• Jemeppe-sur-Meuse (1910) - Centre mondial

    Jemeppe-sur-Meuse (1910) - Centre mondial

    Adresse : 2, rue Rousseau (coin de la rue Hullos et des Tomballes) - 4101 Jemeppe-sur-Meuse


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    Style : Art Nouveau

    Panneau : LECTURE DE L'ENSEIGNEMENT DU PÈRE
    tous les dimanches à 10 heures
    et les 4 premiers jours de la
    semaine à 19 heures
    OPERATION GENERALE
    les 4 premiers jours de la
    semaine à 10 heures

    Temple sans photo

    Date de consécration (par Père) : 15 août 1910 (en même temps que la sanctification du culte)

    Anecdote :
    Le Temple Antoiniste de JEMEPPE-sur-MEUSE.

    Remarque préliminaire : Pierre DEBOUXHTAY, Docteur en Philosophie es Lettres, Professeur à l'Université de LIEGE a consacré deux ouvrages à l'Antoinisme. Le premier est quasi introuvable. Il s'intitule « ANTOINE  et l'ANTOINISME ? les Faits d'après des documents inédits ». Il semble ne plus en exister que quelques exemplaires. Le second livre, lui, semble définitivement introuvable. J'ai découvert ce livre à la bibliothèque du Grand Séminaire de LIEGE. Il s'agit de l'exemplaire dédicacé par l'auteur à Monseigneur KERKHOFS, Evêque de LIEGE à l'époque. Mais je laisse la parole à l'auteur pour décrire le Temple tel qu'il l'a vu en 1934. Il l'appelle «  Le Temple par excellence ».

     
    LE TEMPLE ANTOINISTE

      D'ordinaire les temples antoinistes sont d'aspect très modeste.
    Le temple, par excellence, celui de JEMEPPE, situé à mi-côte d'une colline assez abrupte, non loin du chemin de fer, est lui-même d'une grande simplicité : façade cimentée, percée de fenêtres, rendue grisâtre par la fumée des charbonnages ; deux entrées, l'une Alfred SMEETS (jadis Rue BOIS de MONT), l'autre rue des TOMBALLES (1), y donnent accès. Rue SMEETS, sur la porte, à deux battants, peinte en vert, encadrée de deux petites fenêtres ogivales, on lit cette inscription : «  Lecture de l'Enseignement du Père le dimanche à 10 heures et tous les jours à 7 heures du soir, excepté le samedi. Opération générale au nom du Père les quatre premiers jours de la semaine, à 10 heures. Le Temple est ouvert jour et nuit aux personnes souffrantes. Tout le monde est reçu gratuitement. » (2). Sur le mur, au dessus de la porte, en très grands caractères : « CULTE ANTOINISTE 1910 ». A côté de la porte, sur la boîte aux lettres, on pouvait lire naguère cette invitation : « Ne jetez plus de l'argent dans la boîte aux lettres. » L'édifice est coiffé d'un clocheton (sans cloche) recouvert de zinc et qui se termine par une sorte de vrille.


      La porte de la Rue A. SMEETS (1) franchie, on se trouve dans un porche : à gauche, au mur on voit des photos de temples et l'adresse de ces sanctuaires (2) ; à droite, des avis annonçant les fêtes du Culte, les places de desservants vacantes, etc. ; à droite encore, le bureau des services administratifs ;à gauche, à l'entrée du vestibule un bureau de consultations. Le vestibule est séparé du temple par une porte capitonnée, où sont apposés des écriteaux rappelant que  « sans la foi on ne peut être sauvé » (3), invitant les personnes qui entrent à se confesser au Père : «  Mes enfants, quand vous venez au Temple, faites bien votre confession au Père Antoine. Si vous avez la foi au Père, vous obtiendrez selon votre foi. »


      Au moment de pénétrer dans le temple, on remarque, à droite, un robinet, un évier et des gobelets retenus par des chaînettes (4).


