что я равнодушен, что я [не] хороший, что я плохой отец, что я, скупец, оставляющий голодным свое чадо. Если Вы поступаете по отношению Вашему ближнему как настоящий, Вы подаете милостыню только Вам самим, Вам следует это знать; потому что ничто не является благом, если нет солидарности, и по отношению к нему Вы только выполняли Ваш долг.

Пятый принцип: Всегда стремитесь любить того, кого Вы называете «Вашим врагом»: вам следует знать, что это я помещаю его на Вашем пути, но видьте зло скорее в себе, чем в нём: это будет могущественным лекарством.

Шестой принцип: Когда Вы захотите узнать причину Ваших страданий, которые Вы обоснованно терпите, Вы найдете ее в несовместимости – ума с совестью, которая устанавливает между ними отношения сравнения. Вы не можете чувствовать малейшего страдания – [на которые для вас не следует указывать – ум противоположен совести] – именно об этом не следует указывать – ум противоположен совести – именно об этом не следует забывать.

Седьмой принцип: Постарайтесь постигнуть это, так как малейшее страдание обязано вашему – уму, который всегда желает больше обладать ; - он делается подножием милосердия, желая, чтобы все было ему подчинено.

Восьмой принцип: Не позволяйте Вашему уму господствовать над Вами – который стремится лишь к постоянному росту – больше и больше – он топчет ногами совесть, – утверждая, что именно материя наделяет – добродетелями, в то время как она содержит лишь тяготы – души, которые вы называете «оставленными» – которые действовали только для удовлетворения –  своего ума, и сбившего их с пути.

Девятый принцип: Все, что вам полезно, для настоящего, как и для будущего, – если Вы не сомневаетесь ни в чём, – будет Вам дано, свех того. Развиваете себя, воспоминайте прошлое, –у Вас будут воспоминания – что вам было сказано: «Стучите, и я Вам открю. Я пребываю в знании-тебя…»

Десятый принцип: Не думайте, что всегда делаете благо – когда оказываете помощь брату, – Вы могли бы делать противоположное – препятствовать его развитию. – Знайте, что великое испытание – оно будет Вашей наградой, – если Вы унижаете его и навязываете ему уважение. – Когда Вы хотите действовать, – никогда не опирайтесь на Вашу веру, – потому что она может еще сбить Вас с пути; – основывайтесь всегда на совести – которая может руководить Вами, она не может Вас обманывать.

issue de la traduction russe de L'erreur spirite
(Заблуждения спиритов, p.371) de René Guenon

 

Source : http://www.mahadevi.ru/rene_guenon_l_erreur_spirite_rus_2015.pdf

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Léon Souguenet - Antoine le Guérisseur (1902)

Publié le par antoiniste

Léon Souguenet - Antoine le Guérisseur (1902)

ANTOINE LE GUERISSEUR

(Extrait du Messager de Bruxelles, Journal financier, reproduit par le Messager de Liège),

