•     N'oublions pas, en effet, que la santé n'est qu'un moyen d'atteindre le but et non pas le but lui-même. Car s'il on était ainsi, nous serions pareils aux animaux, et les animaux sont rarement malades.

    Râja-yoga (ou Conquête de la nature intérieure),
    conférences faites en 1895-1896 à New York par le Swâmi Vivekânanda. (1910), p.26
    source : gallica


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  •     Dans le « mantra du serpent », le Brahmana déclare : « Ce mantra est celui qui a été vu par la reine des serpents, Sarparajni ; parce que la terre (iyam) est la reine des serpents, car elle est la mère et la reine de tout ce qui se meut (sarpat). Dans le commencement, elle n'était qu'une tête (ronde) sans cheveux, c'est-à-dire sans végétation. Elle apprit alors ce mantra qui confère à ceux qui le connaissent le pouvoir de prendre toutes les formes qu'ils peuvent désirer. Elle prononça le Mantra, c'est-à-dire : elle fit le sacrifice aux dieux et, en conséquence, elle put immédiatement revêtir une apparence tachetée, elle devint bariolée et put reproduire toutes les formes à sa convenance, changeant une forme en une autre. Ce mantra commence par les mots Ayam gaûh pris'nir akramit (X, 189). »

    H.-P. Blavatsky, Isis dévoilée T. 1 (1915), p.86
    source : gallica


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  •     Si nous mettons de côté les enseignements purement métaphysiques de la Cabale, si nous voulons nous occuper seulement de l'occultisme physique et nous consacrer à la branche, dite thérapeutique, les résultats d'une telle étude pourraient être profitables à quelques-unes de nos sciences modernes, entre autres, à la chimie et à la médecine. Le professeur Draper dit : « Parfois, non sans surprise, nous nous trouvons en présence d'idées que nous nous flattons d'avoir vu naître à notre époque. » Cette remarque, faite à propos d'écrits scientifiques des Sarrasins, s'appliquerait encore mieux aux Traités plus secrets des Anciens. La médecine moderne, tout en gagnant beaucoup du côté de l'anatomie, de la physiologie, de la pathologie et même de la thérapeutique a immensément perdu par son étroitesse d'esprit, son rigide matérialisme et son dogmatisme de sectaire. Une école, dans sa myopie obstinée, ignore absolument ce qui est enseigné dans d'autres et toutes sont d'accord pour ne pas connaître les grandes conceptions sur l'homme ou sur la nature issues du Mesmérisme et les expériences faites sur le cerveau en Amérique. Toutes sont fermées aux principes qui ne cadrent pas avec le matérialisme le plus grossier. Il faudrait convoquer les médecins rivaux des diverses écoles pour réunir les notions actuellement acquises par la Science médicale. Encore arrive-t-il trop souvent que, lorsque les meilleurs praticiens ont épuisé leur science et leurs talents sur un malade, survienne un magnétiseur ou un « médium guérisseur » qui opère la cure ! Ceux qui étudient les anciens livres de médecine, depuis, Hippocrate jusqu'à Paracelse et Van Helmont, trouveront une grande quantité de faits physiologiques et psychologiques parfaitement établis, des moyens curatifs et des remèdes que les médecins modernes méprisent et refusent.

    H.-P. Blavatsky, Isis dévoilée T. 1 (1915), p.99-100
    source : gallica


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  •     D'après les philosophes hermétistes de tous les temps (et leur conviction serait basée sur une expérience de soixante-dix mille années), la matière, en raison du péché, devint, à certaine époque, plus grossière et plus dense qu'elle n'était lors de la primitive formation de l'homme. Au commencement, le corps humain était d'une nature semi-éthérique et, avant la chute, l'homme communiquait librement avec le monde maintenant invisible pour lui. Mais. depuis, la matière est devenue comme une formidable barrière entre nous et le monde des êtres incorporels. Les plus vieilles traditions ésotériques enseignent aussi qu'avant l'Adam mystique plusieurs races d'êtres humains vécurent et périrent, chacune a leur tour, faisant place a une autre.

    H.-P. Blavatsky, Isis dévoilée T. 1 (1915), p.74
    source : gallica


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  •     La théorie cosmologique des nombres que Pythagore avait apprise des hiérophantes égyptiens est seule capable de réconcilier les deux unités : la matière et l'esprit. Seule elle peut permettre à chacune d'elles de démontrer, mathématiquement, l'existence de l'autre.

    H.-P. Blavatsky, Isis dévoilée T. 1 (1915), p.82
    source : gallica


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  •     Les sectes? Et puis après...

        Quand je constate, dans le monde, que des femmes et des enfants sont égorgés froidement par des intégristes : que des millions de réfugiés se déplacent de pays en pays pour trouver où vivre : que des enfants sont exploités par un système économique mondial afin de répondre aux besoins des pays riches... Bref, quand je constate la situation où nous sommes – dont nous sortirons peut-être grandis!, comme on dit parfois. Si nous en sortons. Alors, moi, pour tout vous dire : les sectes, je m'en contrefous.

    Tout le monde a le choix de se tirer une balle, ou de mettre fin à ses jours comme il l'entend. Cela dit, je ferai tout en mon pouvoir pour dissuader les gens de le faire, estimant quant à moi que ce n'est pas la chose à faire. Mais sans m'immiscer sur le terrain de la responsabilité personnelle. Car chacun est responsable de ses choix. Quand on a le choix, bien sûr. Sans la responsabilité personnelle et le sentiment de cette responsabilité, la conscience demeure stagnante. Pour moi, il ne peut donc être question de limiter la liberté par des lois anti-sectes, comme il y a déjà la loi anti-gang, ou d'autres règlements – qui n'auraient pour effet que d'exciter la paranoïa collective.

    La liberté est difficile à vivre. Ce serait même, à ce qu'on dit, une source d'angoisse. La plupart des gens souhaitent être encadrés, se sentir en sécurité : protégés des événements, des circonstances, des conditions et des autres, parfois aussi d'eux-mêmes. Ce serait cette recherche de sécurité qui, bien souvent, fait l'attrait des sectes. De se retrouver ensemble, entre gens qui partagent une même vision, les mêmes valeurs, les mêmes croyances. Pourtant, en ce qui me concerne, dans la mesure où tel regroupement ne nuit pas à ceux qui n'en sont pas ou à la société en général, je ne crois pas qu'il faille intervenir. Tout le monde a le droit de se tromper. Même vous et moi...

    Et nous savons, vous et moi, à quoi nous en tenir là-dessus. Qui sommes-nous, en effet, pour parler d'individus conditionnés? Le système dans lequel nous vivons, vous et moi, est une vaste machine à conditionner : publicité, marketing, consommation... Bien que, dans la mesure où la majorité d'entre nous sommes conditionnés en fonction des mêmes convictions, nous nous retrouvons donc tous ensemble dans le même aquarium, sans même nous douter que nous sommes dans un aquarium. C'est le confort d'avoir été bien conditionnés.