      On se trouve dans une pièce assez spacieuse garnie de chaises et de bancs, ayant « l'aspect d'une salle ordinaire de forme carrée et dont les murs devant et derrière sont percés de trois fenêtres ogivales. La lumière du jour y pénètre surtout par la toiture vitrée. Avec les galeries dont elle est dotée, elle peut contenir jusqu'à 1500 personnes ».....
     

      Contre le mur du fond est adossée la grande tribune, estrade assez large, avec balustrade en fer. On y accède par un escalier de douze marches, situé à droite (par rapport au public) (5)  ; on peut aussi s'y rendre par une porte qui donne accès aux appartements du Père. C'est par cette entrée que celui-ci venait à la tribune ; de même , la Mère ANTOINE. Quant aux autres guérisseurs (6), ils doivent emprunter l'escalier de douze marches (6). Un portrait en pied du Père ANTOINE est appendu à la tribune (7). En dessous de ce portrait se trouve une sorte de pupitre, c'est la petite tribune. A gauche de celle-ci, l'emblème antoiniste (7) «  nous rappelant que nous devons lutter sans cesse contre l'intelligence qui, seule, nous divise et nous afflige ». A droite, le portrait de la Mère ANTOINE (7). Sur le mur peint en noir auquel la grande tribune est adossée, on peut lire, dans la partie supérieure, les mots : « CULTE ANTOINISTE » ; plus bas, encadrant les fenêtres, les inscriptions suivantes : à gauche, « Tous les dimanches à 10 heures, lecture de l'Enseignement du Père » ; puis, à droite, «  L'Enseignement du Père, c'est l'Enseignement du Christ révélé à cette époque par la Foi »(8). En dessous des fenêtres, en très grands caractères : « Un seul remède peut guérir l'humanité : la Foi... » (9).......

     

    Remarques sur le texte :

    (1)    L'adresse du Temple est maintenant « Rue ROUSSEAU, 2 ». Suite à la fusion des communes, il existait une autre rue SMEETS à SERAING.
                Dans le passé, ce tableau figurait dans les porches de tous les Temples.
    (2)    Lors de ma dernière visite à JEMEPPE-sur-MEUSE, je ne me souviens plus d'avoir vu cette pancarte.
    (3)    On a dû afficher un avis signalant que cette eau sert uniquement à désaltérer les visiteurs. Certains lui attribuaient, faussement, des vertus curatives !
    (4)    Dans les autres Temples Antoinistes, cet escalier est habituellement situé à gauche de la tribune.
    (5)    La desservante actuelle de JEMEPPE-sur-MEUSE, Sœur Ghislaine DUMONT, utilise, depuis quelques années le même accès que le Père et la Mère ANTOINE. Ce qui a provoqué un certain émoi chez les Antoinistes, surtout chez les desservants des Temples «  avec photos ».
    (6)    Le Temple Antoiniste de JEMEPPE étant un Temple « sans photos », il n'y a plus, maintenant que, au centre, l'emblème du Culte.
    (7)    Cette mention a été supprimée et remplacée par l'indication des heures des OPERATIONS GENERALES. Bien que la suppression remonte à la période d'après-guerre, elle a subsisté très longtemps dans certains Temples.
    (8)    Il s'agit du texte complet de l'Auréole de la Conscience.

    source : http://antoinisme.20six.fr/antoinisme/art/66095/

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    Entrée du temple 2000 - fronton

    Entrée du temple 1909 - fronton

     


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  • Entrée du café 1909 - plaques

    On peut lire sur cette carte postale, la plaque du nom de la rue du Bois-de-Mont ainsi que la réclame pour la location de voiture & louage au nom de Gony (?) et Marquet.


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  • Temple de Jemeppe - avec café du neveu


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  • Seraing, faire des églises ''des maisons du peuple''

    Seraing : faire des églises "des maisons du peuple" ?