    « Il existe à Jemeppe-sur-Meuse un homme dont la renommée a franchi les limites de son bourg natal et qui voit accourir chaque jour vers lui des suppliants. Ils lui demandent, comme à un tout-puissant, la santé, la joie, le réconfort moral ; ils le supplient de leur faire entrevoir le sort de leurs parents morts. Et l'homme, le successeur des anciens thaumaturges réalise ses rêves : il renvoie ses visiteurs guéris, souriants, améliorés moralement, convaincus souvent qu‘ils ont entendu la parole d'un père ou d'une mère, d'un enfant ou d’un ami défunt. Cet homme s'appelle Louis Antoine ; on l'appelle plus volontiers Antoine le guérisseur.
    — Antoine ? Allez tout droit (on dit à Liège : rotez tout droit), vous tournerez à droite à la première rue, puis vous traverserez le pont du chemin de fer... puis...
    Celle qui me parle est une femme de mine souffreteuse, elle tient un enfant sur ses bras, deux autres sont accrochés à ses jupes. Elle ne s'étonne pas de mes questions, elle ne sourit pas. Je devine bien que toutes les mères d’ici, ont, une fois ou l’autre, invoqué le guérisseur contre la maladie d'un petit. C'est un triste bourg, ouvrier et industriel, Jemeppe ; comme toute la banlieue de Liège, il est cerné par la ronde joyeuse des collines encore vertes où les arbres, ce jour-là, s’échevelaient follement ; la Meuse le traverse d’un sillon lumineux et chantant comme une farandole.
    Tout le monde connaît Antoine, et tout le monde, sans rire et sans hésiter, donne les renseignements demandés.
    Au coin d'une rue, une maison dont une partie est occupée par une boutique, c'est là. On entre dans un corridor, mais déjà derrière une porte vitrée on a surpris des éclats de voix. Antoine a des visiteurs. On sonne ; une femme vient ouvrir. Et sans que l'assistance se détourne on se trouve dans une chambre modeste et propre, où se pressent les fidèles ; leur aspect extérieur m'autorise à les appeler des fidèles. Il en vient comme cela de 150 à 200 par jour (Vingt-cinq mille malades sont venus cette année).
    Louis Antoine est un homme de taille moyenne, les cheveux drus, noirs, mais grisonnants, le teint brun, la moustache grise et coupée court, les joues creuses ; il s’exprime, sans fausse modestie et sans vanité.
    — Comment guérissez-vous les gens ?
    — Par l'imposition des mains, ou en élevant mon esprit vers Dieu.
    — Vous êtes chrétien ?
    — Oui.
    — spirite ?
    — Oui. L'un n'empêche pas l'autre.
    — Votre pouvoir est-il infaillible ?
    — Non. Il y a des gens que je ne puis guérir. Ce sont ceux qui n’ont pas la foi, qui viennent à moi sans la sincérité, l'humilité du cœur.
    — Êtes-vous père ?
    — J'avais un fils, il est mort à vingt ans.
    Mais pourquoi me posez-vous ces questions ? Etes-vous malade ?
    — Oui. Mais je n’ajoute pas que ma maladie échappe aux médecins et que je suis de ceux, sans doute, qu’Antoine ne guérit pas.
    — Vous avez été poursuivi une fois, continué-je.
    — Oui, j’ai été condamné conditionnellement. J'avais, en recommandant une drogue inoffensive, été imprudent.
    En m’éloignant, j’interrogeai des pèlerins, ils ont tous une foi, une indestructible foi dans le pouvoir d’Antoine. On m'indique tel et tel que je puis interroger :
    — Allez voir. Demandez-lui comment il était, comment il est maintenant.
    A quoi bon ? Le miracle pour moi n'est pas là, il est dans la foi de ces ouvriers, de ces petits (ll n’y a pas que des petits, des ouvriers parmi les nombreux visiteurs de notre frère et ami Antoine ; Toutes les classes de la société se rencontrent dans la belle salie qu'il a fait construire adjacente à sa demeure), de ces souffrants, en ce guérisseur sorti de leurs rangs et qui, depuis longtemps déjà, opère parmi eux sans que leur foi se démente.
    Louis Antoine m'a remis des brochures. Je lis sur l'une cette invitation :
                                                     Vers Dieu par la Science et la Charité.

Société Spirite
Les vignerons du Seigneur de Jemeppe-sur-Meuse.

              « Frères et Sœurs en Humanité,

    « Vous êtes invités aux séances publiques qui ont lieu le premier et le troisième dimanche de chaque mois, à 10 heures du matin, chez M. Louis ANTOINE, à Jemeppe-sur-Meuse.
    « Vous y serez reçus fraternellement, vous participerez aux séances, et vous pourrez, si les conditions le permettent, vous entretenir avec vos chers disparus de ce monde.
     « Le spiritisme vous donne les preuves de l'existence de Dieu, de la survivance de l’âme, et, en le pratiquant sincèrement, il vous conduit au Bonheur Eternel. — Dieu vous donne le don de soulager vos frères dans toutes maladies, afflictions morales ou physiques.
     « Le spiritisme est une philosophie consolante, base des enseignements du Christ et s’appuyant sur les lois qui régissent l'univers.

« LOUIS ANTOINE. »

    Sur l'autre, il y a cette simple indication :
    « Séance publique le premier dimanche de chaque mois, chez M. Louis Antoine, rue du Bois-de-Mont, à Jemeppe-sur-Meuse, à 10 heures précises du matin et le deuxième et quatrième dimanche, chez M. Pierre Debroux, menuisier-entrepreneur à Crotteux-Mons, à 5 heures-de l'après-midi.
     « On peut se procurer les livres spirites chez M. Louis Antoine, à Jemeppe. »
    Dans celle-ci je trouve la profession de foi du guérisseur. En voici le début :