    Quant à la vision apocalyptique que véhiculent certaines sectes, elle n'est pas nouvelle. De tout temps, on a annoncé la fin du monde. Cette perspective est peut-être distrayante. Sans compter que si la fin du monde finissait par se produire, on se trouverait comme vengés de bien des frustrations! Mais il se trouve qu'à notre époque la vision apocalyptique n'est peut-être pas sans fondement. De nombreux scientifiques sont convaincus que nous assistons présentement sinon à la fin du monde, du moins à la fin d'un monde : il s'en trouve même pour soutenir que " La 6ème extinction est en marche ". Et dans une récente interview, à propos du défi de l'An 2000 Hubert Reeves déclarait : " Le principal défi à relever pour l'humanité c'est d'être encore là pour le troisième millénaire. "

    Les membres de sectes sont, en fait, pour la plupart victimes d'eux-mêmes. La vanité est un des facteurs d'attraction des sectes. Les membres se perçoivent comme différents de la masse. Il y a aussi la hiérarchie, qui entretient la volonté de grimper les échelons. Mais les sectes ne sont pas le seul lieu où existe une hiérarchie. Non?

    Bref, je me fous des sectes, de leurs pompes et de leurs œuvres comme de ma première paire de culotte!

    La plupart des victimes des sectes sont en fait victimes d'elles-mêmes : bien qu'il s'en trouve aussi, c'est vrai, qui soient victimes des autres... Mais la vie n'est pas sans risque. Et les sectes ne sont pas non plus le seul lieu où on peut être victimes des autres, de la machination d'un système qui vend de l'espoir.

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    Richard Leakey (Roger Lewin), La 6ème extinction – évolution et catastrophes (éd. Flammarion).

    Leakey est paléo-anthropologue de renommée mondiale et Lewin, spécialiste de la biologie et de l'écologie de l'évolution. Un maître-livre qui n'est pas sans inquiéter.


    Retour au début© Jacques Languirand
    Chronique parue dans le Guide Ressources,
    Vol. 12, N° 10, juillet-août 1997

    source : http://www.radio-canada.ca/par4/gr/gr1210.htm#sectes_apres


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  • Bruxelles - Couvent de Berlaimont, rue de la Régence (source : delcampe.net)
    L'abbé Mouls agé d'una quarantaine d'années (source : gallican.org)

        Peu après la guerre franco-allemande de 1870, l'Abbé Xavier Mouls, ordonné prêtre en 1846 à l'âge de 24 ans à La Teste, Cazaux près d'Arcachon, puis Montigaud près de Bordeaux pour finir à Arcachon en 1854 (dont il est considéré comme un des fondateur), à qui Rome refusait l'évêché, et l'avait même destitué chanoine à Bordeaux en 1869 par le cardinal Ferdinand Donnet, archevêque de Bordeaux, rompt avec l'église catholique, avec le soutien des abbés Pierre Des Pilliers, Jean-Hippolyte Michon, et Pierre-François Junqua (habitant Bordeaux), tous déçus de l'ultramontanisme.
        Il étali alors en Belgique, avec des Pilliers, l'Eglise vieille catholique par la consécration de la Chapelle des Dames de Berlaimont le 28 avril 1872 (la chapelle a aujourd'hui disparu avec la rue du Manège, près de la rue de la Régence). Cette chapelle ia jusqu'à accueillir 1500 auditeurs.
        L'abbé Mouls stoppe les relations avec des Pilliers et publie à partir du 1er juin, La Rénovation religieuse. Junqua se fait arrêté, pour un ouvrage et pour port illégale de la soutane. Il sera accueilli en héro par Mouls et sa congrégation en 1875. Mais étant marié, l'abbé Mouls l'évinça également, préférant une prêtrise sans aucune vie privée. le Père Chéry, dans son Offensive des sectes (1972), remarquera que cela sera des raisons semblables (mariages, divorces et remariages) qui amèneront certaines sectes à se faire des adeptes. François Junqua deviendra par la suite panthéiste et socialiste. On retrouve alors les idées de l'époque et le passage de l'une à l'autre.
        Entre 1872 et 1874, l'abbé Mouls se sépare de l'Eglise vieille catholique et proclame l'Eglise chrétienne des vrais catholiques. Il attaqua alors plusieurs fois les prélats vieux catholiques comme "sentinelles utiles, mais un peu arriérées de la religion de l'avenir". On y retrouvera dans ses rangs Pierre des Pilliers qui fit une tournée de propagande dans la région de Verviers en 1875.
        Mouls garde alors du christianisme que la morale de l'évangile. Il en était arrivé ainsi à une religion, selon lui "naturelle" car il la prétendait innée, et qui résumait dans le théisme et la croyance à l'immortalité de l'âme. S'il maintenant un culte etérieur, c'était uniquement pour répondre aux besoins qu'éprouvent les hommes à s'unir à leurs frères dans l'adoration divine et à marquer par des rites les étapes importantes de leur vie.
        Il décide plutôt de se rappocher des unitariens anglais et prêcha aussi dans les milieux protestants libéraux de Hollande. Finalement il s'allia avec Charles Fauvety qui avait fondait à Paris l'"église laïque rationnelle" qui ne gardait Dieu que dans un sens panthéiste et l'immortalité de l'âme que "comme une probabilité".
        Peu à peu la feuille La Rénovation religieuse devient La Rénovation Universelle et porte en manchette : Liberté de conscience, Liberté religieuse, Fusion des cultes, Fraternité universelle. Elle comprend des articles avant-gardistes, en faveur de la crémation ou de l'émancipation des femmes.
        Pour l'office l'abbé Mouls revêt un manteau blanc oriental aux parements bleu de ciel se rapprochant de la toge des juges.
        L'abbé voyage ensuite dans toute la Belgique pour prêcher, visitant plusieurs fois Chênée ou Seraing, mais le Hainaut reste sa terre de prédilection : il se rendit 80 fois à Jumet. A Mouscron, beaucoup de Français viennent l'écouter.
        Une assemblée générale des fidèles avait désigné Mouls comme chef et avait élu un comité de 32 membres. Autour se greffe la rédaction du journal, mais aussi une société de secours mutuel, un bureau de charité, un cercle scientifique, une chorale et une bibliothèque. Des comités locaux se crée petit à petit à Anvers (un prêtre de Bruges, Léon Opsomer, et un pasteur, Bekking avait déjà depuis longtemps commençaient les prêches en flamand, avant de quitter le mouvement de Mouls), puis Jumet, Charleroi, Jemappes, Liège, Chênée, Seraing et Mouscron. Celui d'Anvers s'arrête vite, mais les autres continus au moins jusqu'en 1875. Seul Charleroi essaya de créer une église succursale avec ministère, un notable fut prêt à donner 2000 francs pour ériger un tempte. En 1875, il n'y a plus qu'une vingtaine de personnes qui assiste à l'office, dont encore beaucoup de curieux. La chapelle de Berlaimont est abandonnée pour une salle plus petite dans la rue de la Régence. Il abandonne alors les offices dominicales. A Jumet et Mouscron (où les catholiques feront un autodafé de ses écrits et où la Sûreté suivra ses faits et gestes), une vingtaine de personne assiste également à ses discours. Mouls compte alors en 1876 plus que 1245 membres pour toute la Belgique. Parfois on fait encore appel à lui, quand un prêtre catholique refuse de venir, pour un baptême, un mariage ou une cérémonie funéraire. En 1877, le journal, dont Mouls était devenu le seul rédacteur, s'arrête. Dans sa nécrologie pour Eugène Vintras (1807-1875), il écrit : "Ses nombreux sectateurs, belges, français, russes etc., etc. se nourrissent de la lecture de ses écrits, vénèrent le prophète comme un précurseur du nouveau Messie. Il est mort, mais doit bientôt se réincarner pour être le Jean-Baptiste du Christ qui doit renaître pour régénérer la face de la terre. Attendons les événements."
        Pierre Dor aurait été au courant, lui qui avait aussi été en contact avec des Russes, et aurait essayé de faire passer son oncle Louis Antoine comme la réincarnation de Vintras, pour se prétendre le Messie ? D'autant plus que l'abbé Mouls avait suffisemment frappé les esprits pour faire toujours des apparitions dans les séances spirites à Jumet encore à la fin du siècle.
        Mouls aurait rencontré Vintras, réincarnation du prophète Élie, à Bruxelles. Mais il noua plus de contact avec les spirites de la capitale. Leur influence se marque dans le Journal dès octobre 1874. Mouls y défend plusieurs fois le spiritisme ainsi que dans ses conférences. D'abord réticents par rapport au magnétisme et mesmérisme, il s'en fait l'apôtre dans la Rénovation, et devient le Docteur Conrad exerçant ses talents dans des bourgades du Hainaut, notamment à Roux et Jumet.
        Ayant stoppé la rédaction de son journal, il se consacre entièrement au magnétisme à Chapelle-les-Herlaimont, chez son médium, la femme Cambier dite "la grande Térau". Il exerça cet art de guérir jusqu'à sa mort le 5 juillet 1878, ce qui ne lui laissa pas assez de temps pour reformer un culte à partir des fidèles de Mouls thaumaturge. Il fut le premier enterré civilement à Chapelle-les-Herlaimont. L'Eglise Gallicane de Bordeaux "pour qui le souvenir de l'abbé Mouls ne s'est pas effacé", fut fondé par le Révérend Père Hyacinthe Loyson en 1883, qui tenta vainement d'établir un culte en Belgique malgrè la propagande de des Pilliers (l'abbé Mouls attaqua vertement le père Hyacinthe dans son journal après son mariage). L'Eglise gallicane eut le soutien de l'Eglise vieille-catholique, et existe maintenant en Belgique, dirigé par l'évêque Monseigneur Pierre-Henri Dubois depuis 1982 (par ailleurs prêtre de l’Eglise Catholique Gallicane depuis 1970). Il subsiste aujourd'hui plusieurs autres églises gallicanes ne s'interférant pas les unes les autres comme : l'Église gallicane, tradition apostolique de Gazinet, proche de l'Église Catholique Gallicane de France, et la paroisse Sainte Rita à Paris XVème. Leurs principales activités sont l'exorcisme et le désenvoutement et la bénédiction en tout genre. L'antoinisme s'est peu à peu séparé de ces exercices, mais pratique la même tolérance que cette église.

