• Jacques Cécius / Site web (4.5.09 17:53)
    Le "Représentant du Père", la sœur Ghislaine Dumont, de Jemeppe, désincarnée il y a trois semaines environ, a été incinérée.
    Au funérarium, lecture des Dix Principes. Au crématoire, lecture du chapitre "Réincarnation".


    Michelle (20.8.09 11:43)
    Il est extrait d'un Tome comportant des Exemples et paroles de PERE et de MERE :
    "L'incinération arrache littéralement l'esprit de son corps. L'esprit reste attaché au corps tant qu'il n'est pas "reconnu", et le fait de brûler le corps, donne une grande souffrance à l'esprit."
    "Le corps est matière, il doit retourner à la terre".
    Ces paroles conduisent les Antoinistes de France à conseiller plutôt l'enterrement que l'incinération, mais nous respectons toutes les opinions comme l'Enseignement du PERE nous invite à le faire et lors d'une incinération, nous lisons le chapitre "REINCARNATION" avant la crémation, puis nous nous retirons.
    Bonnes pensées.
     
     
    source . http://antoinisme.20six.fr/antoinisme/tb/39197451/4976


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  •     Jacques Cécius me faisait remarquer les Dix principes n'étaient pas en prose mais bien en vers. En effet, dans la première impression, en 1909, de l'Enseignement Révélé par Antoine le Guérisseur, on trouve :
    - les "Dix fragments en Prose de l'Enseignement Révélé par Antoine le Guérisseur,
    - la matière des 24 numéros de la Révue du Nouveau Spiritualisme, sous une forme un peu restreinte,
    - la "Couronne de l'Oeuvre Révélée.
        Puis cela est réédité en 1910, avec modifications, les Dix principes en Prose et le Couronnement. "Cette édition ne fut pas modifiée du vivant du Maître, sauf pour la couverture et la page de titre où, vers 1911, "Antoine le Guérisseur" fut remplacé par "Antoine le Généreux" (Frère Jean-Marc Boffy, p.35 et 43).
        Dans le premier Unitif (1911), on retrouve les "Dix principes révélés en prose par Antoine le Généreux" (Debouxhtay, p.183).
        Dans une question concernant la cérémonie des enterrements, en 1927, un adepte demande aux frères Musin, si on doit lire les "Dix principes en prose" (frère Jean-Marc Boffy, p.71).
        Dans les reproductions suivantes de l'Unitif en Belgique, ils sont annoncés comme la "Révélation des dix principes de Dieu par le Père". La liste des temples s'y arrête à Tournai, consacré en 1938. Le petit fascicule de Pierre Debouxhtay sur l'antoinisme datant de 1943, l'auteur parle toujours dans l'Enseignement des "Dix principes en prose". Il y a donc eu correction vers cette époque entre 1927 et 1938. On corrigea les petits fascicules mais les livres étaient déjà imprimés. La version de la Révélation que je possède porte le texte "Révélation des dix principes de Dieu par le Père". Dans une reproduction spéciale d'un Unitif édité en France, on trouve à la fin également la "Révélation des dix principes de Dieu par le Père". On ne parle donc plus de prose.

        Explorons maintenant le texte. On remarque, premièrement qu'il n'y ait, présentés dans les premières pages de la Révélation, que le 2e et le 5e principes qui soient en vers libres rimés. Les autres sont coupées à l'impression à d'autres endroits.
        Ensuite, on remarque très vite, si mon découpage est bon, une liberté dans la rime : personne / homme, réside / existe (1e principe), moi / pas (2e principe), personne / parole (3e principe).
        De plus ces rimes sont entrecroisées (enchâssées) avec beaucoup de liberté également : prenons le premier principe comme exemple :
        A    ou   A
        B          A
        A          B
        C          A
        B          C
        A          B
        C          A
        A          C
        A          A
                    A

        Sans parler du nombre de pied d'un nombre presque différent pour chaque vers : encore dans le premier principe :
    4 pieds
    9 pieds ou 10 pieds (selon le e muet final de personne) ou 6 pieds et 3 pieds
    5 pieds
    5 pieds ou 6 pieds (selon le e muet final de réside)
    4 pieds ou 5 pieds (selon le e muet final de homme)
    7 pieds
    3 pieds ou 4 pieds (selon le e muet final de existe)
    5 pieds ou 7 pieds (selon le e muet final de une et suprême)
    10 pieds

