•     Élevez vos pensées vers les âmes généreuses qui travaillent au progrès de l'humanité ; elle viendront à vous, vous soutiendront et vous protégeront. Grâce à elles, les difficultés du début, les déceptions inévitables que vous subirez n'auront pas de conséquences fâcheuses ; elles éclaireront votre raison et développeront vos forces fluidiques.

    Léon Denis, Dans l'invisible, Spiritisme et Médiumnité,
    Paris, 1911, p.70


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  •      Par un phénomène inexplicable, beaucoup de gens ont l'espérance sans avoir la foi. L'espérance est la fleur du désir, la foi est le fruit de la certitude.

     

    Honoré de Balzac, La Recherche de l'absolu, chap. VI - Le père exilé
    OEuvres complètes illustrées, Albin Michel Éditeur, Paris, 1926


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  • Chapitre 4

    le pèlerin est bridé et enlunetté

    le frein de la curiosité

    Après avoir entendu cela, je fus horrifié, en réalisant à quels compagnons je m’étais lié! L’un (j’y songeai) faisait mention d’une bride. Le nom de l’autre était Aveuglement. On disait de sa Reine qu’elle s’appelait Vanité (bien que cela semblait avoir été un lapsus inconsidéré). Et quoi encore? Dès lors, je marchai en silence, les yeux baissés, à pas comptés, plus ou moins contre mon gré. Passe-partout s’exclama: “Eh toi, maintenant, girouette, j’ai bien l’impression que tu as l’intention de retourner en arrière?” Et avant que j’aie eu le temps de répondre, il me jeta une bride sur le cou, dont le mors s’inséra promptement dans ma bouche. Il remarqua en même temps: “Maintenant tu persévéreras plus facilement dans ce que tu as entrepris !” J’examinai la bride et vis qu’elle était faite de lanières de curiosité, le mors ayant été forgé dans l’acier de la ténacité . Puis je réalisai que je ne voyagerais plus à travers le monde en toute liberté, comme je l’avais fait auparavant, mais serais contraint par mon esprit superficiel et insatiable.

    les lunettes de l’aveuglement

    Entre-temps, le second guide, de l’autre côté, remarqua: “Pour ma part, je t’offre ces lunettes à travers lesquelles tu examinera le monde.” En disant cela, il me fixa les lunettes sur le nez et immédiatement tout prit un aspect différent ; les lunettes avaient la propriété (comme je pus le vérifier bien des fois par la suite) de rendre les objets éloignés proches et les proches éloignés, les petits grands et les grands petits, les choses laides belles et les belles laides, les noires blanches et les blanches noires, et ainsi de suite. Ce qui fit que je réalisai avec quelle bonne raison on l’appelait Illusion, puisqu’il fait et sait vendre de telles lunettes aux hommes.


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  •     Chacun de nos grands fanatiques de la « Guérison par l'Esprit » a groupé autour de lui des centaines de milliers d'individus ; chacun par ses actes et ses guérisons a ébranlé et secoué la conscience de son temps ; chacun a suscité dans la science des courants formidables. Chose fantastiques : à une époque où la médecine, grâce à une technique féeriquement perfectionnée, accomplit de véritables miracles, où elles a appris à observer, décomposer, mesurer, photographier, influencer et transformer les plus minuscules atomes et molécules de substance vivante, où toutes les autres sciences naturelles exactes la suivent et lui prêtent leur concours, où tout l'élément organique semble enfin dénué de mystère, à pareille époque une série de chercheurs indépendants démontrent l'inutilité dans beaucoup de cas de toutes ces connaissances. Ils prouvent publiquement et d'une façon irréfutable qu'aujourd'hui comme jadis on peut obtenir des guérisons rien que par des moyens psychiques et cela même dans des cas où l'admirable machinerie de la médecine universitaire a échoué.

    Stefan Zweig, La guérison par l'esprit, p.20
    Le Livre de Poche, 1996


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