• Pierre Geyraud - Les petites Eglises de Paris (1937)

     

    Auteur : Pierre Geyraud
    Titre : Parmi les Sectes et les Rites : Les petites églises de Paris
    Éditions Émile-Paul frères, Paris, c.1937, 249 pages

    Pierre Geyraud - Les petites Eglises de Paris (1937)-recension

    Recension :

        Les petites Eglises de Paris M. Pierre Geyraud a entrepris une exploration des sectes et des rites inconnus qui vivent à Paris, capitale des religions. Il nous conduit ainsi chez les Trappistes, les Pères blancs de Carthage, les Bénédictines, les Eglises catholiques romaines, mais non latines, l'Eglise catholique évangélique, les Saint-Simoniens, les Antoinistes, l'Armée de l'Eternel et le Petit Troupeau, chez les Mages et dans l'Ordre du Lys et de l'Aigle.
        Qui pourrait croire que, parmi tous les gens que l'on rencontre dans l'immense ville, tant de personnes puissent appartenir à des cultes secrets et presque inconnus, dont quelques-uns, à cause des guérisons qui leur sont imputées, sont soudain placés en pleine lumière par un procés correctionnel. Ainsi, les fervents du zouave Jacob et les flagellants de Bordeaux, qui connurent une heure de trop grande célébrité avec leur expédition punitive sur le curé de Bombon.
        Un curieux livre, en vérité, écrit par un ancien ecclésiastique « entraîné aux voies multiples de la vie mystique et rompu aux subtilités de la théologie ».

                            Edmond HOUZE.
    Ce soir, 2 septembre 1937


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  • Dom Besse - Les religions laïques, un romantisme religieux (1913)

    Auteur : Dom Besse (Jean-Martial Besse)
    Titre : Les religions laïques : un romantisme religieux
    Éditeur : Nouvelle librairie nationale, Paris, 1913, 317 pages, in-16

     

        Évoque l'antoinisme dans le chapitre I consacré aux religions laïques (p.21) :

        C'est le spiritisme qui, avec l'occultisme, profite le plus des diminutions religieuses de la France. Leurs théories échevelées et leurs pratiques énervantes attirent ceux qu'a détraqués une longue anarchie intellectuelle et morale. L'instinct religieux a chez ces individus des manifestations et des exigences maladives. Ils réclament de l'extraordinaire et du malsain. Cela les apaise un instant pour les surexciter à nouveau.

        L'occultisme ne sera jamais au terme de sa fécondité ; sa souplesse lui permet de tourner les obstacles. Il se met à la portée de chacun. Ce sera tantôt une sorcellerie grotesque ou un sensualisme, qui mêle à des actes immondes des formules et des prétentions saintes, tantôt un spiritualisme élevé et une philosophie mystique. Il revêt parfois des formes nouvelles ; plus fréquemment, il se borne à rajeunir mal des erreurs oubliées, la magie, la gnose, le manichéisme par exempte.  

        Les occultistes se partagent en sectes et en écoles très diverses. Elles ont pour organes des revues, que se passent les initiés. Voici quelques titres : l'Initiation, l'Humanité intégrale, la Religion universelle, la LUmière, la Paix universelle, le Voile d'Isis, la Curiosité, etc.

        Des praticiens habiles font des affaires en exploitant ces faiblesses religieuses de l'humanité. L'occultisme et le spiritisme se prêtent fort bien a leurs calculs. On s'en aperçut en Belgique avec Antoine le guérisseur, mort à Jemmapes, près de Liège, dans le courant de l'été de 1912. Sa clientèle de dévots s'étendait assez loin en France, après avoir débuté modestement parmi les spirites de son voisinage.


