•     Louis Antoine sera condamné le 19 février 1901 pour avoir conseillé des drogues ou des tisanes de plantes. L'amende est de 60 francs avec sursis de deux ans, mais il doit payer les dépenses du procès s'élevant à 78,25 francs.

        Pour sa défense, il précise qu'il "prescrivait" de la "liqueur Koene ferrugineuse à enrichir le sang", il connaît la liqueur Koene "grâce à un prospectus qui a été répandu ainsi dans le pays". "Suivant mes inspirations, je fixe la dose à prendre par chaque personne et en tenant compte des instructions qui se trouvent dans le prospectus."

        Mais, il a aussi "une recette générale, la principale", un morceau de papier magnétisé à tremper dans l'eau que devra boire le malade. Il fait également des appositions de mains. Même s'il ne prend aucune rétributions pour cela, les oboles qu'il veut anonymes sont nombreuses.


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  •     Observations sur la préparation de la créosote par M. Koene

       M. Koene a reconnu que le goudron de pin ne fournissait qu'une très petite quantité de créosote pure, et que celle que d'autres chimistes prétendaient en avoir obtenue était une huile pesante particulière imprégnée seulement de créosote ; mais en opérant de la manière suivante sur le goudron de la houille, il a recueilli dix gros de créosote par litre.
        M Koene distille le goudron de la houille dans une cornue munie d'une longue alonge à large ouverture, sous laquelle il place une capsule. Il obtient d'abord une huile volatile légère, puis en changeant de temps en temps le récipient, il recueille une huile pesante, il continue la distillation en élevant la température jusqu'à ce que la naphtaline se condense dans le col de la cornue, il reste dans l'alonge une certaine quantité d'huile pesante unie à la naphtaline, et formant un mélange de consistance butyreuse ; en chauffant légèrement l'alonge, il le fait écouler dans la capsule.
        Il expose ensuite le produit au froid et en sépare la naphtaline par l'expression. Pour enlever toute la créosote, il chauffe la naphtaline exprimée avec son poids de vinaigre de bois jusqu'à ce qu'elle entre en fusion. En refroidissant, la naphtaline cristallise et peut être séparée par la pression de la liqueur que l'on sature ensuite avec le sous carbonate de potasse. Les huiles pesantes obtenues sont traitées successivement par 1/40 de leur poids d'acide phosphorique et par un volume d'eau égal au leur. On sépare l'eau et on rectifie en ayant soin de mettre à part l'huile légère qui distille d'abord.
        On dissout alors l'huile rectifiée dans la potasse, et on isole la créosote libre au moyen d'un léger excès d'acide phosphorique étendu, on rectifie de nouveau, et en séparant l'eau qui distille d'abord on obtient de la créosote parfaitement pure.

    Journal de pharmacie et des sciences accessoires, 1836, p.90 (Google Books)

        Huile de goudrons de houilles, la créosote du grec kréas : chair, et sôzein : conserver, découverte par Karl von Reichenbach, est un dépôt croûteux formé par la fumée montant et se déposant sur les parois d'une cheminée, pouvant s'enflammer lorsqu'il y a accumulation. La créosote est le produit d'une combustion incomplète du bois, donc la plupart des cheminées traditionnelles. (wikipedia)


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  •     Thé de Saint-Germain: Fleurs de sureau, semences de fenouil, anis... Chaque matin une tasse d'infusion préparée avec un de ces paquets (Bouchardat, Nouv. formulaire, 1894, p. 235).

    source : Trésor de la Langue Française Informatisé, article Thé

    Espèces purgatives de Saint Germain.
    Thé de santé, Thé de Saint-Germain, Poudre de longue vie, species purgativoe

    Séné 120
    Anis 50
    Sureau 50
    Crème de tartre 30
    Fenouil 30
        Incisez et divisez en paquets de 5 gr. dont chacun sert pour une tasse d'infusion (Codex).
        Dose : une cuillerée a café pour six tasses d'eau (Jourd.) 5 à 10 gr. (1 à 2 cuillerées à bouche) infusés pendant 1/4 d'heure dans une tasse à thé d'eau bouillante, prise le soir ou le matin. (Pierlot.) C'est, paraît-il, un bon moyen à opposer à la constipation ; en Prusse, il est populaire. 

    François Dorvault, L'officine ou répertoire général de pharmacie pratique, p.466 (Google Books)


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