• Côme Tilman, apparition mariale de Beauraing (Pourquoi pas 1933-08-04)(donum.uliege.be_expo_pourquoipas)

    à télécharger et lire sur le site donum.uliege.be/expo/pourquoipas
    Pourquoi pas ?  du 4 août 1933


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  • Cultes originaux de paris (Paris-midi, 06 mars 1924)

        Initiatique universelle ou les cultes originaux de Paris.

        L'Ordre Martiniste et Synarchique, nous annonce-t-on, a repris ses travaux. Voilà une bonne nouvelle. Elle nous apprend que toutes les croyances, comme tous les goûts, sont dans la nature.
        D'ailleurs, les pieux Martinistes ne sont pas les seuls à pratiquer un culte aussi digne qu'original... Au fond d'une petite rue du XVe arrondissement, fleurit en une église discrète le culte du suédois Swendenberg. Et pas bien loin de là un monsieur O*** W*** dirige une revue qui ne s'atteste rien moins que l' « Organe de mouvement universel de régénération initiatique ». Et un peu plus loin, à Auteuil, un autre monsieur A*** J*** dirige une « Société d'harmonie universelle ».
        L'univers, dans tout cela, comme on le voit, est fortement mis à contribution... Et, non loin du carrefour de Buci, nous trouvons le siège des « Amitiés Spirituelles », centre des « Conférences Sédir ». Sédir est une sorte d'apôtre qui va par le monde prêchant un christianisme un peu différent de celui du catéchisme, mais, parait-il, non moins aimable.
        On nous signale, d'autre part, « l'Université du Sphynx » que dirige l'alchimiste-philosophe J.-C***. Et nous connaissons la « Société Théosophique », avenue Rapp.
        Quant à l' « Antoinisme », – qui ne le connait ? – il a vingt temples, dont seize en Belgique, trois en France et un à Monaco. C'est le culte d'Antoine le Guérisseur, devenu, après sa mort, Antoine le Généreux. Il mourut en 1912. Après avoir travaillé dans les mines, il s'était adonné à la seule charité et fit des guérisons et des miracles nombreux. Son évangile se compose de « Dix principes révélés en prose ». Le sixième est particulièrement significatif : « Quand vous voudrez connaitre la cause de vos souffrances, que vous endurez toujours avec raison, vous la trouverez en l'incompatibilité de l'intelligence avec la conscience. » N'est-ce pas admirable ?... Depuis la mort du Père, celui-ci s'étant désincarné et étant apparu à ses adeptes pour les avertir que la Mère le remplacerait, c'est une sainte femme qui monte à la tribune du temple pour les « opérations générales » les quatre premiers jours de chaque semaine.
        Et il y a encore, avenue Rapp, le culte catholico-bouddhique...
        En cherchant bien on en trouverait d'autres.

                                                              Le Planton.

    Paris-midi, 6 mars 1924


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  • Petites religions de Paris (L'Intransigeant 1 juillet 1924)

     PROMENADES PARISIENNES

    Les petites religions
              de Paris

           De Clotilde à Antoine

        Elles sont beaucoup plus nombreuses qu'on ne saurait l'imaginer ; sans compter tous les schismes d'Orient, les loges spirites, martinistes, rosi-cruciennes, les théosophes, les swedenborgiens, n'y a-t-il pas, depuis quelques années, de gauche et de droite en cet immense Paris, toutes les hérésies secrètes, hospitalisées avec les étrangers qu'une patrie ingrate, ou simplement prudente, a rejetés sur nous ?
        L'armée du Vice et de la Folie, les priseurs de neige, les morphinomanes, les crotisants, les célébrants de messes noires et roses, tous les magistes de haute et de basse volée, guérisseurs, pythonisses, voyantes, ne sont-ils pas les précurseurs, les apôtres, les zélateurs, les missionnaires, et quelquefois les martyrs sans gloire d'un nombre infinis de religions caricaturales dont les rites et la liturgie sont définitivement arrêtés ?
        L'étude de ces croyances maléfiques nous entraînerait trop loin et, pour nous en tenir aux religions spirituelles, qui ne sont pas toujours les moins dangereuses, signalons l'active Armée du Salut, ou encore, comme exemple plus frappant de « petite religion », le Culte Antoiniste.
        L'antoinisme a été fondé par le père et la mère Antoine, de Jemeppe-sur-Meuse, en Belgique. La France, possède cinq temples antoinistes et Paris a le sien, situé rue Wurtz et rue Vergniaud, au versant de la Butte aux Cailles.
        L'antoinisme ou religion du nouveau spiritualisme, a pour pape le père Antoine, « continuateur du Christ ». Les Antoinistes sont des guérisseurs par la foi, comme l'abbé Julio ; ils ont commencé la publication d'un bulletin, l' « Unitif », dans lequel ils exposent, en termes du reste insuffisamment clairs, la révolution de l'antoinisme et sa mission.
        La Religion de l'Humanité, fondée par Auguste Comte, a deux temples dans Paris. Nous avons visité récemment celui de la rue Payenne, au Marais. C'est là qu'est morte Clotilde, « la tendre et immaculée inspiratrice » de Comte, nous apprenons qu'elle a souffert, au troisième étage de cette maison, « sa touchante passion, qu'elle y est morte, sous les yeux de son incomparable adorateur et de la « noble prolétaire », Sophie Thomas, née Bliaux, le 5 avril 1846 ; le sublime Régénérateur fut le seul à dévoiler, à travers son exquise modestie, sa sublime grandeur, morale et mentale », etc.
        La maison n° 5 rue Payenne a été achetée en totalité pour la Religion de l'Humanité ; la plupart des pièces sont inoccupées et sonnent le vide.
        Le temple est formé d'un autel de bois sculpté : on y voit les bustes de différents bienfaiteurs de l'humanité, artistes, savants. C'est le 28 août 1903 (16 Gutenberg 49 de l'ère normale, calendrier Comte) que fut consacré ce temple, placé sous la garde d'une portière.
        Lors de notre visite, une personne qui errait dans les couloirs nous dit, en désignant l'autel : « Ça tire sur le catholique ». Cela peut tirer, en effet, sur le catholique, mais c'est, en tout cas, vertigineusement triste.
        Ce qu'est la Religion de l'Humanité, vous pouvez l'apprendre en lisant Auguste Comte et ses nombreux commentateurs : elle veut le bonheur de l'humanité, « sur la Terre et dans l'Espace », rien de plus, rien de moins.
        Quelques échantillons d'humanité du Marais ne nous ont point caché que, selon eux, la grande maison vide de la rue Payenne devrait être mise en location, ce qui procurerait quatre ou cinq appartements à des familles qui en ont le plus grand besoin.
        Clotilde, la « suave patronne », et le Régénérateur pourraient suggérer cette pensée au groupe positiviste. Ce serait là d'un positivisme social... tout à fait positif – un peu de bonheur pour quelques « nobles prolétaires », sur cette terre et même dans l'espace. – MARIUS Boisson.

    L'Intransigeant, 1 juillet 1924


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  •     Francis (ou François) Schlatter, né en Alsace, près de Sélestat, s'est fait connaître à Denver et Albuquerque (Amérique) pour avoir guéri également des foules. Il a écrit The Life of the Harp in the Hand of the Harper (La vie de la harpe dans la main du harpeur) disponible en partie sur GoogleBooks qui évoque sa retraite de trois mois à Datil (Nouveau Mexique).

    Francis Schlatter.  Treating in the rain (wikipedia-en)

    Francis Schlatter.  Treating in the rain (source : wikipedia-en)
    https://www.loc.gov/item/92519467/

        Un long article de Jean Finot, l'auteur de Saints initiés et possédés modernes (1918), nous renseigne de la faculté de guérison de Francis Schlatter.

     

        Une biographie en anglais contient plusieurs photographies.

        On peut lire aussi la page anglaise wikipedia qui lui est consacrée.

        Un site de promotion de la biographie de Gil Alonso-Meir existe : http://francois-schlatter.org/


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  • Quand l'esprit humain...

        Depuis la guerre surtout, le nombre des théosophistes s'est considérablement accru : « On prétend même qu'il atteindrait aujourd'hui cinquante mille (membres de la Société Théosophique) et, au Congrès de Paris, trente-trois nations étaient représentées. »
        En juillet 1919, une décision de la Congrégation du Saint-Office condamnait le théosophisme « dont les doctrines ne sont pas conciliables avec la foi catholique ».
        Les catholiques – ceux qui ont la foi – savent donc à quoi s'en tenir. Mais que de baptisés, tombés dans l'indifférence, que l'au-delà tourmente, et qui se sentent attirés vers cette religion nouvelle qui a l'air de ne pas renier Jésus, dont les théories de la survie, de la réincarnation, etc., nourrissent certains sentiments et calment certaines inquiétudes.
        C'est évidemment dans les pays protestants où l'idée chrétienne est en pleine décomposition, que le théosophisme fleurit. Le libre examen, l'absence de toute autorité qui définit, décide et condamne, devaient, de toute nécessité, conduire le protestantisme à toutes les déformations et même à toutes les aberrations.
        Mais la déchristianisation des nations catholiques prépare la voie, chez nous aussi, aux plus tristes abdications.
        Et si nous avons conservé plus de bon sens que les peuples anglo-saxons, ne faisons toutefois pas les fiers : ne connaissons-nous pas l'antoinisme?...
        « Quand l'esprit humain s'éloigne du catholicisme, il n'est aucune absurdité qu'il ne finisse par l'admettre. »

                                                           Abbé R.-G. VAN DEN HOUT.