        On voit donc qu'il y a une forme de versification, que l'on peut qualifier de vers libre. Mais tellement libre qu'il était certainement plus simple de qualifier de prose. De plus, on chercha rapidement à traduire la Révélation, et ceci sous l'égide de Mère certainement, car Père pensait qu'il n'y avait que le français qui puisse être utilisé pour sa Révélation, et que cette dernière ne pouvait être traduite.
        Mais alors pourquoi préciser "en prose", alors que les Dix principes sont présentés en vers libres et qu'on peut les faire rimer :
    - on peut répondre que "les voix du Seigneur sont impénétrable".
    - on peut dire qu'il était fréquent, dans les séances spirites, que les médiums captaient le message des esprits en rime ou en vers.
    - ou penser à une erreur, ce qui paraît peut probable, même si l'on sait que Père était que peu instruit, il connaissait assez de français pour écrire sa Révélation et sa nombreuse correspondance, et il était entouré d'un professeur d'Athénée, le frère Delcroix.
    - ou penser encore qu'on préféra le pragmatisme à la complication, et présenter ces principes en prose, même si les assonnances permettent une mémorisation plus facile.
    - ou encore se demander s'il n'y a pas un message caché soit dans les chiffres déduit du nombre de pieds, soit dans la rime ou autre... (on pense au décorticage de la Bible que des chercheurs ont entrepris pour découvrir des prophéties, ou encore aux lettres de George Sand à Alfred de Musset dans lesquelles il faut lire une ligne sur deux pour en découvrir le sens véritable).

        On a vu donc que les Dix principes n'étaient plus qualifiés de "prose". Mais les voici présenté en rime ; cela dit d'autres découpages sont possibles, et je vous laisse le libre-arbitre de les découvrir :


    DIEU PARLE

    PREMIER PRINCIPE

    Si vous m'aimez,
    Vous ne l'enseignerez / à personne,
    Puisque vous savez
    que je ne réside
    Qu'au sein de l'homme.
    Vous ne pouvez témoigner
    qu'il existe
    Une suprême bonté
    Alors que du prochain vous m'isolez.
     

    DEUXIÈME PRINCIPE

    Ne croyez pas en celui qui vous parle de moi,
    Dont l'intention serait de vous convertir,
    Si vous respectez toute croyance
    Et celui qui n'en a pas,
    Vous savez, malgré votre ignorance,
    Plus qu'il ne pourrait vous dire.
     

    TROISIÈME PRINCIPE

    Vous ne pouvez faire la morale à personne,
    Ce serait prouver Que vous ne faites pas bien,
    Parce qu'elle ne s'enseigne pas par la parole,
    Mais par l'exemple Et ne voir le mal en rien.
     

    QUATRIÈME PRINCIPE
     
    Ne dites jamais que vous faites la charité
    A quelqu'un qui vous semble dans la misère,
    Ce serait faire entendre Que je suis sans égards,
    que je ne suis pas bon ;
    Que je suis un mauvais père,
    Un avare,
    Qui laisse avoir faim son rejeton.
    Si vous agissez envers votre semblable Comme un véritable frère,
    Vous ne faites la charité qu'à vous-mêmes, Vous devez le savoir,
    Puisque rien n'est bien s'il n'est solidaire,
    Vous ne faites envers lui Que remplir votre devoir.
     

    CINQUIÈME PRINCIPE
     
    Efforcez-vous d'aimer celui que vous croyez être
    « Votre ennemi » ;
    Ce n'est que pour vous apprendre à vous connaître
    Que je le place sur votre chemin.
    Mais voyez le mal plutôt en vous qu'en lui
    Il en sera le remède souverain.
     

    SIXIÈME PRINCIPE

    Quand vous voudrez connaître la cause De vos souffrances,
    Que vous endurez toujours avez raison,
    Vous la trouverez en l'incompatibilité de L'intelligence avec la conscience,
    Car elles sont la base des termes de comparaison.
    Vous ne pouvez ressentir la moindre souffrance
    Qu'elle ne soit pour vous faire remarquer
    Que l'intelligence est opposée à la conscience.
    C'est ce qu'il ne faut pas ignorer.
     