    source : http://www.gallican.org/mouls.htm
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Gallicanisme
    http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89glise_gallicane,_tradition_apostolique_de_Gazinet
    http://leonc.free.fr/histoire/mouls/index.htm
    John Bartier, Les ''vrais'' catholiques en Belgique : 1872-1878, in Jean PRÉAUX, Problèmes d'histoire du Christianisme (digistore.bib.ulb.ac.be)


        John Bartier termine son article par : "Trente ans plus tard, un autre guérisseur, sorti de ce prolétariat wallon qui avait cru au Docteur Conrad, et était passé par ces milieux spirites qu’il avait fréquentés, réussissait là où Mouls avait échoué. Aussi, bien qu’il n’y ait pas eu contact direct entre les deux hommes, on peut voir en Mouls le précurseur de Louis-Joseph Antoine, le fondateur de l’Antoinisme."
        En effet, pas de contact direct entre les deux hommes, mais bien une même aspiration de la population qui, l'abbé Mouls disparu, se tourna vers Louis Antoine.


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  • Au hit-parade de la richesse
    Par L'Express, publié le 19/09/1996


    1. Témoins de Jéhovah: 345 millions de francs
    2. Soka Gakkaï: 122 millions
    3. Association Lucien J. Engelmajer, dit «le Patriarche»: 41 millions
    4. Association de l'esprit saint pour l'unification du christianisme mondial (Moon): 39 millions
    5. Fraternité blanche universelle (FBU): 33 millions
    6. Anthroposophie (méthodes d'enseignement Steiner): 29 millions
    7. Ancien et mystique ordre de la Rose-Croix (Amorc): 20 millions
    8. Eglise évangélique la Mission: 11,4 millions
    9. Centre zen du Taillé: 10,5 millions
    10. Les Amis de Kerizinen (Finistère): 8,5 millions
    11. Association du vajra triomphant (Mandarom): 8,4 millions
    12. Culte antoiniste: 8,3 millions
    13. Ordre du temple solaire (OTS): 8,1 millions
    14. Krishna: 7,1 millions
    15. Ogyen Kunzang Choling: 7 millions
    16. Rose-Croix d'or: 6,9 millions
    17. Les Cordées: 5,5 millions
    18. Ecole des trois ponts (Roanne): 5,4 millions
    19. Mission chrétienne évangélique (Reims): 5 millions
    20. Société internationale de trilogie analytique: 4,7 millions
    21. Fédération internationale pour le développement de l'alimentation instinctive: 4,2 millions
    22. Association Nouvelle Acropole France: 4 millions

    source : www.lexpress.fr


    Bilan exercice 2002 du culte antoiniste en Belgique
    Actif :
    Immobilisations financières : 197 829, 12
    Actifs circulants : 222 741, 50
    Total : 420 741, 62

    Passif :
    Patrimoine : 18 625, 36
    Rés. Ind. Réal. immo : 197 829, 12
    Bénéfice reporté : 202 832, 93
    Dettes (fournisseurs) : 1 283, 21
    Total : 420 570, 62