    Revue Catholique, 23 juillet 1926


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  • België - Sekten (Nieuwe Rotterdamsche Courant 08-08-1925)

    België.

    Sekten.

    (Particuliere correspondentie)

                                       Brussel, 6 Augustus.

        Dezer dagen hebben in het hart van het land, – meer bepaald: te Schaerbeek, Brusselsche voorsted en naar uitgebreidheid en bevolking de vijfde gemeente van België, – de zoogenaamde Antoinisten hun hoofdtempel ingehuldigd. Heeren, waarvang de meesten Waalsche mijnwerkers zijn, doch waaronder men ook geesteliik-ontwikkelden kan tellen, en die niet alles Belgen zijn, want de leer heeft ook in het buitenland aanhangers. – heeren in de lange jas met opstaandep kraag der Angel-Saksische clergymen en den hoogen hoed met platte randen van den Zuid-Franschen wijnkoopman van vóór een kwarteeuw, vergezelden dames die er uitzagen als nogal kokette kloosterzusters. ik bedoel nonnen die niet al te strikt het opgejegde habijt eerbiedigen, maar dochtans schuw lijken voor te losse wereldschheid. Zij samen kwamen, in België's hoofdstad, of even daarbuiten, gewapend met een valies en eerbiedwekkende vroomheid, hun geloof bevestigen in den levensregel, die hun door wijlen Antoine-den-Genezer was opgelegd. Enkele jaren geleden hebben zij den Belgischen staat om erkenning gevraagd van wat zij hun godsdienst noemen. Gij weet dat die staat drie officieele godsdiensten heeft aangenomen, het wil zeggen, dat hij de bedienaars ervan bezoldigt: het zijn de katholieke, de protestantsche en de Israëlietische. De Antoinisten houden het ervoor, dat zij evenveel recht hebben op het geld van den Belgischen staatsburger. Ik weet niet goed of de toenmalige Belgische regeering op hunne wenschen en bevestigingen is ingegaan. Maar ik weet dat de Antoinisten dezer dagen te Schaerbeek een tempel hebben ingewijd, dien ze vermoedelijk met eigen centen helben opgetrokken. Het geen bewijst dat zij eene macht uitmaken, misschien meer geestelijk nog dan geldelijk, want de meeste adepten zijn geen rijke lieden, en het is hun getal meer dan hunne persoonlijke pecuniaire draagkracht die het feit mogelijk heeft gemaakt. Hun getal te Brussel was dan ook niet gering: zij waren een tamelijk-vreemde versiering van het ledig-geloopen vacantie-Brussel.
        Ik kan u in gemoede verzekeren dat ik, met al mijn eerbied voor welke geestelijke overtuiging ook, geen Antoinist ben. Verwacht dan ook van mij geene inwijding in de gezindte dezer sekte. Ik weet dan ook, en dan nog slechte ongeveer, dat zij werd gesticht door een zeer eenvoudig man, die beweerde de macht te bezitten, de kranken te genezen bij eenvoudige oplegging der handen en zelfs alleen bij kracht van het gebed. Deze „Antoine de Guérisseur”, zoals men hem in Wallonië noemde, moet in aller daad wenderen hebben verricht, het is te zeggen dat hij eene wonderwekkende overtuigingskracht bezat, die natuurlijk uitging van een heilig geloof in zichzelf. Zijne actie was veelvuldig en verwekke buitengewone belangstelling, die in mystieke geesdrift ontaardde. De geestdrift leidde tot dogma, waar deze Antoine zich toe leende. Zijn thaumaturgie werd een godsdienst, eene liturgie, misschien minder door hemzelf dan door zijne volgelingen vastgelegd. En toen bij, een vijftiental jaar geleden, stierf, liet hij eene kerk na, met vaste leerstelsels, een stevigen levensregel, en eene oude echtgenoote die na hem als opperpriesteres ging fungeeren. Deze kerk heeft hare tempels, ook in het buitenland, naar het heet. De laatste daarvan is komen te staan in Schaerbeek, eene voorstad die voorloopig alleen om hare krieken bekend stond, en om de koppigheid van hare inwoners die men daarom, cum reverentia, ezels pleegt te noemen.

        Feitelijk is het Antoinisme minder een godsdienstig dan een psychologisch verschijnsel. Gij weet dat de bevolking van België in hare meerderheid onwrikbaar-Roomsch is, zij het dan misschien ook minder in de praktijk dan uit overlevering. Het socialisme heeft echter, serdert de jaren tachtig reeds, aan die voorvaderlijkheid duchtig geknaagd, vooral onder de werklieden van het industrieele Walenland. Nochtans blijkt het wel, dat de behoefte aan een godsdienstig leven er warm is gebleven, warmer zelfs dan in het traditioneel-godvruchtig Vlaanderen van landhouwers. Herinnert u hoe Vincent van Gogh inzag, dat evangelisatie in de kolenstreek van het Borinage vruchtdragend kon worden. Zoo de menschen er de katholieke kerk verlaten, dan is het meermaals om aan spiritisme en occultisme te gaan doen. Geen wonder dan ook dat een Antoine le Guérisseur er gemakkelijk adepten vond, en in grooten getale. Waaruit zou kunnen blijken dat de Walen naar den aard nog meer godsdienstig zijn aangelegel dan de Vlamingen, den welken men in deze zoo dikwijls hunne stompzinnigheid heeft verweten, omdat zij, met heel wat vrijheid trouwens, en zelfs met zeldzame bandeloosheid, der moederkerk getrouw bleven.
        Die getrouwheid is overigens betrekkelijk, en eene mededeeling op het historisch en archeologisch Congres, dat op dit oogenblik te Brugge plaats heeft, komt het doorslaand bevestigen. Niet alleen hebben wij in Vlaanderen, niet ver van Oudenaerde, te Maria-Hoorebeke namelijk, een dorp dat in zijn geheel, of nagenoeg, Evangelisch-protestantsch is en blijft (een misschien-eenig verschijnsel in België), maar in de Roomsch-katholieke kerk-zelve zou eene sekte bestaan die, zonder eigenlijk heterodoxe te zijn, nochtans, afgescheiden leeft: de sekte namelijk die zich noemt deze der Stevenisten.
        De leerstelling is eigenlijk uit Frankrijk orer ons heen gekomen. En hij is tevens eene zoo goed als onbegrijpelijk anachronisme.
        Toen, in 1806, tusschen de paus Pius den Zevende en den eersten Consul Bonaparte het Concordaat gesloten werd, weigerden een aantal Fransche priesters aan de inschikkelijkheid van den Heiligen Vader toe te geven. Acht en dertig bisschoppen, die trouwens de wijk naar Engeland hadden genomen, kwamen tegen de nieuwe regeling op. Men noemde ze de
    Anticoncordataires”. Hunne houding werd door sommigen in België gevolgd, dat anders over het algemeen vrij onverschillig bleef. Zekere Cornelius Stevens, waarschijnlijk in hoofdzaak gedreven door zijn haat tegen Napoleon en dezes godsdienstige politiek, wilde van het Concordaat niet hooren. Deze priester wist een groot aantal aanhangers to winnen, vooral in het Zuiden van Brabant. Zijne stelling werd tot in het aartsbisdom Mechelen aangenomen; zij verbreidde zich gemakkelijk in West-Brabant nit. Pastoors als Janssens, die te Pepinghem stond, en Winnepenninck, te Leerbeek, waren zijne vurige aanhangers. En aldus werd eene echte sekte gevormd.
        De laatste Stevinistische priester stierf in 1842. Maar met hem stierf de sekte geenszins uit. Bij gebrek aan bedienaars verzaakten de aanhangers alle sakramenten. Zij kozen zich voortaan wereldlijke pastoors, en onder die pastoors zijn er zelfs vrouwen geweest.
        Het Stevinisme is niet uitgestorven. Talrijke, meestal welgestelde landbouwers uit Zuid-Brabant meet bepaald uit de omstreken van Halle, beroemde bedevaartplaats, blijven, in hunne stevinistische orthodoxie, van de andere geloovigen afgezonderd. Zij trouwen onder elkander, en staan elkander bij. Zij zijn eene kleine kerk in de groote, maar eene zeer geslotene, en die zich meestal afzijdig houdt. Zij heeft trouwens to Lerbeek haar afzonderlijken tempel.
        Ook in West-Vlaanderen vindt men Stevenisten. In 1819 werd Napoleon in den ban der kerk gezet: sommige West-Vlaamsche priesters vonden er het voorwendsel in, om te weigeren na de mis zijn naam in het openbaar gebed te noemen. Het bracht van lieverlede meê, dat tusschen de malcontenten van Brabant en West-Vlaanderen toenadering kwam, al gingen zij van een verschillend standpunt uit.
       En het bracht meê, dat er huwelijken werden gesloten ook tusschen Brabantsche en West-Vlaamsche Stevenisten.
        Wat wellicht van heel de geschiedenis de zuiverste uitslag is.

    Nieuwe Rotterdamsche Courant, 08 Augustus 1925

     

    Traduction :

    Belgique.

    Sectes.

    (Correspondance privée)

                                       Bruxelles, le 6 août.