    SEPTIÈME PRINCIPE

    Tâchez de vous pénétrer
    Que la moindre souffrance
    est due à votre Intelligence
    qui veut toujours plus posséder
    Elle se fait un piédestal de la clémence,
    En voulant que tout lui soit subordonné.
     

    HUITIÈME PRINCIPE

    Ne vous laissez pas maîtriser par votre intelligence
    Qui ne cherche qu'à s'élever toujours de plus en plus ;
    Elle foule aux pieds la conscience,
    Soutenant que c'est la matière qui donne Les vertus,
    Tandis qu'elle ne renferme que la misère
    Des âmes que vous dites « Abandonnées »,
    Qui ont agi seulement pour plaire
    A leur intelligence qui les a égarées.
     

    NEUVIÈME PRINCIPE
     
    Tout ce qui vous est utile, pour le présent Comme pour l'avenir,
    Si vous ne doutez en rien, Vous sera donné par surcroît
    Cultivez-vous, vous vous rappellerez le passé ; Vous aurez le souvenir
    Qu'il vous a été dit  « Frappez, je vous ouvrirai ; Je suis dans le connais-toi. »
     

    DIXIÈME PRINCIPE

    Ne pensez pas faire toujours un  bien, Lorsque à un frère vous portez assistance ;
    Vous pourriez faire le contraire, Entraver son progrès.
    Sachez qu'une grande épreuve Sera votre récompense,
    Si vous l'humiliez en lui imposant le respect.
    Quand vous voudrez agir, Ne vous appuyez jamais sur la croyance
    Car elle pourrait vous égarer ;
    Rapportez-vous seulement à votre conscience
    Qui doit vous diriger, elle ne peut se tromper.


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  •     COMMENT DOIT-ON AGIR
        DANS LES RÉUNIONS SI
         L'ON VEUT RESPECTER
           L'ENSEIGNEMENT

        Père, j'ai la pensée de Vous écrire pour vous poser deux questions.
        1° Quand la lecture est faite, doit-on terminer la réunion ou demander aux frères qui y assistent s'ils ont l'une ou l'autre question à poser et laisser chacun libre d'y répondre d'après son expérience.
        2° Après la lecture il nous arrive de donner connaissance de lettres que nous recevons de part et d'autre. N'y trouvez-vous pas un obstacle ?
        Ayez la bonté, Père, de répondre à ces questions afin que nous marchions tous d'accord dans la voie que vous nous avez tracée.
                          P.

        Le Père. - J'ai déjà reçu de plusieurs groupes des lettres me demandant comment on doit faire pour être d'accord avec l'Enseignement. Nous le savons, nous n'en sommes encore qu'à l'aurore de sa proclamation. Pour le répandre nous en faisons la lecture dans des maisons ou dans des salles suivant l'importance des groupes. Plus grand est le nombre des adeptes, plus il est besoin de salles indépendantes et plus aussi le silence est nécessaire. Les groupes qui se dirigeront avec amour attireront de nouveau adhérents en proportion et des personnes dévouées et désintéressées seront heureuses de faire construire des temples ; c'est en travaillant à notre amélioration que nous trouverons tout ce dont nous avons besoin, tout se résoudra à notre satisfaction, nous finirons par avoir dans chaque groupe un temple et vous savez qu'on n'y parle pas ; nous devrions commencer dès maintenant à ne plus le faire, avant ni après la lecture. L'Enseignement est un guide, une lumière qui nous éclairera pour tout ce qui nous sera nécessaire, celui qui respectera ce qu'il en comprendra sera inspiré suivant son désir de continuer son progrès. Ce n'est pas ce que nous pourrions ajouter à la lecture qui nous fera mieux connaître le chemin que nous devons suivre, qui pourra nous donner ce que nous n'avons pas mérité. Plus de silence y aura-t-il, mieux le fluide pourra faire son oeuvre et plus les adeptes en profiteront. Cependant ils peuvent se réunir à deux ou trois tantôt chez l'un tantôt chez l'autre pour raisonner de l'Enseignement, mais ils doivent se garder de prétendre mieux connaître que d'autres car notre intelligence pourrait nous rendre de mauvais service ; dans ces petites réunions chacun pourra dire sa manière de comprendre l'Enseignement. Notez bien que celui-ci n'est interprété que suivant notre degré d'élévation, nous pourrions parfois être étonnés de l'interprétation de certains adeptes qui nous paraîtrait tout l'opposé de la nôtre. C'est pour nous autant d'instruction et nous pouvons reconnaître par là que le contact de notre semblable nous est toujours utile puisque la solidarité nous est autant indispensable pour nous instruire que pour nous améliorer. Ceux qui s'efforceront de mettre en pratique l'Enseignement démoliront insensiblement leur vue du mal qui seule fait dégénérer les réunions parce que ce n'est que par elle que surgissent toutes les contrariétés qui mettent le désaccord entre les adeptes. Nous nous étonnons parfois que des frères en soient atteints et qu'ils voient le mal dans des choses qui nous paraissent être un bien, mais nous ne l'avons pas moins à leur égard si elle nous paraît être chez eux car nous voyons également le mal en eux si nous ne sommes pas satisfaits de leur manière de voir. C'est ce qui arrive, nous croyons être dans la raison en visant par la vue du mal ceux que nous sembleraient la posséder.