               « Frères et Sœur en Humanité,

    « Cette petite brochure a pour but de faire connaitre à mes visiteurs ma manière de procéder, de leur dire de quelle façon je puis leur être utile :
    « Je conseille à tous ceux qui se trouvent dans la peine, par suite de maladie, affliction morale ou physique, de réfléchir avant d'observer certaines pratiques en usage, telles que déplacements, dépenses inutiles ou promesses de voyages, etc.
     « Quand on veut sortir d’une situation pénible ou difficile, il est utile et plus efficace d'élever sa pensée vers Dieu et de l'implorer sincèrement.
    « Si notre prière est sincère, nous sommes certains de recevoir la bonne inspiration de nous adresser soit à tel médecin, soit à toute autre personne à même de nous venir en aide.
    « Je recommande aussi ù mes visiteurs la prière à Dieu parce qu'elle console d'abord en toute circonstance ».

    Les hommes que j'interroge me passent des brochures : pour la propagande, disent-ils.
    Voici un petit catéchisme spirite pour servir à l’instruction des enfants et des personnes ne connaissant pas le spiritisme, publié par la Société spirite « Les Vignerons du Seigneur », de Jemeppe-sur-Meuse. Instructions par l'Esprit de vérité, Esprit consolateur.
    J'ouvre ce catéchisme et j'y lis, au chapitre de la communication des esprits :

1. L'Esprit dépouillé de son corps peut-il communiquer avec nous ?
Oui, il le peut et le fait très souvent.

2. Par quel moyen le fait-il ?
Par le moyen des médiums.

3. Qu'est-ce qu'un médium ?
C'est une personne apte à recevoir les communications des Esprits, soit par l'audition, soit par la vue ou de toute autre façon.

4. Tout le monde peut-il être médium ?
Oui, en général, tout le monde peut le devenir en s'exerçant patiemment pendant un temps plus ou moins long.

5. La médiumnité est-elle utile à celui qui le possède ?
Oui, non seulement à lui, mais à tous ceux à qui les enseignements des Esprits peuvent inspirer des pensées salutaires, des sentiments louables.

6. Tous les Esprits peuvent-ils communiquer ?
Oui, lorsque Dieu le permet.

    On me demande :
    — Vous êtes spirite ?
    — Pas du tout. Je suis très sceptique.
    Et ces gens simples me répondent avec la tranquillité d'hommes qui savent :
    — Ça ne fait rien. Vous croirez.
    J'ai vu naguère à Gohissart, j'ai vu ailleurs, les spirites évoquant leurs morts. De ce spectacle je n'ai pas rapporté la foi, mais de l'étonnement, mais de l'admiration.
    Comme le cerf biblique cherche l'eau des fontaines, ceux-ci, altérés, cherchent l’idéal ; leurs ^mes sont orientées vers l'au-delà, et ce sont sans doute leurs âmes parties en avant d'eux-mêmes, qui répondent à leurs mélancoliques interrogations.
    Quoi qu'il en soit, le spiritisme est un moyen, un étrange moyen si l'on veut, d'élévation morale.
    Il y a dans son funèbre décor de singulières lueurs, il y a en lui cette part d’infinie douleur et d'infini espoir que met l'homme dans sa religion, une part de beauté aussi, et j'ai retrouvé comme un écho lointain de la Prière sur l’Acropole dans cette prière d'Allan Kardec :

    « Dieu, notre Père, qui avez puissance et bonté, donnez la force à celui qui subit l'épreuve ! Donnez la lumière à celui qui cherche la vérité ! Mettez au cœur de l'homme la compassion et la charité !
     « Dieu ! Donnez au voyageur l'étoile directrice, à l’affligé la consolation, au malade le repos !
    « Père, donnez au coupable le repentir ! Donnez à l'esprit la vérité ! Donnez à l'enfant le guide ! Donnez a l'orphelin le père ! Seigneur, que votre bonté s'étende sur tout ce que vous avez créé !
    « Pitié, mon Dieu, pour celui qui ne vous connaît pas, espoir pour celui qui souffre ! Que votre bonté permette aujourd'hui aux esprits consolateurs de répandre partout la paix, l'espérance et la foi !
    « Dieu ! Un rayon, une étincelle de votre amour peut embraser la terre, laissez-nous puiser aux sources de cette bonté féconde et infinie, et toutes les larmes seront séchées, toutes les douleurs calmées ; un seul cœur, une seule pensée montera jusqu'à vous, avec un cri de reconnaissance et d'amour ! »

Ethèrel

Revue Spirite, Journal d’études psychologiques, 1902
source : internet

 

    Il s'agit de l'article de Léon Souguenet "Antoine le Guérisseur" repris dans Les Monstres Belges (1904).