        Aujourd'hui, au cœur du pays, – plus précisément : à Schaerbeek, dans la banlieue bruxelloise et devant l'immensité et la population de la cinquième commune de Belgique, – les dits Antoinistes ont inauguré leur temple principal. – Des messieurs, dont la plupart sont des mineurs wallons, mais sous lequel on peut aussi compter des mineurs qui se sont développés spirituellement, et qui ne sont pas tous Belges, car la doctrine a aussi des disciples à l'extérieur, – des messieurs en long manteau avec le col des ecclésiastiques anglo-saxon debout sur leur col et le haut chapeau à bords plats du marchand de vin du sud de la France d'avant un quart de siècle, accompagnaient des dames qui ressemblaient à des sœurs monastiques plutôt coquettes, des religieuses qui ne respectent pas strictement l'habit précipité, mais semblent néanmoins trop timides dans leur mondanité. Ils se sont réunis, dans la capitale de la Belgique, ou juste à l'extérieur, armés d'une valise et d'une piété respectueuse, pour confirmer leur foi dans la règle de vie qui leur a été imposée par feu Antoine-le-Guérisseur. Il y a quelques années, ils ont demandé à l'État belge la reconnaissance de ce qu'ils appellent leur religion. Vous savez que cet État a adopté trois religions officielles, c'est-à-dire qu'il rémunère ses ministres : ils sont catholiques, protestants et israéliens. Les Antoinistes sont en faveur d'avoir le même droit à l'argent du citoyen belge. Je ne suis pas sûr que le gouvernement belge de l'époque ait répondu à leurs souhaits et confirmations. Mais je sais que les Antoinistes ont consacré un temple à Schaerbeek ces jours-ci, ce qu'ils ont probablement à faire avec leur propre argent. Cela ne prouve pas qu'ils sont un pouvoir, peut-être plus spirituellement que financièrement, parce que la plupart des adeptes ne sont pas des gens riches et que leur nombre est supérieur à leur capacité pécuniaire personnelle qui a rendu ce fait possible. Leur nombre à Bruxelles n'était donc pas négligeable : il s'agissait d'une décoration assez étrange de la vacance Bruxelles.
        Je peux vous assurer en toute conscience qu'avec tout mon respect pour toute conviction spirituelle, je ne suis pas un antoiniste. Par conséquent, ne vous attendez pas à ce que je sois un initiateur de cette secte. Je sais donc, et même alors mal, qu'elle a été fondée par un homme très simple, qui prétendait avoir le pouvoir de guérir les malades par simple imposition des mains et même seulement par le pouvoir de la prière. Cet "Antoine le Guérisseur", comme on l'appelait en Wallonie, en tout cas, a dû rendre quelques miracles, c'est-à-dire qu'il avait un pouvoir de persuasion miraculeux, qui était bien sûr basé sur une sainte croyance en lui-même. Son action était fréquente et il suscita un intérêt extraordinaire, qui dégénéra en zèle mystique. L'enthousiasme a conduit au dogme auquel cet Antoine s'est prêté. Sa thaumaturgie est devenue une religion, une liturgie, peut-être moins établie par lui-même que par ses adeptes. Et puis, il y a une quinzaine d'années, il est mort, laissant derrière lui une église, avec des doctrines fixes, une règle de vie solide, et une vieille femme qui, après lui, est devenue la grande prêtresse. Cette église a ses temples, même à l'étranger, pour la plupart. Le dernier d'entre eux s'est installé à Schaerbeek, une banlieue autrefois connue uniquement pour ses cerises, et pour l'entêtement de ses habitants, que l'on appelle donc, cum reverentia, habituellement des ânes.
        En fait, l'antoinisme est moins un phénomène religieux que psychologique. Vous savez que la majorité de la population belge est inébranlablement catholique romain, mais peut-être moins en pratique que par tradition. Cependant, le socialisme a, dès les années 1880, grignoté cette ascendance ancestrale, en particulier chez les ouvriers de la Wallonie industrielle. Cependant, il semble que le besoin d'une vie religieuse soit resté fort, encore plus fort que dans la Flandre traditionnellement pieuse des propriétaires terriens. Rappelez-vous comment Vincent van Gogh a réalisé que l'évangélisation pouvait devenir fructueuse dans la région charbonnière du Borinage. Dès que les gens quittent l'Église catholique, c'est plus d'une fois pour s'engager dans le spiritisme et l'occultisme. Il n'est donc pas étonnant qu'un Antoine le Guérisseur y ait facilement trouvé des adeptes, et en grand nombre. D'où pourrait apparaître que les Wallons par nature sont encore plus religieux que les Flamands, pensant qu'en cela leur stupidité a si souvent été blâmée, parce qu'ils, avec beaucoup de liberté d'ailleurs, et même avec rare débridement, sont restés fidèles à l'église mère.

    [le reste de cet article de Karel van de Woestijne traîte des Stévenistes]


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  • Regards 21 septembre 1934


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  • Des pratiques cultuelles réinventées

        A l’ère de la déterritorialisation du religieux, de son individualisation et de son éloignement des institutions, il semble à nouveau opportun de s’interroger sur la pertinence de nos outils pour penser les pratiques cultuelles. Quant au dynamisme des cultes, le moyen considéré comme le plus objectif est encore généralement de type statistique : combien de baptisés ? Combien d’individus présents dans les lieux de culte les jours de cérémonie ? L’activité religieuse des internautes remet cette perspective en cause. Un exemple concret en est donné par le culte antoiniste.

        Fondé en Wallonie au début du XXème siècle par un ancien ouvrier métallurgiste devenu médium et guérisseur, l’Antoinisme a connu son heure de gloire, spectaculairement manifestée par l’érection d’un grand nombre de temples jusque dans les années cinquante. Aujourd’hui, il fait figure de culte en voie d’extinction, si l’on considère l’état de décrépitude et d’abandon des lieux de culte antoinistes, et l’âge avancé des quelques fidèles qui rendent encore grâce à la figure sacrée du fondateur, le père Antoine. Toutefois, sur Internet, force est de constater que le répertoire symbolique antoiniste continue de faire sens pour un certain nombre d’internautes en recherche spirituelle.

        Ce répertoire a été intégré à la sphère New Age, mouvement typique de la postmodernité que l’Antoinisme, lequel puisait à différentes traditions culturelles et religieuses et n’exigeait pas d’exclusivité d’appartenance de la part de ses membres, semblait préfigurer. Sur le Net, les frontières identitaires de l’Antoinisme semblent toutefois se dissoudre partiellement, tant la confusion du culte avec le spiritisme, mouvement avec lequel le père Antoine avait pourtant rompu, paraît évidente dans le chef de certains internautes. Par ailleurs, le refus de toute monétarisation des services religieux, règle essentielle pour les Antoinistes, est parfois mis à mal par des personnes qui se présentent à la fois comme fidèles du père Antoine d’une part, et médiums ou guérisseurs d’autre part.

        Comme le soulignent Miller et Slater, deux anthropologues des nouveaux médias, Internet n’est pas le « cyberespace virtuel » que l’on a longtemps voulu y voir[1]. Les individus et les groupes qui y évoluent ont des liens avec la vie « off line ». Leur activité sur Internet a des conséquences concrètes sur leur vie sociale et quotidienne, comme le montre le fait qu’une internaute très fidèle au cercle de Samsara, un forum New Age, ait décidé après concertation avec d’autres internautes, dont plusieurs Antoinistes, de demander à son médecin de ne pas procéder à l’ablation de son sein cancéreux. Voilà donc une conséquence on ne peut plus physique d’une activité religieuse en ligne.

        D’une manière générale, il faut souligner le dynamisme de l’activité religieuse en ligne, même si les pratiques qui la constituent ne répondent plus nécessairement aux anciens critères de définition du religieux. Si les autorités ecclésiastiques, notamment dans le monde catholique, investissent Internet — nouvelle « terre de mission religieuse » [2] et s’emparent des nouveaux outils de communication, et si les forces religieuses les plus conservatrices ont su s’adapter à l’ère des réseaux sociaux, la Toile regorge également d’une multitude d’espaces où des individus construisent des pratiques et représentations dans une liberté relative par rapport aux dogmes et traditions des différents cultes, contribuant dès lors à une certaine innovation religieuse.

     

    Note:
    1 MILLER D. & SLATER D., The Internet. An ethnographic approach, Oxford, Berg, 2000.
    2 C. Vanderpelen-Diagre et J.-Ph. Schreiber : « Internet, terre de mission religieuse ? » analyse sur ORELA, 16.2.2013.

     

    http://www.o-re-la.org/index.php?option=com_k2&view=item&id=511:internet-terre-de-missionreligieuse-?&Itemid=85&lang=fr

     

    Source : Les Religions et la Laïcité en Belgique - Rapport 2013

    Université libre de Bruxelles, Observatoire des Religions et de la Laïcité (ORELA)

     

    pp.53-54


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  • et christianisme


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  • Document: qui sont les Alévis-Bektachis? Un regard de l'intérieur

    http://religion.info/french/documents/article_658.shtml

     

    Un article intéressant sur ce courant/cette religion méconnu(e).


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  • Exemple de pensées zoroastriste : "Il se peut qu'une chose par rapport à une autre soit un mal;mais dans la limite de sa propre essence,elle n'est pas mauvaise.Ainsi le mal n'existe pas;tout ce que Dieu a créé,il l'a bien créé."


