• Caudry (1922)

    Caudry (1922)

    Adresse : 13, rue de Denain - 59450 Caudry (dans le Cambrésis, à la frontière de l'Avesnois)

    Le site de la ville de Caudry indique le numéro de téléphone :  03 27 85 57 19


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    Style : néo-Roman

    Panneau : Lecture de l'Enseignement du Père, le dimanche à 10 heures et tous les jours à 19 heures, excepté le samedi. Opération au nom du Père, les cinq premiers jours de la semaine à 10 heures. Le temple est ouvert du matin au soir aux personnes souffrantes. Tout le monde est reçu gratuitement

    Temple avec photos

    Date de consécration (par Mère) : 1er octobre 1922

    Anecdote : On signale la présence de salle de lecture en 1913 à Caudry (rue Camille Desmoulin, 61 et et rue des Tramways, 27), à l'ouest de Caudry à Fontaine au Pire, et au sud de Caudry à Villers-Outréaux (chez M. Henquet-Lamy) et à Walincourt (rue Pierre Flinois). Vers 1920, un Unitif indique la rue de Bruxelles comme adresse pour la salle de lecture. C'est le premier temple du département avant Hellemmes en 1925. La même année fut consacré le Temple de Villeurbanne (banlieue de Lyon). Et 2 jours après la consécration du premier temple nordiste, le Culte Antoiniste est reconnu Etablissement d'Utilité Publique en Belgique. En France, le Culte Antoiniste est une association Cultuelle, régie par la Loi de 1905 sur les cultes depuis 1924. L'année suivante s'ouvre le temple de Vervins, dans l'Aisne, à quelques 60 kilomètres de Caudry.

        Seigneuries depuis le Xe siècle, Caudry fut un lieu de fabrication de la dentelle, de la tulle, et de la broderie mécanique. De 1926 habitants en 1804, la ville passa à une population de 13360 en 1911 et devient une véritable ville où se juxtaposaient corons ouvriers, maisons de maître et ateliers textiles. La rue de Denain, où se situe le Temple, abritait également une usine d'apprêt textile de la fin du XIXe siècle. Fermée dans les années 50, c'est maintenant les ateliers municipaux.
        Aujourd'hui, un musée de la dentelle, installé dans un ancien atelier du centre-ville, retrace l'histoire de l'industrie dentellière du XIXe siècle à aujourd'hui. La dentelle demeure le fondement du tissu industriel local avec 12 dentelliers qui exportent plus de 80% d'un produit raffiné et exporté jusqu'aux Etats-Unis.

  • Caudry - Temple Antoiniste (by S'SYLHA YK)(500px.com)

    Photo de S'SYLHA YK (source : 500px.com)


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  •     Une Fraternelle de l'Institut général de Psychosie a existé à Caudry :

    Fraternelle de Caudry de l'Institut général de Psychosie

    Fraternelle n°19 de Caudry (Le Fraterniste, 1 août 1913)


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  • Enterrement antoiniste à Caudry (Le Fraterniste, 6 juin 1912)

    L'ENTERREMENT ANTOINISTE
    DE CAUDRY (Nord)