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Antoine de genezer te Jemeppe aan de Maas (Algemeen Handelsblad, 1 Juli 1911)

Publié le par antoiniste

Algemeen Handelsblad (01-07-1911)   ,,Antoine de genezer'' te Jemeppe aan de Maas, van wiens wonderdaden vroeger an eens sprake was, en wiens aanhang van vele tienduizenden uit alle standen een werkelijke secte vormt, die maandelijks wordt gesticht door het blad van den Meester ,,l'Auréole de la Conscience, revue mensuelle de la révélation'', heeft een nieuwe wijze van genezen ingevoerd, waardoor de justitie geen vat meer op hem heeft. Hij geeft nu geen persoonlijke adviezen, meer maar ontvangt de menigte bezoekers gezamenlijk in een groot kerkgebouw, hem geschonken door een Amerikaan. Op eet preekstoel bidt hij en zegent daarop de zieken of hun vertegenwoordigers, want men kan ook een ander sturen.

Algemeen Handelsblad (01/07/1911)

 

Traduction :

   "Antoine le guérisseur" à Jemeppe sur Meuse, dont les miracles ont déjà existé, et dont les partisans de plusieurs dizaines de milliers de personnes de tous horizons sont une véritable secte, fondée par la revue mensuelle de la révélation du Maître "l’Auréole de la Conscience", a introduit une nouvelle méthode de guérison, hors du contrôle judiciaire. Il ne donne plus de conseils personnels, mais reçoit la foule des visiteurs ensemble dans une grande église qui lui a été offerte par un Américain. Sur la chaire, il prie et bénit les malades ou leurs représentants, car on peut aussi envoyer quelqu’un à sa place.

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Antoine de genezer te Jemeppe aan de Maas (Algemeen Handelsblad, 1 Juli 1911)

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Algemeen Handelsblad (01-07-1911)   ,,Antoine de genezer'' te Jemeppe aan de Maas, van wiens wonderdaden vroeger an eens sprake was, en wiens aanhang van vele tienduizenden uit alle standen een werkelijke secte vormt, die maandelijks wordt gesticht door het blad van den Meester ,,l'Auréole de la Conscience, revue mensuelle de la révélation'', heeft een nieuwe wijze van genezen ingevoerd, waardoor de justitie geen vat meer op hem heeft. Hij geeft nu geen persoonlijke adviezen, meer maar ontvangt de menigte bezoekers gezamenlijk in een groot kerkgebouw, hem geschonken door een Amerikaan. Op eet preekstoel bidt hij en zegent daarop de zieken of hun vertegenwoordigers, want men kan ook een ander sturen.

Algemeen Handelsblad (01/07/1911)

 

Traduction :

   "Antoine le guérisseur" à Jemeppe sur Meuse, dont les miracles ont déjà existé, et dont les partisans de plusieurs dizaines de milliers de personnes de tous horizons sont une véritable secte, fondée par la revue mensuelle de la révélation du Maître "l’Auréole de la Conscience", a introduit une nouvelle méthode de guérison, hors du contrôle judiciaire. Il ne donne plus de conseils personnels, mais reçoit la foule des visiteurs ensemble dans une grande église qui lui a été offerte par un Américain. Sur la chaire, il prie et bénit les malades ou leurs représentants, car on peut aussi envoyer quelqu’un à sa place.

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Antoine, de genezer (Algemeen Handelsblad, 27 juni 1912)

Publié le par antoiniste

Algemeen Handelsblad (27-06-1912)

 