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  • Jules Bois - Les petites religions de Paris (1894)

    Auteur : Jules Bois
    Titre : Les petites religions de Paris
    Éditions : L. Chailley (Paris), 1894 - VI-215 p. ; 17 cm

        Évoque les Théosophes :


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  • Michelis di Rienzi - Les religions ignorées (1939)

    Auteur :     Michelis di Rienzi
    Titre :     Les religions ignorées
    Editions :    Paris, Librairie du Phare, 1939, 160 pages in-8

        L'auteur, dans cet opuscule qui fait suite à son livre Les petites églises de 1930, n'évoque cette fois-ci pas l'Antoinisme, mais on lira avec intérêt sa plume acerbée sur les Kardécistes (adeptes directs d'Allan-Kardec, les personnes "qui croient aux communications entre les morts et les vivants [étant] si nombreux et si divers") et les Weissenbergiens (à propos "d'un extraordinaire personnage qui a donné le nom à une secte comptant plus de cent mille adeptes" et dont l'histoire, en Allemagne, est proche de celle de Louis Antoine et de l'Amtoinisme), mais aussi les Doukhobors, cette secte russe qui aurait influencée Louis Antoine pendant son expatriation en Pologne russe ou encore les Caodaïstes, autre religion issue du spiritisme très présente au Vietnam.

    Lire des extraits sur :
    GoogleBooks   https://books.google.de/books?id=reFYDwAAQBAJ&printsec=frontcover&source=gbs_ge_summary_r&cad=0#v=onepage&q&f=false
    Gallica   https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k3337502v

        L'auteur est également à l'origine d'un livre sur Les petites églises (1930).


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  • Fanny Cornuault - La France des sectes (1978)

    Titre : La France des sectes,
    Auteur : Fanny Cornuault
    Éditions : Tchou éd., 1978

     

        Jacques Cécius indique les erreurs de ce livre :

    Dans le chapitre "L'Association Culturelle (sic !) Antoiniste" (en fait il s'agit de l'Association Cultuelle, loi de 1905), Fanny Cornuault  écrit (pages 79 et 80) : "Il suffisait d'ailleurs que, (le Père Antoine) énonce les dix principes  de sa doctrine pour que le miracle se produise, sans autre forme de soins" ! Elle décrit le Père Antoine "la bedaine avantageuse", alors qu'en raison des privations qu'il s'imposait il ne pouvait en être ainsi, ce qui peut être constaté sur les photos qui se trouvent dans les temples français et quelques temples belges. La Mère Antoine n'est pas mieux lotie : "chignon en crotte de dindon sur le sommet du crâne, des pieds si grands qu'ils lui font comme un socle (…)". Voilà comment l'auteur exécute le Père et la Mère en quelques lignes. Il en va de même pour la doctrine antoiniste : "la science est la voie de l'échec : CQFD", ce qui ne figure nullement dans les ouvrages écrits par le révélateur wallon.

     Regis Dericquebourg, dans un petit ouvrage particulièrement bien documenté  écrit d'ailleurs au sujet du Père Antoine : "Il ne rejette pas la science par principe, il réprouve simplement sa tendance matérialiste, il n'est pas hostile à une science qui se conformerait à la loi de la conscience pour rechercher une vérité ultime." 

    Revenons à Fanny Cornuault qui décrit ainsi les desservantes : "Des fées guérisseuses style confiture qui n'ont fait aucun vœux et soignent à tour de rôle en prenant les pires maux – fût-ce le cancer ou les oreillons – (…). La desservante se tient en médium (re-sic !) les doigts étendus vers la photo du Père, face à l’assemblée vers laquelle elle projette le fluide actif (…). Les guérisons individuelles se déroulent derrière un paravent". Il faudrait que l'auteur explique comment la desservant se tient "les doigts étendus" (ce qui est faux), à la fois "devant la photo du "Père", et « face à l'assemblée", alors que c'est la dite photo qui est exposée face aux assistants…

    Mais elle n'en reste pas là dans l'énumération de contre-vérités qui démontrent qu'elle ne s'est pas donnée la peine de se rendre dans un temple lors des cérémonies : "le culte de recueillement à lieu chaque soir et consiste en simples récitations de prières". Primo, le "recueillement" a lieu les quatre premiers soirs de la semaine, et, secundo, le Culte antoiniste ne connaît pas la récitation de prières ! Et pour couronner le tout, elle remplace l'emblème antoiniste "l'Arbre de la Science de la Vue du Mal" par un jeune arbre fraîchement coupé", porté lors des enterrements.


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