    Compte de résultat :
    Dons et autres produits : + 531 235, 31
    Produits financiers : + 429, 27
    Total : + 531 664, 58
    Frais généraux : - 296 590, 09
    Reduc. val. s/créance
    taxes et précomptes : - 11 193, 48
    Charges financières : - 316, 78
    Total : - 308 100, 35
    Totaux : + 223 564, 23

    source : Moniteur belge



        En comparaison, citons les fonds du gouvernement pour l'ADFI puis MIVILUDS :
        "Entre 1996 et 2006, 95,75 % des ressources de l’association  proviennent de fonds publics. En 2006, l ‘UNADFI est subventionnée à 97,14 % . Moins de 3 % de ses ressources proviennent des cotisations et donations : 11 078 euros  pour  398 019 euros de subventions  ! Et on ne voit pas pourquoi cela aurait changé en 2009…
        "En 2006, les organismes subventionnaires qui ont généreusement nourri l’UNADFI à la sébile du contribuable sont :
        "Les ministères de la Jeunesse et des sports (33 000 euros), des Affaires sociales (125 000 euros), de la Défense nationale (7 000 euros), de l’Éducation nationale ( 55 800 euros), de la Justice (110 000 euros) et « le Premier ministre / Droits de l’homme » (110 000 euros).
        "Auxquels il convient d’ajouter le FONJEP (Fonds de coopération de la Jeunesse et l’Éducation Populaire), 21 783 euros, le CNASEA (Centre National pour l’Aménagement des Structures des Exploitations Agricoles), 30 436 euros."
    source : http://www.lepost.fr/article/2009/06/27/1596144_voila-encore-une-derive-du-gouvernement-et-on-veut-faire-sauter-la-securite-sociale.html

    voir également : http://www.come4news.com/lunadfi-pleure-largent-des-sectes-766921


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  • FONSNY,MARIE-PIERRE

    Mardi 26 octobre 1993

    ANTOINISME: UN PRODUIT WALLON
    BASÉ SUR UNE FOI EXCLUSIVE

    L'antoinisme représente un des très rares mouvements purement belges, ne partageant cette particularité qu'avec les «Trois Saint Coeurs» (p. 23). Quelques repères historiques: le «Père», Louis-Joseph Antoine, voit le jour en 1846 dans le hameau de Mons-Crotteux, près de Flémalle. Cadet d'une famille de onze enfants, il débute dans la mine à l'âge de 12 ans et épouse en 1873 celle qui deviendra «La Mère», Jeanne Catherine Collon. Autodidacte, il est successivement ouvrier métallurgiste et marteleur (en Pologne, notamment). Fortune faite à Varsovie, il rentre à Jemeppe pour devenir portier-encaisseur jusqu'en 1900, date à laquelle il se voue totalement au spiritisme. Alors que ses consultations de magnétiseur attirent une foule de plus en plus nombreuse, il est poursuivi en 1901 pour exercice illégal de la médecine. Il délaisse alors la prescription de remèdes et d'eau magnétisée pour la seule imposition des mains et l'utilisation de «fluides» spirites. Tour à tour guérisseur et prophète, le père Antoine enfièvre l'âme de houilleurs et ouvriers du pays de Liège dont il est originaire.

    En 1906, année charnière: le guérisseur prend ses distances par rapport au spiritisme et fonde une religion, le Nouveau Spiritualisme. Il décède en 1912.

    Un seul remède peut guérir l'humanité: la foi; c'est de la foi que naît l'amour: l'amour qui nous montre dans nos ennemis Dieu lui-même; ne pas aimer ses ennemis, c'est ne pas aimer Dieu; car c'est de l'amour que nous avons pour nos ennemis qui nous rend dignes de le servir; c'est le seul amour qui nous fait vraiment aimer, parce qu'il est pur et de vérité. Ce texte, inscrit sur tous les temples antoinistes, est la base de l'enseignement d'Antoine.

    Réminiscence de son passé de guérisseur, Antoine affirme que la foi exclut toute autre forme de remède. Ceux qui ont foi en la médecine ne peuvent avoir foi dans le Père. Et vice versa.... (1)

    L'antoinisme proclame la souveraineté du libre arbitre et de la conscience (pas de prise de position sur le divorce, l'avortement, etc.) et croit fermement en la réincarnation.

    La pensée d'Antoine tient dans une trilogie sacrée: La Révélation par le Père, Le Couronnement et Le Développement de l'enseignement du Père. Lors des cultes, le desservant (ministre du temple) procède à l'Opération du haut de la tribune en répandant de la main droite sur la foule, le fluide éthéré du Père. Après l'imposition des mains, il rappelle à voix haute les dix principes révélés (sorte de dix commandements). C'est ensuite au tour d'un lecteur de transmettre la pensée du Père extraite de la trilogie sacrée. (2) Le rite du culte (de 15 à 30 minutes) est dispensé tous les dimanches et les quatre premiers jours de la semaine à 10 heures, invariablement.

    La liturgie de l'antoinisme comporte deux grandes fêtes. Le 25 juin, anniversaire de la désincarnation du père Antoine, les fidèles se rendent en pèlerinage au temple de Nandrin, là où eut lieu son dernier voyage. Le 15 août, les fidèles fêtent La Mère. Ils célèbrent également la Toussaint, le lundi de Pâques, le jeudi de l'Ascension et le lundi de Pentecôte. (3)

    Dans son édition du 26 juin 1925, «Le Soir» dénombrait près de 300.000 adeptes en Belgique et en France. Mais l'enseignement du culte s'essouffle dès les années trente pour devenir aujourd'hui confidentiel.

    Le temple de la rue Hors-Château à Liège, qui est pourtant le plus actif, accueille environ trois cents personnes par semaine. On compte trente temples en Belgique dont 20 pour la seule province de Liège, quatre dans le Hainaut, deux à Bruxelles (Schaerbeek et Forest), deux dans le Luxembourg, un en province de Namur et un en Flandre. Le culte de Stembert est pour l'instant fermé, faute de fonds, tout comme celui de Schoten-Deuzeld (faute de fidèles, cette fois).

    La croyance est restée semble-t-il plus vivace en France (une trentaine de temples). Il y a également des salles de lecture au Zaïre, en Allemagne, en Italie et au Canada.

    Pour toute la Belgique, il y aurait 500 adeptes «costumés» (les plus assidus), dont une majorité de femmes. Les Frères sont vêtus d'une sorte de lévite noire descendant jusqu'aux mollets ou aux genoux. Les Soeurs portent une robe noire et un bonnet surmonté d'un diadème composé en son centre de deux ruchettes simples en tulle de soie. (4)

    MARIE-PIERRE FONSNY

    source : http://archives.lesoir.be/antoinisme-un-produit-wallon-base-sur-une-foi-exclusive_t-19931026-Z07DU9.html

     

    On pourrait croire les médias belges mieux renseignés, mais non, alors voilà encore les petites notes :
    (1) Cela est vrai pour tous les guérisseurs à cette époque. Le culte antoiniste n'est plus aussi catégorique.
    (2) On voit que les sources proviennent de France, puisque la Lecture des Dix principes n'est plus faite en Belgique après l'Opération. Et on peut certainement dire que la source est un des nombreux livres qui traitent des sectes, puisque l'imposition des mains n'est pas faite par le desservant : ils croisent les mains à hauteur de la poitrine.
    (3) La encore, le journaliste est très mal renseigné, puisque la seule fête antoiniste officielle en Belgique est le jour de la consécration du du temple et du culte, le 15 août.
    (4) Encore une fois, le journaliste ne s'est pas donné la peine d'aller dans un temple pour constater, il s'est contenté de lire des livres ; ce n'est pas ce qu'on appèle du journalisme d'investigation. En Belgique, en 1993, le voile n'est plus porté par les soeurs.


