•      Il existe deux courants dans l'antoinisme, ou plutôt deux formes de Temples :

    - en France, restant proche du travail de la Mère, les tribunes des temples portent les photos de Père et de Mère (celui-ci un peu plus bas) à côté de l'Arbre de la Science de la vue du Mal.

    - en Belgique, presque tous les temples, sont revenus à ce qu'il existait du temps de Père, donc sans photos, uniquement l'Arbre de la Science de la Vue du Mal est représenté.

    En effet, c'est la Mère, qui dans son but de faire perdurer le culte, décida d'apposer la photo du père à la tribune, puis la sienne. D'abord la photo du père (qui est en fait un tableau), pour institutionnaliser le culte avec la personne du père, et éviter ainsi les schismes et interprétations diverses à la base de son enseignement.
    Ensuite sa propre photo, afin de réaliser l'Unité : "La Révélation est venue rendre à la femme ses droits matériels ; s'il y a un homme à la tribune, il faut aussi une femme ; c'est l"unité." (Tome I)

    En Belgique, après la mort de mère, on préféra revenir à une installation des Temples comme ils étaient à l'époque du Père. On peut dire que cela ne fut possible qu'après le travail d'institutionnalisation de l'Antoinisme de Mère. En France, on resta fidèle à l'époque de Mère.
    Dans l'Enseignement, le Père dit : "Nous ne pouvons pas définir l'élévation de pensée, parce que nous n'avons pas tous la même conception de la divinité. Certains contemplent la représentation d'une figure, d'autres une lumière ; il en est qui n'ont que la pensée sans rien contempler. Tous les systèmes sont bons jusqu'à ce qu'on arrive à posséder la plus grande foi possible, car cette vertu nous est indispensable pour savoir comment nous devons prier."
    Ainsi en France, les adeptes débutants peuvent contempler les images de Père et de Mère ainsi que l'Arbre de la Science de la Vue du Mal pour progresser ; en Belgique, on considère que seul l'Arbre de la Science de la Vue du Mal peut suffire.

     

    Historique :

    En 1925-26, Mère, sentant que la pensée des adeptes et des affligés s'appuyait plus sur le guérisseur du Temple que sur le Père, fit placer dans tous les temples l'image du Père Antoine au milieu de la tribune, à la place de l'emblème qui fut déporté sur la gauche.
        Elle fit placer également cette image dans les cabinet de consultation. Cette image, dessinée par le frère Tinlot portait la mention suivante : Le Père Antoine, le grand guérisseur de l'humanité pour celui qui a la foi.
        En 1929, Mère fit placer dans tous les temple sa photographie à la tribune, à droite de celle du Père. Puis elle fit placer sur l'image du Père l'inscription suivante : Le Père fait l'Opération.
        En 1936, Mère est inspirée que l'on enlève les images et photos de la tribune des Temples, et que l'on remette l'Emblème à sa place originelle au centre de la Tribune. Mais, en mars 1938, à la demande de certains adeptes, Mère fit remettre les images et photos dans les Temples. On déplaça à nouveau l'Emblème sur la gauche de la Tribune.
        Le 4 novembre 1940, le frère Nihoul et le Conseil d'Administration décide de retirer les photos.
        Le 15 août 1985, le temple de Jemeppe a été remis tel que le Père l'avait laissé le 25 juin 1912. Les images qui y avaient été remises le lundi de Pâques 1970 ont été retirées.
    source : Historique du culte antoiniste


  •      Temple qui ont un desservant ou une desservante.

    Occupé peut être compris dans ce sens propre, mais également au sens figuré, car il est occupé par de bons fluides, dont ceux du Père.

    Au sens propre, cela veut dire à la fois qu'un desservant réside dans la maison du desservant à côté du temple (ce qui n'est pas le cas à Sprimont), et dont il y a un desservant tout simplement (ce qui n'est plus le cas à Stembert).

    Cela dit, on peut être assuré qu'un temple même partiellement occupé l'est par de bons fluides dès qu'on y pénètre pour un travail.