           Antoine, de genezer.
    Antoine, een man, die zijn leven nog al naam gemaakt heeft als stichter van een nieuwen godsdienst, waarvoor nu te Jemappe een tempel staat, die eenige vermaardheid kreeg, is Maandagnacht te Jemappe overleden.
    In 1846 te Grande Flémalle bij Luik geboren, was Antoine omstreeks 21 jaar geleden uit Rusland, waar hij eenig fortuin gemaakt had, in België teruggekeerd. Hij vestigde zich toen te Jemappe en deed in het gehucht Bois de Mont eene arbeiderswijk aanleggen.
    In 1895 liet hij eenige dier woninge tegen den grond halen en daarvoor in de plaats kwam toen een tempel van beischeiden afmetingen. Daarin predikte hij een godsdienst van goedheid, liefde en solidariteit. De goedgeloovigen schreven hem ook de macht toe om door handoplegging ziekten te genezen - vandaar zijn bijnaam ,,de genezer''. Hij vond vele aanhangers onder alle klassen der matschappij, ook in Frankrijk en in Duitsland, tot zelfs de Vereenigde Staten. Niet lang geleden werd aan de Belgische volksvertegenwoordiging een petitie aangeboden, geteekend door 130.000 Antoinisten in België, die verzochten dat hun godsdienst onder de officieel erkende zou worden opgenomen.
    De overledene werd tweemaal gerechtelijk vervolgd wegens het ongeoorloofd uitoefenen van geneeskundige praktijk. De eerste maal werd hij tot eene oete van 26 francs veroordeeld, de twede maal volgde eene vrijspraak.
    De dood van Antoine heeft onder de bevolking van Jemappe groote droefenis teweeggebracht. Hij was er algemeen zeer geliefd wegens zijne edele denkbeelden, zoodat Zondag a.s. de begrafenis van den overledene eene indrukwekkende plechtigheid belooft te worden.
    De overledene had in zijn jeugd eene zeer gebrekkige opvoeding genoten, maar zich in zijn later leven door eigen arbeid ontwikkeld, welke ontwikkeling hij boven alles dienstbaar had willen maken aan het welzijn zijner medemenschen.

Algemeen Handelsblad (27/06/1912)

 

Traduction :

          Antoine, le guérisseur.

    Antoine, un homme qui s'est déjà fait un nom de son vivant en tant que fondateur d'une nouvelle religion, pour laquelle il y a maintenant un temple à Jemeppe, qui a acquis une certaine renommée, est mort lundi soir à Jemeppe.
    Né en 1846 à Grande Flémalle près de Liège, Antoine était revenu de Russie, où il avait fait fortune, en Belgique il y a environ 21 ans. Il s'installe à Jemeppe et construit un quartier ouvrier dans le hameau du Bois de Mont.
    En 1895, il fit détruisit quelques-unes de ses maisons et les remplaça par un temple des petites dimensions. Il y prêchait une religion de bonté, d'amour et de solidarité. Le crédule lui attribuait aussi le pouvoir de guérir les maladies par l'imposition des mains, d'où son surnom de "guérisseur". Il a trouvé de nombreux adeptes dans toutes les classes de la société, y compris en France et en Allemagne, et même aux États-Unis. Il n'y a pas si longtemps, une pétition a été présentée au Parlement belge, signée par 130.000 Antoinistes en Belgique, qui ont demandé que leur religion soit incluse parmi les religions officiellement reconnues.
    Le défunt a été poursuivi à deux reprises pour avoir exercé illégalement la médecine. La première fois, il a été condamné à prêter serment à 26 francs, la deuxième fois, il a été acquitté.
    La mort d'Antoine a causé une grande tristesse parmi la population de Jemeppe. Il y était très populaire en raison de ses idées nobles, de sorte que dimanche, les funérailles du défunt promettent d'être une cérémonie impressionnante.
    Dans sa jeunesse, le défunt avait reçu une éducation très médiocre, mais, plus tard dans sa vie, il s'était développé par son propre travail, qu'il avait surtout voulu rendre serviable au bien-être de ses semblables.

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Square Mauranne

Publié le par antoiniste

Square Mauranne

Ce petit square triangulaire de la rue Jacques Rayé à Schaerbeek portera désormais le nom de Maurane, qui y était domiciliée.

Schaerbeek ne perd pas de temps: un square rebaptisé du nom de Maurane
Home > Régions - 08/05/2018 à 11:45 - Belga

 

Maurane habitait Schaerbeek depuis longtemps. La chanteuse belge décédée ce 7 mai était domiciliée au 32 de la rue Jacques Rayé. Dont le square portera désormais son nom.

Le collège de la commune de Schaerbeek réuni mardi matin a décidé de renommer le square sis dans la rue Jacques Rayé «Square Maurane». La chanteuse belge qui est décédée dans la nuit de lundi à mardi y était domiciliée au numéro 32.

Les bourgmestre et échevins schaerbeekois ont également acté qu’un livre de condoléances virtuel serait ouvert ce mardi sur le site de la commune. Celui-ci est encore en cours d’élaboration.