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  •     La méthode d'autorité consiste à utiliser tous les moyens y compris la contrainte pour établir dans une société, un groupe, l'uniformité des croyances. En effet, dans l'histoire, on peut constater la force de cet instinct social. Lorsqu'un État contrôle les institutions, les écoles, les Églises et les médias, il est en mesure d'imposer un point de vue unique, une doctrine, et d'obliger la masse du peuple à vivre dans un « esclavage intellectuel ». Le catholicisme a longtemps été une religion d'État. Il en est de même de l'Islam dans certains pays. Ce fut la même chose en Union soviétique avec le communisme et en Allemagne avec le nazisme. Il s'agit alors d'imposer et de maintenir une orthodoxie idéologique sans faille en opprimant les opposants. Mais cette méthode est imparfaite, car elle évolue peu et nulle doctrine ne peut couvrir tous les sujets et contrôler tous les esprits. Un jour ou l'autre, certains individus se questionnent, par exemple en comparant leurs croyances à celles qui ont cours dans d'autres pays, et avec la conscience de ces différences le doute s'installe enfin. Éventuellement, ils verront le caractère arbitraire de ces deux premières méthodes et chercheront une meilleure manière pour établir leurs croyances.

    source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Fixation_de_la_croyance_selon_Peirce


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  •     Dans le livre de Philippe Delorme, Les Aventuriers de Dieu, on aborde l'hindouïsme par la vie de Ramakrishna. Cela nous permet de voir les similitudes entre l'antoinisme et cette philosophie.
        Par exemple, dans le monde hindouiste, où ne s'impose aucune autorité ecclésiastique, n'importe qui peut bâtir un temple, afin de célébrer un évènement heureux ou de rendre grâce à une divinité (p.130).
        Dans l'antoinisme, c'est un adepte qui aura la pensée de construire un temple, et pour cela, il pourra y mettre son temps et son argent.
        Comme pour le Père, "il ne faudrait pas conclure que Ramakrishna condamne les lueurs de l'intelligence. "Il était tout bhakta au dehors, tout jnanin au dedans", dira de lui son disciple Vivekananda (p.145).
        Bhakti est "la dévotion" ou le service de pur amour envers Ishvara (le seigneur suprême en sanskrit).
        Jnana ou gyana est la connaissance, le savoir. Le jnana est toujours une connaissance d'ordre supérieur, métaphysique et intuitif.


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  •     Dans le contexte de la polémique et de la lutte contre les sectes, qui a pris une ampleur internationale depuis le début des années 80, la France s'est engagée dans une lutte dont l'objectif fut d'abord de « lutter contre les sectes » puis « de réprimer les dérives sectaires ». La France est un pays laïque dont l'État doit respecter tous les cultes et n'en reconnaître aucun ; les mouvements spirituels sont donc a priori considérés comme licites et seuls leurs délits sont répréhensibles.
        Dans ce cadre, plusieurs commissions d'enquêtes ont été initiées à l'Assemblée nationale afin d'enquêter de manière plus approfondie sur le phénomène sectaire. Le gouvernement s'est également doté d'un nouvel organisme interministériel appelé « Mils » quand il était question de « lutte contre les sectes » puis « Miviludes » pour « réprimer les dérives sectaires ».
        La commission parlementaire n°2468, présidé par Alain Gest a publié en 1995 une liste de 173 mouvements jugés sectaires et proposé des modifications de législation qui ont mené au vote de la loi About-Picard en 2001. La liste de sectes, très controversée, a été officiellement abandonnée par la circulaire du 27 mai 2005 relative à la lutte contre les dérives sectaires.
        La France est l'un des pays les plus engagés dans cette lutte en Europe et à l'origine de positions controversées qui lui valent quelques critiques, y compris de l’Assemblée parlementaire européenne.

    source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Lutte_antisectes_en_France


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  • L’Islam et les musulmans en Belgique - Aspects historiques
        Les migrations de travail de l’après-guerre et les nouvelles migrations1 vont interpeller, de manière directe et indirecte, le mode d’organisation de l’Etat belge par rapport aux cultes. C’est ainsi que le culte orthodoxe fut reconnu en 1985 et l’islam en 1974. Cette reconnaissance n’a pas suscité de nombreux débats. Si la reconnaissance du culte musulman n’a initialement pas soulevé davantage de controverses, il en va tout autrement en ce qui concerne le processus de son institutionnalisation.
        Il faut rappeler que la Belgique s’est très tôt distinguée dans la gestion de l’Islam. La religion islamique s’est vu reconnaître officiellement au même titre que la libre pensée et les religions catholique, protestante, anglicane, orthodoxe et juive. Si cette reconnaissance n’est pas le fruit d’une mobilisation sociale mais bien de rapports interétatiques au centre desquels se trouve l’enjeu de l’approvisionnement pétrolier de la Belgique, c’est que l’immigration musulmane est à l’époque encore très peu nombreuse et très peu structurée sur le plan collectif. La reconnaissance du culte islamique par la loi du 19 juillet 1974 va tarder à produire ses effets à cause de l’extrême difficulté qu’ont éprouvé les musulmans et les autorités belges à faire émerger pour les premiers, à reconnaître pour les seconds, un interlocuteur représentatif.
        Malgré les progrès importants accomplis depuis l’élection d’un Exécutif des musulmans de Belgique en 1998, le dossier de l’institutionnalisation du culte islamique reste à ce jour un chantier inachevé.

    Le cadre constitutionnel et législatif : neutralité de l’état et laïcité
        La Belgique développe une approche originale par rapport aux confessions religieuses. Pour comprendre la logique qui préside à ces relations, il importe de se reporter aux règles fondamentales mises en place dès 1830 (articles 19, 20, 21 et 181 de la Constitution). Ces dispositions instituent le principe de la liberté des cultes (art. 19), l’interdiction de contraindre autrui à la pratique d’un culte, et le principe de la séparation de l’Etat et des cultes entendu comme non-immixion dans l’organisation interne de ces derniers (art. 21). Il y a donc neutralité de l’Etat en matière religieuse. L’article 181 dispose cependant que les traitements et pensions des ministres des cultes, ainsi que ceux des délégués des organisations reconnues qui offrent une assistance morale selon une conception philosophique non confessionnelle, sont à la charge de l’Etat. La traduction juridique de ces règles constitutionnelles est régie par un texte de loi d’une grande importance, la loi du 4 mars 1870.
        Par conséquent, le principe de la laïcité en Belgique est subtil car il ne signifie pas une séparation radicale entre l’Etat et les cultes. Ces relations ne sont toutefois pas dénuées d’ambiguïté dans la mesure où la loi du 4 mars 1870, relative au financement des bâtiments et du personnel religieux (i.e. le temporel du culte), prévoit un système de reconnaissance formelle des religions. Cette loi de 1870 donne compétence au Roi, politiquement au gouvernement fédéral et à son Ministre de la Justice, pour octroyer une reconnaissance publique et une subsidiation aux cultes qui en font la demande. A ce jour, six cultes ont reçu cette reconnaissance officielle : Culte catholique (1830), Laïcité organisée (1985), Culte islamique (1974), Culte protestant (1830), Culte israélite (1832), Culte orthodoxe (1985).
        Le 26 août 2005, l'Église syriaque orthodoxe d'Antioche, a introduit une telle demande de reconnaissance. L'Union bouddhique belge a également pris des contacts avec le cabinet de Laurette Onkelinx et une délégation a été reçue pour la première fois le 10 février 2006. L'UBB a introduit le 20 mars 2006 une demande de reconnaissance officielle du bouddhisme, en vertu de la loi du 4 mars 1870 sur le temporel des cultes, comme philosophie non confessionnelle. Le Gouvernement fédéral a entamé le processus de reconnaissance le 30 mars 2007.