    Voici la liste de quelques temples occupés à ce jour :

    Jemeppe-sur-Meuse, Bierset, Ecaussines, Huy, Liège 1 (Hors-Château), Liège 2 (Angleur, Quai des Ardennes), Momalle, Mons, Souvret...

    Reportez-vous ici pour connaître les horaires particuliers aux temples occupés partiellement.


  •     En entrant dans un temple, il pourra vous être fait comme remarque : "Bon travail". En effet, avant la lecture et lors de l'opération, il faut faire une introspection, un travail sur soi-même pour découvrir son connais-toi, notre Dieu intérieur qui doit lutter pour se dévoiler.

        "L'oeuvre en elle-même n'est rien ; elle n'a de valeur que par le travail qu'elle impose, par les difficultés de tous genres qu'elle suscite et dont il faut triompher." (La Révélation, Être ou paraître, p.64)

        "Nous avons montré combien le travail moral est nécessaire à quiconque veut abréger sa route et s'épargner des tribulations de tous genres ; je n'en connais guère de plus utile que d'analyser ses pensées, d'en rechercher la source bonne ou mauvaise ; si elles sont dues à une imperfection et qu'elles séjournent en nous quelque temps, nous l'avons déjà dit, elles seront bientôt suivies d'autres qui pénétreront plus profondément dans les ténèbres et nous ne tarderons pas à en être tourmentés ; elles nous causeront autant de désagrément que nous avons eu de plaisir à les manier." (La Révélation, Être ou paraître, p.67-68)

        "Ne perdons jamais de vue, mes enfants, que sortir de la sincérité, c'est sortir de la vérité et par conséquent faire un mal. L'exemple est tout ; on ne devrait s'appuyer que sur l'amour parce qu'il est seul la base de toute puissance et de toute régénération. Cet amour naît de la foi et celle-ci est le fruit de notre expérience acquise par le travail moral. Si nous nous exprimons en toute sincérité, avec la bonne intention d'être utiles à nos semblables, ce n'est plus nous qui enseignons, c'est Dieu même, mais nous ne pouvons atteindre à Lui que par la foi qui est la clef de toutes les autres vertus." (La Révélation, Comment nous progressons, p.87).


  •     Frère Nihoul eut l'idée de ce bulletin d'information mensuel pour les antoinistes, éloignés de Jemeppe mais aussi les personnes désirant restés en contact avec l'Enseignement du Père sans pour autant se rendre au temple.
        Il fut lancer en septembre 1911 et compte 11 numéros du temps du Père, et on y lit des choses similaires à ce qu'on trouve dans le Développement (Il contient la plupart des articles que le Père ANTOINE avait publiés lui-même dans l’UNITIF, ensuite sept révélations inédites sur les lois, l’amour, le bien et le mal et la reprise d’un long passage extrait de la REVELATION même (L’ARBRE DE LA SCIENCE DE LA VUE DU MAL) - source : http://antoinisme-documentation.skynetblogs.be/post/3987684/lenseignement-antoiniste-quel-statut-).
        Ensuite, il décrivit les activités des groupes qui se constitués ainsi que les conseils de Mère, jusqu'en 1914, date d'arrêt de publication.
        Le mot unitif a pour sens : unité de l'ensemble des antoinistes.

    Pour les  principales traditions religieuses, la vie terrestre est un voyage spirituel, une quête spirituelle de la DIVINITE. Le but ultime est de retrouver DIEU.Dans les textes fondateurs des religions, y compris donc dans l’ENSEIGNEMENT Antoiniste, expriment en définitive  une conscience permanente de l'unité avec Dieu. C’est au fond l’enseignement de tous les prophètes exprimés de façon différentes.C’est ce qui explique le titre du bulletin d’information et d’éducation publié par le Culte Antoiniste à ses débuts : « L’UNITIf »La définition du mot « UNITIF » est «  qui unit en DIEU ». La vie unitive est la vie «  en union avec DIEU ».

    source : http://antoinisme-documentation.skynetblogs.be/post/5174882/lunitif-la-vie-unitive

     

    En effet, comme sens pour unitif, on trouve :
    unitif, ive -
    adj. (u-ni-tif, ti-v')

    • 1 Terme didactique.. Qui sert à unir.