Un hommage sera également rendu le 25 mai lors du prochain conseil communal et une gerbe de fleurs sera envoyée à la famille de l’artiste.

De son vrai nom Claudine Luypaerts, Maurane âgée de 57 ans a été retrouvée inanimée dans son lit dans la soirée de lundi. Un médecin légiste ainsi qu’un laboratoire de la police fédérale sont descendus sur les lieux et une information judiciaire a été ouverte, mais aucune intervention d’un tiers n’a été constatée à ce stade.

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Inscription de la façade des temples antoinistes

Publié le par antoiniste

    Tous les temples portent la mention CULTE ANTOINISTE sur leur fronton. La plupart porte l'année de sa consécration. Ils suivent en cela l'exemple des temples de Jemeppe et de Stembert, consacré par le Père lui-même.
Certains présentent d'autres caractéristiques.

Lyon-Villeurbanne et Retinne sont les seuls temples où soit inscrit TEMPLE sur la façade. Cela a été le cas de celui de Verviers (où apparaît la date 1914 maintenant).

Le Temple de Spa porte deux fois la date, en façade et au pignon.

Le Temple de La Louvière ne porte plus la mention du culte depuis sa vente à la communauté musulmane.

Le Temple de Forest porte la date en petit suivant le nom de l’architecte. La mention Culte Antoiniste de la façade a été repeinte en blanc, comme le reste de sa façade blanche et verte, la rendant presque invisible.

Les temples suivant ne portent pas la date de consécration mais seulement "Culte Antoiniste" :
Le Temple de Liège-Hors Château (1917).
Le Temple de Schaerbeek (1925) porte le nom de l’architecte (elle devait y figurer selon les plans).
Le Temple de Montegnée (1919).
Le Temple de Seraing (1915).
Le Temple de Souvret (1913).
Le Temple de Momalle (1915).

La mention CULTE a disparu du temple (vendu) de Tournai depuis des dégâts dus à une tempête.

Le Temple de Retinne porte la date sur le pas de moineau supérieure de la porte d'entrée et la mention TEMPLE – ANTOINISTE et non CULTE ANTOINISTE. C'est certainement la conséquence du jugement de la Cour d'Appel de Liège qui, en voulant empêcher la confusion, demandait au frère Hanoul qui fonda un temple dissident en 1949 de ne pas porter la mention de Temple antoiniste.

    Tous les temples de France porte la date d’inauguration ainsi que la mention CULTE ANTOINISTE. Seul celui de Monaco ne semble pas l’indiquer. Est-ce à comprendre comme une volonté de montrer l’évolution du culte en France (le temple de Monaco sera certainement toujours le seul de ce territoire confetti) par la multiplication des temples qui, rappelons-le, est la seule forme de "prosélytisme" que se permet le culte.

    La salle de lecture de Poitiers (Buxerolles) porte déjà la mention CULTE ANTOINISTE et l'année 1963. Celle de Tergnier (Quessy) portait également cette mention et la date, jusqu'à ce qu'elle doit vendue à l'Église Catholique Gallicane (sans changer la date 1988). Depuis peu, l'inscription de l'église a disparu.

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Les Antoinistes dans les Nord en 1952

Publié le par antoiniste

   On nous les [les Antoinistes] signale à Oignies et Libercourt, au diocède d'Arras, - à Lille et sa région, Dunkerque et ses faubourgs (une vingtaine de missionnaires, des centaines de personnes touchées, peu de converties).

C.Ch. Chéry o.p., Les Sectes, in Lumière et Vie, n°6, 1952, p.103

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Le procès de Nicolas Wagner (L'Est Républicain, 23 juin 1927)

Publié le par antoiniste

Le Procès de Nicolas Wagner

 

Le procès de l’antoiniste
            guérisseur
                               Metz, 29 juin