    source :
    www.icampus.ucl.ac.be
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Religion_en_Belgique

        Les autres religions sont reconnues comme ASBL (Association sans but lucratif) : Les Témoins de Jéhovah (1932), la Scientologie, les Mormons (Église des Saints du Dernier Jour)(1928), la Société Théosophique belge (1924), Antoinisme (1922), Vie et Conscience (1988)...


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  • Elohim et Ivhv
    Le nom propre de l'Elohim de la Bible, le seul nom révélé directement par Lui à l'homme dans la liturgie du Buisson-Ardent, se compose de quatre lettres : Yod-hé-vav-hé, Ihvh. De même qu'Elohim dérive d'un mot qui signifie la Puissance, de même le "Tétragramme" dérive d'une racine qui a rapport à l'Etre. Lorsque Moïse demande à Elohim: "S'ils (les enfants d'Israël) demandent quel est ton nom, que leur répondrai-je ?", il lui est dit : "éhévé asher éhyév", "je serai qui je serai". On pourrait aussi bien traduire: "je serai : je serai", car la conjonction asher est la plus subtile des conjonctions. Il y a ici la répétition, à la première personne, du verbe être dans sa forme "inaccomplie". En hébreu, n'existe pas succession passé-présent-futur, mais la distinction sur un autre plan, entre l'accompli et l'inaccomplie est donc toujours "Celui qui vient", l"'Eternel", quoique le concept d'éternité tel que l'entend l'Occident soit foncièrement étranger
    à la pensée biblique. Disons plutôt: "l'Etre qui a été, qui est, qui sera" à chaque instant.
    En un mot, la Transcendance pure.

    André Chouraqui, entretien avec Jean Moutappa, Nouvelles Clés

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    Ehyeh Asher Ehyeh.

    "Toute traduction de ces idéogrammes , même en langue hébraïque est une abomination. L'homme de la Qâbala ne peut que contempler ces quel-ques signes et s'il est vraiment un homme de la Qâbala: L'univers se précipite en lui, et tout ce qui vit et tout ce qui meurt; et ce qui existe; et ce qui n'existe pas; et ce qui a existé; et ce qu'il y aura; et ce qui n'aura jamais plus lieu; le temps et l'espace sont là et sont dissous dans l'intemporel; et le prodigieux mystère est là de tout ce qui détermine l'indéterminé; et la sanctification est là; et l'homme meurt de tant vivre."
    Carlo Suarès, La Bible restituée, Editions Cohérence, Strasbourg

    source : http://www.psy-spi.com/je%20suis%20ce%20que%20je%20suis.htm


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  • L'enseignement de Jésus

    Le message de Jésus semble prolonger celui de Jean-Baptiste en s'inscrivant dans la fièvre apocalyptique du monde juif au Ier siècle tandis que certains exégètes préfèrent voir Jésus comme un maître de sagesse populaire, la dimension apocalyptique relevant d'une lecture postérieure, sous l'éclairage de la foi chrétienne. Ce message, original et varié, entre néanmoins difficilement dans les catégories socioreligieuses préalablement établies. On peut cependant souligner plusieurs points de rupture avec Jean le Baptiste : Jésus n'est pas un ascète, il présente un Dieu de grâce, de jugement et de l'amour sans limite qui inverse l'exhortation de Jean à la conversion sur fond de colère divine. Enfin, Jésus est celui par qui le jour vient quand Jean annonçait l'aube.

    C'est l'annonce du « Royaume de Dieu » qui constitue le cœur de sa prédication en des termes qui, s'ils reprennent l’attente des Juifs qui espèrent la venue d’un Messie qui restaurera l’indépendance d’Israël, déplacent cet espoir : le Royaume de Dieu selon Jésus inaugure le nouveau rapport avec Dieu qui se prépare à intervenir dans le monde pour le gouverner directement.

    Sa doctrine paraît d'emblée sûre et originale. Son enseignement est essentiellement connu à travers les Évangiles, qui en font le récit, et les commentaires qui en seront faits dans le reste du Nouveau Testament. Son enseignement et son action montrent une très bonne connaissance des textes religieux et de la loi juive. Il utilise deux méthodes typiques des docteurs de la Loi, ses contemporains : le commentaire des textes canoniques et l'usage de meshalim ou Paraboles dont il fait le ressort privilégié de sa pédagogie. Par cet usage de la parabole, Jésus laisse souvent l'auditeur libre de ses réactions, en ne le prenant pas de front.

    Mais il n'en pratique pas moins un enseignement d'autorité qui tranche avec les enseignements des scribes, se réclamant eux toujours de l'autorité d'une source. Jésus est néanmoins respectueux de la Loi de Moïse et, si la proximité de Jésus avec les pêcheurs ou des épisodes comme son affirmation que les besoins de l'homme préemptent sur la prescription du sabbat ont pu choquer les pieux de son temps, on ne peut pas dire que Jésus ait violé les lois de pureté chère aux pharisiens, au contraire de ses disciples qu'il ne condamne pourtant pas.

    Son action suscite des réactions fortes et contrastées. On trouve à la fois des témoignages sur de grandes foules qui le suivent et le cherchent, montrant un indéniable succès populaire, et d'autres le montrant vivant dans une quasi-clandestinité au milieu de populations hostiles.

    source : http://fr.wikipedia.org/wiki/J%C3%A9sus_de_Nazareth#Son_enseignement


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  • Jésus le thaumaturge

    Jésus se fait connaitre localement, dans un premier temps comme guérisseur thaumaturge. Dans l'exercice de cette activité, sur laquelle il fonde la légitimité de son enseignement et qui attirait les foules autour de lui, on peut noter des modes opératoires variés, en comparant par exemple la guérison en trois étapes de l'aveugle de Bethsaïde, et celle - à distance et d'une seule parole - de Bar Timée à Jéricho, ou bien celle qui s'effectue par une prière intense et le jeune, dans le cas d'un démon particulièrement rétif.