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  • Halle sur la Saale, Peintre-Medium Madame Wilhelmine Assman


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  • Les parents ont enlevé leur fille pour la sortir d'une secte
    Par Paul Ortoli portoli@corsematin.com
    Publié sur Nice-Matin
    Créé le 09/24/2011 - 07:09

    "Un traumatisme." C'est ainsi que la famille Truong a vécu sa garde à vue au commissariat d'Ajaccio qui a abouti il y a trois semaines sur des mises en examen pour « enlèvement et séquestration ». À la fin du mois d'août, Jacques, Danièle et leur fils Joseph Truong, résidant à Salon-de-Provence, emmenaient de force leur fille Marie, âgée de 24 ans avec eux en Corse. Pour s'assurer qu'elle soit bien du voyage, elle sera un temps menottée. Un calmant lui sera même administré pendant la traversée Nice-Bastia. Et un fauteuil roulant sera utilisé pour la transporter... Le compagnon signalera la disparition dans les Bouches-du-Rhône. « Alors que nous étions en vacances en Corse, nous avons été appelés par un enquêteur d'Aubagne qui nous a demandé de nous présenter à la gendarmerie d'Ajaccio ; nous avons fini au commissariat », détaillaient hier les époux Truong.

    "Le corps de Marie mais pas son cerveau"
    Mais devant les policiers, la fille porte plainte contre ses parents. Et tout bascule. « Elle a été le plus souvent libre, elle était heureuse avec nous et nous lui avions juste coupé le portable », poursuivent-ils, non sans faire part de leur inquiétude. Les raisons de cet enlèvement ?
    « Soustraire la jeune femme à une secte, ou à une société secrète » , explique leur avocate, Me Fabienne Boixel-Sanna.
    Pourquoi la Corse ? « Des associations de lutte contre les sectes nous avaient conseillé de lui faire faire un break d'au moins un mois et demi en la coupant de cet environnement néfaste, c'est pourquoi nous avions pris une location à Cargèse où elle avait des souvenirs d'enfance, relate Danièle Truong, la voix serrée, c'était notre dernière chance. »
    Avec son mari, la mère s'est livrée pendant trois années à un véritable travail d'investigation. Au point d'affirmer que leur fille Marie Truong est sous l'emprise du culte antoiniste, une secte référencée dans le rapport parlementaire portant le numéro 2 468. Celle-ci comporterait de 500 à 2 000 adeptes et un temple à Marseille. La famille Truong estime que le compagnon de leur fille, un mécanicien avec qui elle vit depuis 4 ans à Trets, près d'Aubagne, fait partie des Antoinistes, de même que ses parents. « C'est comme si c'était le corps de Marie, mais pas son cerveau, elle est devenue une autre personne et la secte profite de sa générosité pour lui prendre son argent et refuse qu'elle se soigne », résume Danièle Truong.
    Du côté de l'instruction qui désormais est entre les mains de la juge ajaccienne Hélène Gerhards, rien de nouveau.
    « Pour l'heure, aucun lien n'a été établi avec cette secte », affirme le procureur d'Ajaccio, Thomas Pison. Les parents avaient-ils le droit d'enlever leur fille majeure ? La question relève plus du droit que de la morale. Le père, la mère et le fils sont désormais face à leur désespoir. « Nous nous en remettons à la justice », s'étrangle Jacques Truong qui estime avoir « accompli son devoir » en allant chercher sa fille.

    « Docteur de l'âme »
    Avec son épouse, ils reviennent sur une escalade qui a précipité leur enfant « dans les bras des Antoinistes ». Cette famille atypique, fusionnelle, qui a fait le tour du monde, certifie que Marie est « fragile ».
    « Ma fille avait rencontré ce jeune homme il y a quatre ans et était partie environ un an après avec lui dans le sud de la France, vers Auriol en quittant l'Espagne où nous vivions alors », relate Danièle Truong. Lors d'une visite chez les parents du compagnon de sa fille, elle voit pour la première fois le grand tableau d'un barbu. Le père Antoine auréolé des symboles du gourou. « Cela m'a inquiété car ces gens prônaient le bio mais refusaient aussi les soins, assurant qu'il fallait se soigner par l'énergie de la pensée : j'ai eu l'intuition qu'ils faisaient partie d'un mouvement sectaire », confie la mère, la gorge nouée, serrant une lettre de sa fille.
    « Marie a ensuite été victime d'une pneumopathie aiguë car elle vivait dans des conditions précaires ; elle a refusé les antibiotiques, la mère de son compagnon lui avait donné des sachets d'herbe : il a fallu que je force ma fille en faisant venir une infirmière qui la piquait tous les jours », poursuit-elle. Les choses se compliquent, quelques mois plus tard quand la fille doit subir une opération pour des kystes mal placés. « La famille de son copain l'a conduite chez un docteur de l'âme à Hyères, puis un guérisseur, nous l'avons une nouvellefois soignée grâce à l'aide de notre médecin de famille », complète Danièle Truong qui a relevé également que des dons étaient effectués par sa fille à des particuliers. « Elle est retournée avec eux, est déprimée, manipulée et coupée de la plupart de ses amis, elle est professeur de danse, mais ne danse même plus, elle a perdu la joie de vivre : que pouvons-nous faire ? », interrogent les parents. Pas sûr que la justice seule ait une réponse

    source : http://www.coordiap.com/Document/nice-matin-sequestration-2011.pdf

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    Ils voulaient arracher leur fille à l'influence d'une secte
    Kidnappée par ses propres parents qui la croient sous l'emprise d'un mouvement sectaire, Marie, 24 ans, a porté plainte contre eux. « J'ai une vie normale », assure-t-elle.

    Publié le 22.10.2011
    Le Parisien

    Cela ressemble à un scénario de mauvais polar et pourtant tout est bel et bien réel. Début septembre, Marie Truong, 24 ans, est kidnappée par son propre père, Jacques, et son frère cadet, Joseph, devant chez elle dans la région d'Aubagne (Bouches-du-Rhône) alors qu'elle monte dans sa vieille Clio. Le plan de ses ravisseurs un peu spéciaux? Soustraire la jeune femme à l'influence de son petit ami et de sa belle-famille, qui appartiendraient au culte antoiniste*, un mouvement ayant, selon eux, de possibles dérives sectaires.


    « Ils m'ont menottée et même mis des coups de poing dans le crâne (NDLR : aucun coup n'a été constaté par les médecins) car je résistais pour prendre des cachets », confie Marie Truong, qui s'exprime pour la première fois sur cet incroyable rapt familial. Rejointe par sa mère, Danièle, et après deux changements de véhicules, la kidnappée est entravée et droguée lors du trajet qui mène tout ce petit monde dans une chambre d'hôtel à Nice (Alpes-Maritimes). Ses parents — qui ont décidément pensé à tout — utilisent un fauteuil roulant pour la transporter. Le lendemain à l'aube, le périple continue : Marie Truong, plus ou moins vaseuse, se retrouve sur un ferry direction Bastia (Haute-Corse) avant d'échouer dans un gîte au fin fond des montagnes du sud de l'île.

    Au bout de 48 heures, elle réussit à porter plainte au commissariat d'Ajaccio (Corse-du-Sud) contre ses propres parents, qui se retrouvent très vite en garde à vue. « Ils ont cru que j'étais sous leur emprise. Or ce n'était pas le cas. J'en ai profité », témoigne Marie Truong encore sous le choc. « Cela fait au moins deux ans qu'ils me font des histoires, lance-t-elle. Ils ne supportent pas le fait que je sois partie de chez eux et nous avaient déjà, mon ami et moi, menacés très clairement. » Un à un, la voix émue, elle réfute les arguments avancés par ses ravisseurs pour justifier leur acte. L'influence de sa belle famille et du culte antoiniste, l'interdiction de se soigner avec des antibiotiques alors qu'elle serait malade et d'obscurs dons en argent… « Tout n'est qu'invention, affirme-t-elle. Mon ami et moi sommes athées. Mes beaux-parents sont formidables et suivent ce culte — qui n'est pas une secte — normalement. Nous, non. Je ne me coupe pas de mes relations, je ne donne pas d'argent. Je me soigne, j'ai une vie normale, j'aimerais juste ne plus avoir peur de ce qu'ils feront… »

    Les enquêteurs tentent actuellement de démêler le vrai du faux. « A ce stade, rien ne permet de dire qu'il y a une appartenance à une secte, ni de confirmer les déclarations des parents, on vérifie tout », précise Thomas Pison, procureur de la République d'Ajaccio. Selon une autre source proche de ce dossier, l'hypothèse « de parents très possessifs et fusionnels avec leur fille, et lancés dans une sorte d'improbable croisade », serait étudiée de près. Mis en examen pour « enlèvement et séquestration », le père, la mère et le frère cadet sont placés sous contrôle judiciaire en Corse.

    * Le culte antoiniste, d'origine chrétienne, fondé par un ouvrier belge en 1846, s'est retrouvé en 1995 cité dans le rapport parlementaire sur les sectes. Depuis cette période, ce mouvement, qui compte plusieurs temples en France, n'aurait pas fait l'objet de signalement particulier.

    source : http://www.leparisien.fr/espace-premium/actu/ils-voulaient-arracher-leur-fille-a-l-influence-d-une-secte-22-10-2011-1679661.php

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     CULTE ANTOINISTE : verdict

    En septembre 2011, Marie Truong était kidnappée à Auriol puis conduite en Corse. Sa famille disait la soustraire de l’influence de son compagnon appartenant à une secte. Le tribunal a rétabli les choses

    2011 : « Ma famille est comme une secte »

    le samedi 29 juin 2013

    Corse-Matin

    Entre Tout sur ma mère et Femme au bord de la crise de nerf, le tribunal correctionnel a revécu le film coloré des Truong, une famille « surprenante », autrefois fusionnelle aujourd’hui « éclatée », selon le mot de la présidente. Une famille marquée aussi par la séquestration et l’enlèvement de leur fille Marie « pour la soustraire à l’influence d’une secte », selon ce que disait alors la défense. Son scénario n’était pas exact...