    Le tribunal correctionnel de Metz a été saisi hier du procès intenté à M. Nicolas Wagner, desservant du culte antoiniste, demeurant Esch-sur-Alzette (Luxembourg), inculpé d’exercice illégal de la médecine.
    M. Menjaud, qui préside l’audience, fait expliquer par M. Wagner, qui a guéri un certain nombre de personnes appartenant au culte antoiniste, ou qui y adhéraient moyennant la cotisation de 20 francs. Ces cotisations tombaient dans la caisse commune des antoinistes et servaient des œuvres de bienfaisance. Le trésorier du culte justifie ce dire. Des témoins déclarent avoir été guéris par M. Wagner de maladies déclarées incurables.
    M. Wagner les guérissait en disant des prières et en invitant les malades à en dire en même temps que lui ; il a même guéri des malades qu’il ne voyait pas.
    M. le substitut Guernion déclare avoir le plus grand respect pour les convictions religieuses, mais le cas de Wagner tombe sous le coup des articles de la loi de 1882 qui réprime l’exercice illégal de la médecine.
    Me Henry Ferrette défend l’accusé. Il rappelle les organes du culte antoiniste dont la fondateur, le Père Antoine, un ancien ouvrier serrurier n’a pas voulu créer une nouvelle religion Il se contenta de grouper un certain nombre de personnes auxquelles il enseigna le culte du bien et la pratique des vertus. Selon lui, la prière à Dieu consola de toutes les infortunes et aboutit à la guérison des malades. Il obtint même de nombreuses guérisons. Aujourd’hui on compte en Europe 100.000 antoinistes.
    Le Père Antoine fut poursuivi une fois devant les tribunaux belges pour exercice illégal de la médecine : il fut acquitté.
    M. Nicolas Wagner, un de ses disciples, fut une fois condamné dans le Luxembourg, puis, une seconde fois, un jugement très motivé l’acquitta.
    Me Ferrette explique ensuite que M. Nicolas Wagner soigne ses malades sans leur procurer de médicaments. Il ne suit pas leur traitement. Il ne les voit même qu’une seule fois. Quelquefois, il ne les voit pas et les soigne en leur ordonnant des prières.
    Les articles de loi qui punissent l’exercice illégal de la médecine ne s’appliquent pas à lui.
    La Cour de cassation et les cours d’appel ont toujours considéré que ceux qui prétendent guérir en vertu d’un pouvoir supérieur ou d’une mission divine, ne commettaient pas l’exercice illégal de la médecine.
    Il faut d’ailleurs retenir que jamais la moindre plainte n’a été formulée par des malades mécontents de M. Nicolas Wagner.
    Me Ferrette demande l’acquittement. Le jugement sera rendu à huitaine.

L’Est Républicain, 23 juin 1927

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Le cas de Vagner (L'Est Républicain, 5 avril 1927)