    Ces pratiques thérapeutiques, dont le fondement est d'ordre religieux puisque les maladies étaient alors perçues comme la sanction divine des péchés, étaient répandues dans le monde gréco-romain et parmi les rabbi juifs dont Jésus reproduit parfois des gestes thérapeutiques connus. La pratique de Jésus se distingue néanmoins par le nombre de miracles rapportés et dans le refus par leur auteur de se les voir attribués : Jésus se présente comme le vecteur de Dieu, en opérant dans le présent les guérisons espérées dans le cadre eschatologique juif. Outre les miracles thérapeutiques, Jésus pratique également des exorcismes, des prodiges, des sauvetages ou des miracles exemplatifs de son interprétation de la Loi juive.

    Les évangiles insistent souvent plus sur la confiance des bénéficiaires de miracles qu'ils ne s'attardent sur le détail des manipulations. Jésus présente les miracles comme une anticipation de l'accès au bonheur éternel auquel a droit chaque humain, y compris les plus pauvres. L'évangile selon Marc rapporte que c'est ce pouvoir d'opérer guérisons et prodiges qui aurait été transmis à ses disciples, plutôt que la capacité de communication avec la divinité.

    Les textes révèlent à cet égard un comportement général de Jésus fait de bienveillance, tourné vers les gens, particulièrement ceux plongés dans une situation personnelle ou sociale méprisée et difficile : les femmes, particulièrement les veuves, les malades, les lépreux, les étrangers, les pécheurs publics ou les collecteurs de l'impôt romains. Cette façon d'être, associée à une dénonciation de l'hypocrisie et de toute forme de mensonge, lui attirera inévitablement nombre d'admirateurs en provoquant simultanément de l'hostilité.
    Article détaillé : Miracles dans le Nouveau Testament.

    source : http://fr.wikipedia.org/wiki/J%C3%A9sus_de_Nazareth#Le_thaumaturge


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  • Louis Segond (LSG)

         17Il descendit avec eux, et s'arrêta sur un plateau, où se trouvaient une foule de ses disciples et une multitude de peuple de toute la Judée, de Jérusalem, et de la contrée maritime de Tyr et de Sidon. Ils étaient venus pour l'entendre, et pour être guéris de leurs maladies.

        18Ceux qui étaient tourmentés par des esprits impurs étaient guéris.

        19Et toute la foule cherchait à le toucher, parce qu'une force sortait de lui et les guérissait tous.

        20Alors Jésus, levant les yeux sur ses disciples, dit: Heureux vous qui êtes pauvres, car le royaume de Dieu est à vous!

        21Heureux vous qui avez faim maintenant, car vous serez rassasiés! Heureux vous qui pleurez maintenant, car vous serez dans la joie!

        22Heureux serez-vous, lorsque les hommes vous haïront, lorsqu'on vous chassera, vous outragera, et qu'on rejettera votre nom comme infâme, à cause du Fils de l'homme!

        23Réjouissez-vous en ce jour-là et tressaillez d'allégresse, parce que votre récompense sera grande dans le ciel; car c'est ainsi que leurs pères traitaient les prophètes.

        24Mais, malheur à vous, riches, car vous avez votre consolation!

        25Malheur à vous qui êtes rassasiés, car vous aurez faim! Malheur à vous qui riez maintenant, car vous serez dans le deuil et dans les larmes!

        26Malheur, lorsque tous les hommes diront du bien de vous, car c'est ainsi qu'agissaient leurs pères à l'égard des faux prophètes!

        27Mais je vous dis, à vous qui m'écoutez: Aimez vos ennemis, faites du bien à ceux qui vous haïssent,

        28bénissez ceux qui vous maudissent, priez pour ceux qui vous maltraitent.

        29Si quelqu'un te frappe sur une joue, présente-lui aussi l'autre. Si quelqu'un prend ton manteau, ne l'empêche pas de prendre encore ta tunique.

        30Donne à quiconque te demande, et ne réclame pas ton bien à celui qui s'en empare.

        31Ce que vous voulez que les hommes fassent pour vous, faites-le de même pour eux.

        32Si vous aimez ceux qui vous aiment, quel gré vous en saura-t-on? Les pécheurs aussi aiment ceux qui les aiment.

        33Si vous faites du bien à ceux qui vous font du bien, quel gré vous en saura-t-on? Les pécheurs aussi agissent de même.

        34Et si vous prêtez à ceux de qui vous espérez recevoir, quel gré vous en saura-t-on? Les pécheurs aussi prêtent aux pécheurs, afin de recevoir la pareille.

        35Mais aimez vos ennemis, faites du bien, et prêtez sans rien espérer. Et votre récompense sera grande, et vous serez fils du Très Haut, car il est bon pour les ingrats et pour les méchants.

        36Soyez donc miséricordieux, comme votre Père est miséricordieux.

        37Ne jugez point, et vous ne serez point jugés; ne condamnez point, et vous ne serez point condamnés; absolvez, et vous serez absous.

        38Donnez, et il vous sera donné: on versera dans votre sein une bonne mesure, serrée, secouée et qui déborde; car on vous mesurera avec la mesure dont vous vous serez servis.

        39Il leur dit aussi cette parabole: Un aveugle peut-il conduire un aveugle? Ne tomberont-ils pas tous deux dans une fosse?

        40Le disciple n'est pas plus que le maître; mais tout disciple accompli sera comme son maître.

        41Pourquoi vois-tu la paille qui est dans l'oeil de ton frère, et n'aperçois-tu pas la poutre qui est dans ton oeil?

        42Ou comment peux-tu dire à ton frère: Frère, laisse-moi ôter la paille qui est dans ton oeil, toi qui ne vois pas la poutre qui est dans le tien? Hypocrite, ôte premièrement la poutre de ton oeil, et alors tu verras comment ôter la paille qui est dans l'oeil de ton frère.

        43Ce n'est pas un bon arbre qui porte du mauvais fruit, ni un mauvais arbre qui porte du bon fruit.

        44Car chaque arbre se connaît à son fruit. On ne cueille pas des figues sur des épines, et l'on ne vendange pas des raisins sur des ronces.

        45L'homme bon tire de bonnes choses du bon trésor de son coeur, et le méchant tire de mauvaises choses de son mauvais trésor; car c'est de l'abondance du coeur que la bouche parle.

        46Pourquoi m'appelez-vous Seigneur, Seigneur! et ne faites-vous pas ce que je dis?

        47Je vous montrerai à qui est semblable tout homme qui vient à moi, entend mes paroles, et les met en pratique.

        48Il est semblable à un homme qui, bâtissant une maison, a creusé, creusé profondément, et a posé le fondement sur le roc. Une inondation est venue, et le torrent s'est jeté contre cette maison, sans pouvoir l'ébranler, parce qu'elle était bien bâtie.