    Le Développement de l'Enseignement du Père, p.147-152


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  •     1906, Louis Antoine, revêtu pour la première fois de la robe révélée, informe ses adeptes que grâce à leur dévouement, il a atteint un fluide plus pur, et que s'ils acceptaient cette inspiration, ils pourraient être d'autant plus utiles à leurs semblables. C'est ainsi qu'il fonda le Nouveau Spiritualisme, dont la base est entièrement morale.
    Historique du culte antoiniste, p.23

        Il y a environ six ans que je recevais une inspiration me disant comment je devais le vêtir pour enseigner la Révélation ; j'obéis aussitôt et j'en fus heureux, non pas de porter le costume mais de ressentir l'Amour qui découle de cette Révélation.
        Depuis cette époque, bien des adeptes ont demandé à pouvoir se vêtir de même pour répandre l'Enseignement et démontrer d'autant mieux qu'ils y ont foi. Mais comme je rencontrais encore beaucoup de fluides qui ne me permettaient pas de dire : oui, je faisais toujours patienter, car je croyais que d'autres auraient pu en abuser.
        Dernièrement, Madame Antoine qui opère aussi les malades, me remplaçant quand je dois m'abstenir, me communiqua une inspiration qu'elle avait reçue pour le même sujet. J'en fus plus heureux que pour moi. "C'est une véritable révélation, lui dis-je, vous pouvez agir. Cette robe, telle que vous me l'expliquez, a été révélée, déjà il y a des milliers d'années".
        Voilà comment nous abons été habillés tous deux de la robe spéciale.
        Plusieurs adeptes ayant été inspirés de revêtir la même robe, m'en firent part. C'est alors que me fut donné le complément de cette révélation, me disant qu'avec le temps tout le monde se transformera de la même façon, que cette inspiration est déjà un commencement.
    Pierre Debouxhtay, p.245-249

        C'est durant cette année [1910], que les adeptes se revêtirent également de la Robe Révélée. A ce moment, les frères portaient un chapeau melon, et les soeurs un bonnet de soie sans voile. Ceci est attesté par des photos d'époque.
    Historique du culte antoiniste, p.43

        Mais ce qui ne pouvait manquer d'assurer plus solidement encore son triomphe, c'est que l'illumination antoiniste devait surtout visiter les femmes, et parmi les femmes, tout particulièrement les modistes. Mon Dieu, oui, les modistes ! Le Père Antoine aime les modistes ! A cet instant même, à Paris, il y a une grande prêtresse, une initiée supérieure de l'Antoinisme, un sibylle par la bouche inspirée de laquelle parle l'âme même du "Père", et cette sibylle est un modiste. Elle travaille en chambre, interrompt la confection de ses chapeaux pour rendre ses oracles, sent tout à coup le dieu monter en elle en cassant un morceau de laiton, et de grands et graves journaux ont publié son portrait en première page... En un mot, c'est la Mère Antoine, et la Mère Antoine, quoique modiste, ne peut pas s'en tenir, décemment à la petit correspondance...
    L'Abeille de la Nouvelle-Orléans - 30 mars 1912 (il y a évidemment une erreur, c'est la désservante du temple de Paris, Mlle Camus qui était modiste et non la Mère).

