• Albert van Hageland - Moderne magie en hekserij (1965)

    Auteur : Albert van Hageland [pseudonyme d'Albert Rutgeerts]
    Titre : Moderne magie en hekserij
    Edition : DF [Davidsfonds], Leuven, 1965, 250 pages

         Cité dans l'article du journal De Voorpost du 28 février 1975.

        „Moderne Magie en Hekserij” mogen we gerust een unicum noemen. Immers, hoewel degelijke documentatie over het onderwerp in ons taalgebied ontbreekt, is hier, dankzij de grote deskundigheid van de auteur, een werk ontstaan van zeer hoog gehalte, dat bovendien uiterst boeiend is. En verbijsterend! Verbijsterend om te ontdekken dat magie volstrekt niet een soort afwijking is van uitsluitend primitieve mensen, maar ook in onze zó ontwikkelde, zó modern denkende maatschappij hardnekkig voortbestaat. ”Moderne Magie en Hekserij” een boek dat u de ogen zal openen voor en werkelijkheid, waarvan u geen flauw vermoeden had.

        "Magie moderne et sorcellerie" que nous pouvons en toute sécurité appeler un livre unique. Après tout, bien qu'il n'y ait pas de documentation adéquate sur le sujet dans notre région linguistique, ici, grâce à la grande expertise de l'auteur, un travail de très haute qualité a été créé, ce qui est aussi extrêmement fascinant. Et c'est étonnant ! C'est étonnant de découvrir que la magie n'est en aucun cas une sorte de déviation par rapport aux peuples primitifs, mais qu'elle persiste aussi dans notre société de pensée si développée, si moderne.... "Magie moderne et sorcellerie" est un livre qui vous ouvrira les yeux sur la réalité, dont vous n'aviez pas la moindre idée.


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  • Auteur : Paul Vincent
    Titre : Le Guérissseur
    Éditions : La Cité - revue de la Cité universitaire de Paris (Juin 1964)

     
    Le radar mystique    Pierre Bouis prie surtout pour les sciatiques, les rhumatismes, les eczémas, les maladies pulmonaires et cardiaques, les laryngites tuberculeuses, les tumeurs à l'estomac ou les gangrènes. C'est d'ailleurs une gangrène de la jambe — la sienne — qui lui révéla ses dons de guérisseur mystique : il était grand blessé de la guerre de 1940 et le chirurgien le faisait étendre sur la table d'opération pour lui couper le pied quand Bouis pria : sa plaie s'ouvrit brusquement et s'assainit.    Son traitement consiste à se mettre en prière (et non e transes). Avec une photo en main, s'il le faut, pour guérir à distance. A Montreuil, on dit qu'il a sauvé un enfant d'une méningite en invoquant Sœur Thérèse de l'Enfant Jésus. L'enfant était à plus de cent kilomètres. On murmure qu'il a guéri, d'une pneumonie double, une femme de 71 ans qui se trouvait dans le coma au Canada. Il se mit en prière à 17 heures. A 17 h 03 (heure française), la vieille dame se souleva de son lit et dit : « J'en ai assez de tous vos médicaments. Je suis guérie ».    L'existence d'un « radar mystique » peut laisser sceptique. Mais qu'auraient pensé nos ancêtres devant la télévision mondiale instantanée par satellite et qui connaît toutes les possibilités, religieuses ou non, de la pensée ?    Sa logeuse l'a fait convertir au culte antoiniste, dont la grande préoccupation est de guérir par la foi.    Ce n'est pas saint Antoine qui a fondé ce qui est moins une secte qu'un culte public ouvert à tous. C'est un mineur belge, M. Louis Antoine, mort en 1912 à l'âge de 66 ans et appelé désormais « le Père » ; il est vénéré au même titre que sa compagne « la Mère », décédée en 1940.    Tous les Antoinistes (3 000 en France) avec deux douzaines de temples, dont un à Paris, peint en vert-pré, « symbole d'une pousse nouvelle » sont des guérisseurs en puissance. Ils ne s'opposent pas à l'intervention des médecins, mais ils préfèrent les remplacer par des prières.    Le père Antoine, qui traitait 1 200 malades par jour, estimait que « le don de guérir est l'effet des sacrifices offerts à Dieu par l'amour du prochain ».    « Il n'y a rien de surnaturel, disait Antoine, qui avait décidé, dès 1906, de faire comprendre Dieu. Dans le domaine matériel comme dans le domaine spirituel, tout repose sur des lois qu'insensiblement nous découvrons en nous acquérant la foi ».    Pour Bouis, comme pour les autres Antoinistes, le mal préexiste dans l'âme avant d'atteindre le corps.    « Le corps n'est que le revêtement de l'âme. L'âme est le moteur du corps. La foi situe le mal de l'âme. Ce n'est pas le corps qui est malade, c'est l'âme, le moteur. On nous rappelle, par l'intermédiaire du corps, que nos actes nous sont préjudiciables. »    Ainsi les guérisons par la foi s'obtiennent par la prière et le redressement moral des êtres. Elles existent en tous lieux et en tous temps et les Antoinistes rappellent les cas de Lourdes et de Lisieux.    « Dieu est le grand docteur, disait Antoine. Il ne condamne pas. Il démontre ainsi qu'aucun n'a le droit de prononcer d'arrêt, quelle que soit la gravité de la maladie ».