      Terme d'anatomie. Fibres unitives du coeur, celles qui unissent les faisceaux musculaires ayant une direction donnée avec ceux qui ont une direction contraire.

    • 2 Terme de dévotion. Qui unit par le pur amour. "Tout amour est essentiellement unitif, ou plutôt c'est l'union même de celui qui aime avec son objet". [Bossuet, Passages éclaircis, 4] "Ne voilà-t-il pas [dans Pythagore] la voie purgative et la voie unitive dont nos mystiques ont dit tant de belles choses ?" Anal. de Bayle, t. III, p. 392]

      Vie unitive, état de l'âme dans l'exercice du pur amour.

    • 3 Terme de droit canon. Rescrit unitif, rescrit de l'évêque ou bulle du pape qui joint un bénéfice à un autre.
    source : Le Littré (http://littre.reverso.net/dictionnaire-francais/definition/unitif,_ive/75961)

    ou

    unitif,ive - (adjectif)
    Qui unit.
    Vie unitive: vie en union avec Dieu.

    source : http://www.mediadico.com/dictionnaire/definition/unitif/1

  •     Pour Régis Dericquebourg, cette couleur a été choisie par Mère, pour l'intérieur des temples. Elle symbolisait pour elle la réincarnation. Il n'y aurait que l'intérieur du Temple de Spa qui aurait été peint en jaune clair.

        Sur le site antoinisme.com, on lit : Couleur verte
    La couleur verte est celle du règne végétal, de l'éveil de la vie, de l'ouverture à la réflexion, à l'infinitude des sentiments et des pensées. Couleur d'espérance, elle symbolise la connaissance occulte des choses et de la destinée.
    Le vert foncé, couleur du drap mortuaire du Culte, symbolise la réincarnation.
    La couleur vert-pré des murs des temples a été choisie comme symbole d'une pousse nouvelle.

        Le site pourpre.com, nous donne les données matérielles de cette couleur :

    vert prés, invariable.

    Synonyme de vert prairie.
    Fait partie du champ chromatique vert.

    Exemple de vert pré :

         RGB    Fidélité    Teinte    Saturation    Luminosité

        57D53B    **        110°         56%            69%
     
    Forme(s)    vert prés
    Type    nom de couleur
    Accord    invariable
    Étymologie   latin viridis : qui a encore de la sève ; latin pratum : pré
    Domaine    -
    Style    -
    Champ chr.    vert

    Dans le Dictionnaire du Trésor de la Langue française, on trouve :

    [Avec une valeur symbolique] Qui évoque notamment l'espérance. La nuit les bois sont noirs et se meurt l'espoir vert Quand meurt le jour (Apoll., Alcools, 1913, p. 102). V. espérance A 2 a ex. de Zola.

    [En parlant d'une période de temps] Qui se caractérise par une grande vitalité et abondance des végétaux chlorophylliens. Printemps vert. C'est le tiède printemps, c'est la verte saison Qui m'ont mis cette sève au cœur − ou ce poison (Augier, Gabrielle, 1850, p. 323). V. locuste ex. de Saint-John Perse.

    ♦ Énergie verte; or, pétrole vert. Source d'énergie, de richesse représentée par des végétaux, des produits de l'agriculture. Le maïs (...), c'est « un nouvel or vert » (puisque la France n'a pas d'or noir) (Le Nouvel Observateur, 4 déc. 1978, p. 102, col. 3). Si l'agriculture est le pétrole vert de la France, pourquoi avoir mené depuis vingt ans une politique qui a conduit à un repli de l'agriculture et à l'exode des campagnes? (L'Express, 19 janv. 1980, p. 114, col. 1). La France va mettre un peu d'énergie verte dans ses moteurs. Une usine pilote destinée à la production de carburant d'origine végétale va être construite à Soustons, au cœur des Landes (Le Point, 27 avr. 1981, p. 182, col. 3).