        Un autre article nous dit que la desservante de Jemeppe "ne porte ni coiffe ni bonnet". Elle précise elle-même : "Je suis la guérisseuse du temple. La Mère se tient chez elle ; on ne là voit que le matin pour les « opérations » ; moi, je reçois les malades à toute heure". Puis "la petite vieille en noir ramène avec elle une autre « soeur ». C'est une dame aux cheveux noirs, aux yeux très noirs, et qui nous livre tout d'un trait, l'histoire de sa vie et de sa conversion."
    L'Écho du merveilleux, revue bimensuelle (directeur Gaston Mery) - 15-05-1913

        Quand à Mère, la même année est décrite de la façon suivante : "C'est la Mère qui apparaît. Elle est sur la tribune. Toute blanche dans ses vêtements noirs".
    L'Écho du merveilleux, revue bimensuelle (directeur Gaston Mery) - 15-07-1913
        Dans un autre article, on lit : Une porte s'ouvre et la "Mère" paraît, vieille dame toute vêtue de noir, propre et décente. À son chapeau est épinglé le voile des veuves.
     La Liberté, 27 octobre 1913

        C'étaient des hommes en lévite noire et coiffés d'un chapeau de feutre mat à bords plats, et des femmes vêtues de robes noires et couvertes d'un long voile également noir.
    Le Petit Parisien, 27 oct. 1913

        Un peu plus tard, à Paris, on lit : "Paris fut envahi, le dimanche 26 octobre, par des antoinistes dont le sombre uniforme : les hommes en lévite noire et chapeau, haut de forme de feutre à bords plats, les femmes en robes et coiffes noires, excitait la curiosité".
        Plus loin : "Sous l'inspiration du frère Noël, qui est en quelque sorte le légat antoiniste en France, et de Mlle Camus, cette petite modiste qui avait acquis la foi en allant à Jemeppe, des dons anonymes affluèrent, et au mois de mai dernier on commença la construction d'un temple où, comme à Jemeppe, les adeptes pourront venir écouter la lecture de la « Révélation »."
        Et : "Un grand nombre d'adeptes, les hommes avec leurs longues lévites noires et leurs chapeaux haut de forme ; les femmes en costumes et bonnets noirs".
        Et encore : "Sous leur habit noir à la protestante ou leur voile de deuil".
    L'Écho du merveilleux, revue bimensuelle (directeur Gaston Mery). 01-11-1913

        Un article plus tardif renseigne : Pour les hommes, c'est une soutane étroitement boutonnée et tombant aux genoux ; la coiffure est un "tromblon" assez bas, comme on en portait il y a trois quarts de siècle. Pour les femmes, la jupe noire se complète d'un corsage à manches pagodes ; un ruban noir, noué sous le menton, retient une capote bordée de tulle plissé et agrémentée d'un long voile retombant dans le dos.
    Le Petit Parisien du 26-06-1924