    La mère Danielle Truong a été condamnée à deux ans de prison avec sursis et obligation de soins. Son époux Jacques et son fils Joseph, tous deux absents lors du procès car restés en Polynésie, écopent d’un an avec sursis. Ces peines s’accompagnent de l’interdiction d’entrer en contact avec la victime.

    « Le culte du père Antoine n’est pas une secte ! »

    C’est depuis le banc de la partie civile que Marie Truong a retrouvé sa mère, effondrée à la barre, en repoussant sur le pupitre son paquet de mouchoirs. Ceux-ci s’étalaient sur un« grand mot d’amour » en forme de cœur rouge écrit par Marie, alors adolescente. « Si je me suis trompée, je m’en excuse, je ne comprenais pas pourquoi ma fille s’isolait, j’avais peur pour sa santé, je n’avais aucune intention maléfique, je le jure devant Dieu, je voulais sauver mon enfant », dit entre les sanglots et les tremblements de sa maladie de Parkinson Danielle Truong. De quel danger ? De son compagnon, (devenu depuis un an son mari), José Abba et de ses parents, adeptes du culte du père Antoine.

    « Cette association n’est pas du tout sectaire, ni classée comme telle », a rappelé la présidente Marie-Josèphe Muracciole qui ne croit pas au repentir d’une mère classée comme« psychorigide »par les experts. Une« mère abusive », résume le magistrat, avant de reprendre la genèse.

    Les causes ? Le tribunal décèle un litige sans doute d’ordre commercial. Le refus de la relation. Mais dans la chronologie, les faits sont moins légers.

    Fin août 2011, le père et son fils attendent Marie dans la rue à Auriol, l’attrapent par le bras et la conduisent de force dans une voiture en la menottant. La jeune fille est obligée d’avaler des tranquillisants. Direction Nice puis Bastia, où la famille embarque pour le ferry en plaçant la jeune fille sur un fauteuil roulant. Arrivés dans l’île, les Truong se rendent vers Cargèse. De l’autre côté de la Méditerranée, son compagnon signale sa disparition et c’est finalement à Ajaccio que Marie pourra se libérer de l’emprise de ses parents qui la conduisent au commissariat. Cette histoire, Danielle Truong, qui dit être persuadée avoir sauvé sa fille, ne peut l’entendre sans fondre en larmes. C’est pourtant au cœur de la procédure sa propre fille qui lancera : « C’est ma famille qui est comme une secte ». A la barre, cette jeune femme au visage grave dissimulé en partie derrière une mèche prune et des boucles d’oreilles ornées de plume, n’accable pas. Mais veut dépasser ses angoisses. Et « comprendre », enfin, même si elle a coupé les ponts avec sa mère. Son conseil, Me Jean Boudot, se voudra l’avocat de la raison. Il niera en bloc toute sincérité de la mère et du père. L’enlèvement ? Signe de manipulation et d’autoritarisme. « Avec une vraie repentance, j’aurais pu entrevoir la vérité », concède-t-il.

    Le ministère public qui avait longtemps hésité dans ce dossier n’a pas ménagé ses réquisitions.

    Le procureur Julie Colin qui n’a pas cru au « théâtre » joué par la prévenue, a demandé deux ans de prison à son encontre (dont 18 avec sursis) :« C’est aujourd’hui que les masques doivent tomber : on a mis des menottes à Marie on l’a droguée et conduite de force dans un esprit délirant, c’est très grave ».Écumant un dossier où la mère a voulu « tout contrôler », le procureur rappelle que la jeune femme voulait seulement son indépendance familiale. « Cette famille est comme une secte, ce n’était pas un acte d’amour », a-t-elle conclu avec fougue en demandant contre le père et le fils 18 mois dont 10 avec sursis.

    Luttant contre les émotions de sa cliente, son avocat, Me Luc-Philippe Febraro a tenté avec classe de brosser la querelle des « classiques et des modernes » pour justifier le comportement de sa cliente, au bord de la crise de nerfs. Rejetant le scénario cousu par l’accusation, le conseil a minoré la manipulation et plaidé la bonne foi.« On ne peut diaboliser les mis en examen et angéliser la victime », a-t-il conclu. Le tribunal a opté pour un purgatoire judiciaire.

    http://www.corsematin.com/article/home-page/enlevement-sequestration-en-2011-%C2%ABma-famille-est-comme-une-secte%C2%BB.1048942.html


    source : http://ccmm.asso.fr/spip.php?article4541&var_recherche=pr%E9sidente


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  • 'One Hundred Thousand Veils' was written by Luke Slott to mark International Human Rights Day (10th December). The song focuses on the deteriorating human rights situation in the Islamic Republic of Iran, specifically the plight of the Bahá'í community, Iran's largest religious minority, who are being systematically deprived of some of the most basic human rights, including the right to higher education. 'One Hundred Thousand Veils' is taken from Luke's 2012 EP 'The Light of Unity'

    lyrics

    Come down
    and walk these roads around
    the city of Tehran
    where seven candles burn

    Follow me
    all you who claim to be
    possessed of charity
    down to the Crimson Sea

    One hundred thousand veils have covered the sun
    and darkest clouds have blocked and blackened the blue sky

    Did you hear the fate
    of those who educate
    who even in the grave
    find no respite from hate?

    Have you seen the youth
    who gave their lives for truth,
    that girl who kissed the noose
    and welcomed all abuse?

    One hundred thousand suns have fallen to earth
    with blasts that block the ears from hearing the new song.
    One hundred thousand veils have covered the truth
    How many mothers’ cries are lost in the tumult?

    There is no war to fight
    you have no sacred right
    no holy book to cite
    to make these wrongs seem right

    Does it so offend
    to want this world to mend,
    to walk in hope to the end
    and see each man a friend?

    Come down
    and walk these roads around
    the cities of Iran
    which boast so much to man.

    credits

    released 21 April 2012
    Words and music by Luke Slott

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  • Etude: Sukyo Mahikari et la quête du bonheur – un mouvement religieux japonais en Afrique de l’Ouest et en France




    Sukyo Mahikari est un mouvement religieux prophétique né au Japon en 1959. Dans son processus d’exportation, Sukyo Mahikari ne modifie en rien le fondement de son système de sens, ni même sa structure, et encore moins ses rituels et objets sacrés. Pourtant, ce mouvement parvient à trouver des adeptes partout dans le monde.


    Pourquoi certains individus font-ils le choix de rejoindre de tels groupes spirituels, parfois au risque de se retrouver tournés en dérision ou stigmatisés ? Sur la base d'iune enquête menée en France et en Afrique de l'Ouest en allant à la rencontre des pratiquants, c’est la question à laquelle ce cahier voudrait répondre, afin d’apporter des éléments de compréhension sur les motivations des adeptes de se faire initier à l’«Art sacré de Mahikari».

    L'étude de Frédérique Louveau constitue le N° 10 des Cahiers de l'Institut Religioscope.


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  •             Nos Echos   -   Les Dieux en marge
        Chacun des quatre premiers jours de chaque semaine, à 10 h. du matin, « Mère » monte dans sa chaire du temple de Jemeppe-sur-Meuse, en Belgique, croise les mains, baisse la tête, et, silencieusement, évoque son époux, feu (terrestement parlant) Antoine-le-Généreux, dieu, ou quasi. A la même heure, aux mêmes minutes, à travers le vaste monde, et dans un même recueillement, Antoine, le « Père » est invoqué par les sept cent mille adeptes de son culte. C'est à ce moment que descend pour les croyants, et au delà de ceux-ci pour l'humanité, le « fluide » divin dont Antoine est l'intercesseur ; c'est à ce moment que se produisent des guérisons miraculeuses, l'apaisement des âmes en détresse, la réconciliation au sein des ménages désunis.
        Antoine-le-Généreux, vers qui monte ainsi l'effusion de sept cent mille âmes, n'est, pour celles-ci, pas précisément Dieu, mais très exactement le successeur du Christ, le second Révélateur, la deuxième incarnation de l'Esprit Consolateur. Son enseignement est, comme le disent, sans nulle ambiguïté, les placards fixés aux murs de ses temples : l'enseignement du Christ, révélé à cette époque (entendez notre époque), par la Foi.
        Cette Foi, il faut également entendre qu'elle est de notre époque, c'est-à-dire raisonnante, critique, analytique. A ces épithètes, pourrait-on se risquer à ajouter de : scientifique ? Les sept cent mille Antoinistes répondent : « Oui. »  profane hésitera, rien qu'à lire les textes sacrés, dont l'orthographe et la syntaxe ont de quoi égratigner la raison dont le culte se réclame (1). Et sans aller jusqu'aux Ecritures mêmes, qui ne tiquerait, comme moi-même, à cette phrase que j'ai lues au « règlement intérieur », affiché dans la cellule de la desservante du temple antoiniste de Paris : « I° L'occupant d'un temple est désigné par le Premier Représentant, qui peut être inspiré de le déplacer s'il ne remplit pas ses devoir... » (2)
        Quoi qu'on en ait, la science ne se serait jamais séparée de l'Antoinisme, puisque le symbole, le Signe capital du culte est un astre (3), dans la frondaison duquel il y a écrit : « culte antoiniste », et dont le pied arbore, si l'on peut ainsi dire, cette légende nettement explicative : « L'Arbre de la Science du Bien et du Mal. » (4)
        Avec une rapidité qui tient bien du prodige, l'Antoinisme étend chaque jour son influence spirituelle. Sept cent mille adeptes, c'est un nombre. Il y a quelques jours, un nouveau temple a été inauguré à Caudry, dans le Nord. Le mois dernier, Lyon avait, après Paris, après Tours, après Vichy, son église antoiniste. Un second temple parisien est en projet aux Batignolles. La Belgique, patrie terrestre de l'ouvrier mineur Antoine, miraculeux guérisseur, d'abord, puis évangéliste, puis dieu, ou quasi, la Belgique compte seize églises siennes. Enfin, tout dernièrement, l'Antoinisme a été reconnu « d'utilité publique ».
        A la porte intérieure du temple de Paris, un large carton affiche, copié en grosse ronde, la copie du décret d'utilité publique. C'est signé : « Masson, ministre de la Justice », à gauche ; à droite : « Albert, roi. »
        La desservante, en me montrant cet écriteau, me dit : « Voilà la reconnaissance officielle. C'est le plus grand évènement de l'histoire antoiniste ; c'est immense, c'est grandiose ! monsieur. Cela confirme notre certitude invulnérable, qu'un jour, et qui est plus proche qu' on ne suppose, l'humanité sera, brusquement, tout entière antoiniste ! » (5)
        A l'un des murs du péristyle est affichée une liste d'adeptes parisiens et de la banlieue, chez lesquels se fait une lecture hebdomadaire publique de l'Evangile du Père. L'un de ces adeptes s'appelle Lévy : « C'était un sculpteur, m'explique la desservante. Un jour, il est venu à l'antoinisme. Alors ses statues commencèrent de se fendre toutes seules, ou se brisaient inexplicablement à ses pieds. Il a abdiqué son art. De son atelier, il a fait une salle de lecture évangélique. Et il est devenu petit employé de commerce. Telle est l'une des mille et mille merveilleuses conversions qui opère sur les créatures le fluide d'Antoine, Notre Père. (5) André Arnyvelde.