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  • Marcel Réja - Au Pays des Miracles (1930)

    Auteur : Marcel Réja
    Titre : Au Pays des Miracles
    Editions des portiques, Paris, 1930, in-12 Broché, 258 pages

        Le Dr Réja leur a consacré son livre « Au pays du Miracle » (1931, édition des Portiques, 44, avenue des Champs-Elysées) où il met en pleine lumière les possibilités inouïes de la suggestion. 
       Le Dr Réja, classe les guérisseurs en mystiques, en empiriques, en magnétiseurs, en médiums et en... fantaisistes, mais pour tous le succès s'explique de la même manière. 
       Le médecin ne peut pas tout guérir, et avec la meilleure volonté, il ne peut humainement satisfaire tous ses malades. Et tel, que la science a déçu, met son espoir dans le merveilleux. Le travail en lui s'effectue lentement. Il accueille les nouvelles de cures extraordinaires, les recherche. Bientôt la confiance naît, puis l'enthousiasme et la foi. L'atmosphère d'exaltation que tout guérisseur sait créer et entretenir autour de lui fait le reste. Le malade attend le miracle, il est prêt à recevoir le choc, et parfois le choc se produit. On a vu sous le coup d'émotion très forte des tumeurs instantanément résorbées, des paralysies guéries. Mais Réja n'oublie pas les cas de maladies aggravées jusqu'à être mortelles par l'ignorance de certains guérisseurs. 

    L'Archer, mars 1934


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  • Paul Moinet - Les Bâtards d'Esculape - Enquête chez les guérisseurs (1933)

    Auteur : Paul Moinet
    Titre : Les Bâtards d'Esculape - Enquête chez les guérisseurs
    Le François éditeur, Paris, 1933, in 12 broché, 242 pages

     

        Cité dans la bibliographie de Pierre Debouxhtay.

        M. Paul Moinet est médecin et nous semble, de ce fait, mal désigné pour traiter avec impartialité ce grave probleme de la médecine non officielle. Ou plutôt il n'a pas suffisamment fait le départ entre les escrocs qui vivent de l'ignorance et de la misère des malades, et les guérisseurs qui soignent selon d'autres principes, que la médecine réprouve, mais dont on n'a pas encore prouvé la nocivité.
        Enquête bien superficielle d'ailleurs, comme le sont en général les reportages. Nous nous en rendons compte en considérant avec quelle désinvolture et quelle légèreté il traite de Coué. Nous nous demandons vraiment comment l'auteur peut parler avec tant d'indulgence des rebouteux.
        Il est incontestable que, devant la faillite lamentable de la médecine officielle, devant l'exploitation dont sont l'objet la plupart des malades, on constate nettement une tendance générale à chercher dans d'autres directions les possibilités de guérison : le naturisme gagne du terrain chaque jour et influe inévitablemnt sur la thérapeutique of - ficielle ; on dédaigne moins pour l'étudier plus objectivement la science ancestrale des guérisseurs de village ; la sorcellerie ellemême retient l'attention du public parce que, grâce aux découvertes électriques et aux diverses théories magnétiques, des ponts sont jetés entre la connaissance et le mystère. Nous sommes sans doute à un tournant de la science : la science naissante avait cru aussitôt expliquer et dominer le monde ; la science actuelle en évolution ne parvient qu'à démontrer combien est insondable notre univers, combien de forces mystérieuses s'ajoutent à celles qu'une raison trop primaire voulait seules admettre, combien notre science est pauvre et impuissante devant les grandes forces cosmiques qui déterminent notre vie et notre devenir.
        Nous le répétons : nous n'essayons pas d'innocenter les voleurs, les filous, qui, avec la complicité d'une presse à tout faire, exploitent la crédulité et l'impuissance des malheureux. Mais nous nous refusons malgré tout à suivre Paul Moinet dans ses projets de répression et nous plaindrions l'humanité si la science officielle avait un jour le droit de poursuivre et de réprimer tous les essais non orthodoxes de thérapeutie.
    L'Éducateur prolétarien, Octobre 1933 (Journaux et revues)
    https://www.icem-pedagogie-freinet.org/node/35206