    − Rare, vieilli. Pré, prairie. Mettre les toiles sur le vert (DG).
    ♦ Loc. Mettre (un animal, un cheval) au vert. Le mettre sur le pré pour lui permettre de brouter l'herbe. Cet enclos servait aux métayers pour mettre au vert, durant les nuits d'été, leur jument (Sand, Jeanne, 1844, p. 391).
    − Rare. Campagne. Il nous prend une horrible envie de campagne, (...) l'odeur du théâtre qui nous pousse au vert! (Goncourt, Journal, 1865, p. 192).
    ♦ Se mettre/être/rester au vert (fam.). [Le suj. désigne une pers.] (Aller) se reposer à la campagne pour reprendre des forces au contact de la nature et oublier les tracas habituels. C'était l'époque où il venait se mettre au vert. Dès l'aube, il descendait au jardin, vêtu d'un minuscule caleçon et se livrait sur la prairie à des mouvements rythmés (Mauriac, Robe prétexte, 1914, p. 158).

    Synonymes de l'adjectif "vert"
    cru   
    gaillard   
    leste   
    libre   
    vif   
    égrillard   
    osé   
    aigre   
    violent   
    raide   
    licencieux   
    hardi   
    bleu   
    graveleux   
    rude   
    vigoureux   
    verdâtre   
    pers   
    nouveau   
    jeune   
    herbe   
    gaulois   
    brutal   
    blême   
    allègre   
    aigrelet   
    acide   
    tilleul   
    sinople   
    râpeux   
    pâle   
    prairie   
    vaillant   
    valide   
    verdelet   
    verdoyant   
    écolo   
    écologiste   
    émeraude   
    pomme   
    polisson   
    olivâtre   
    bilieux   
    bouteille   
    céladon   
    gazon   
    ginguet   
    glauque   
    herbeux   
    jade   
    juvénile   
    mordant   
    olive   
    acerbe

    Voir, l'article sur wikipédia, pour la symbolique et les expressions, liste à laquelle j'ajouterais : "vert, j'espère", car d'après Alfred Harou, à Seraing, près de Liège, on donne aux différentes couleurs les significations suivantes : Blanc : J'attends. Bleu : Je veux. Vert : J'espère. Noir : Espoir. Rouge : J'aime. (Revue des traditions populaires, 1897/10 (A12,T12,N10) ; source : gallica).

     

    Dans la tradition des contes, la couleur verte est omniprésente pour évoquer certaines créatures féeriques ou fantomatiques. Claude Lecouteaux, dans son ouvrage Les Elfes et les nains, rapporte que cette couleur est l’apanage des forces de l’au-delà.Une expression revient très souvent lorsque l’on parle des extraterrestres : Les petits hommes verts ou les aliens.

    Bien souvent, cette expression est utilisée pour se moquer de l’éventuelle existence des extraterrestres. Elle fut associée, durant de nombreuses années, aux Martiens. La couleur verte a, peut-être, pour origine le roman d’Edgar Rice Burroughs, A Princess of Mars (1912), où il décrit les différentes espèces de martiens, dont l’une a la peau verte. Cette couleur sera reprise par plusieurs autres auteurs, qui, pour certains, fera même le titre de leur ouvrage, comme Harold Sherman dans The Green Man (1946) ou encore Damon Knight dans The Third Little Green Man (1947).

    source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Vie_extraterrestre_(fiction)

     

    La couleur verte qui décore les temples aurait-elle une influence sur les assistants? D'après Mgr Leadbeater, qui fut Evêque-Président de l'Eglise catholique libérale, "Le vert se trouve au milieu du spectre, (…) c'est la couleur de la nature, de l'herbe, et des arbres. Il représente la condition intermédiaire, l'équilibre des forces, et son action est dirigée vers la sympathie et la bonté; l'intérêt bienveillant que nous devrions ressentir en tous temps. (…) Ele symbolise pour nous la mise en pratique de tout ce que nous avons appris, l'usage dans la vie ordinaire des forces puissantes que nous avons accumulées pendant les périodes de fêtes."[1] Charles W. Leadbeater fait allusion ici aux diverses fêtes marquant l'année liturgique chrétienne.

    In Jacques Cécius, Une religion de guérison : l'Antoinisme, p.47



    [1]  "La science des sacrements", Eglise Catholique Libérale, Diffusion St-Michel, 14 rue Teson, 75010 Paris, 1999. Voir également plus loin, au chapitre "L'Emblème".