    Erik Dagonnier

    Publié le lundi 05 mars 2018 à 18h12

    Faire de l'église Saint Lambert de Jemeppe, une bibliothèque... C'est le souhait du bourgmestre de Seraing. Alain Mathot négocie avec l'Evêché, la réaffectation partielle d'un tiers des 15 églises de la commune dont certaines sont souvent vides. On sait que le bourgmestre socialiste s'oppose depuis des années à l'Evêché à propos de l'entretien des établissements de culte. C'est une obligation légale mais qui, selon lui, coûte trop cher aux finances de la ville. Depuis 2013, il bloque tout financement d'entretien. Et veut négocier un accord global avec l'Evêché et les fabriques d'église. Visiblement, le dossier avance puisque le conseil communal a finalement voté une intervention de 210 000 euros pour réparer la toiture de l'église Saint Lambert. Un geste d'apaisement.  

    "Si pas désacraliser, amener au moins une autre activité"
    Le bourgmestre Alain Mathot voudrait d'abord "si pas désacraliser, au moins amener une autre activité que l"activité religieuse dans 5 églises de la commune." Par exemple, faire une bibliothèque dans l'église Saint Lambert à Jemeppe. Autre volonté du bourgmestre: "c'est d'avoir un état des lieux de l'ensemble des églises restantes, de partir sur une rénovation, une remise à niveau de l'ensemble de ces établissements et de ces églises et puis alors de négocier une somme annuelle -qui pourrait évidemment être indexée- qui serait versée aux fabriques d'église ou à l'Evêché et qui leur servirait pour entretenir leurs établissements. Nous ne serions plus responsables de l'entretien des églises."

    "Faire des églises, des maisons du peuple" 
    "On va faire des églises, des maisons du peuple" lance en boutade Eric de Beukelaer. Accueil de mouvements associatifs, cours de yoga ou réunions de pensionnés... Le vicaire épiscopal n'est pas opposé à l'idée d'étendre les activités des églises: "Elles n'appartiennent pas qu'aux gens qui vont à la messe, elles appartiennent à tous les citoyens. Le tout, c'est que les lieux soient vivants! Comment faire en sorte que dans certaines églises comme Jemeppe par exemple -mais il y en a d'autres qui sont de grandes églises qui nécessitent de grandes réfections qui coûtent quand même relativement cher- comment faire en sorte donc qu'une partie de l'église reste affectée au culte -voire toute l'église- mais qu'en même temps, d'autres utilisations soient possibles. C'est vraiment ça l'idée."

    Voici la liste 5 églises concernées par une réaffectation :
    1. Lize – Notre Dame ( située au Pairay, propriété de la Ville)
    2. Jemeppe Saint-Lambert (propriété Ville)
    3. Saint Joseph (Place Merlot, propriété Ville)
    4. Notre Dame de l’Assomption (propriété Ville)
    5. Val Saint Lambert (propriété fabrique)

    10 autres églises maintiennent le culte :

    1. Boncelles Notre Dame
    2. Saint Léonard (Chaqueue, propriété fabrique)
    3. Christ-Ouvrier (propriété fabrique)
    4. ONR Vierge des Pauvres (fabrique)
    5. Saint-Eloi (fabrique)
    6. Saint Antoine (Renory, propriété ASBL décanale)
    7. Saint-Martin (Ougrée, propriété fabrique)
    8. Sainte Thérèse (Ougrée, propriété fabrique)
    9. Notre Dame de Lourges (propriété ASBL décanale)
    10. Saint Joseph du Ruy (propriété Fabrique)

    source : https://www.rtbf.be/info/regions/liege/detail_seraing-vers-un-accord-sur-l-entretien-et-la-reaffectation-des-eglises?id=9858142


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  • Inventaire du patrimoine culturel immobilier

     