Publié le par antoiniste

Le cas de Vagner

     LE CAS DE VAGNER
   aubergiste et guérisseur

    Metz, 4 avril. – M. Nicolas Vagner est un homme d’une cinquantaine d’années, exerçant, à Esch-sur-Alzette (Luxembourg), la démocratique profession d’aubergiste et jouissant dans le Grand-Duché d’une véritable célébrité. A la vérité, cette célébrité n’a rien de commun avec la vente des spiritueux à laquelle se livre Vagner depuis de nombreuses années. Elle lui vient du fait qu’il est guérisseur et il est devenu guérisseur parce qu’il est antoiniste.
    L’antoinisme, vous le savez, est une petite religion nouvelle, née en Belgique croyons-nous, assez répandue dans le nord de la France et ayant conquis des adeptes dans les régions industrielles et minières du Luxembourg. De ces adeptes, le débitant Vagner fut un des premiers. Il est un des plus zélés et ces deux qualités lui ont fait attribuer le titre de président de l’association antoiniste d’Est, ce qui, d’après lui, est quelque chose comme archiprêtre ou évêque.
    L’antoinisme est une religion pour personnes pratiques, puisqu’elle prétend guérir les corps de leurs maux en même temps qu’elle expurge les âmes de leurs péchés et débarrasse les hommes, et aussi les femmes, de leurs vices.
    Le père Vagner, comme on l’appelle familièrement à Esch, digne émule du père Antoine, fondateur de la secte, a soif de dévouement et s’attache à faire des prosélytes. Il y mit tant d’ardeur que les autorités judiciaires luxembourgeoises lui cherchèrent querelle a un moment donné et le trainèrent devant le tribunal qui lui infligea une amende pour exercice illégal de la médecine sous prétexte que pour guérir les corps il prescrivait à ses fidèles l’usage de remèdes bénins.
    Mais depuis longtemps les autorités luxembourgeoises se sont rendues compte que le pontife guérisseur n’est pas bien dangereux pour les malades et elles se désintéressent de lui.
    Cependant, le père Vagner pensa que les Lorrains étaient, autant que les Luxembourgeois, dignes de ses soins spirituels et matériels et il vint dans la région de Thionville prêcher la religion nouvelle. Ce n’est pas un missionnaire comme les autres que l’aubergiste antoiniste. Il commença par donner des soins à quelques malades qui, sans doute, ne s’en trouvèrent pas mal puisque sa réputation de science s’étendit vite sur Hayange, Knutange, Algrange, Nilvange et environs.
    Le père Vagner établit son cabinet da consultations et son confessionnal chez un nommé Trost, 103, rue de Casatelnau, à Nilvange, et les visites affluèrent. Elles affluèrent si bien que la gendarmerie voulut connaitre le nouveau médecin et eut l’indiscrétion de lui demander des diplômes qu’il ne put montrer pour l’excellente raison qu’il n’a jamais usé ses pantalons sur les bancs d’une quelconque école de médecine.
    Sans se soucier des protestations des clients de l’apôtre, sans craindre la colère du Dieu dont se réclame le père Vagner, les gendarmes l’arrêtèrent et l’amenèrent à Metz, où il fut confié aux bons soins de M. le juge d’instruction Pagniez.
    En même temps que le guérisseur, les représentants de la loi amenaient ses registres, car l’aubergiste antoiniste guérisseur a de l’ordre et tient une comptabilité que pourraient lui envier bon nombre de commerçants. Sur son livre-journal figurent les noms et adresses de 450 personnes ayant reçu une carte d’antoiniste, moyennant 20 francs, et des soins médicaux par dessus le marché.
    Car M. Nicolas Vagner affirme qu’il ne se fait pas payer pour soigner les corps. Lorsqu’une personne, attirée par sa réelle réputation de guérisseur, vient solliciter ses services, il lui fait d’abord une petite causerie sur l’antoinisme. Si la grâce opère en elle, elle reçoit, en échange de 20 francs, une belle carte bleue lui donnant la qualité d’antoiniste et le droit de recourir aux bons offices du guérisseur pendant un an. Etant ainsi en règle, le visiteur expose son cas, fait connaitre le siège des douleurs dont il se plaint. Comme remèdes, le père Vagner prescrit la foi et l’amour de Dieu. Il prescrit aussi, car il faut bien, comme il le dit, frapper l’imagination, quelques médicaments inoffensifs rentrant dans la catégorie des remèdes de bonne femme, dont au surplus, personne n’eut jamais à se plaindre. Quant à ceux qui ne veulent pas entrer dans le giron de la nouvelle Eglise, le guérisseur les renvoie tout bonnement aux médecins ordinaires, à ceux qui ont fait des études.
    Mais les 20 francs, qu’en fait-il ? allez-vous demander, car vous êtes curieux comme des juges d’instruction. Ce faisant, vous ne gênerez pas du tout l’aubergiste pontife qui vous répondra : une partie des sommes ainsi recueillies sert à l’entretien de notre chapelle (qui se trouve, je crois bien, dans son arrière-boutique) et à l’exercice de notre culte. Le reste est, par nous, employé en bonnes œuvres. Et cette déclaration vous sera confirmée par les antoinistes d’Esch, si la fantaisie vous prend d’aller leur demander ce qu’ils pensent de leur président, dont l’arrestation a provoqué une vive émotion dans la cité industrielle luxembourgeoise.
    Cette émotion est telle que lundi matin une délégation d’antoinistes, composée du trésorier et de quatre membres du groupe d’Esch est arrivée à Metz en automobile, dans le seul but de demander Ia mise en liberté provisoire de Nicolas Vagner, dont l’absence prolongée causerait, disent-ils, les plus grands malheurs, plusieurs dizaines de malades, privés des soins du guérisseur, se trouvant en danger de mort.
    Ces considérations, appuyées par un fort cautionnement et l’argumentation Serrée de Me Joseph, défenseur de Vagner, décideront sans doute M. Pagniez à rendre le guérisseur-pontife bistro à ses malades, à ses clients, et à ses fidèles, ce qui n’empêchera pas de le renvoyer devant le tribunal correctionnel, s’il y a lieu.
    En tout cas, il y a gros à parier que les antoinistes d’Hayange et environs seront dorénavant contraints d’aller à Esch pour remplir leurs obligations spirituelles car Vagner paraît bien décidé à ne pas revenir dans un pays aussi peu hospitalier aux prêtres des religions nouvelles et aux guérisseurs amateurs.                    H. D.

L'Est Républicain, 5 avril 1927

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