    Le Petit Parisien 6 Nov.1922 (Numéro 16687)
    source : gallica

    (1) On sent bien ici le caractère discriminant de l'orthographe. On croirait lire sous la plume d'un journaliste, sensé juste informer, la déclaration de François Eudes de Mézeray en 1694, historiographe du Roi, qui voulait, par l'orthographe : « distinguer les gens de lettres d'avec les ignorants et les simples femmes. » Cela dit dans l'Enseignement, je n'ai relevé qu'une coquille dans l'exemplaire que je possède, mais jamais de fautes d'orthographes. Et la syntaxe me paraît très française, peut-être un peu complexe, mais cela est affaire de style.
    (2) Je pense que c'est le mot « inspirer » qui fait tiquer le journaliste. Bien la preuve qu'il ne connait pas son sujet, sinon il saurait que ce terme est utilisé dans un sens différent que dans le français courant. Comme le verbe « prier » n'a pas le même sens, en français courant (je vous prie de...), chez les Chrétiens, chez les Musulmans, chez les Juifs et chez les Antoinistes...
    (3) Encore bien une preuve que le sujet n'est pas du tout maîtrisé par le journaliste.
    (4) Il s'agit de l'Arbre de la Science de la Vue du Mal. Et cela n'est pas plus explicatif qu'un homme accroché sur une croix, d'une façon, de plus, qui ne lui permettrait pas de tenir, car les chairs des paumes de la main ne sont pas assez fortes pour supporter tout le poids du corps. Pour en savoir plus, il faut lire les Livres qui vont avec les cultes...
    (5) Pierre Debouxhtay commençait son petit opuscule sur l'Antoinisme, en 1945 par : « Culte à visées universalistes, l'Antoinisme est, croyons-nous, un phénomène social unique en Wallonie : que dans la suite il s'étiole ou continue à provigner peu importe : il mérite d'être étudié impartialement. » Malheureusement se ne fut jamais le cas et à l'heure actuelle ça l'est encore toujours pas par tous, et surtout pas par les journalistes. On ne sait pas si les prétentions du Père était à l'universalisme de son culte, ses derniers mots sont : « Je sens l'influence grandir depuis un certain temps ou plutôt depuis le commencement, je trouve que l'Enseignement prend de l'extension tous les jours... » (Développement, p.416). Mais il a aussi intitulé un chapitre : Cause de la variété des partis & de groupes, ce qui montre qu'il était bien conscient que les Hommes n'étaient pas près à l'unification fraternelle, même s'il l'appelait, comme cette desservante, de tout ses vœux.
    (6) La guillemet est ouverte, mais n'est pas refermé dans l'article. On ne sait donc où se termine la déclaration de la desservante. A-t-elle utilisé le mot évangélique ?


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  •     Alfred Edouard D'Hont (1840-1900), alias Donato, est un magnétiseur public belge connu pour les démonstrations spectaculaires qu'il fit à travers l'Europe dans les années 1870-1880. Il est né à Chênée (province de Liège) en 1840 et mort en 1900 à Paris à la maison Saint-Jean-de-Dieu, à l'âge de soixante ans.
        D'Hont effectue ses premières séances de magnétisme à Liège, en 1874. En 1880, il effectue une tournée en Suisse: Genève, Lausanne, Neuchatel, Fribourg, Montreux, Berne, La Chaux de Fonds, Bâle et Sion. Lors de cette tournée, il rencontre l'ophtalmologue lausannois Marc Dufour et d'autres médecins. Jean-Martin Charcot, chef du service de Neurologie à la Salpêtrière, et Charles Richet découvrent l'hypnotisme au cours des spectacles de cabaret où il se produit. Directeur de la revue Le Magnétisme. Revue générale des Sciences physio-psychologiques, parue en 1886, il a été à l'origine du donatisme, théorie qui insiste sur le rôle de l'imitation en hypnose.

    source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Alfred_D'Hont


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  • Espiritismo

           Il existe neuf formes d'Espiritismo ("Spiritisme") dans toute l'île de Cuba, mélangeant les théories spirites d'Alan Kardec, cultes des nombreux Saints catholiques, cultes congos et, dans une moindre des cultes yoruba. Ces pratiques religieuses s'accompagnent, dans les provinces de l'ouest, avec des cajones ("cajón al muerto"). Sur ces cajones on joue des rythmes apparentés soit à la rumba, soit à la makuta des Congos. Dans les transes de possession, ce sont des morts qui viennent habiter les corps des adeptes, et prodiguer leur conseils, ou règler des problèmes concrets de la société locale. Les révélations de ces esprits des morts sont toujours très spectaculaires.
          En Oriente, certaines formes de spiritisme sont appelées "Lucumí Cruzado". Dans d'autres formes ce sont des rondes s'accélèrant progressivement qui provoquent les transes des adeptes qui martèlent le sol de leurs pieds.

            Dans certaines familles de religion yoruba havanaises, il est nécessaire d'organiser une "messe spiritiste" pour "faire la paix avec ses morts" avant d'entamer une initiation à la Santería. Un orchestre de quatre musiciens (deux cajones, un catá et une clave en alternance avec une guataca, généralement jouées par un chanteur) est suffisant pour réaliser un cajón al muerto.

    source : http://www.baoasbl.org/Cultures_Afro_Cubaines.E.htm#Cultures_Afro_Cubaines.E