        Jeudi, 16 mai 1912, ont eu lieu à Caudry (Nord) les obsèques d'Octave Lefebvre, un adepte convaincu du culte Antoiniste. A notre grand regret, il nous a été impossible d'en parler plus tôt dans nos colonnes et nous présentons sur ce point, à la famille du décédé, toutes nos excuses...
        On connait suffisamment nos théories spiritualistes, pour savoir que nous n'admettons aucun culte. Nous pensons qu'il ne doit pas y avoir d'intermédiaire entre soi et Dieu.
        Toutefois, comme avant d'être Antoiniste, il faut tout d'abord être spiritualiste et que certains journaux du Cambrésis, ignorants de la beauté morale du spiritualisme moderne appuyé sur la science, ont cru devoir critiquer cette cérémonie, il nous parait indispensable d'en dire ici quelques mots. Nous désirons surtout faire observer que « l'Action du Cambrésis » ignore – fait assez surprenant – que le magnétisme curatif existe et n'est nié par aucune sommité médicale. Ce journal, en effet, dans son numéro du Dimanche 19 mai, s'exprime de la façon suivante, relativement à cet enterrement Antoiniste :
        « Le Mal, la Maladie n'existent pas, et les adeptes du père Antoine affectent un dédain profond pour les médicaments. Une simple évocation d'Antoine le Guérisseur, est plus souveraine que le plus actif des purgatifs.
        » La nouvelle religion a beau se réclamer de la science, de la vue du bien et du mal, elle est en contradiction formelle avec le bon sens et la saine raison... »
        Nous ne sommes pas Antoinistes, mais nous savons que la thaumaturgie est chose indéniable et, à l'Institut psychosique de Sin-le-Noble, où affluent quatre fois par semaine, une foule de malheureux, nous avons pu centraliser, en moins de 2 ans, 4.600 lettres d'attestations de guérisons, obtenues dans les cas les plus désespérés. Nous tenons ces lettres à la disposition du rédacteur de « l'Action du Cambrésis ». Certes, pour croire à ces guérisons, il faut avoir vu tous les ulcères variqueux, tous les cancers, toutes les paralysies, tous les aveugles, tous les sourds, etc., etc., que nous avons guéris, nous en convenons... Mais nous ne pouvons cependant nous empêcher de penser qu'il faut être bien peu réfléchi pour écrire dans un journal, sur une chose que l'on ne connait point. C'est comme si, rencontrant un maçon, par exemple, nous lui reprochions de ne point savoir bâtir un mur, alors que nous ne l'aurions jamais vu à l'ouvrage. Il est probable qu'il nous convierait, avant que nous ne soyons à même de porter un jugement, à le venir voir travailler. C'est ce que nous conseillons de faire, pour ce qui nous concerne, à tous ceux qui parlent ainsi en l'air, sans jamais approfondir les causes profondes, occultes, d'un phénomène, pour aussi extraordinaire qu'il puisse paraitre...
        Le discours qui fut prononcé par M. Noblecourt, aux Obsèques d'Octave Lefebvre, produisirent une grande impression sur la foule considérable qui assista à l'enterrement et ce fut là une excellente leçon philosophique et morale de laquelle beaucoup auront profité. Nous ne pouvons, faute de place, reproduire que quelques passages de cet excellent discours :
        « Octave Lefebvre fut pour nous, ses frères et ses sœurs, un exemple, car c'était un convaincu que la désincarnation n'était qu'un état transitoire, et que son âme libérée de la matière allait bientôt reprendre son essor vers la vraie liberté.
        » L'incarnation pour lui n'était qu'un passage où son esprit devait se débarrasser ici-bas de ses imperfections, pour aller rejoindre, après, dans les mondes invisibles, l'esprit de ceux qui l'y avaient précédé.
        » Il avait accepté l'épreuve de la maladie avec la tranquillité de l'âme forte, et cette conscience sereine que donne une conviction sincère appuyée sur la raison, et la preuve je vais vous la dire : il a repoussé, malgré les sollicitations pressantes des siens, tous les secours de la médecine. Cette âme modeste et pourtant si grande savait qu'aucune science humaine si étendue fût-elle ne pouvait le sauver ; car la désincarnation est une loi naturelle à laquelle personne ne peut se soustraire ; Octave nous ne te disons pas adieu mais au revoir. Ta matière seule nous a quittés et ton esprit invisible reste avec nous. »

    Le Fraterniste, 6 juin 1912


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  • Caudry - Rue de Denain (openstreetmap.org)

    Caudry - Rue de Denain (openstreetmap.org)


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  • Culte Antoiniste de Caudry fait peau neuve (Dialogue n°13 1998)

                                           EN BREF

    Le Culte Antoiniste de Caudry fait peau neuve

    A la suite de travaux importants, exécutés par des entreprises locales, M. et Mme MOUSIN, officiants du culte seront heureux de vous accueillir le dimanche et les quatre premiers jours de la semaine à 10h et 19h au 13 rue de Denain, T.: 03.27.85.57.19. Religion partie de Belgique en 1910 at fondée par Louis ANTOINE le Guérisseur, minceur de fond, basée sur l'enseignement de Jésus CHRIST, le culte n'est pas une secte ; il est légalement déclaré aux autorités.

    Il y a partout des peines, des maladies, des contrariétés, et chacun peut y venir demander sa guérison ou une aide morale. Le culte ANTOINISTE est une œuvre morale basée sur la foi, le désintéressement, et le respect de toutes les croyances. Trente-deux TEMPLES ANTOINISTE existent en France, celui de CAUDRY est implanté depuis 1922.

    Dialogue (Bulletin d'information municipal)
    n°13 (juillet août septembre 1998), p.28


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