    Né à Mons-Crotteux dans le province de Liège le 7 juin 1846, Louis Antoine dit «Père Antoine» s'installe à Jemeppe en 1884 et y meurt le 25 juin 1912. Élevé dans une famille catholique, il se consacre à la prière dès son adolescence. Plus tard, il s'intéresse au spiritisme et fonde le cercle spirite «Les Vignerons du Seigneur» dans sa maison de la rue des Tombales. Dès cette époque, il commence également à consulter à son domicile en temps que guérisseur. Remportant un vif succès, il ne tarde pas à être reconnu au-delà des frontières belges. Peu à peu, il s'éloigne du mouvement spirite et fonde sa propre doctrine, le Nouveau Spiritualisme. En 1905, il fait construire le premier temple Antoiniste à l'emplacement de sa maison personnelle. C'est là qu'il expose sa Révélation de 1906à 1909, celle-ci consistant à soulager par la foi et l'amour la souffrance physique et morale de l'humanité. À la même époque, il rachète la maison voisine du temple, située à l'angle de la rue Rousseau, afin d'y établir des locaux où il poursuit son activité de guérisseur. Le temple est consacré à Jemeppe le 15 août 1910. Après sa mort en 1912, sa femme la «Mère Antoine» poursuit son oeuvre jusqu'à sa mort en le 3 novembre 1940. Ils reposent tous les deux au cimetière des Housseux de Jemeppe.

    Le temple Antoiniste de Jemeppe est considéré comme le centre mondial du culte Antoiniste. Installé à l'emplacement de la maison personnelle du Père Antoine rue des Tombales, ce premier temple Antoiniste de Jemeppe a été érigé en 1905 dans un style d'inspiration néoclassique teinté d'Art Nouveau. L'édifice en brique et calcaire se compose d'une nef de cinq travées flanquée de bas-côtés, sous bâtière d'ardoise et asbeste-ciment. L'entrée primitive se trouve à la première travée du bas-côté est, dont la maçonnerie est animée par de grands arcs de brique. Le portail en calcaire, à arc cintré orné d'une feuille de vigne, est surmonté d'une dalle portant l'inscription «1905/CULTE/ANTOINISTE» encadrée de pampres de vigne. À l'intérieur, la salle conserve son élégante structure métallique peinte en gris et finement décorée. De frêles supports se prolongeant dans la charpente du toit rythment les travées. Au fond de la salle, une tribune accessible par un escalier étroit est agrémentée d'un garde-corps métallique décoré de feuilles de vigne et pourvu d'une main courante en bois. Dans les bascôtés deux tribunes présentent des balustrades identiques.

    Épousant l'angle formé par les rues Rousseau et des Tombales, un ancien café racheté par le Père Antoine en 1910 a été transformé par lui pour y établir des salles de consultation pour son activité de guérisseur ainsi qu'une nouvelle entrée au Temple. La construction présente des façades cimentées et peintes percées de baies à linteau échancré sur deux niveaux; vers la rue Rousseau, l'encadrement cimenté du portail est identique à celui de l'entrée de la rue des Tombales et surmonté de l'inscription «CULTE/ANTOINISTE/1910».

    Dans le prolongement à gauche, s'alignent cinq maisons édifiées à la fin du 19e siècle à la demande du Père Antoine d'après un modèle d'habitations ouvrières réalisées pour la société John Cockerill. Ces constructions en briques cimentées et peintes et calcaire sont chacune éclairées par deux travées de baies rectangulaires à appui saillant sur deux niveaux. Bâtières à brisis d'ardoise. Une bibliothèque Antoiniste est installée au no 8.

     

    Adresse principale : Rue Rousseau 2-24 (pairs), SERAING (Jemeppe)

    Adresse(s) secondaire(s) : Rue des Tomballes 1-7 (impairs), SERAING (Jemeppe)

    Auteur(s) de la prospection (2009) : Bénédicte DEWEZ, Flavio DI CAMPLI

    Code de la fiche : 62096-INV-0105-01

    source : http://lampspw.wallonie.be/dgo4/site_ipic/index.php/pdf/fiche/62096-INV-0105-01


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