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  •     Certains savants occidentaux ont cru retrouver dans ce prétendu culte du Démon un vestige du dualisme iranien ; ils ont supposé que les Yezidis cherchaient à se concilier l'Esprit du Mal pour l'empêcher de nuire. Malheureusement, nos montagnards kurdes seraient bien en peine de concevoir un calcul aussi subtil. Pour eux, Tawûsê Melek n'est autre que le plus puissant (2) et le meilleur des anges ; c'est à lui qu'ils adressent de préférence leurs prières. Le Yezidisme repose donc non pas sur l'adoration du Diable, mais sur la négation de son existence. [...]
        Prêter au Démon la forme d'un paon n'est pas particulier à la doctrine yezidie. Les Mandéens, les Druzes (1) et les Takhtadjis se représentaient également le Diable sous l'aspect de cet oiseau. De même, les traditions musulmanes établissent des affinités étroites entre le tâwûs et le Mauvais Ange. Ibn 'Abbâs écrit : « L'oiseau le plus cher à Iblîs le Maudit est le paon ». Enfin, on rencontre assez souvent dans les commentaires du Coran une légende d'après laquelle Satan, cherchant à pénétrer dans le Paradis Terrestre, aurait tenté tout d'abord d'obtenir l'aide du Paon. Il lui promettait de lui enseigner les mots qui empêchent de mourir. L'oiseau hésita longtemps avant de répondre, mais il n'osa pas se décider. Force fut à Iblîs de s'adresser au Serpent qui accepta ses propositions. Malgré son refus, le Paon fut chassé du Paradis en même temps qu'Adam, Eve et le Serpent.
        Tout porte donc à voir dans le nom étrange de Tawûsê Melek un euphémisme servant à désigner le Démon. Si l'on songe que dans l'un des textes du Mishtefa Res, l'Ange-Paon est appelé également 'Azâzîl, tout comme Iblîs avant la chute, on ne peut conserver aucun doute sur sa nature réelle.
        Il nous reste à pénétrer les raisons qui ont poussé les Yezidis à vénérer l'Esprit du Mal, puis à altérer sa physionomie primitive au point de faire de lui l'auxiliaire de Dieu. Les textes réunis par Ahmad Taymûr et par 'Abbâs 'Azzâwî nous aideront à les comprendre.
        Le problème de la damnation d'Iblîs préoccupa particulièrement les mystiques musulmans des Ve et VIe siècles de l'Hégire. Certains se demandaient comment concilier le châtiment infligé au Démon avec la doctrine de la prédestination. 'Abd el Qâdir el Djîlânî, lui-même, se pose la question, mais sans la résoudre. Il narre dans un texte curieux une conversation qu'il eut en songe avec le Maudit : « Je vis en rêve Iblîs le Maudit, alors que je me trouvais au milieu d'une nombreuse assemblée. Je voulus le tuer. Il me dit (que Dieu le maudisse ! ) : « Pourquoi me tuer ? Quelle faute ai-je commise ? Si le destin est mauvais, je ne puis le transformer en bien, ni le détourner vers le bien ; s'il est bon, je ne puis ni le transformer en mal, ni le détourner vers le mal. De quoi suis-je capable ? ». Il ressemblait à un hermaphrodite, le langage doucereux, le visage difforme, le menton semé de touffes de poil. Il était d'aspect misérable, laid de figure. Il me fit un sourire honteux et craintif ». D'autres soufis, comme el Hallâdj, Ibn 'Arabî ou Ahmad el Ghazâlî n'hésitaient pas à trancher la difficulté. Ils considéraient que, refusant de se prosterner devant Adam et de lui rendre un hommage dû à Dieu seul, Satan n'avait failli qu'à cause de son amour excessif pour la Divinité. Au lieu de vouer le démon à la malédiction éternelle, ces mystiques le proposaient à l'admiration des fidèles ; certains voyaient même en lui la manifestation suprême de la majesté divine. Abû l Fath Ahmad el Ghazâlî disait que Satan était « le seigneur des monothéistes ». De son côté, el Hallâdj écrivait :
        « Il n'y avait pas, parmi les habitants du ciel, de monothéiste comparable à Satan : l'Essence lui apparut dans toute sa pureté ; il s'interdit, par timidité à son égard, aucun clin d'oeil et se mit à vénérer l'Adoré dans son isolement ascétique.
        Il encourut la malédiction quand il atteignit l'esseulement pleinier, et fut à la question quand, réclamant davantage, il demanda la solidarité.
        Dieu lui dit alors ; « Prosterne-toi devant Adam — Pas devant un autre (que Toi) ! — Même si Ma malédiction tombe sur loi ? — Elle ne me nuira point...
        Moïse rencontra Satan sur la pente du Sinaï et il lui dit : « 0 Satan ! Qu'est-ce qui t'a empêché de te prosterner ? » — Ce qui m'en a empêché, c'est ma prédication d'un Unique Adoré ; si je m'étais prosterné, je serais ton semblable. Car toi, on ne t'a crié qu'une fois: « Regarde vers la montagne ! » et tu as regardé, tandis que moi, on m'a crié mille fois : « Prosterne-toi ! » et je ne me suis pas prosterné, étant donné que ma prédication devait maintenir l'intention qui me l'avait fait émettre.
        Tu as mis de côté un commandement (de Dieu) ? —C'était (de Sa part) épreuve et non commandement ! — Sans péché ? Ta figure en a été pourtant déformée — O Moïse ! Ce que tu me dis là n'est qu'allusion à l'ambiguïté des apparences ; tandis que l'état de conscience, même frappé de déception reste inchangé, la sagesse persiste, telle qu'elle était au début, même si l'individu (qui l'a reçue) se trouve déformé.
        Fais-tu mémoire de Lui, à présent ? — Moïse ! La pensée pure n'a pas besoin de mémoire. Par elle, je suis commémoré, comme II est commémoré.
        Son mémento est mien et mon mémento Sien.
        Comment, se souvenant à deux, pourrions-nous,
                               [tous deux, ne pas être ensemble ?
        Je le sers maintenant plus purement, dans un instant plus vide, en un mémento plus glorieux ; car je le servais dans l'absolu, pour mon lot de bonheur, et voici que je le sers, maintenant, pour le Sien ».
        Telle était la doctrine que professaient les soufîs au sujet d'Iblîs. Il est certain que 'Adî [Prophète des Yézidis] et ceux de ses disciples qui étudièrent à Bagdad en eurent connaissance. Les bons paysans kurdes auxquels ils transmirent plus tard cet enseignement ne manquèrent pas de le déformer, faute d'en comprendre la portée exacte. Après avoir admis que le châtiment de Satan ne serait pas éternel, ils pensèrent que, grâce à son repentir, l'Ange avait d'ores et déjà obtenu son pardon et retrouvé son rang primitif dans la hiérarchie céleste. De là à oublier la faute de Tawûsê Melek, il n'y eut qu'un pas facile à franchir. Une dernière transformation de la tradition fît de lui le principal auxiliaire de Dieu.
        Il ne subsiste du cycle le plus ancien qu'un mythe assez obscur, dans lequel on voit encore intervenir une vague notion de rédemption. Dans les versions que nous rattachons à une seconde période, c'est déjà sur l'ordre de Dieu que l'Ange-Paon incite Adam au Péché : le temps que le premier homme devait passer en Paradis est révolu, il lui faut désormais vivre sur terre pour travailler et procréer. La variante la plus moderne ne conserve plus aucun souvenir de la faute de Tawûsê Melek, ni même du mythe du Paradis Terrestre.
        Nous donnerons ici un spécimen de chacune de ces catégories de récits.

        I. Histoire de Brîq el Asfar.
        « A cette époque, naquit notre père Brîq. On l'appela Brîq el Asfar, à cause de ses bienfaits. En effet, durant sept ans, ses yeux le firent souffrir, ainsi que son nez, ses mains et ses pieds. Il possédait un vase jaune. Il commença à se lamenter et à pleurer; ses larmes coulaient dans ce vase qui, au bout de sept ans, se trouva plein. Alors, il le lança dans le feu de l'enfer et le feu de l'enfer s'éteignit, si bien qu'il cessa de tourmenter le genre humain. Brîq el Asfar avait versé ses pleurs pour son frère de l'Autre Monde. Depuis ce temps-là, le feu de l'enfer est resté éteint ; c'est pourquoi chaque Yezidi doit avoir un frère dans l'Autre Monde... ».
        Ce texte, peu clair, confond manifestement deux versions différentes, puisque l'auteur, après nous avoir montré Brîq el Asfar pleurant sur ses propres misères, attribue une autre cause à ses larmes et le fait compatir à l'infortune de son frère de l'Autre Monde, condamné aux supplices de l'enfer. La disparition de la géhenne devant logiquement s'accompagner de la réhabilitation du Démon, nous pensons que le frère de l'Autre Monde dont parle la légende est Tawûsê Melek dont certaines traditions font, par ailleurs, le pîr d'Adam.

        II. Histoire de la création selon le Mishefa Res.
        On distingue dans l'étoffe confuse du Mishefa Res plusieurs récits que l'auteur — ou le faussaire — a tenté de fondre en un seul. Sans chercher à reconstituer séparément chacun d'eux, nous tâcherons de dégager les grandes lignes de l'ensemble. Dieu créa, en sept jours, sept anges (dont les noms varient avec les différents textes du Livre), puis il façonna une énorme perle blanche au centre de laquelle il s'isola durant quarante mille ans. Au terme de cette période, il brisa la perle, dont les éclats formèrent la terre, les cieux, la mer, etc. Il créa alors les animaux, les plantes et le Paradis Terrestre ; enfin, il pétrit de terre le corps d'Adam et y introduisit une âme. Adam fut placé dans le Paradis Terrestre et reçut l'autorisation de goûter à tous les produits de la terre, sauf au froment.
        Lorsque « le temps d'Adam fut révolu », Tawûsê Melek (ou Gabriel) alla trouver Dieu et lui dit : « Comment Adam s'accroitra-t-il et se multipliera-t-il, où est sa postérité ? ». Dieu lui répondit : « C'est une affaire dont je te laisse le soin ». Le Mishtefa Res continue de la sorte : « Tawûsê Melek s'en fut vers Adam et lui dit : « As-tu mangé du froment ? ». « Non, car Dieu me l'a interdit ». « Mange, tu t'en trouveras mieux ». Dès qu'Adam [en] eut mangé, son ventre enfla ; Tawûsê Melek le fit sortir du Paradis, l'abandonna et monta au ciel. Adam souffrit de son ventre, car il n'avait pas d'anus. Un oiseau nommé Tayr el Qallâdj lui fut envoyé, qui le piqua et lui ouvrit un orifice. Adam soulagea son ventre... ».
        Ce récit fait déjà du Démon le collaborateur de la Divinité. Si l'Ange-Paon tente Adam, c'est parce qu'il en a reçu l'ordre. D'autres légendes attribuent à Tawûsê Melek un rôle encore plus important ; d'après ces variantes, c'est lui qui façonne, avec de la terre, de l'eau et du feu, le corps du premier homme. On serait tenté de voir là une réminiscence des doctrines iraniennes reprises par certains penseurs musulmans, suivant lesquelles, la matière et le mal sont l'oeuvre du Diable, alors que tout ce qu'il y a de spirituel dans l'univers a été créé par Dieu. Cependant, dans la tradition yezidie, c'est également Tawûsê Melek qui introduit une âme en Adam (en lui soufflant dans l'oreille).