     

         « Les Bâtards d'Esculape », de Paul Moinet (Le François, 1933, 91, boulevard Saint-Germain) sont surtout les escrocs, les guérisseurs étrangers, trafiquants, marchands de pilules, masseurs clandestins et autres charlatans qui agissent sans conviction et exploitent sans vergogne la crédulité humaine. 

        Mais le Dr Moinet consacre aux « Rebouteux » un chapitre fort élogieux. Il les tient pour désintéressés et doués généralement d'une grande habileté manuelle. Il propose de les embrigader « dans l'armée. régulière des collaborateurs de la médecine à côté des masseurs, des doucheurs ». Contre les guérisseurs escrocs, que la loi ne permet, guère d'atteindre de façon efficace, le Dr Moinet réclame des sanctions sévères.
    L'Archer, mars 1934


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  • Pierre Janet - Les Médications psychologiques (1919)

    Auteur : Dr. Pierre Janet
    Titre : Les Médications psychologiques
    VOL. I : L'action morale, l'utilisation de l'automatisme
    format : 13,5 x 21,5 cm
    Librairie Félix Alcan, Paris, 1919, 364 p.

        La psychologie, qui a la prétention d'être devenue plus scientifique, est-elle susceptible de rendre des services dans le traitement de certaines maladies ? Parmi ses applications thérapeutiques, ce premier volume se concentre sur l'action morale et sur l'utilisation de l'automatisme. D'abord très généraux et très vagues, les traitements psychothérapeutiques devinrent plus spécifiques, mobilisant des mécanismes latents, des tendances pré-organisées, pour accéder à l'utilisation de l'automatisme.

        Évoque, p.68, au chapitre II. "Les traitements philosophiques" 4. "La thérapeutique philosophique", consacré à la Science chrétienne, le cas de l'antoinisme dans ces termes : 

        On pourrait faire aussi une étude curieuse sur un personnage nommé Antoine le guérisseur, qui a joué récemment un rôle assez important à Jemmapes-lès-Liège en Belgique et dans le Nord de la France. C'est l'auteur d'un petit livre bizarre qui a pour titre : « Le couronnement de la révélation d'Antoine le guérisseur, L'auréole de la conscience », 1907-09. Dans sa « Revue mensuelle de l'enseignement du nouveau spiritualisme » Antoine le guérisseur propose « un seul remède pour guérir l'humanité » et il est singulier de remarquer que ce remède c'est « la négation de la maladie et de la souffrance, la négation du mal, cette chose qui n'existe pas ». Sans doute il s'agit d'un enseignement beaucoup plus simple et de pratiques qui se rapprochent davantage des simples guérisons miraculeuses, mais on y retrouve bien des expressions analogues à celles de la « Christian science ». Il se peut qu'il y ait encore là, d'une manière plus ou moins indirecte, une influence du même genre. Aussi n'y a-t-il pas lieu de séparer ces écoles métaphysiques ou spiritualistes : les réflexions rapides que je désire présenter à propos de la « Christian science » s'appliqueront aussi à ces diverses imitations de son enseignement.


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