        49Mais celui qui entend, et ne met pas en pratique, est semblable à un homme qui a bâti une maison sur la terre, sans fondement. Le torrent s'est jeté contre elle: aussitôt elle est tombée, et la ruine de cette maison a été grande.

    source : http://www.biblegateway.com/


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  •     La doctrine des esséniens présente les aspects d'un dualisme mitigé, que l'on respire dans les Évangiles et les Épîtres de Jacques et Jean. A posteriori, cette doctrine a dévié dans deux directions opposées : le dualisme absolu du manichéisme, et l'abandon du dualisme d'un autre côté, chez les catholiques en particulier. Il faudrait peut-être se référer à l'essénisme pour retrouver l'essence du message chrétien d'origine.
        Les esséniens se représentent Dieu comme un principe de totalité. L'homme, en tant que chair, est le néant. Ils attachent à Dieu le caractère d'unité, avec les mêmes caractéristiques que le Verbe dans l'Évangile de Saint Jean. Le Verbe – si on ne précise pas quelle personne, quel temps, quel verbe – serait l'essence de l'action, le «chaos», le «tout», le «tohu-bohu» que les cathares considéraient comme le principe du monde. Les hommes sont entre l'esprit mauvais et l'esprit bon, ils peuvent s'identifier à l'un ou à l'autre. Dans l'essénisme comme dans le zoroastrisme, c'est Dieu qui a créé ces deux esprits. Le Bien : c'est la totalité, l'infinité, l'autorité. Il inclut donc le mal ; or ce dernier est néant car il n'est que lui seul. Les esséniens, comme les cathares, rejetaient le monde. Ils lui associaient le mal, la corruption, la luxure, le péché.

    source : http://spirizine.free.fr/n1/esseniens.html


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  • Guérisons

    31.- Le fluide universel est, comme on l'a vu, l'élément primitif du corps charnel et du périsprit, qui n'en sont que des transformations. Par l'identité de sa nature, ce fluide, condensé dans le périsprit, peut fournir au corps les principes réparateurs ; l'agent propulseur est l'Esprit, incarné ou désincarné, qui infiltre dans un corps détérioré une partie de la substance de son enveloppe fluidique. La guérison s'opère par la substitution d'une molécule saine à une molécule malsaine. La puissance guérissante sera donc en raison de la pureté de la substance inoculée ; elle dépend encore de l'énergie de la volonté, qui provoque une émission fluidique plus abondante et donne au fluide une plus grande force de pénétration ; enfin, des intentions qui animent celui qui veut guérir, qu'il soit homme ou Esprit. Les fluides qui émanent d'une source impure sont comme des substances médicales altérées.
    32.- Les effets de l'action fluidique sur les malades sont extrêmement variés, selon les circonstances ; cette action est quelquefois lente et réclame un traitement suivi, comme dans le magnétisme ordinaire ; d'autres fois, elle est rapide comme un courant électrique. Il est des personnes douées d'une puissance telle, qu'elles opèrent sur certains malades des guérisons instantanées par la seule imposition des mains, ou même par un seul acte de la volonté. Entre les deux pôles extrêmes de cette faculté, il y a des nuances à l'infini. Toutes les guérisons de ce genre sont des variétés du magnétisme et ne diffèrent que par la puissance et la rapidité de l'action. Le principe est toujours le même : c'est le fluide qui joue le rôle d'agent thérapeutique, et dont l'effet est subordonné à sa qualité et à des circonstances spéciales.
    33.- L'action magnétique peut se produire de plusieurs manières :
    1° Par le fluide même du magnétiseur ; c'est le magnétisme proprement dit, ou magnétisme humain, dont l'action est subordonnée à la puissance et surtout à la qualité du fluide ;
    2° Par le fluide des Esprits agissant directement et sans intermédiaire sur un incarné, soit pour guérir ou calmer une souffrance, soit pour provoquer le sommeil somnambulique spontané, soit pour exercer sur l'individu une influence physique ou morale quelconque. C'est le magnétisme spirituel, dont la qualité est en raison des qualités de l'Esprit ;
    3° Par le fluide que les Esprits déversent sur le magnétiseur et auquel celui-ci sert de conducteur. C'est le magnétisme mixte, semi-spirituel ou, si l'on veut, humano-spirituel. Le fluide spirituel, combiné avec le fluide humain, donne à ce dernier les qualités qui lui manquent. Le concours des Esprits, en pareille circonstance, est parfois spontané, mais le plus souvent il est provoqué par l'appel du magnétiseur.
    34.- La faculté de guérir par l'influence fluidique est très commune, et peut se développer par l'exercice ; mais celle de guérir instantanément par l'imposition des mains est plus rare, et son apogée peut être considéré comme exceptionnel. Cependant on a vu à diverses époques, et presque chez tous les peuples, des individus qui la possédaient à un degré éminent. En ces derniers temps, on en a vu plusieurs exemples remarquables, dont l'authenticité ne peut être contestée. Puisque ces sortes de guérisons reposent sur un principe naturel, et que le pouvoir de les opérer n'est pas un privilège, c'est qu'elles ne sortent pas de la nature et qu'elles n'ont de miraculeux que l'apparence.

    Allan Kardec, La Genèse selon le spiritisme (1868)
    CHAPITRE XIV - Les Fluides
    source : http://spirite.free.fr/ouvrages/genese/genese15.htm#lien9


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  •     Lorsque Dieu créa l'homme, ce fut par un rétrécissement. Sa volonté infinie se replia en un être fini. C'est par une contraction de lui-même en lui-même qu'il laissa place à la créature. Tsimtsoum. Je ramène mon moi au néant, je rabaisse ma subjectivité, pour apercevoir en sa vérité la sagesse initiale, celle du commencement, avec tous les possibles, les changements et les évolutions incessantes de la volonté pure. Par là, je découvre tout ce que je n'avais pu soupçonner dans mon état conscient. Je fais une place à l'autre en tant qu'autre, celui qu'englué en moi-même je n'avais pas vu. Je suis le créateur sur le point de créer par l'ébauche ineffable du premier geste. Je découvre le monde divin - l'altérité totale, la transcendance absolue - en action en moi.
        Mais il faut pour cela pratiquer une longue ascèse ; renoncer aux valeurs de ce monde, se désintéresser de soi-même, se débarrasser de l'amour-propre, de l'orgueil, de l'intérêt personnel - et de la tristesse aussi, car les pleurs font oublier Dieu. Il faut faire le vide en soi, pour pouvoir déchiffrer tout ce qui était déjà là, à l'état latent, sans qu'on le sache, dans les pensées, les paroles, les désirs et les souvenirs. Ils faut délivrer la volonté captive pour lui rendre toute sa force.
        Alors seulement on peut parvenir à la véritable connaissance des choses. A l'inverse de la raison qui réduit les objets qu'elle appréhende à elle-même, par une répétition tautologique du même, la deveqout fait abstraction du moi pour envisager l'autre - c'est-à-dire le prendre avec soi.
        C'est pourquoi la deveqout était notre intelligence en même temps que notre éthique. Elle était le centre de notre vie, le noyau de la Rédemption. Car c'est par elle que se pressent et s'accomplit le Messie. Comme Dieu, il ne se révélera pas dans sa totalité, mais sur le mode d'une rétraction. Et lorsqu'il nous délivrera, il réunira en chaque pensée, chaque parole et chaque acte les étincelles divines qui en nous sont dispersées.

    Eliette Abécassis, Qumran, p.80-81
    Le Livre de Poche, Paris, 1996


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