        1934-1935. Désormais, pour les cérémonies exceptionnelles (consécrations, fêtes), Mère revêtira un bonnet blanc, pour symboliser qu'elle avait atteint le fluide du Couronnement.
        9 juin 1935, Soeur Deregnaucourt consacre le Temple de Liège (Quai des Ardennes). Pour la cérémonie, Soeur Deregnaucourt était coiffée du bonnet blanc de Mère.
    Historique du culte antoiniste, p.74
        A ce propos, Pierre Debouxhtay, rapporte (p.244) : "Comme j'avais remarqué que Mère ne portait pas le voile, au cortège du 25 juin 1930, une adepte me dit que Mère est couronnée de l'oeuvre et qu'ayant la couronne elle ne peut plus porter le voile. Je cite l'explication telle qu'elle me fut donnée et pour ce qu'elle vaut."
        Un adepte précisé : "Sans rien imposer, je donne simplement des renseignements, je pense qu'en ne respectant pas la pensée du costume antoiniste nous pourrions arriver à ne plus l'aimer, un changement que nous apportons de nous-mêmes vient de l'intelligence, celle-ci ne cesse de créer et le lendemain suggère encore une autre nouveauté et insensiblement nous ferons de nos bonnets des chapeaux et de nos robes amples à plis devant et à manches pagodes, des robes de ville, on le fait déjà, j'ai vu sur des robes antoinistes s'étaler de gros boutons, des chaînes en argent supportant le portrait du Père, etc. Si nous ne cessons cet état de chose nous en souffrirons, nous croyons servir l'oeuvre du Père et nous la dénaturons. Ne nous faisons pas d'illusion, les tailleuses et les modistes ont puisé en nous et nous on servies, nous étions sur place et nous devions copier Mère et nous en l'avons pas fait, aussi, mes soeurs, disons-nous bien franchement : tout coquetterie n'est pas abolie en nous et réparons les coins par ci, des plis par là."
    L'Unitif, III, 3, p.12-13 (in Pierre Debouxhtay, p.244)

        Le bonnet blanc n'a jamais été plus portée à ma connaissance.

        Concernant le côté belge, on peut lire :
        Nous avons trouvé dans les archives un texte écrit par Mère concernant les robes des soeurs :
        LA ROBE ANTOINISTE
     Pour les soeurs - il faut la porter :
    - sans maquillage, ni bijoux,
    - les souliers et les bas noirs,
    - les cheveux rentrés sous le bonnet,
    - la robe descend à 13cm de terre.
     Pour les frères :
    - avec pantalon et souliers noirs.

    Le Père disait : "Se négliger, c'est se déconsidérer".

    Mère disait : "La Robe révélée est notre plus belle robe, car l'esprit en est revêtu."

    A propos du voile :
    "A l'origine, Mère ne portait pas de voile, celui-ci a été suggéré par une soeur, connue pour son élégance et sa coquetterie, parce que cela ferait plus joli et plus religieux".
    Le voile portait pas les religieuses, est le symbole des trois voeux : chasteté, pauvreté et obéissance et nous savons que ceci ne nous a jamais été imposé.
    Dans l'Unitif du 1er octobre 1913 (n°2 - p.14), il est donné des explications détaillées sur le mode de confection du bonnet et il est indiqué, d'une part que "les bonnets ne se font pas en pointe, qu'ils sont "ronds", il n'est pas question de voile, puisqu'il est également précisé que "pour terminer le bonnet, on place sur l'élastique une nouvelle ruche double, dont chaque tête a deux centimètres de haut".
    Il faut noter que l'on ne voit pas pourquoi ce voile n'est qu'épinglé si à l'origine il était destiné à faire partie intégrante du bonnet ?
    Si le voile avait été révélé en même temps que la robe et le bonnet, il aurait d'être porté par toutes les soeurs dès le début, conformément à l'inspiration reçue par Mère.
    "Pour ma part, je suis et demeure antoiniste, mais je formule le souhait que s'il veut subsister, le CULTE ne continue pas à s'enfermer dans des conceptions surannées et qu'il revienne au but suivi par les Fondateurs : la pratique et la propagation de l'ENSEIGNEMENT sur la base de la morale et de la foi PURE avec tout la rigueur qu'elle peut comporter et sans s'attacher à des cajoleries qui ne sont que le fruit de l'intelligence".
    Extrait d'une lettre de F. DELETTRE.
    "Quand MERE a eu la Révélation de la robe, le bonnet était sans voile. Quelques mois après, l'intelligence toujours en éveil a suggéré à une adepte que le voile serait plus religieux (copie en cela des soeurs catholiques). Cette pensée faisant son chemin, c'est ainsi que Mère et toutes l'avons suivie.
    Lire page 53 du Développement : "suivre l'exemple d'Adam qui croyant se faire plus estimer dans l'apparence à voilé la Réalité..."
    Mère l'a retiré très tôt (et à une adepte qui lui demandé pourquoi ? Mère a dit : "tantôt vous le retirerez aussi").
             (Extrait d'une lettre "d'une soeur".)
    Mise au point par le Représentant du Père, février 2009, p.36-41


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