• Visite des appartements du Père

        Pour célébrer l'anniversaire de la désincarnation d'Antoine, celle qui fut sa femme conviait les antoinistes du monde entier à se rendre, mercredi dernier à Jemeppe-sur-Meuse : elle annonçait que les malades obtiendraient de grandes guérisons.
        Les antoinistes vinrent au nombre de plusieurs milliers. La Belgique, les Pays-Bas, certaines provinces du nord de la France fournirent le gros de cette armée singulière. Paris, qui compte quatre ou cinq groupes antoinistes, avait, pour sa part, envoyé environ cent cinquante pèlerins. L'empressement de tous ces pieux voyageurs était tel que plusieurs centaines d'entre eux, tout à leurs religieuses pensées, remirent, en arrivant à la gare de Jemeppe, leur ticket de retour en même temps que leur billet d'aller — ce qui détermina une belle confusion quand il fallut repartir.
        Tous aussi croyants — d'une foi qui leur fait non pas soulever des montagnes, mais passer des frontières, ce qui est déjà bien — les antoinistes ne sont pas tous également fervents. [...]
        Après les opérations, les antoinistes ont fait un pieux pèlerinage à travers le jardinet où, tout en repiquant ses salades et en échenillant ses choux, le père Antoine sentit naître sa vocation de Christ nouveau.
        Les fêtes antoinistes ont recommencé hier. Les fidèles, en cortège, conduits par la mère et le frère Deregnaucourt, ont fait le parcours que fit, il y a un an, la dépouille funèbre du guérisseur, de la maison au cimetière.
    Chez les Antoinistes, L'Écho du merveilleux, revue bimensuelle (directeur Gaston Mery), 15-07-1913
    Source : Gallica

        Depuis le 25 juin 1913, les anniversaires de la "désincarnation" ont toujours été célébrés, à Jemeppe, par des foules comparables à celle - 30 ou 40.000 personnes - qui avait suivi le cercueil du Père. Hier, pour la première fois, cette commémoration solennelle avait lieu à Paris. [...]
        Il y eut, après la méditation, une procession derrière l'emblème de la religion antoiniste : un arbre d'argent avec cette inscription : "L'arbre de la science de la vue du mal".
    Le Petit Parisien du 26-06-1924 (Numéro 17285)
    source : Gallica


        Cortège lors de l'anniversaire de la désincarnation du Père Antoine (relaté par Pierre Debouxhtay).
        Le trajet est très court ; on passe devant le cimetière où repose Antoine, mais le cortège n'y pénètre pas. Rentrés au temple, les assistants défilent un à un dans la maison et le jardin d'Antoine ; et cela pendant environ deux heures.
        Cette solennité fut célébrée pour la première fois en 1913, un an après la mort d'Antoine. L'Unitif du 1er juin 1913 invita tous les antoinistes à célébrer cet anniversaire : "le 25 juin, les adeptes visitèrent les appartements du Père, humbles et modestes comme sa vie. Le dimanche 29 juin, les adeptes qui n'avaient pu visiter à la cérémonie du 25 juin les appartements du Père accomplirent ce pieux devoir et le défilé dura plus d'une heure."
        En 1914, le 25 juin fut célébré avec la même ferveur. Mère "que transporte le feu sacré" fit plusieurs opérations "avec un égal amour, avec une égale puissance pénétrant tout ses enfants du fluide céleste. Le nombre des personnes fut de cinq à six mille. Il y a eu de grandes guérisons".
        C'est en 1914 que se fit pour la première fois le voyage à Quatre-Bras (Nandrin). (cf. le billet à ce sujet)

    Pierre Debouxhtay, Antoine le Guérisseur et l'Antoinisme, p.219-23


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