        III. La tradition populaire.
        Alors que les textes précédents constituent une tradition savante et peu répandue, celui que nous allons reproduire exprime l'aspect le plus vivant du dogme yezidi et la forme sous laquelle la croyance en Tawûsê Melek s'est cristallisée dans l'esprit du peuple, tout au moins au Sindjâr. « Au commencement, le monde était [entièrement recouvert] par la mer. Il n'y avait personne et l'homme n'existait pas. Un arbre s'éleva, sur l'ordre de Dieu. Ses racines s'enfonçaient dans le sol et ses branches se  dressaient dans les airs. A l'époque de la mer. Dieu se tenait sur cet arbre, [sous la forme d'un oiseau]. Tawûsê Melek était [aussi] un oiseau ; il errait par le monde et il était las, [car] il n'y avait rien sur quoi il pût se percher. Il vint vers cet arbre. Dieu lui donna un coup de bec et ne le laissa pas se poser. [Tawûsê Melek ignorait que cet oiseau n'était autre que son créateur ; il s'éloigna et rencontra Dieu qui se présenta à lui sous son aspect ordinaire]. Dieu dit à Tawûsê Melek : « Tu t'es promené par le monde, dis-moi, as-tu vu quelque chose ?». « Absolument rien ; le monde est entièrement [recouvert par] la mer. Il y a un arbre et, sur cet arbre, un oiseau ; je suis allé pour m'y percher, [mais l'oiseau ne me l'a pas permis] ». Dieu lui dit : « Va trouver cet oiseau, et dis-lui : « Tu es le créateur et je suis la créature, alors, il te laissera te percher (2) ». Cette fois, Tawûsê Melek alla sur l'arbre et dit ; « Tu es le créateur et je suis la créature ». Dieu le laissa se percher.
        Dieu créa la terre et les cieux, proches et lointains. Il plaça sous la terre le taureau et le poisson ; la terre (qui, jusqu'alors, avait été instable) se tint en équilibre, sur l'ordre de Dieu.
        Tawûsê Melek dit à Dieu : « Il n'y a personne dans ce monde ». Dieu lui répondit : « Va te promener par l'univers ! ». Tawûsê Melek alla et erra par l'univers. Il vit une femme. [Alors,] il revint vers Dieu et lui dit : « J'ai vu une femme ! ». Tawûsê Melek dit à Dieu : « Cette femme, sans homme, ne sert à rien ! ». Dieu créa alors l'homme, et le nom de celui-ci fut Adam. Dieu fit le corps d'Adam avec de l'argile ; il introduisit une âme dans ce corps.
        Adam était endormi. Hewa (la première femme) alla vers lui. Elle ne l'éveilla pas et s'en retourna. Adam s'éveilla. Il neigeait ; il aperçut des traces de pas humains. Il les suivit et vit cette Hewa. Il la prit [pour femme]. Dieu plaça quarante garçons et quarante filles dans le ventre de Hewa. Tawûsê Melek dit : « Comment les marierons-nous ? ». Dieu lui dit : « Que ceux du côté gauche passent à droite et ceux du côté droit, à gauche ! ». Tawûsê Melek dit : « O le Druze ! » (3). Ils rendirent le monde prospère et labourèrent ».
        Cette légende, encore plus naïve que les précédentes, permet de mesurer toute la distance qui sépare le Tawûsê Melek des Yezidis du Satan des Musulmans. L'Ange-Paon n'est plus que le conseiller presque impeccable de la Divinité ; le manque d'égards dont il se rend coupable envers son maître n'entraîne pour lui qu'un châtiment bénin et passager. Loin de chercher à nuire à l'homme, il s'emploie au contraire à l'assister, car il a une part à sa création. Le Yezidisme moderne, retirant ainsi au démon son rôle de tentateur, ne peut plus admettre le mythe du Paradis Terrestre et du péché originel. Ses fidèles doivent accepter les épreuves qu'il leur faut subir ici-bas, non plus comme une conséquence de la faute de leurs premiers parents, mais comme rentrant dans le cours normal des choses. Une conception aussi pessimiste de la vie s'accorde pleinement avec l'histoire tragique des Yezidis.

    (1) D'après la légende druze, ce fut le paon aidé du serpent qui tenta Adam. Dans le Livre de Saint Jean des Mandéens, Satan est appelé Tawûs. Il importe toutefois de noter que c'est à Mahomet que certains mystiques prêtent la physionomie d'un paon. Dans un traité de soufisme, nous avons rencontré l'épithète Tâwûs el Malâ'ika appliquée à Gabriel.
    (2) Dans le texte de Siouffi (Notice sur la secte des Yezidis), Dieu demande à Tawûsê Melek, alors que celui-ci tente pour la première fois de se percher sur l'arbre : «Qui suis-je et qui es-tu? ». Tawûsê Melek lui répond : «Tu es toi et je suis moi ». Irrité par cet orgueil, Dieu le chasse. L'ange continue à errer et rencontre finalement Sê Sims, installé sur un rosier. Il lui fait part de sa mésaventure et reçoit de lui le conseil d'aller trouver l'oiseau divin et de faire amende honorable en déclarant : « Tu es le créateur et je suis la créature ». Siouffi pense que cet épisode de la légende contient un dernier souvenir de la révolte de Satan et de son repentir.
    (3) Dans le récit de Cemîl axa et dans le texte publié par Siouffi, c'est un fils d'Adam qui suggère cette solution. Ni Cemîl axa, ni 'Elî Wûso n'ont su nous expliquer le sens de l'exclamation «O le Druze ! ». Siouffi la croit élogieuse et déclare que les Druzes sont tenus pour très astucieux par les Yezidis.

    Roger Lescot, Enquête sur les Yezidis de Syrie et du Djebel Sindjar (1938), p.48-60.
    source : archive.org


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  • Les yezidis, appelés également yazidi (Êzidîtî ou Êzidî en kurde, يزيدي ou ايزيدي en arabe) constituent une petite minorité religieuse de langue kurde d'environ cent mille membres vivant principalement dans les régions de Mossoul en Irak, d'Alep en Syrie mais aussi en Turquie, en Iran, en Arménie et en Géorgie.

    De tradition essentiellement orale, les fidèles de cette religion monothéiste discrète, sinon secrète, sont appelés « adorateurs du diable » par les musulmans. Il adorent en fait Malek Taous, littéralement « l'ange-paon », créature bienfaisante à qui Dieu aurait confié la direction du monde après avoir achevé la création. En fait, cet oiseau aurait été choisi pour être le représentant de Dieu sur Terre, car il est le plus éloigné phonétiquement du nom de Satan, nom qu'il est interdit de prononcer dans cette religion.

    Les yezidis honorent aussi le cheikh Adi ibn Mustafa, mort en 1160, qu'ils considèrent comme le fondateur de leur religion, et se rendent chaque année en pèlerinage sur sa tombe à Lalesh. L'enseignement comme le culte, pour autant qu'on puisse le savoir précisément, reposent sur deux livres sacrés, le Livre noir et le Livre de la révélation.

    Les yezidis, comme les druzes, croient en la métempsycose. Ils semblent avoir pris des éléments de leur culte à différentes religions environnantes : le dualisme entre le bien et le mal aux zoroastriens, le baptême et la cène aux chrétiens et les règles alimentaires aux juifs. Leur organisation est de nature théocratique, le prince des yezidis porte le titre de Mirza Beg.

    La société yézidie est structurée socialement en quatre types de castes, et on trouve des sortes de magiciens errants dans la dernière et quatrième caste.

    Adi (1073-1162) est la figure centrale du yezidisme. Il étudia à Bagdad avant de se retirer dans l’actuel Kurdistan. Ses enseignements accentuent l’aspect expérimental, émotionnel et mystique de la foi, et ont été mariés aux syncrétismes religieux riches et complexes pratiqués localement. Les spécialistes considèrent que le yezidisme est un savant mélange de mazdéisme, de paganisme prézoroastrien, de zoroastrisme, de manichéisme, de nestorianisme de judaïsme, d’islam, de soufisme, voire de chamanisme.

    Les Yézidis ne sont pas des disciples d’une tradition religieuse uniquement orale : deux livres sacrés serviraient de bases à leurs lois et rites. Certains chercheurs mettent cependant en doute l’existence de tels livres.

    Le yézidisme s’adapte aux conditions de temps et de lieu. Il n’existe en effet pas de forme officielle du yézidisme, pas de clergé, encore moins de califat. Chaque cheikh est un guide au sens élargi du terme : il décide des interdits, des tabous, des préceptes à suivre. Il est probable que certains guides ne se réfèrent même pas aux livres sacrés, d’où il ressort qu’à chaque communauté yézidite correspond une forme différente de yézidisme.

    Selon le Jelwa, Dieu, appelé de son nom kurde Khuda, est omniprésent et omnipotent. Il est le maître de la transmigration des âmes, qu'il décide en fonction des activités passées des hommes. Les Yezidis croient en effet à la réincarnation, ou plus exactement à la métempsycose, en plus d’un Paradis où les âmes des justes transitent temporairement, et de l’Enfer  pour les « obstinément mauvais ». Certains nient l’existence de l’Enfer, car l’ange-paon en aurait éteint les flammes par ses larmes de repentir. Shaytan se serait racheté, ou, dans un récit atemporel, est potentiellement pardonnable (il l’a été, ou le sera, cela est une autre question). Il mérite alors le respect dû aux anges, aux divinités, aux créatures célestes.

    Le yézidisme est et restera fort probablement encore longtemps une religion mal connue, car de tradition purement orale  et fortement repliée sur elle-même. L’histoire de l’étude du yézidisme est relativement jeune, et peu de spécialistes semblent s’intéresser à cette question car le yezidisme est souvent relégué au rang des «sectes aberrantes» en voie de disparition. Toute tentative de les comprendre passe uniquement par la connaissance qu'en ont les Yezidis eux-mêmes, et par les quelques rares citations écrites par des voyageurs ou des auteurs de passage.

    source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Yézidisme


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